Depuis le début de ce scandale, il est le porte-parole parlementaire des victimes de la Dépakine, ce médicament controversé commercialisé par les laboratoires Sanofi depuis 1967 pour le traitement des épileptiques et des troubles bipolaires. Gérard Bapt, député de la Haute-Garonne, rapporteur du budget de la Sécu, n'a eu de cesse de dénoncer les effets de cette molécule accusée d'être à l'origine de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux comme l'autisme chez des enfants exposés in utero. «L'absence prolongée de réactivité des institutions sanitaires malgré des alertes bien documentées depuis des années impose que la solidarité nationale joue en faveur de familles lourdement affectées par un dysfonctionnement grave des dispositifs de sécurité médicamenteuse», soulignait ces jours-ci Gérard Bapt après que le gouvernement eut décidé d'indemniser toutes les victimes de la Dépakine. Mais comment alimenter ce fonds ? Le député propose l'instauration d'une taxe sur les produits de santé.
Une «idée intéressante» selon l'Association des victimes du médicament (l'Apesac), qui refuse toutefois que les labos soient déresponsabilisés dans cette affaire. Marine Martin, porte-parole de l'Apesac, estimait la semaine dernière que Sanofi devait contribuer aussi à nourrir ce fonds. En attendant, le labo renvoie la balle dans le camp de l'État qui a autorisé à l'époque la mise sur le marché de la Dépakine. Pour Gérard Bapt, «cette flat tax de 0,1 à 0,2 % serait perçue sur tous les produits de santé pris en charge par la Sécu, et pas seulement les médicaments, car, après tout, les prothèses mammaires PIP étaient elles aussi remboursées».
Par ailleurs, le député de Haute-Garonne se refuse à accuser directement le laboratoire Sanofi. D'autant qu'en 2003, celui-ci avait demandé la modification du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) destiné aux médecins. Ce fameux RCP n'aurait été modifié qu'en 2006 par l'Afssaps, l'agence du médicament de l'époque. «Aucun élément ne laisse penser qu'il a tenté de gommer des alertes ou essayer de modifier des décisions des autorités sanitaires de l'époque, contrairement à ce qui s'est passé avec Servier pour le Mediator», souligne Gérard Bapt
http://www.ladepeche.fr/sante/actu-sante/
Affichage des articles dont le libellé est Scandale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Scandale. Afficher tous les articles
mardi 30 août 2016
vendredi 19 août 2016
Scandale de la Dépakine : le témoignage d’une mère haut-saônoise
Épileptique depuis l’âge de 10 ans, Florence Péquignot, domiciliée à Quers en Haute-Saône, a été traitée durant de longues années avec le Tégretol. À l’époque, elle avait deux enfants en bas âge et les crises étaient régulières. Le neurologue qui la suivait « a changé mon traitement, mais je n’ai pas supporté le Lamictal. Ce n’était pas gérable. J’ai dû être hospitalisée », raconte la mère de famille. On lui administre un nouveau médicament, la Dépakine. Un traitement qu’elle prenait déjà deux ans avant sa troisième grossesse. « Cela fait vingt ans que je ne fais plus de crise. Grâce à ce traitement que je prends toujours mais à petite dose, j’ai retrouvé une certaine stabilité de vie, avec un travail, j’ai aussi pu passer mon permis de conduire. Alors qu’avant, ce n’était pas envisageable, tant les crises étaient régulières. »
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/08/19/scandale-de-la-depakine-le-temoignage-d-une-mere-haut-saonoise
« Lorsque j’ai accouché, Floriane n’avait aucune tenue. Comme quelqu’un sur une croix. »
La troisième grossesse de Florence « a été très difficile car je suis restée alitée tout le temps. Quand j’ai accouché, Floriane n’avait aucune tenue. Comme quelqu’un sur une croix ». L’enfant présente plusieurs malformations : aux mains, aux orteils, une fente palatine, une malformation cardiaque, des problèmes aux reins, elle n’a pas d’ovaires… « A la maternité, une infirmière m’avait rassurée en me disant que mon bébé allait bien. Et, quelques instants plus tard, une autre infirmière m’invitait à faire venir tout de suite mon mari. Les médecins pensaient que notre bébé ne serait pas viable », raconte Florence Péquignot, la voix pleine d’émotion.« On la traitait de monstre »
Floriane va avoir 18 ans. Elle a marché à 5 ans et demi. En français, elle a un niveau de CM1-CM2, en maths, celui de CM1. « Après sa maternelle, elle est orientée en CLIS (classe pour l’inclusion scolaire). Durant ses quatre années au collège, elle a subi les remontrances de ses camarades. Certains la traitaient de monstre », raconte la maman. L’an dernier, à l’IME d’Etueffont, Floriane a décroché son CFG (certificat de formation générale). « On en est fier », renchérit encore la maman. Mais cette phrase qu’elle a tant entendue : « C’est la faute à pas de chance », elle ne la supportait plus. « Il fallait que je sache, pourquoi, de mes trois enfants que j’ai mis au monde, seule Floriane était handicapée. » Pendant toutes ces années, elle a consulté à Paris, Strasbourg, Besançon… Finalement, le diagnostic a été posé l’année dernière par un généticien bisontin. Aujourd’hui, la mère de famille envisage de porter plainte. « On a été dupé par mon neurologue, qui me soutenait que ce n’était pas la Dépakine qui était en cause. Et par Sanofi qui, sur les boîtes, n’a pas averti des dangers de la Dépakine en cas de grossesse. Lorsqu’on a un enfant handicapé, on est dépourvu, on ne sait pas gérer. » Il y a un an, Florence Péquignot a trouvé un soutien auprès de l’APESAC. Une association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant, dont elle est déléguée pour la Bourgogne-Franche-Comté. La présidente de l’APESAC, Marine Martin, a été la première à déposer plainte contre le laboratoire Sanofi et contre l’Agence nationale du médicament (ANSM).http://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2016/08/19/scandale-de-la-depakine-le-temoignage-d-une-mere-haut-saonoise
vendredi 6 février 2015
Santé. Toucher vaginal sur des patientes endormies: des médecins alertent le gouvernement
Doit-on enseigner aux jeunes médecins le toucher vaginal ou rectal sur des patient-e-s endormi-e-s au bloc ?": une cinquantaine de médecins, journalistes et féministes, ont publié ce vendredi une tribune contre des pratiques «faisant fi» du consentement des malades, appelant les pouvoirs publics à réagir.
Or ce ne sont pas des «gestes anodins», ni pour les patients, ni pour le futur médecin. «Négation» des droits du malade, le toucher vaginal «effectué sans consentement pourrait même être assimilé, au sens pénal, à un acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d’autrui par contrainte ou par surprise, c’est-à-dire un viol», poursuivent-ils. Parmi eux, Clara de Bort, directrice d’hôpital, l’association Osez le féminisme ou encore le médecin et écrivain Martin Winckler.
«Il n’a jamais été organisé de formation sur des patientes endormies (...) Ce n’est pas possible, ce n’est pas éthique, ce serait inacceptable», a affirmé mercredi le chef du service de Lyon Sud, François Golfier, lors d'une conférence de presse, que nous relatons dans cet article paru le 5.
Ils demandent donc aux ministres Marisol Touraine (Santé) et Najat Vallaud-Belkacem (Enseignement supérieur) «de faire toute la lumière sur cette affaire et les conditions de l’apprentissage pratique des futurs médecins».
Les signataires réclament d’ailleurs le recueil systématique du consentement des patients «sur les actes pratiqués par des étudiants dans l’ensemble des hôpitaux français».
«Attention aux amalgames», prévient quant à lui le docteur Bertrand de Rochambeau, formé à Lyon et vice-président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France. «Faire examiner des patientes par des étudiants à leur insu, je n’ai jamais vu ça». Par contre, lorsqu’un interne suit un patient, il peut être amené à l’examiner. «Dans ce cadre-là, (...) le patient n’a probablement pas signé un consentement écrit sur ce point particulier», mais «ce n’est pas un viol», estime-t-il.
http://www.leprogres.fr/rhone/2015/02/06/toucher-vaginal-sur-des-patientes-endormies-des-medecins-alertent-le-gouvernement
"Assimilé à un acte de pénétration sexuelle"
«Pratique jusqu’alors largement niée», le toucher vaginal ou rectal sur des patient-e-s inconscient-e-s et non informé-e-s à des fins pédagogiques est «évoqué dans plusieurs blogs, par des témoignages de futurs médecins et même attesté par des documents», affirment les signataires.Or ce ne sont pas des «gestes anodins», ni pour les patients, ni pour le futur médecin. «Négation» des droits du malade, le toucher vaginal «effectué sans consentement pourrait même être assimilé, au sens pénal, à un acte de pénétration sexuelle commis sur la personne d’autrui par contrainte ou par surprise, c’est-à-dire un viol», poursuivent-ils. Parmi eux, Clara de Bort, directrice d’hôpital, l’association Osez le féminisme ou encore le médecin et écrivain Martin Winckler.
Démenti ferme de l'hôpital Lyon Sud
Un article de notre journal, publié le 30 janvier, relayait un document publié sur le site de la Faculté de médecine Lyon Sud Charles-Mérieux, laissant penser que ces méthodes étaient employées par ses étudiants. Des allégations fermement démenties par l’établissement dès mardi soir.«Il n’a jamais été organisé de formation sur des patientes endormies (...) Ce n’est pas possible, ce n’est pas éthique, ce serait inacceptable», a affirmé mercredi le chef du service de Lyon Sud, François Golfier, lors d'une conférence de presse, que nous relatons dans cet article paru le 5.
"Besoin d'un consentement libre et éclairé"
De leur côté, les auteurs de la tribune assurent que «bon nombre de professionnels de la santé et d’internes» ont justifié ces pratiques, expliquant «qu’ils doivent apprendre leur métier, et qu’il est préférable que la patiente ne sente rien, ne se souvienne pas que plusieurs inconnus sont passés la 'voir'».Ils demandent donc aux ministres Marisol Touraine (Santé) et Najat Vallaud-Belkacem (Enseignement supérieur) «de faire toute la lumière sur cette affaire et les conditions de l’apprentissage pratique des futurs médecins».
"Je n'ai jamais vu ça"
Le président de section éthique et déontologie de l’Ordre des médecins, Jean-Marie Faroudja, a rappelé que ces pratiques ne pouvaient avoir lieu sans le «consentement libre et éclairé du patient». «C’est un devoir déontologique de recueillir l’accord du patient avant tout examen», a-t-il déclaré.Les signataires réclament d’ailleurs le recueil systématique du consentement des patients «sur les actes pratiqués par des étudiants dans l’ensemble des hôpitaux français».
«Attention aux amalgames», prévient quant à lui le docteur Bertrand de Rochambeau, formé à Lyon et vice-président du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France. «Faire examiner des patientes par des étudiants à leur insu, je n’ai jamais vu ça». Par contre, lorsqu’un interne suit un patient, il peut être amené à l’examiner. «Dans ce cadre-là, (...) le patient n’a probablement pas signé un consentement écrit sur ce point particulier», mais «ce n’est pas un viol», estime-t-il.
http://www.leprogres.fr/rhone/2015/02/06/toucher-vaginal-sur-des-patientes-endormies-des-medecins-alertent-le-gouvernement
mercredi 7 janvier 2015
On lui diagnostique un mélanome le jour de la Saint-Sylvestre : ce n'était qu'un hématome
Tout a commencé dans la nuit précédant la Saint-Sylvestre. Eva, une jeune trentenaire, se plaint de douleurs extrêmes à la jambe gauche et se retrouve dans l'incapacité de se déplacer. Son premier réflexe est de téléphoner au SAMU, qui lui conseille d'attendre en espérant que la gêne disparaisse. Le 31 décembre au matin, alors que la douleur demeure, elle décide de joindre «SOS Médecins» pour faire venir à son domicile un urgentiste. Ce dernier diagnostique rapidement une sciatique et préconise un traitement assorti d'un bon repos.
Mais le médecin atteste également que sa patiente est atteinte d'un mélanome au gros orteil, c'est-à-dire un cancer de la peau. Il lui prescrit un prélèvement en urgence, établissant une ordonnance dans laquelle il explique qu'il s'agit bien d'un mélanome et que celui-ci doit être traité le plus vite possible. En effet, l'ongle d'un orteil d'Eva présente une tache particulièrement étendue.
Après une journée du 1er janvier qui laissait présager la pire des années de sa vie, Eva obtient un rendez-vous chez une dermatologue dès le lendemain. Elle arrive chez la spécialiste qui est abasourdie quand elle découvre «la dramatique ordonnance». Après examen, la dermatologue explique qu'il ne s'agit que d'un bleu, l'hématome ayant été provoqué par des chaussures trop petites !
Contacté, l'urgentiste, qui travaille donc pour SOS médecins, réfute avoir annoncé un cancer. Selon lui, il souhaitait seulement évoquer la possibilité que la marque soit un mélanome après vérification d'un dermatologue : «Je ne dis jamais à un patient qu'il a un cancer. Mon objectif était d'éliminer ce mélanome, c'est tout.» Avant d'ajouter que si c'était à refaire, la démarche serait la même : «J'ai bien fait mon travail et je recommencerai avec un patient qui présente une marque similaire, que ce soit demain comme dans deux ans !»
http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/07/2023935-eva-du-melanome-a-l-hematome.html
Mais le médecin atteste également que sa patiente est atteinte d'un mélanome au gros orteil, c'est-à-dire un cancer de la peau. Il lui prescrit un prélèvement en urgence, établissant une ordonnance dans laquelle il explique qu'il s'agit bien d'un mélanome et que celui-ci doit être traité le plus vite possible. En effet, l'ongle d'un orteil d'Eva présente une tache particulièrement étendue.
Après une journée du 1er janvier qui laissait présager la pire des années de sa vie, Eva obtient un rendez-vous chez une dermatologue dès le lendemain. Elle arrive chez la spécialiste qui est abasourdie quand elle découvre «la dramatique ordonnance». Après examen, la dermatologue explique qu'il ne s'agit que d'un bleu, l'hématome ayant été provoqué par des chaussures trop petites !
Contacté, l'urgentiste, qui travaille donc pour SOS médecins, réfute avoir annoncé un cancer. Selon lui, il souhaitait seulement évoquer la possibilité que la marque soit un mélanome après vérification d'un dermatologue : «Je ne dis jamais à un patient qu'il a un cancer. Mon objectif était d'éliminer ce mélanome, c'est tout.» Avant d'ajouter que si c'était à refaire, la démarche serait la même : «J'ai bien fait mon travail et je recommencerai avec un patient qui présente une marque similaire, que ce soit demain comme dans deux ans !»
http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/07/2023935-eva-du-melanome-a-l-hematome.html
jeudi 11 octobre 2012
Il refuse de payer pour pouvoir donner son corps à la science
Un retraité de 85 ans n'a pas voulu payer 409 euros de frais de dossier, pour faire don de son corps...
Donner son corps à la science n’est donc pas gratuit. Un retraité de l’Aude, âgé de 85 ans, l’a appris à ses dépens, rapporte France Info ce vendredi. L’homme souhaitait faire un geste généreux, en offrant son corps à la science. Sauf que la faculté de médecine de Montpellier (Hérault), qui devait se charger de récupérer le corps pour ses étudiants en médecine, demandait au monsieur la somme de 409 euros.
C’est, d’après l’institution, le prix à payer pour les frais de dossier qui lui auraient permis d’obtenir sa carte de donneur. Une carte qui autorise le transfert du corps en cas de décès, et permet ainsi aux étudiants de se perfectionner en matière de chirurgie.
Frais généralement pris en charge
Si ces frais sont généralement pris en charge par les centres de don du corps en France, rapporte France Info, ce n’est pas le cas dans la faculté montpelliéraine. Celle-ci ne peut plus se le permettre et demande, en plus de donner son corps, d’en payer le prix.
Sauf que le retraité a refusé de payer. Et donc de donner son corps. «Par principe je l’aurais pas fait. C’est pas possible qu’on soit obligé de payer pour faire son don!» rapporte France Info.
http://www.20minutes.fr/article/1016787/refuse-payer-pouvoir-donner-corps-science
Donner son corps à la science n’est donc pas gratuit. Un retraité de l’Aude, âgé de 85 ans, l’a appris à ses dépens, rapporte France Info ce vendredi. L’homme souhaitait faire un geste généreux, en offrant son corps à la science. Sauf que la faculté de médecine de Montpellier (Hérault), qui devait se charger de récupérer le corps pour ses étudiants en médecine, demandait au monsieur la somme de 409 euros.
C’est, d’après l’institution, le prix à payer pour les frais de dossier qui lui auraient permis d’obtenir sa carte de donneur. Une carte qui autorise le transfert du corps en cas de décès, et permet ainsi aux étudiants de se perfectionner en matière de chirurgie.
Frais généralement pris en charge
Si ces frais sont généralement pris en charge par les centres de don du corps en France, rapporte France Info, ce n’est pas le cas dans la faculté montpelliéraine. Celle-ci ne peut plus se le permettre et demande, en plus de donner son corps, d’en payer le prix.
Sauf que le retraité a refusé de payer. Et donc de donner son corps. «Par principe je l’aurais pas fait. C’est pas possible qu’on soit obligé de payer pour faire son don!» rapporte France Info.
http://www.20minutes.fr/article/1016787/refuse-payer-pouvoir-donner-corps-science
Inscription à :
Articles (Atom)