Affichage des articles dont le libellé est handicap. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est handicap. Afficher tous les articles

mardi 26 avril 2016

Atteint de la maladie de Charcot, il va faire 800 kilomètres en fauteuil roulant

788 kilomètres entre Bellentre (Savoie) et Paris. Telle est la distance que s’apprête à parcourir Gilles Houbart. Atteint de la maladie de Charcot depuis 2011, cet ancien militaire de 60 ans traversera l’est de la France en fauteuil roulant électrique afin, dit-il, de « sensibiliser le public » à cette affection caractérisée par une dégénérescence progressive et la mort de neurones moteurs. Des symptômes qui conduisent à une perte progressive de mobilité.
Au programme de ce challenge, « au moins 50 km par jour » précise Gilles au Dauphiné Libéré. L’ancien guide de haute montagne et créateur d’une école de parapente et de sport sera également relayé par d’autres personnes handicapées

Des pétitions et des dons

Tout au long des étapes de ce périple, qui débutera le 30 mai et s’achèvera le 11 juin devant le ministère de la Santé, Gilles et ses compères proposerons aux personnes rencontrées de signer des pétitions demandant une plus grande considération de la part de l’Etat ou de faire un don pour soutenir la recherche contre la maladie de Charcot (également appelée SLA pour sclérose latérale amyotrophique).
« Dans le plan quinquennal sur les maladies dégénérescentes, comme la SLA, comment se fait-il que l’on ne retrouve aucun spécialiste de cette maladie, ni association d’ailleurs ? À Paris, nous remettrons ainsi des pétitions pour demander plus de recherche pour connaître la cause de la maladie », précise Gilles Houbart au Dauphiné.

« Je suis encore en bon état »

Plus largement, ce défi permettra également de « protester contre le report de 6 à 9 ans pour les bâtiments de l’administration publique de la loi accessibilité pour les personnes à mobilité réduite » de dire aussi qu’il est « incompréhensible qu’un malade dont le handicap a été déclaré après 60 ans perçoive des aides financières et humaines jusqu’à dix fois inférieures à un malade déclaré avant 60 ans », ajoute l’ancien sportif qui tempère : « l’État fait ce qu’il peut, mais ce n’est pas assez. »
Gilles Houbart compte aussi sur son expérience pour faire du parapente biplace handisport et traverser « Grenoble en rafting sur l’Isère ». « Ça fait cinq ans que je suis malade, et je suis encore en bon état », affirme-t-il.

http://www.20minutes.fr/lyon/1834191-20160426-atteint-maladie-charcot-va-faire-800-kilometres-fauteuil-roulant

dimanche 16 mars 2014

Défi H : la technologie a du cœur

Les ingénieurs de demain rivalisent d’idées high tech pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap…
Quand des étudiants en universités ou en écoles d’ingénieurs s’investissent dans un concours d’innovations high-tech au service du handicap, ça donne le Défi H. «L’an dernier, des jeunes femmes ont conçu un bras articulé commandé à partir d’un casque qui lit le cerveau. C’est épatant !», explique Christophe Bonnard, directeur général de Sogeti. La société de services informatiques et d’ingénierie de proximité a développé le concept en partenariat avec Le Monde Informatique et l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées.

High tech et solidarité

Leur volonté ? Stimuler le développement de solutions innovantes, favoriser la formation, l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap. «On s’est mobilisé parce qu’il y avait du sens à cette démarche. Nos collaborateurs sont totalement engagés, professionnellement et personnellement», se réjouit le directeur.
Pour la 3e édition, sept équipes d’étudiants soumettront leur projet à un jury de professionnels. Leur objectif ? Créer un outil dont la technicité servirait l’usage et faciliterait donc la vie des personnes en situation de handicap. «J’ai été frappé par le professionnalisme de certains sur les deux premières éditions. Ils doivent défendre les couleurs de leurs écoles en portant un projet sur cinq mois, de la conception à la réalisation, en passant par la communication via les réseaux sociaux par exemple. Parfois, c’est assez “chaud” de les départager», confie Christophe Bonnard.

Perdurer dans l’avenir

L’initiative crée du lien au sein de Sogeti. Elle favorise également l’échange entre les actuels acteurs du marché technologique et ceux de demain, puisque plusieurs employés de la société sont coachs pour les équipes du Défi H. «Il est important que nous inscrivions notre relation avec les écoles sur la durée car c’est, j’espère, leurs élèves que nous recruterons demain. Le travail qu’ils font sur le Défi H, c’est ce que nous faisons pour nos clients», ajoute le directeur.
Comme spécifié dans le règlement du concours, tout ce qui est développé par les étudiants leur appartient. Ils pourront ainsi développer leur projet et le commercialiser par la suite. Trois des travaux présentés lors des précédentes éditions sont actuellement en
incubation.

http://www.20minutes.fr/magazine/handicap/les-defis/defi-h-la-technologie-a-du-coeur-28433/

jeudi 30 juin 2011

Handicap : le nouveau regard des salariés

La maladie, le handicap sont des obstacles rémanents à l'accès de tous à une vie pleine et productive. Au travail, par exemple… Il est pourtant possible de changer l'ordre des choses, et ce ne sont pas toujours les politiques qui mènent la course en tête. Les salariés et… les employeurs peuvent jouer un rôle majeur. Témoin cette semaine spéciale « Emploi et Handicap » qui débute le 20 juin, et se prolongera jusqu'au 26 sur les 8 sites internet de RegionsJob.com
Un rapport publié voici quelques jours par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a montré qu'un milliard d'êtres humains dans le monde, sont atteints d'une forme ou l'autre de handicap. Et près de un sur cinq est en butte à des difficultés au quotidien. Ce rapport de l'OMS, rendu public le 9 juin dernier, a surtout le mérite de montrer que le problème est global, et non local. Pourtant, ce sont des actions menées localement qui permettront de résoudre des problèmes qui ne sont pas souvent comparables entre eux.
Si « Le travail, c'est la santé », manquer de santé revient (trop) souvent à manquer de travail. Ce n'est pas nouveau ? Hélas non. Pourtant les lignes bougent. Timidement mais bien réellement. Un sondage récent montre ainsi que « 30% des salariés interrogés déclarent avoir changé de regard sur le handicap au cours des trois dernières années ». Celui des salariés mais… peut-être pas celui de certains employeurs.
Le chômage des travailleurs handicapés par exemple, reste plus long, plus récurrent selon l'ANPE. Et la fonction publique n'est guère plus avenante aux handicapés qu'elle ne l'est aux malades. Le sort fait aux handicapés est très inégal et l'Education nationale par exemple, fait figure de « mauvais élève ». Un comble. Dans le secteur privé pourtant, ça bouge. Trois interviews mises en ligne par RegionsJob.com, montrent que là où il existe une volonté… Notons par exemple celle de Cyril Bourgeois, responsable de la mission « Handicap » au sein du Groupe PSA Peugeot-Citroën. En 2005, le (...) Lire la suite sur destinationsante.com

dimanche 12 juin 2011

Aimer, au-delà du handicap

Autrefois frappée d'interdit, la question de la sexualité des personnes handicapées est aujourd'hui reconnue par la loi comme un droit fondamental. Mais alors qu'au Danemark, en Allemagne ou en Suisse, les personnes handicapées ont la possibilité de faire appel à des services d'assistance sexuelle, en France, « on réfléchit encore », regrettait Charly Valenza, lors d'une journée de réflexion organisée par le Comité départemental d'éducation à la santé du Var.
Atteint de la maladie des os de verre, le vice-président de l'association « Choisir sa vie », membre du collectif 13 « Asexibilité »(1) refuse pourtant de revendiquer « un droit » à la sexualité. « Nous sommes comme tout le monde, des hommes et des femmes, pourquoi n'aurions-nous pas les mêmes désirs, les mêmes besoins ? Quand une personne handicapée ne peut pas manger, on la nourrit. Quand elle ne peut pas se laver, on la lave. Pourquoi ne pas répondre à son besoin de tendresse, d'amour ? »
Au sein du collectif Asexibilité, il milite pour la création d'un service d'assistance sexuelle.
De la réflexion... aux premiers ateliers «séduction »
« Le collectif réfléchit beaucoup aux questions d'éthique, juridiques, médicales, psychologiques qui sont soulevées par cette demande. Souvent les gens évoquent la prostitution. Mais un assistant sexuel, ce n'est pas ça . C'est quelqu'un qui écoute le corps, qui le traite avec douceur. Simplement être pris dans les bras de quelqu'un... Pour une personne handicapée qui n'a jamais de contacts physiques, c'est intense. »
L'action d'Asexibilité ne se limite pas à cette demande. « Les personnes handicapées ont aussi besoin d'une écoute, d'un accompagnement, poursuit Charly Valenza. Nous envisageons la création d'une plateforme téléphonique pour répondre à la détresse, à la souffrance qu'engendre parfois leur solitude affective. Nous avons aussi mis en place des ateliers séduction. »
L'association des paralysées de France, dans le Var, vient de faire la même chose, pour répondre aux demandes exprimées dans le cadre d'un groupe « vie affective et sexuelle » créé il y a six mois. « Il réunit des personnes handicapées ou valides d'horizons très divers. Il y a des gens qui veulent savoir ce qu'est l'assistance sexuelle, mais ce n'est pas la seule préoccupation exprimée. On parle aussi séduction, rencontre, éducation sexuelle », explique Edwige Lallemand, chargée de mission à l'APF.
L'éducation à la sexualité sera d'ailleurs la prochaine action mise en place, « parce qu'elle n'est tout simplement pas prévue pour les enfants handicapés qui ne sont pas scolarisés en milieu ordinaire... »