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mercredi 25 avril 2018

Le Parc Saint-Paul s'excuse après avoir refoulé un enfant cancéreux


Venue du Val d'Oise, samedi, Fatiha Ould Teibe avait décidé d'emmener ses trois enfants, dont son fils Alym, au Parc Saint-Paul, près de Beauvais. Pour le garçon, c'est une sortie exceptionnelle. Alym, 10 ans, est atteint d'une leucémie.

"Le 9 avril dernier, le médecin greffeur avait autorisé Alym à sortir dans les lieux publics à condition qu'il porte un masque chirurgical de protection", a expliqué Fatiha Ould Teibe. L'enfant a déjà subi deux greffes de moelle osseuse, en juin et septembre 2017. 
"C'était sa première sortie après une longue période où il était restée à la maison, où il ne pouvait rentrer en contact qu'avec très peu de personnes" explique sa maman. 

A l'arrivée au parc d'attractions, une employée refuse l'entrée d'Alym Ould Teibe, "en raison du règlement". Des propos que Fatiha Ould Teibe fiilme et diffuse sur les réseaux sociaux.
Le règlement, consultable sur le site internet du parc, indiquait alors que "le port de vêtement dissimulant le visage est interdit au Parc Saint-Paul", sans autre précision.
Le parc d'attraction s'est excusé mardi auprès de la famille. "J'ai appelé la maman d'Alym Ould Teibe et je me suis excusé. Je lui ai dit qu'elle serait bien accueillie elle et son enfant, s'ils voulaient revenir au parc. C'était un loupé" a déclaré Gilles Campion, directeur du Parc Saint-Paul.
"C'est à mon fils et mes enfants qu'il faut présenter des excuses. Il est encore en traitement de cette maladie très grave. Ce qui s'est passé est inacceptable, triste et révoltant", a réagi Fatiha Ould Teibe.

Mardi après-midi, Gilles Campion a annoncé que "le règlement allait être modifié". "Les visiteurs porteur d'un masque hygiénique doivent présenter un certificat médical de non-contagion", pouvait-on lire mardi soir.

Le parc Saint-Paul a accueilli en 2017, 365.000 visiteurs.


Beauvaishttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/beauvais

dimanche 15 avril 2018

Bernard Tapie veut remonter sur les planches

Bernard Tapie, qui lutte contre un cancer de l'estomac, prévoit de remonter sur scène "dans une pièce de théâtre ou une comédie musicale", annonce-t-il dans Le Parisien dimanche.
"Il n'y a pas de si, je vais le refaire", affirme l'homme d'affaires de 75 ans dans une longue interview. "Je veux renouer le contact direct avec le public (...) Je ferai cent représentations à Paris et une tournée en province. Rien que de vous en parler, j'en ai la chair de poule", poursuit Bernard Tapie, s'inspirant du chanteur Johnny Hallyday, qui a entamé une tournée l'an dernier, malgré la maladie.
"Sans la tournée avec les Vieilles Canailles, il serait mort un an plus tôt. Il a tenu le coup parce qu'il s'était fixé cet objectif de finir la tournée", estime celui qui a notamment joué sur les planches dans "Vol au-dessus d'un nid de coucou".
Evoquant sa maladie, l'actuel propriétaire du quotidien La Provence et ex-patron de l'OM indique avoir "50 % de chance à 5 ans selon les statistiques", mais dit vouloir se battre.
  1. Flash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

mercredi 23 août 2017

Bientôt une prise de sang pour détecter le cancer ?

Et s'il suffisait de faire une prise de sang pour détecter un cancer ?
C'est l'ambition qu'affichent des chercheurs dans la revue américaine Science Translational Medicine, repéré par LCI.
Ces derniers expliquent qu'un cancer modifie l'ADN. 
Or, en séquençant l'ADN de manière très précise (en déterminant l'ordre de ses composants) grâce à une nouvelle méthode, on peut réussir à détecter de manière précoce la maladie, pour mieux la traiter.

Particulièrement efficace pour le cancer des ovaires

Les chercheurs ont analysé le sang et des échantillons de tissus tumoraux de 200 patients aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Danemark, et des échantillons de personnes en bonne santé ont servi de témoin.
Résultat : 62 % des cas de cancers aux premiers stades ont été détectés.
Le cancer le plus détectable, selon l'étude, a été celui des ovaires, puisque 67 % des cancers au stade 1 et 75 % des cancers au stade 2 ont été détectés.
Vient ensuite le cancer du poumon, avec 45 % des patients diagnostiqués au stade 1 et 72 % au stade 2, puis le cancer colorectal, avec 50 % des patients diagnostiqués au stade 1 et 89 % au stade 2.
Ces résultats d'étude représentent un grand espoir pour les chercheurs, qui espèrent pouvoir utiliser leur découverte chez les personnes particulièrement à risque, comme les fumeurs ou les femmes étant particulièrement prédisposées à certains cancers du fait de facteurs héréditaires.

jeudi 12 janvier 2017

Cancer du col de l’utérus: des gynécologues tirent la sonnette d'alarme

Pas assez de vaccinations et de dépistages du cancer du col de l'utérus et des traitements parfois excessifs : les gynécologues ont tiré aujourd'hui la sonnette d'alarme devant une situation jugée très préoccupante.
En 2015 ce cancer a encore touché près de 2.800 femmes en France et en tué un peu plus d'un millier, alors qu'il est aujourd'hui considéré comme largement évitable grâce à la vaccination et au dépistage.
"La situation en France est très préoccupante. Nous sommes en train d'accumuler un retard important par rapport aux autres pays européens" résume le Dr Jean-Luc Mergui, président de la Société française de pathologies cervico-vaginales (SFCPCV).
» Lire aussi - Cancer du col de l'utérus: les armes sont là
Parmi ses sujets de préoccupation figure la vaccination contre le papillomavirus destinée à prévenir les lésions précancéreuses du col utérin : le taux de couverture de ce vaccin, recommandé chez les filles de 11 à 15 ans, atteint à peine 15% en France - où il fait l'objet d'une grande défiance - contre 90% en Finlande ou 85% au Royaume-Uni, relève-t-il.
Le dépistage du cancer du col de l'utérus qui passe par des frottis vaginaux réalisés tous les 3 ans entre 25 et 65 ans, stagne lui aussi, avec un taux de couverture de l'ordre de 50 à 60% des femmes concernées, contre 85% au Royaume-Uni, selon la SFCPCV qui préconise la mise en place d'un dépistage organisé. Le dépistage se fait actuellement de manière "spontanée" et baisse sensiblement après l'âge de 50 ans, relève le Dr Mergui, tout en insistant sur la nécessité d'un meilleur suivi chez les femmes présentant des anomalies.
Selon la SFCPCV, un tiers des 25.000 "conisations" - une intervention consistant à enlever chirurgicalement une partie du col de l'utérus - réalisées chaque année en France peuvent être considérées comme "excessives et sans contrôle de qualité".
» Lire aussi - La vie après un cancer du col de l'utérus
Cette intervention n'est pourtant pas anodine chez les femmes en âge de procréer car elle peut entraîner par la suite des accouchements prématurés, d'autant plus nombreux que le volume retiré est important. C'est ce qui arrive notamment lorsque la conisation est réalisée sans colposcopie (sans contrôle microscopique) comme c'est le cas actuellement dans près de 70% des cas, selon la Société.
Cette dernière estime également que près la moitié des 3 500 ablations de l'utérus (hystérectomies) réalisées pour des lésions du col de l'utérus ne seraient pas non plus justifiées. Pour éviter ces excès, la SFCPCV a mis en place une charte de qualité qui s'est fixé comme objectif d'homogénéiser la formation des gynécologues chargés de prendre en charge la prévention du cancer du col et de vérifier que leurs pratiques sont conformes aux recommandations nationales et européennes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

samedi 6 février 2016

Cancer du pancréas : une découverte majeure

Le cancer du pancréas est l'un des plus meurtriers de tous. Et bien, il semble que le hasard fasse parfois bien les choses. Jeudi, lors du congrès mondial d'oncologie, le Toulouse Onco Week qui se déroule dans la Ville rose jusqu'au 7 février, une équipe de recherche toulousaine a fait une annonce qui fait d'ores et déjà du bruit : la progression du cancer du pancréas pourrait être empêchée par la simple élimination d'une enzyme.
La découverte a été faite «par accident» par l'équipe du Dr Pierre Cordelier, directeur de recherche Inserm au Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT). Selon ce dernier, alors que l'équipe menait une étude sur la cytidine désaminase (CDA), les travaux ont permis, de prouver qu'il était faisable et sans danger, de modifier cette enzyme en vue de sensibiliser les cellules cancéreuses à la chimiothérapie.
La «grosse surprise», explique M. Cordelier a découlé d'une simple observation : en éliminant la CDA, les chercheurs ont constaté que «la prolifération des cellules cancéreuses est sévèrement réduite, sans même aucune chimiothérapie». résume le Pr. Cordelier.
Néanmoins, il faudra sans doute entre «cinq et dix ans» avant une application de masse. Mais les chercheurs estiment que cette découverte fortuite pourrait s'appliquer à d'autres formes de cancers.
13000 cancers du pancréas sont diagnostiqués chaque année. 12 000 seraient mortels selon le Pr. Cordeliers
http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/06/2271730-cancer-du-pancreas-une-decouverte-majeure.html

mardi 10 novembre 2015

Cancer du poumon: Un test sanguin précoce développé à Nice, étendu à 15 hôpitaux

Quelques gouttes de sang pour arrêter un cancer du poumon à temps. Le CHU de Nice a lancé ce lundi le test d’un dépistage précoce de la maladie, première cause de mortalité par cancer chez l’homme. Cette « première mondiale » capable de détecter les « cellules tumorales circulantes » plusieurs années avant que la maladie ne soit décelable par imagerie, va être expérimentée auprès de 600 volontaires à travers la France.
L’étude, baptisée Projet-Air, concerne « les personnes de plus de 55 ans, fumeurs ou ex-fumeurs et souffrant d’une bronchopathie chronique obstructive », précise le professeur Charles-Hugo Marquette, coordonnateur des équipes cliniques au CHU de Nice. Les volontaires peuvent tester leur candidature sur le site Internet du projet.

Quinze hôpitaux mobilisés à travers la France

En plus des établissements de Nice, les CHU de Marseille, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Saint-Etienne, Strasbourg, Nancy, Reims, Rouen, Amiens, ainsi que les hôpitaux Tenon, Bichat et Georges-Pompidou de Paris seront mobilisés dès 2016.
Le projet a été financé par le département des Alpes-Maritimes, la Ligue contre le cancer, la Fondation Unice de l’Université de Nice - Sophia-Antipolis et le Fonds de dotation du CHU de Nice, à hauteur de 900.000 euros.

Les résultats de l’étude attendus pour 2019

Les candidats sélectionnés feront l’objet d’un examen annuel pendant trois ans, comprenant une prise de sang et un scanner thoracique. « Tous les échantillons seront envoyés à Nice et examinés sur place, précise le professeur Paul Hofman, à l’origine de la découverte. Nous attendons les résultats de l’étude pour 2019. Le test pourra être ensuite validé et proposé partout en France et à l’étranger. »
Les travaux du scientifique, publiés en novembre 2014 dans la revue spécialisée Plos One et objets d’un très important relais médiatique aux quatre coins du monde, pourraient permettre à la recherche contre le cancer de faire un bond en avant non négligeable.

http://www.20minutes.fr/nice/1727391-20151109-cancer-diagnostic-precoce-made-in-nice-teste-15-hopitaux-francais

jeudi 5 novembre 2015

Premier cas connu de cancer transmis à l'homme par un ver solitaire

Des médecins ont découvert que les cellules cancéreuses d’un ver solitaire ont été transmises à un homme dont l’intestin grêle était infecté par ce ver parasite. Il s’agit du premier cas connu et jugé très rare par les scientifiques.
« Nous avons été surpris de découvrir qu’un ver solitaire (ténia) se trouvant dans l’intestin d'un homme et qui a développé un cancer, l’a transmis à cette personne qui a développé des tumeurs », explique Atis Muehlenbachs, des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, co-auteur de cette étude publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine. L’homme qui a développé ce cancer était un Colombien de 41 ans et atteint du VIH. Il est mort en 2013, de tumeurs aux poumons et aux glandes lymphatiques.
Atis Muehlenbachs indique que « ce phénomène est très rare », mais il pourrait y avoir plus de cas, notamment chez les personnes infectées par le virus du Sida et dont le système immunitaire est affaibli. C’est en analysant les prélèvements de tissus de ces tumeurs que les chercheurs ont diagnostiqué des lésions étranges ressemblant à un cancer humain mais dont les tests initiaux montraient qu’il ne s’agissait pas de cellules cancéreuses humaines.
Le ver solitaire est le parasite le plus fréquent chez les humains, infectant jusqu'à 75 millions de personnes dans le monde surtout dans les pays en développement et le plus souvent des enfants. Il n'y a généralement pas de symptôme.

mardi 20 octobre 2015

Pont-à-Mousson : « Dur à dire, dur à digérer »

Il faut arrêter de travailler ». Lui ont imposé les médecins, courant septembre, après lui avoir annoncé un sarcome. Un type de cancer rare qui se développe sur le tissu conjonctif commun (tissu mou) ou dans le tissu spécialisé tel que l’os et qui représente moins de 1 % de tous les nouveaux cas de cancer.
Sophie Mahut a donc été contrainte de fermer sa boutique spécialisée dans les loisirs créatifs « C2 moi », située 1, rue Lemud, mardi dernier. « Je n’ai pas le choix », se résout-elle à dire au lendemain de ses 45 ans. « Cette merde a décrété que mon corps était assez sympa et qu’elle pouvait s’y développer. Ok elle est là, mais il est hors de question qu’elle reste et qu’elle gagne », s’insurge Sophie dans une lettre qu’elle a postée, après beaucoup d’hésitation, sur Facebook. « C’est délicat d’annoncer sa maladie. C’est dur à dire, dur à digérer, on rit, on pleure… Mais il faut jouer franc jeu avec les gens », confie celle qui aime les situations claires et nettes. « Je ne voulais pas fermer la boutique sans que les gens sachent pourquoi. Et aussi pour les informer que ça arrive à n’importe qui, sans prévenir. Tout le monde est concerné par ce fléau ».
« Pourquoi moi ? », s’est-elle interrogée, à juste titre, elle qui a toujours eu une hygiène de vie irréprochable. « Je ne fume pas, je ne bois pas, j’ai toujours fait attention, je suis sportive… Ce n’est pas logique mais où est la logique quand on voit les hôpitaux remplis d’enfants », déplore Sophie qui, encore plus aujourd’hui, « se nourrit des câlins » de ses quatre enfants, Virgile, Daphné, Faustine et Berenice, de l’amour de son mari, Cyrille du soutien et de la solidarité de tout son entourage. « Ça aide à garder le moral et ça donne de la force ».
Je n’ai pas envie de rester chez moi et me dire que je suis malade. Je ne me vois pas fatiguée, je n’ai pas envie »
Difficile de se projeter quand le diagnostic reste flou. « On m’a dit que j’étais un cas d’école. Je suis obligée de prendre les choses comme elles viennent. Je suis en colère mais je ne baisserai pas les bras », assure la spécialiste des loisirs créatifs qui avait développé son activité en animant des ateliers pour enfants et adultes, ainsi que les Temps d’activités périscolaires (Taps) à Pont-à-Mousson et à Blénod depuis janvier. Pour l’instant, elle ne s’accorde qu’une heure de repos par jour, « sous l’ordre du chef (son mari) », plaisante Sophie. Elle envisage de poursuivre quelques activités avec quelques clientes pour les accompagner dans leurs créations. « Mais en tant que bénévole », sourit-elle. « C’est important pour moi, il faut garder des projets, ça me donne la pêche pour continuer. Je vais aussi être présente auprès de mes filles qui font du hand. Je n’ai pas envie de rester chez moi et me dire que je suis malade. Je ne me vois pas fatiguée, je n’ai pas envie ».
Samedi, elle ne pourra pas participer à la marche d’Octobre rose, « je n’ai pas le droit de marcher trop longtemps, mais j’espère que l’année prochaine je serai sur les rangs dans la marche ».

http://www.estrepublicain.fr/edition-de-pont-a-mousson/2015/10/20/pont-a-mousson-dur-a-dire-dur-a-digerer