lundi 11 février 2013

Oreillons : redoutables complications

« Aujourd'hui la France ne connaît pas d'épidémie d'oreillons, mais nous n'en sommes pas à l'abri ». Au cours des 17es Rencontres de Pédiatrie pratique qui se tenaient à Paris les 1er et 2 février, le Pr Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à l'Institut de Veille sanitaire (InVS), a fait un point complet sur cette maladie infantile, finalement peu médiatisée.
En 1986, la France enregistrait 850 cas pour 100 000 habitants, contre seulement 9 pour 100 000 aujourd'hui. « De 2000 à 2010, nous avons recensé 5 décès dus aux oreillons chez des personnes âgés », précise le Pr Lévy-Bruhl. C'est d'ailleurs, en 1986 que la vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) a été introduite dans le calendrier vaccinal. Le remboursement intégral de ce vaccin ainsi que l'introduction de la deuxième dose sont intervenus en 1997. Aujourd'hui, la couverture vaccinale à deux doses en France à l'âge de 11 ans est de 84%. « Il y a une forte hétérogénéité dans l'Hexagone, nous retrouvons de faibles couvertures vaccinales dans le Sud-Est notamment. »
Le Pr Lévy-Bruhl a tenu à rappeler « qu'il existait une baisse de l'immunité dans le temps. Cela crée une susceptibilité chez les adolescents. Fort heureusement, le fait d'être vacciné diminue de 50% le risque de complications dès lors que l'on déclare la maladie ».
Le plus souvent, les oreillons se caractérisent par une inflammation des glandes salivaires situées sous les oreilles, appelées glandes parotides. Contagieuse, la maladie s'accompagne de fièvre et d'une sensation de malaise. L'infection par le virus des oreillons – dit « virus ourlien » – se manifeste après deux à trois semaines d'incubation. Dans 20% à 30% des cas, il n'y aucun symptôme et l'infection passe inaperçue. Certes chez les enfants, cette maladie n'entraîne généralement aucune complication. Mais chez les adolescents et les adultes, elle peut affecter le système nerveux central et peut provoquer des surdités permanentes. Voilà pourquoi la vaccination (...) Lire la suite sur destinationsante.com

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