Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les cancers, mais les maladies cardio-vasculaires qui sont la première cause de mortalité chez les femmes : ces pathologies sont à l'origine de 54 % des décès, dont 22 % sont de cause coronarienne (infarctus du myocarde) et 12 à 15 % des accidents vasculaires cérébraux. C'est pourquoi le thème "femmes et maladies cardio-vasculaires" sera l'un des fils rouges du congrès de l'European Society of Cardiology (ESC), à Villepinte (26-30 août). Et ce qui inquiète le plus les spécialistes, c'est la nette augmentation du nombre des infarctus survenant chez les femmes de moins de 50 ans.
Traditionnellement, les maladies coronariennes apparaissaient en moyenne chez la femme dix ans plus tard que chez l'homme. Ce décalage est lié à la protection conférée par les hormones (les oestrogènes) jusqu'au moment de la ménopause. Mais les choses sont en train de changer : en raison de l'augmentation très nette du nombre de femmes qui fument alors qu'elles prennent une pilule contraceptive, le risque de maladie cardio-vasculaire augmente très nettement chez les jeunes. Pour le professeur Bertrand, cardiologue au CHU de Lille et ancien président de l'ESC, "cette conjonction pilule et tabac est très cher payée, car elle multiplie par 20 le risque de développer une maladie cardio-vasculaire. La pilule seule n'est pas dangereuse, c'est l'association avec le tabac qui est inconsciente."
Temps précieux
Son cri d'alarme est relayé par le professeur Nicolas Danchin, cardiologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou (Paris) et membre de l'ESC. "L'association tabac et pilule augmente le risque de thrombose et de phlébite", explique-t-il. Il faut ajouter les effets délétères pour la santé cardio-vasculaire du surpoids et du stress notamment professionnel, qui n'ont cessé d'augmenter au fil du temps. Les conséquences sont évidentes : la proportion de femmes victimes d'un infarctus avant l'âge de 50 ans est passée de 3,7 % en 1995 à 11,2 % en 2005. Et elle continue à progresser puisqu'elle serait aujourd'hui aux alentours de 11,6 %.
Un autre sujet préoccupe les spécialistes : la moins bonne prise en charge des accidents cardio-vasculaires chez les femmes que chez les hommes. "Nous devons nous interroger sur notre pratique au quotidien, insiste le professeur Danchin, et ce, d'autant plus que pour une même pathologie une femme a 20 % de chances en moins par rapport à un homme de se voir proposer un test d'effort et 40 % en moins de bénéficier d'une angiographie". Or, ce dernier examen, qui permet de visualiser les cavités cardiaques et les vaisseaux sanguins, apporte de précieux renseignements au cardiologue. Enfin, les spécialistes regrettent qu'en cas de douleurs faisant évoquer un infarctus, les femmes tardent toujours plus que les hommes à appeler un médecin. Elles perdent alors un temps précieux pendant lequel les lésions risquent de s'étendre.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/femmes-du-danger-cote-coeur-26-08-2011-1366836_57.php
lundi 12 septembre 2011
dimanche 11 septembre 2011
Femmes enceintes, gare à votre coeur !
Pour la première fois au monde, une étude de longue durée s'intéresse spécifiquement aux effets des maladies cardiovasculaires en cas de grossesse. Ce registre a été présenté mardi devant le Congrès européen de cardiologie, qui se tient jusqu'à ce mercredi à Villepinte, en banlieue parisienne. Ses données ont commencé à être rassemblées en 2008. En présentant ce registre, le Pr Michel Komajda, président de la Société Européenne de Cardiologie, a souligné d'emblée que "les maladies cardiovasculaires préexistantes chez les femmes enceintes sont devenues la première cause de mortalité durant la grossesse en Europe".
Plus âgées au moment de leur première grossesse, les femmes souffrent plus souvent aussi de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d'hypertension et de surpoids. Le professeur Jolien Roos-Hesselink, du centre médical Erasmus de Rotterdam, coprésidente du registre, a précisé que, parmi les 1300 femmes étudiées, de 28 pays, environ 60% (869) souffraient d'une maladie cardiaque congénitale, les autres souffrant principalement de valvulopathie (333), de cardiomyopathie (79) ou de cardiopathie ischémique (24).
Plus de morts, et plus de césariennes
Pendant leur grossesse, 338 de ces femmes (26%) ont été hospitalisées, dont 203 pour un problème cardiaque. 13 sont mortes (1%), soit 100 fois plus que dans la population normale des femmes enceintes (1 sur 10.000). Le taux de mort foetale a été de 4,5%, soit 10 fois plus que la normale. Dans environ 40% des cas, l'accouchement s'est déroulé par césarienne.
Il s'agit de données intermédiaires, selon le Pr Roos-Hesselink, et il faudra obtenir des données plus larges pour "déterminer les zones de danger pour la mère et l'enfant et les meilleures possibilités de traitement".
samedi 10 septembre 2011
Santé: et si le premier danger venait de votre cœur ?
Contrairement à une idée reçue, la première cause de décès chez les femmes n'est pas le cancer mais… les maladies cardiovasculaires. Non, l'infarctus n'est pas réservé aux hommes ! On vous dit pourquoi.
Contrairement aux idées reçues, les femmes aussi ont le cœur fragile et le maladies cardiovasculaires sont même la première cause de décès chez les femmes (avec plus d'un décès sur deux).Pour le Pr Michel Bertrand, cardiologue au CHU de Lille, "les femmes ayant une espérance de vie plus longue que les hommes, elles ont plus de temps pour développer une maladie cardiovasculaire, qui est une pathologie touchant principalement les personnes âgées. De plus, la tendance des femmes à souffrir d’AVC (ou accident vasculaire cérébral), vient du fait qu’elles développent fréquemment en vieillissant des troubles du rythme cardiaque".Découvrez : AVC, les signes qui doivent alerter
Actuellement les maladies coronariennes apparaissent en moyenne 10 ans plus tard chez les femmes que chez les hommes. Jusqu'à présent, on pensait la femme suffisamment protégée par ses hormones féminines(oestrogènes). Mais une modification du comportement féminin est venu bousculer la donne : les femmes fument de plus en plus, et souvent en association avec une pilule contraceptive.Or, comme le souligne le Pr Michel Bertrand, l'association tabac-pilule multiplie par 20 le risque de développer une maladie cardiovasculaire. "La pilule seule n'est pas dangereuse mais c'est l'association avec le tabac qui est inconscient."
Pour le Pr Nicolas Danchin, responsable de l'unité des maladies coronaires à l'hôpital européen Georges Ponpidou et vice-président de la Société française de cardiologie, il est nécessaire aujourd'hui que les professionnels de santé prennent en compte le risque et les spécificités des maladies cardiovasculaires chez la femme."Il est tout de même surprenant de constater qu'il y a de plus en plus de (...) Lire la suite sur TopSante.com
Contrairement aux idées reçues, les femmes aussi ont le cœur fragile et le maladies cardiovasculaires sont même la première cause de décès chez les femmes (avec plus d'un décès sur deux).Pour le Pr Michel Bertrand, cardiologue au CHU de Lille, "les femmes ayant une espérance de vie plus longue que les hommes, elles ont plus de temps pour développer une maladie cardiovasculaire, qui est une pathologie touchant principalement les personnes âgées. De plus, la tendance des femmes à souffrir d’AVC (ou accident vasculaire cérébral), vient du fait qu’elles développent fréquemment en vieillissant des troubles du rythme cardiaque".Découvrez : AVC, les signes qui doivent alerter
Actuellement les maladies coronariennes apparaissent en moyenne 10 ans plus tard chez les femmes que chez les hommes. Jusqu'à présent, on pensait la femme suffisamment protégée par ses hormones féminines(oestrogènes). Mais une modification du comportement féminin est venu bousculer la donne : les femmes fument de plus en plus, et souvent en association avec une pilule contraceptive.Or, comme le souligne le Pr Michel Bertrand, l'association tabac-pilule multiplie par 20 le risque de développer une maladie cardiovasculaire. "La pilule seule n'est pas dangereuse mais c'est l'association avec le tabac qui est inconscient."
Pour le Pr Nicolas Danchin, responsable de l'unité des maladies coronaires à l'hôpital européen Georges Ponpidou et vice-président de la Société française de cardiologie, il est nécessaire aujourd'hui que les professionnels de santé prennent en compte le risque et les spécificités des maladies cardiovasculaires chez la femme."Il est tout de même surprenant de constater qu'il y a de plus en plus de (...) Lire la suite sur TopSante.com
vendredi 9 septembre 2011
Des recherches permanentes pour améliorer la qualité du lait
L'Inra réalise beaucoup de travaux sur la teneur et la composition du lait en matières grasses, car elles sont très variables et elles dépendent en partie des pratiques d'élevage. Il faut savoir que tous les acides gras (il en existe plus de 400 différents dans cet aliment) n'ont pas la même valeur nutritionnelle. Les recherches visent à réduire les teneurs en acides gras saturés (qui représentent 65 à 70 % des graisses du lait) et à augmenter celles en acides gras insaturés (les "bonnes" graisses). Mais ce n'est pas simple. L'équipe de Jean-Louis Peyraud (unité de production du lait à l'Inra) tente par exemple de diminuer la quantité d'acide palmitique, qui est impliqué dans le risque de maladies cardio-vasculaires. Autre objectif : accroître les teneurs en oméga 3, car ces acides gras insaturés sont bénéfiques, notamment pour le développement des capacités cognitives chez les enfants.
Les travaux de Jean-Louis Peyraud ont permis de conclure que l'herbe verte est le fourrage qui permet de produire un lait répondant le mieux aux critères aujourd'hui requis. Et en hiver, les rations à base d'ensilage de maïs conduisent généralement à des laits dont la matière grasse est riche en acides gras saturés. "Les rations à base d'ensilage d'herbe ou de foin entraînent des profils d'acides gras intermédiaires avec l'herbe pâturée", note-t-il. Mais la quantité et la nature des compléments donnés pour couvrir les besoins nutritifs des vaches laitières peuvent fortement les modifier. Enfin, des travaux sont en cours pour comparer les génomes des races de vache et la composition des laits afin de sélectionner des animaux capables de donner un lait plus adapté aux besoins du consommateur. C'est le projet "PhénoFinLait" dont les premiers résultats sont attendus en 2013.
Recrudescence d'allergies
Autre thème de recherche : l'intolérance au lactose (qui n'a rien à voir avec l'allergie), qui concerne la moitié des enfants dans le monde. Chez eux, la consommation de lait provoque assez rapidement l'apparition de troubles digestifs. Mais rien ne les empêche de manger des yaourts, un aliment à la fois diététique et source de calcium, qui plus est très apprécié des jeunes. Les chercheurs de l'Inra ont démontré l'effet favorable du yaourt sur la digestion du lactose ainsi que le mécanisme d'action des bactéries du yaourt. "Elles synthétisent une enzyme, la lactase, qui va digérer le lactose dans l'intestin grêle", explique Gérard Corthier (unité de microbiologie de l'alimentation au service de la santé humaine, centre Inra Versailles-Grignon). "Ainsi, les populations microbiennes présentes dans le côlon ont moins de lactose à fermenter et les douleurs abdominales, flatulences ou ballonnements disparaissent."
Les travaux de Jean-Louis Peyraud ont permis de conclure que l'herbe verte est le fourrage qui permet de produire un lait répondant le mieux aux critères aujourd'hui requis. Et en hiver, les rations à base d'ensilage de maïs conduisent généralement à des laits dont la matière grasse est riche en acides gras saturés. "Les rations à base d'ensilage d'herbe ou de foin entraînent des profils d'acides gras intermédiaires avec l'herbe pâturée", note-t-il. Mais la quantité et la nature des compléments donnés pour couvrir les besoins nutritifs des vaches laitières peuvent fortement les modifier. Enfin, des travaux sont en cours pour comparer les génomes des races de vache et la composition des laits afin de sélectionner des animaux capables de donner un lait plus adapté aux besoins du consommateur. C'est le projet "PhénoFinLait" dont les premiers résultats sont attendus en 2013.
Recrudescence d'allergies
Autre thème de recherche : l'intolérance au lactose (qui n'a rien à voir avec l'allergie), qui concerne la moitié des enfants dans le monde. Chez eux, la consommation de lait provoque assez rapidement l'apparition de troubles digestifs. Mais rien ne les empêche de manger des yaourts, un aliment à la fois diététique et source de calcium, qui plus est très apprécié des jeunes. Les chercheurs de l'Inra ont démontré l'effet favorable du yaourt sur la digestion du lactose ainsi que le mécanisme d'action des bactéries du yaourt. "Elles synthétisent une enzyme, la lactase, qui va digérer le lactose dans l'intestin grêle", explique Gérard Corthier (unité de microbiologie de l'alimentation au service de la santé humaine, centre Inra Versailles-Grignon). "Ainsi, les populations microbiennes présentes dans le côlon ont moins de lactose à fermenter et les douleurs abdominales, flatulences ou ballonnements disparaissent."
L'Inra s'intéresse également à l'allergie au lait. Ce type de problème touche essentiellement les très jeunes et il disparaît en général à l'âge de 3 ou 4 ans. "On observe depuis une quarantaine d'années une recrudescence des allergies au lait ainsi qu'une modification majeure du profil des patients concernés : la majorité des allergènes incriminés ne sont plus les protéines du lactosérum, mais les caséines", note Didier Dupont (unité science et technologie du lait et de l'oeuf, centre Inra Rennes). Pour expliquer ce phénomène, les chercheurs de son équipe mettent en cause les traitements thermiques trop intenses des laits infantiles qui modifient complètement la structure des caséines. Maintenant que la cause est connue, reste à trouver un moyen de l'éviter...
jeudi 8 septembre 2011
Les urgences, à cœur ouvert
Chaque année, plus de 250 000 Oisiens se rendent dans les services d’urgences des hôpitaux du département.
Le centre 15 qui est situé à Beauvais a reçu 154000 appels de détresse en 2010. Ce secteur de l’offre de soins, qui est essentiel pour la population, fait l’objet de négociations dans le cadre du nouveau schéma régional de santé en Picardie.
Deux drames en quelques mois. Entre septembre et mars, des plaintes ont été déposées à l’issue du décès d’un petit garçon polyhandicapé à Bargny et de la mort d’une retraitée, à Saint-Maximin. Les proches mettent en cause la prise en charge dans la chaîne de l’urgence. Le 11 mars, en début de soirée, Jacqueline, 72 ans, faisait un grave malaise à Saint-Maximin et décédait 24 heures plus tard, à l’hôpital de Creil. Les proches s’interrogent sur le délai d’intervention des urgentistes du service mobile d’urgence et de réanimation (Smur). Les premiers éléments de l’enquête expliquent le temps perdu par le malaise de l’ambulancier de l’équipe du Smur ainsi que par la fermeture d’un pont à Saint-Maximin. Le drame précédent s’est déroulé à Bargny, près de Crépy, le 29 septembre 2010, et a entraîné le décès de Léo, un petit garçon de 7 ans polyhandicapé. Ses parents critiquent là encore la prise en charge (l’envoi d’ambulanciers privés au lieu d’urgentistes du Smur) et également le délai d’intervention. L’enquête de la gendarmerie est toujours en cours.
Des questions sur le Smur de Crépy. Le Smur intervient sur les appels de détresse vitale. Dans l’Oise, le Smur est implanté dans les hôpitaux de Beauvais, Compiègne, Creil, Senlis, Clermont et Noyon. S’ajoute une antenne à Crépy-en-Valois qui dépend de Compiègne. Ouverte en 2004, elle ne tourne qu’en journée et suscite aujourd’hui des interrogations. Selon les données de l’agence régionale de santé (ARS), l’équipe de Crépy fait en moyenne moins d’une sortie par jour. « La moitié de ses interventions aboutit à une hospitalisation », précisent encore Céline Vigné et Charlotte Kovar, de l’ARS. Or, cette équipe mobilise un médecin urgentiste, une infirmière et un ambulancier. « Cette présence imposée peut parfois se faire au détriment de Compiègne qui est obligé de suspendre sa deuxième équipe pour couvrir Crépy, poursuit l’ARS. On peut se demander s’il y a une bonne gestion des ressources médicales. » Dans le même temps, des élus locaux veulent un Smur de nuit, en citant le drame de Bargny et la mort du petit Léo. L’alternative serait la mise en place d’une garde ambulatoire pour les consultations non programmées, en soirée et les week-ends.
Pas d’hélicoptère médical dans l’Oise. C’est une particularité : le département le plus peuplé de Picardie est le seul de la région à ne pas disposer de son propre appareil. Il fait appel aux appareils des Samu de la Somme, de l’Aisne ainsi qu’à la sécurité civile de la région parisienne. L’agence régionale de santé propose de rationaliser le recours aux deux hélicoptères picards et de plus solliciter celui de l’Aisne, sur des interventions telles que les accidents ou les urgences à domicile.
http://www.leparisien.fr/oise-60/les-urgences-a-coeur-ouvert-31-08-2011-1585282.php
Deux drames en quelques mois. Entre septembre et mars, des plaintes ont été déposées à l’issue du décès d’un petit garçon polyhandicapé à Bargny et de la mort d’une retraitée, à Saint-Maximin. Les proches mettent en cause la prise en charge dans la chaîne de l’urgence. Le 11 mars, en début de soirée, Jacqueline, 72 ans, faisait un grave malaise à Saint-Maximin et décédait 24 heures plus tard, à l’hôpital de Creil. Les proches s’interrogent sur le délai d’intervention des urgentistes du service mobile d’urgence et de réanimation (Smur). Les premiers éléments de l’enquête expliquent le temps perdu par le malaise de l’ambulancier de l’équipe du Smur ainsi que par la fermeture d’un pont à Saint-Maximin. Le drame précédent s’est déroulé à Bargny, près de Crépy, le 29 septembre 2010, et a entraîné le décès de Léo, un petit garçon de 7 ans polyhandicapé. Ses parents critiquent là encore la prise en charge (l’envoi d’ambulanciers privés au lieu d’urgentistes du Smur) et également le délai d’intervention. L’enquête de la gendarmerie est toujours en cours.
Des questions sur le Smur de Crépy. Le Smur intervient sur les appels de détresse vitale. Dans l’Oise, le Smur est implanté dans les hôpitaux de Beauvais, Compiègne, Creil, Senlis, Clermont et Noyon. S’ajoute une antenne à Crépy-en-Valois qui dépend de Compiègne. Ouverte en 2004, elle ne tourne qu’en journée et suscite aujourd’hui des interrogations. Selon les données de l’agence régionale de santé (ARS), l’équipe de Crépy fait en moyenne moins d’une sortie par jour. « La moitié de ses interventions aboutit à une hospitalisation », précisent encore Céline Vigné et Charlotte Kovar, de l’ARS. Or, cette équipe mobilise un médecin urgentiste, une infirmière et un ambulancier. « Cette présence imposée peut parfois se faire au détriment de Compiègne qui est obligé de suspendre sa deuxième équipe pour couvrir Crépy, poursuit l’ARS. On peut se demander s’il y a une bonne gestion des ressources médicales. » Dans le même temps, des élus locaux veulent un Smur de nuit, en citant le drame de Bargny et la mort du petit Léo. L’alternative serait la mise en place d’une garde ambulatoire pour les consultations non programmées, en soirée et les week-ends.
Pas d’hélicoptère médical dans l’Oise. C’est une particularité : le département le plus peuplé de Picardie est le seul de la région à ne pas disposer de son propre appareil. Il fait appel aux appareils des Samu de la Somme, de l’Aisne ainsi qu’à la sécurité civile de la région parisienne. L’agence régionale de santé propose de rationaliser le recours aux deux hélicoptères picards et de plus solliciter celui de l’Aisne, sur des interventions telles que les accidents ou les urgences à domicile.
http://www.leparisien.fr/oise-60/les-urgences-a-coeur-ouvert-31-08-2011-1585282.php
mercredi 7 septembre 2011
Sida: un nouvel espoir pour les malades grâce à une découverte marseillaise
Elle porte le nom de Human Phosphate Binding Protein (HBPB) et possède une vertu de première importance: "Elle offre une réponse très intéressante à l'inhibition du virus du sida", explique le Pr Éric Chabrière qui s'intéresse à cette protéine humaine depuis près de 10 ans.
Avec une équipe strasbourgeoise, ce biologiste de l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (Université de la Méditerranée) dirigée par le PrRaoult, a été le premier a séquencer cette étrange protéine dont la particularité est de ne pas être codée par le génome humain.
Les recherches effectuées in vitro sont d'autant plus intéressantes que la protéine s'avère efficace "sur une voie qui n'a pas encore été ciblée par les thérapies actuelles". Mieux, elle apporte une réponse positive aussi bien sur les souches classiques du VIH que celles résistantes à l'antirétroviral. "Cela ouvre de nouvelles perspectives dans le traitement " assure le Pr Chabrière.
Au stade du médicament, "on pourrait remplacer une des molécules de la trithérapie". Autre constat encourageant : on trouve dans les lymphocytes d'un certain nombre de patients qui ne développent jamais la maladie une surexpression de cette protéine. Reste à passer au stade de l'expérimentation animale afin de pratiquer d'évaluer, notamment, les effets secondaires.
"Il faut que nous étudiions le comportement de cette protéine sur le vivant, dans le sang", explique le Pr Chabrière. Des dossiers de financement sont en cours pour pouvoir poursuivre les travaux de recherche, d'abord sur les animaux puis sur des patients volontaires. Des programmes coûteux et qui ne pourront pas aboutir avant plusieurs années.
http://www.laprovence.com/article/sante/sida-un-nouvel-espoir-pour-les-malades-grace-a-une-decouverte-marseillaise
Avec une équipe strasbourgeoise, ce biologiste de l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (Université de la Méditerranée) dirigée par le PrRaoult, a été le premier a séquencer cette étrange protéine dont la particularité est de ne pas être codée par le génome humain.
Les recherches effectuées in vitro sont d'autant plus intéressantes que la protéine s'avère efficace "sur une voie qui n'a pas encore été ciblée par les thérapies actuelles". Mieux, elle apporte une réponse positive aussi bien sur les souches classiques du VIH que celles résistantes à l'antirétroviral. "Cela ouvre de nouvelles perspectives dans le traitement " assure le Pr Chabrière.
Au stade du médicament, "on pourrait remplacer une des molécules de la trithérapie". Autre constat encourageant : on trouve dans les lymphocytes d'un certain nombre de patients qui ne développent jamais la maladie une surexpression de cette protéine. Reste à passer au stade de l'expérimentation animale afin de pratiquer d'évaluer, notamment, les effets secondaires.
"Il faut que nous étudiions le comportement de cette protéine sur le vivant, dans le sang", explique le Pr Chabrière. Des dossiers de financement sont en cours pour pouvoir poursuivre les travaux de recherche, d'abord sur les animaux puis sur des patients volontaires. Des programmes coûteux et qui ne pourront pas aboutir avant plusieurs années.
http://www.laprovence.com/article/sante/sida-un-nouvel-espoir-pour-les-malades-grace-a-une-decouverte-marseillaise
mardi 6 septembre 2011
Botulisme : les lots de tapenade retirés du marché
Une tapenade artisanale semble bien être à l'origine des huit cas graves de botulisme détectés le week-end dernier dans le Vaucluse et la Somme. L'enquête alimentaire de la Direction générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), a permis d'établir que l'aliment commun à ces huit personnes est une conserve de tapenade d'olive verte aux amandes produite par l'établissement "La Ruche", situé à Cavaillon dans le Vaucluse et vendue sous la marque Les Délices de Marie-Claire.
Dans un communiqué publié lundi, La DGCCRF demande à toute personne ayant acheté le produit de ne pas le consommer et de le rapporter, si cela est possible, sur le lieu d'achat. Les autorités sanitaires demandent aussi à l'établissement incriminé de procéder au retrait par précaution de toutes les conserves fabriquées dans son établissement. "Dans l'attente des résultats et à titre de précaution", la préfecture de Vaucluse a conseillé ce week-end de suspendre la consommation des produits appartenant à deux lots de la marque. Tous les lots de ces produits, diffusés uniquement localement, ont par ailleurs été retirés des épiceries fines où l'on pouvait les trouver.
Le botulisme est une maladie rare mais pas exceptionnelle en France. Une vingtaine de cas sont recensés dans le pays chaque année, note la DGCCRF. Cette maladie très dangereuse, mais non contagieuse, résulte généralement d'un défaut de stérilisation des conserves de fabrication professionnelle ou familiale. Sur les cinq personnes hospitalisées à Avignon, l'une, une octogénaire, a toujours son pronostic vital engagé. Elle avait consommé de cette tapenade lors d'un repas de famille jeudi.
http://lci.tf1.fr/science/sante/botulisme-les-lots-de-tapenade-retires-du-marche-6674557.html
Dans un communiqué publié lundi, La DGCCRF demande à toute personne ayant acheté le produit de ne pas le consommer et de le rapporter, si cela est possible, sur le lieu d'achat. Les autorités sanitaires demandent aussi à l'établissement incriminé de procéder au retrait par précaution de toutes les conserves fabriquées dans son établissement. "Dans l'attente des résultats et à titre de précaution", la préfecture de Vaucluse a conseillé ce week-end de suspendre la consommation des produits appartenant à deux lots de la marque. Tous les lots de ces produits, diffusés uniquement localement, ont par ailleurs été retirés des épiceries fines où l'on pouvait les trouver.
Le botulisme est une maladie rare mais pas exceptionnelle en France. Une vingtaine de cas sont recensés dans le pays chaque année, note la DGCCRF. Cette maladie très dangereuse, mais non contagieuse, résulte généralement d'un défaut de stérilisation des conserves de fabrication professionnelle ou familiale. Sur les cinq personnes hospitalisées à Avignon, l'une, une octogénaire, a toujours son pronostic vital engagé. Elle avait consommé de cette tapenade lors d'un repas de famille jeudi.
Attaquer les moustiques de l'intérieur, la nouvelle arme anti-dengue
La dengue pourrait être combattue en parasitant de l'intérieur les moustiques afin de les rendre incapables d'héberger et de transmettre le virus responsable de cette maladie en pleine expansion dans le monde, selon des travaux de chercheurs australiens et américains. Ces travaux, qui recourent à une bactérie inoffensive de la mouche du vinaigre pour ensemencer les moustiques Aedes aegypti, vecteurs du virus, paraissent dans l'édition de jeudi de la revue scientifique britannique Nature.
Les chercheurs australiens avaient déjà réussi, en injectant une souche de la bactérie à des moustiques, à diviser par deux leur espérance de vie, de 30 jours normalement. Mais, depuis ces résultats publiés en 2009 dans la revue américaine Science, la méthode a progressé. L'équipe dirigée par le professeur Scott O'Neill de l'université du Queensland (Australie) vient d'obtenir une transmission maternelle élevée sans trop, cette fois, altérer la forme des moustiques. Pour favoriser cette propagation de la bactérie à travers les générations de la population d'insectes, les chercheurs ont dû utiliser une souche moins virulente de la bactérie Wolbachia.
Expérimentations
Cette année, après consultation des autorités, ils ont largué dans la nature, en deux endroits du Queensland australien, des dizaines et des dizaines de milliers de moustiques infectés avec cette bactérie. Les premiers résultats suggèrent que les moustiques introduits dans l'environnement local ont prospéré au point de représenter à présent 100 % de la population à un endroit et 80 % dans l'autre. Quelques-uns ont même été retrouvés à plusieurs kilomètres de là.
Cette approche a donc permis de remplacer la population naturelle des moustiques Aedes par une autre résistante au virus de la dengue et donc incapable de transmettre la maladie virale aux humains. Cette expérience annonce le commencement d'une nouvelle ère dans le contrôle des maladies transmises par les moustiques (paludisme, etc., NDLR), commente dans Nature, un spécialiste américain Jason Rasgon.
La dengue, dite "grippe tropicale", décrite dès 1779, peut être provoquée par quatre types de virus. Il n'existe aujourd'hui ni vaccin ni traitement spécifique contre la maladie, endémique dans plus de cent pays. Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé, 50 millions de personnes sont infectées chaque année, dont 500 000, surtout des enfants, développent la forme hémorragique qui tue dans au moins 2,5 % des cas. Environ 2,5 milliards de personnes sur la planète vivent dans des zones à risque, principalement dans les zones tropicales d'Asie-Pacifique et d'Amérique latine, notamment dans les zones urbaines et semi-urbaines.
http://www.lepoint.fr/sante/attaquer-les-moustiques-de-l-interieur-la-nouvelle-arme-anti-dengue-25-08-2011-1366290_40.php
Les chercheurs australiens avaient déjà réussi, en injectant une souche de la bactérie à des moustiques, à diviser par deux leur espérance de vie, de 30 jours normalement. Mais, depuis ces résultats publiés en 2009 dans la revue américaine Science, la méthode a progressé. L'équipe dirigée par le professeur Scott O'Neill de l'université du Queensland (Australie) vient d'obtenir une transmission maternelle élevée sans trop, cette fois, altérer la forme des moustiques. Pour favoriser cette propagation de la bactérie à travers les générations de la population d'insectes, les chercheurs ont dû utiliser une souche moins virulente de la bactérie Wolbachia.
Expérimentations
Cette année, après consultation des autorités, ils ont largué dans la nature, en deux endroits du Queensland australien, des dizaines et des dizaines de milliers de moustiques infectés avec cette bactérie. Les premiers résultats suggèrent que les moustiques introduits dans l'environnement local ont prospéré au point de représenter à présent 100 % de la population à un endroit et 80 % dans l'autre. Quelques-uns ont même été retrouvés à plusieurs kilomètres de là.
Cette approche a donc permis de remplacer la population naturelle des moustiques Aedes par une autre résistante au virus de la dengue et donc incapable de transmettre la maladie virale aux humains. Cette expérience annonce le commencement d'une nouvelle ère dans le contrôle des maladies transmises par les moustiques (paludisme, etc., NDLR), commente dans Nature, un spécialiste américain Jason Rasgon.
La dengue, dite "grippe tropicale", décrite dès 1779, peut être provoquée par quatre types de virus. Il n'existe aujourd'hui ni vaccin ni traitement spécifique contre la maladie, endémique dans plus de cent pays. Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé, 50 millions de personnes sont infectées chaque année, dont 500 000, surtout des enfants, développent la forme hémorragique qui tue dans au moins 2,5 % des cas. Environ 2,5 milliards de personnes sur la planète vivent dans des zones à risque, principalement dans les zones tropicales d'Asie-Pacifique et d'Amérique latine, notamment dans les zones urbaines et semi-urbaines.
http://www.lepoint.fr/sante/attaquer-les-moustiques-de-l-interieur-la-nouvelle-arme-anti-dengue-25-08-2011-1366290_40.php
lundi 5 septembre 2011
Procès Chirac : l'anosognosie, qu'est-ce que c'est ?
C'est un mal peu connu au nom imprononçable, et pourtant plus répandu qu'il n'y paraît : l'anosognosie, dont souffrirait Jacques Chirac, selon le Journal du Dimanche qui s'est procuré le rapport médical concernant l'ancien chef de l'Etat, est un trouble neuropsychologique caractérisé par l'incapacité du patient à reconnaître la gravité de son état. En gros, ceux qui en sont atteints ne se voient nullement comme malades, et ce, même si leur état est considéré comme grave par les médecins et par leur entourage. Sur le plan étymologique, ce terme barbare provient des mots grecs "nosos" ("maladie") et "gnosis" ("connaissance"). Sur le plan médical, l'anosognosie reste énigmatique, mais on lui attribue plusieurs origines possibles.
Elle peut se rencontrer après un accident vasculaire entraînant une interruption de l'irrigation sanguine du cerveau. Auquel cas elle se manifeste de façon brutale et parfois spectaculaire : certains patients atteints, par exemple, d'héminégligence gauche négligeront dès lors toutes les parties gauches des objets ou de leur propre corps, allant jusqu'à se cogner régulièrement l'épaule gauche contre les portes ou ne chausser que leur pied droit, sans pour autant s'apercevoir de quoi que ce soit d'anormal.
L'âge, facteur aggravant
L'anosognosie peut aussi survenir de manière progressive. Plusieurs années après un accident vasculaire cérébral - Jacques Chirac avait été hospitalisé pour un AVC en 2005 - peuvent ainsi apparaître des troubles de mémoire ou des anomalies dans d'autres régions du cerveau, concernant par exemple le langage. Après un premier AVC important, un patient peut "récidiver à bas bruit", avec "de petits AVC qui passent inaperçus sur le plan clinique" mais qui peuvent à long terme entraîner "une anomalie cognitive importante", explique le Pr Françoise Forette, spécialiste de gériatrie qui dirige la Fondation nationale de gérontologie.
Certaines zones du cerveau manquent d'oxygène de façon répétée lors d'une telle succession de petits accidents de la circulation sanguine. Il peut en résulter une "démence vasculaire", maladie qui représente 30% de toutes les démences. Selon les zones du cerveau touchées, cela peut entraîner des pertes de mémoire, affecter le langage ou plus globalement les fonctions cognitives, autrement dit les capacités de raisonnement.
L'âge entre aussi en jeu : la capacité de régénération du cerveau, c'est-à-dire sa plasticité, diminue en vieillissant. Les structures qui avaient pris le relais après un AVC peuvent ne plus être capables de le faire, note le Pr Yves Dauvilliers, neurologue au CHU de Montpellier. Les lésions dues à un AVC ou une démence vasculaire peuvent, enfin, coexister avec une maladie neurodégénérative. Si la maladie d'Alzheimer, que le grand public associe généralement aux problèmes de mémoire, est la plus fréquente, il existe au moins "une demi-douzaine" de maladies neurodégénératives, note ainsi le Pr Forette.
Bien se soigner avec les plantes
Choisir la qualité des plantes, les prendre sous la forme, et surtout à la dose qui convient, se méfier des allégations erronées sont autant d’éléments qui garantissent d’être soigné avec sécurité.
Pour la qualité des plantes, ce circuit des producteurs français est assez fiable. Pour faire face à l’importation étrangère, beaucoup ont fait de la qualité de leurs plantes un argument de vente et utilisent des labels pour en attester. "Le label biologique AB est le plus connu, explique Franck Dubus. Il constitue un parapluie supplémentaire pour s’assurer que le produit ne renferme ni solvants, ni métaux lourds, ni insecticides, car les contrôles sont plus importants que ceux des agents des fraudes." Mais il existe d’autres labels qui reposent sur une participation active et volontaire des producteurs concernés. "Nature et Progrès" ou le "Syndicat des simples" sont certainement les plus exigeants dans cette catégorie, car ils travaillent à partir de cahiers des charges spécialement adaptés aux plantes médicinales.
Comme il est interdit depuis 1941 à toute personne qui n’est pas pharmacien de parler publiquement des vertus médicales des plantes, un circuit parallèle s’est développé sur Internet. Des conseils et recettes en tous genres y fleurissent, avec des produits à acheter à la clef. Mais, à moins de connaître le produit, le laboratoire ou le producteur, il est très difficile de savoir ce qu’il contient, surtout s’il est vendu sous forme de gélules ou de comprimés. "Des études ont montré que les doses minimales imposées par les autorités ne sont pas toujours respectées. Pire, que le produit est falsifié ou chargé de métaux lourds", avertit Franck Dubus. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) fait des contrôles, mais souvent au hasard ou en cas d’accident. "Ce qui permet à de nombreux produits de passer entre les mailles du filet", explique notre (...) Lire la suite sur TopSante.com
Pour la qualité des plantes, ce circuit des producteurs français est assez fiable. Pour faire face à l’importation étrangère, beaucoup ont fait de la qualité de leurs plantes un argument de vente et utilisent des labels pour en attester. "Le label biologique AB est le plus connu, explique Franck Dubus. Il constitue un parapluie supplémentaire pour s’assurer que le produit ne renferme ni solvants, ni métaux lourds, ni insecticides, car les contrôles sont plus importants que ceux des agents des fraudes." Mais il existe d’autres labels qui reposent sur une participation active et volontaire des producteurs concernés. "Nature et Progrès" ou le "Syndicat des simples" sont certainement les plus exigeants dans cette catégorie, car ils travaillent à partir de cahiers des charges spécialement adaptés aux plantes médicinales.
Comme il est interdit depuis 1941 à toute personne qui n’est pas pharmacien de parler publiquement des vertus médicales des plantes, un circuit parallèle s’est développé sur Internet. Des conseils et recettes en tous genres y fleurissent, avec des produits à acheter à la clef. Mais, à moins de connaître le produit, le laboratoire ou le producteur, il est très difficile de savoir ce qu’il contient, surtout s’il est vendu sous forme de gélules ou de comprimés. "Des études ont montré que les doses minimales imposées par les autorités ne sont pas toujours respectées. Pire, que le produit est falsifié ou chargé de métaux lourds", avertit Franck Dubus. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) fait des contrôles, mais souvent au hasard ou en cas d’accident. "Ce qui permet à de nombreux produits de passer entre les mailles du filet", explique notre (...) Lire la suite sur TopSante.com
dimanche 4 septembre 2011
Bientôt des pigments fabriqués in vitro pour la peau
Une des multiples fonctions de la peau est de protéger le corps des rayons ultraviolets du soleil. Cette tâche est assurée par des cellules pigmentées : les mélanocytes. En libérant de la mélanine, le pigment qui colore la peau, ils protègent les autres cellules de l'épiderme (les kératinocytes) des effets cancérigènes des UV. Ce mécanisme fait parfois défaut : les personnes concernées présentent alors des troubles de la pigmentation, dont le plus fréquent est le vitiligo. Un nouveau traitement pourra sans doute leur être proposé à l'avenir grâce aux dernières découvertes de l'équipe de Christine Baldeschi de l'Institut I-STEM1 (I-STEM/Inserm UEVE U861/AFM), dirigée par Marc Peschanski.
En 2009, ces chercheurs étaient parvenus pour la première fois à obtenir des kératinocytes - les cellules qui permettent le renouvellement constant de la peau - à partir de cellules souches d'origine embryonnaire. Ces cellules embryonnaires ont deux caractéristiques fondamentales : elles peuvent se multiplier à l'infini et se différencier en tous les types cellulaires du corps humain. Forte de ses premiers résultats alors publiés dans la revue The Lancet, l'équipe a continué ses travaux. Et elle vient de franchir une nouvelle étape dans la "construction" de la peau en découvrant le procédé de différenciation qui permet d'obtenir, cette fois, des mélanocytes capables de produire de la mélanine et de s'intégrer à l'épiderme.
Maladies rares
En pratique, l'équipe du docteur Christine Baldeschi a identifié les conditions nécessaires à la différenciation des cellules embryonnaires en mélanocytes semblables à ceux naturellement présents dans la peau de l'homme. Une fois isolées et multipliées in vitro, en laboratoire, ces cellules ont les mêmes caractéristiques que des mélanocytes adultes. Ensuite, les chercheurs ont démontré que ces mélanocytes étaient à la fois capables de s'insérer au niveau de la couche la plus profonde de l'épiderme, mais aussi de communiquer avec les kératinocytes avoisinants, comme c'est le cas dans la peau "naturelle". "Cette communication cellulaire est fondamentale, à la fois pour protéger (grâce au bronzage, NDLR) les kératinocytes des stress que sont les rayons ultraviolets et pour repigmenter la peau en cas de besoin" explique Christine Baldeschi.
Pour les chercheurs, les perspectives de ce travail publié par l'académie américaine des sciences (PNAS) sont grandes. "Ces cellules prêtes à greffer, qu'il est possible d'obtenir en quantité illimitée, pourront être proposées pour le traitement des patients atteints de vitiligo, mais également pour d'autres pathologies affectant la pigmentation qui peuvent être d'origine génétique", affirme Marc Peschanski. À l'heure actuelle, la thérapie cellulaire utilisée pour traiter les troubles de la pigmentation de la peau est réalisée par autogreffe (donc après prélèvement de cellules saines chez le malade lui-même). Or, cette stratégie n'est efficace que s'il existe des zones non atteintes à côté des zones mal pigmentées, ce qui est le cas pour le vitiligo, mais pas pour de nombreuses autres maladies comme l'albinisme. De plus, le prélèvement de peau n'est pas renouvelable plusieurs fois sur la même zone.
samedi 3 septembre 2011
Le cancer expliqué avec des mots simples
« Le Cancer pour les Nuls » ! A première vue, voilà un titre bien léger pour un sujet aussi grave. Les premières pages pourtant, rassurent. Qu'est-ce qu'un cancer ? Comment en réduire le risque ? Quels sont les différents traitements disponibles aujourd'hui ? Sous la plume didactique et précise du Pr Jean-François Morère (CHU Avicenne, Paris) et de 4 co-auteurs, le dernier-né de la série Pour les Nuls remplit ses objectifs : donner l'essentiel pour comprendre les différents types de cancers et leurs traitements.
En quoi certaines cellules sont-elles anormales ? Quels sont les gènes en cause ? Comment une tumeur se développe-t-elle ? La première partie du livre nous donne les outils pour comprendre ce qu'est un cancer. Ou comment apprivoiser des termes comme angiogénèse, métastases ou biopsie…
Les auteurs insistent également, sur la prévention et le dépistage des cancers. Au-delà de facteurs bien connus comme le tabac, l'alcool et d'autres d'origine professionnelle et/ou environnementale tels que l'amiante, les poussières de bois ou les particules fines, Jean-François Morère et ses collègues font une large place aux rapports entre cancers et alimentation. Avec des réponses simples à des questions qui le sont autant : les aliments anti-cancer, mythe ou réalité ? Existe-t-il un régime anti-cancer vraiment efficace ? Y-a-t-il des aliments à privilégier lorsque l'on est malade ?
Les dernières parties de cet ouvrage sont consacrées aux signes qui trahissent l'apparition des cancers : perte de poids inexpliquée, fatigue, douleurs, saignements, changements cutanés, toux… Et enfin aux différentes stratégies thérapeutiques : chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, chimiothérapie anticancéreuse sans oublier les traitements dits « de support » ni, naturellement, les thérapies ciblées.
Vous découvrirez enfin les « 10 clés pour prévenir le cancer » et même les « 10 menus anticancers ». Bref, un ouvrage vraiment complet qui satisfera le profane avide de comprendre. Que ce (...) Lire la suite sur destinationsante.com
En quoi certaines cellules sont-elles anormales ? Quels sont les gènes en cause ? Comment une tumeur se développe-t-elle ? La première partie du livre nous donne les outils pour comprendre ce qu'est un cancer. Ou comment apprivoiser des termes comme angiogénèse, métastases ou biopsie…
Les auteurs insistent également, sur la prévention et le dépistage des cancers. Au-delà de facteurs bien connus comme le tabac, l'alcool et d'autres d'origine professionnelle et/ou environnementale tels que l'amiante, les poussières de bois ou les particules fines, Jean-François Morère et ses collègues font une large place aux rapports entre cancers et alimentation. Avec des réponses simples à des questions qui le sont autant : les aliments anti-cancer, mythe ou réalité ? Existe-t-il un régime anti-cancer vraiment efficace ? Y-a-t-il des aliments à privilégier lorsque l'on est malade ?
Les dernières parties de cet ouvrage sont consacrées aux signes qui trahissent l'apparition des cancers : perte de poids inexpliquée, fatigue, douleurs, saignements, changements cutanés, toux… Et enfin aux différentes stratégies thérapeutiques : chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, chimiothérapie anticancéreuse sans oublier les traitements dits « de support » ni, naturellement, les thérapies ciblées.
Vous découvrirez enfin les « 10 clés pour prévenir le cancer » et même les « 10 menus anticancers ». Bref, un ouvrage vraiment complet qui satisfera le profane avide de comprendre. Que ce (...) Lire la suite sur destinationsante.com
vendredi 2 septembre 2011
Du sang artificiel transfusé à l'homme pour la première fois
Pour la première fois, du sang artificiel a été transfusé à l'homme, a annoncé hier la revue spécialisée américaine «Blood». Cet exploit vient de France. A l'origine de cette avancée scientifique : des chercheurs français de l’Inserm et de l’AP-HP.
Le principe
D'après les résultats de cette étude, réalisée par Luc Douay (Inserm-UPMC) à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, les patients ayant besoin d'une transfusion sanguine deviennent leurs propres donneurs.
Le principe est simple. Les scientifiques prélèvent chez un patient des cellules souches hématopoïétiques humaines (CSH). Celles-ci servent à fabriquer tous les types de cellules sanguines. A partir de ces cellules souches, les chercheurs reproduisent en laboratoire des milliards de globules rouges, grâce à des additifs spécifiques appelés «facteurs de croissance».
Une grande avancée médicale
A l'issue de tests sur des souris, l'équipe de recherche a renouvelé l'expérience sur un donneur volontaire. Bonne nouvelle : la durée de vie et le taux de survie des cellules cultivées sont similaires à ceux des globules rouges «classiques». Pour le directeur de l'unité de recherche «Prolifération et différenciation des cellules souches» Luc Douay, «cette étude est la première à démontrer que ces cellules peuvent survivre dans le corps humain, une percée majeure pour la médecine transfusionnelle».
Luc Douay espère que ces globules rouges arificielles pourraient constituer une réserve illimitée de cellules sanguines et une alternative aux produits de transfusion classiques. Toutefois, la production à grande échelle de ces cellules requiert des progrès technologiques supplémentaires. En attendant la généralisation du sang artificiel, vous pouvez continuer à donner votre sang dans les hôpitaux proches de chez vous et dans les 17 Etablissements Français du Sang (EFS). Chaque année, l'EFS contribue à soigner plus d'un million de malades
http://www.leparisien.fr/societe/du-sang-artificiel-transfuse-a-l-homme-pour-la-premiere-fois-02-09-2011-1589792.php
Le principe
D'après les résultats de cette étude, réalisée par Luc Douay (Inserm-UPMC) à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, les patients ayant besoin d'une transfusion sanguine deviennent leurs propres donneurs.
Le principe est simple. Les scientifiques prélèvent chez un patient des cellules souches hématopoïétiques humaines (CSH). Celles-ci servent à fabriquer tous les types de cellules sanguines. A partir de ces cellules souches, les chercheurs reproduisent en laboratoire des milliards de globules rouges, grâce à des additifs spécifiques appelés «facteurs de croissance».
Une grande avancée médicale
A l'issue de tests sur des souris, l'équipe de recherche a renouvelé l'expérience sur un donneur volontaire. Bonne nouvelle : la durée de vie et le taux de survie des cellules cultivées sont similaires à ceux des globules rouges «classiques». Pour le directeur de l'unité de recherche «Prolifération et différenciation des cellules souches» Luc Douay, «cette étude est la première à démontrer que ces cellules peuvent survivre dans le corps humain, une percée majeure pour la médecine transfusionnelle».
Luc Douay espère que ces globules rouges arificielles pourraient constituer une réserve illimitée de cellules sanguines et une alternative aux produits de transfusion classiques. Toutefois, la production à grande échelle de ces cellules requiert des progrès technologiques supplémentaires. En attendant la généralisation du sang artificiel, vous pouvez continuer à donner votre sang dans les hôpitaux proches de chez vous et dans les 17 Etablissements Français du Sang (EFS). Chaque année, l'EFS contribue à soigner plus d'un million de malades
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Le sucre, une drogue: témoignage
Un ou deux morceaux de sucre dans le café du matin, une pâtisserie à midi, l’envie d’un soda et d’une barre chocolatée pour la pause de 17 heures au bureau, quelques bonbons en voiture et du chocolat pour finir la soirée devant la télé : pour nombre d’entre nous, ce schéma n’a rien d’exceptionnel. Y aurait-il de la dépendance là-dedans ?
"Manger plus sainement m'aide à lutter contre mes pulsions sucrées"Je me considère comme droguée au sucre. Je ne peux pas m’empêcher d’en consommer et quand je commence, je n’arrive pas à arrêter. Pourtant, quand je réussis à me limiter, je me sens mieux. Sur le moment, j’ai l’impression que le sucre m’apaise mais, en réalité, je suis beaucoup plus à cran, irritable et déprimée. Cesser de fumer a été plus facile que d’arrêter les sucreries ! J’ai fini par consulter un micronutritionniste. Un complément alimentaire m’a aidée pendant quelques mois, mais il a suffi d’un petit morceau de bûche à Noël pour me faire basculer. J’ai aussi remarqué qu’en mangeant plus sainement (plus de légumes et de légumineuses), j’avais moins envie de sucré. C’est une piste que je dois explorer pour arriver à me libérer de cette addiction.
"On peut dire qu’il y a dépendance"Après ingestion, il est établi que les aliments sucrés activent les circuits de récompense et de motivation dans le cerveau.La libération de certains neurotransmetteurs (comme la dopamine) procure des sensations d’apaisement et d’euphorie. Au niveau neurobiologique donc, le sucre emprunte les mêmes mécanismes que toutes les formes de drogue : nicotine, alcool, cannabis, etc. En 2007, j’ai réalisé une expérience pour mieux comprendre les mécanismes de l’addiction à la cocaïne et à l’héroïne. L’idée : des rats devaient choisir entre une solution d’eau sucrée ou une dose de cocaïne. À 90 %, ils optaient pour l’eau sucrée, alors qu’ils étaient habitués à la cocaïne. En fait, la réaction de satisfaction et de confort après ingestion de sucre est le résultat (...) Lire la suite sur TopSante.com
"Manger plus sainement m'aide à lutter contre mes pulsions sucrées"Je me considère comme droguée au sucre. Je ne peux pas m’empêcher d’en consommer et quand je commence, je n’arrive pas à arrêter. Pourtant, quand je réussis à me limiter, je me sens mieux. Sur le moment, j’ai l’impression que le sucre m’apaise mais, en réalité, je suis beaucoup plus à cran, irritable et déprimée. Cesser de fumer a été plus facile que d’arrêter les sucreries ! J’ai fini par consulter un micronutritionniste. Un complément alimentaire m’a aidée pendant quelques mois, mais il a suffi d’un petit morceau de bûche à Noël pour me faire basculer. J’ai aussi remarqué qu’en mangeant plus sainement (plus de légumes et de légumineuses), j’avais moins envie de sucré. C’est une piste que je dois explorer pour arriver à me libérer de cette addiction.
"On peut dire qu’il y a dépendance"Après ingestion, il est établi que les aliments sucrés activent les circuits de récompense et de motivation dans le cerveau.La libération de certains neurotransmetteurs (comme la dopamine) procure des sensations d’apaisement et d’euphorie. Au niveau neurobiologique donc, le sucre emprunte les mêmes mécanismes que toutes les formes de drogue : nicotine, alcool, cannabis, etc. En 2007, j’ai réalisé une expérience pour mieux comprendre les mécanismes de l’addiction à la cocaïne et à l’héroïne. L’idée : des rats devaient choisir entre une solution d’eau sucrée ou une dose de cocaïne. À 90 %, ils optaient pour l’eau sucrée, alors qu’ils étaient habitués à la cocaïne. En fait, la réaction de satisfaction et de confort après ingestion de sucre est le résultat (...) Lire la suite sur TopSante.com
jeudi 1 septembre 2011
Se ressourcer à l'oléothérapie
Une cure de remise en forme à l’olive, cela vous tente ? Avec l’oléothérapie, une approche de soins inspirée de l’Antiquité romaine, la belle du Sud entre dans les spas. Et sa richesse en polyphénols en fait un gage de longévité.
A Saint-Privat, dans l’Hérault, une mer d’oliviers côtoie les conservatoires d’arbres fruitiers rares. Des figuiers, des pêchers de vigne que Raphaël Colicci couve avec soin. Ce maître des lieux, à la fois agriculteur et physiothérapeute, cultive ici ses deux passions : l’oléiculture bio et l’oléothérapie, des soins à base d’olives vertes, plus riches en acides gras et en polyphénols que celles récoltées à maturité. Un secret de beauté et de santé inspiré par l’omphacium*, un onguent utilisé par les belles Romaines de l’Antiquité, hydratant et cicatrisant. Enveloppements reminéralisants et massages profonds Formé aux Thermes d’Aix-les-Bains, Raphaël a amélioré son savoir-faire à Londres, dans les années 1970, à la tête d’un service d’un hôpital homéopathique. Parmi ses patients ? Les Beatles et les Pink Floyd ! Le centre Oléatherm, qu’il a créé avec Élisabeth, sa femme, tout de mosaïques et pierres, est ouvert sur la campagne languedocienne et sur les vergers et les potagers de la maison, que l’on peut goûter à l’envi. Pulpe d’olives vertes, fragments de noyaux, tout est bon Au menu de la cure ? Exercices en piscine, massages qui favorisent la détente… Et pour détoxifier le corps, un enveloppement d’argile verte et de "jus intégral" d’olive, l’huile et l’eau du fruit. "Une phase aqueuse, dix fois plus concentrée que l’huile seule en polyphénols et en vitamine E, de puissants antioxydants pour lutter contre le vieillissement cellulaire", précise Raphaël Colicci. Au passage, on retrouve un teint éclatant ! Ici, même les déchets d’olives sont utilisés pour des soins personnalisés. Le gommage aux "grignons" est ainsi réalisé avec de la pulpe et des fragments de noyaux qui polissent et nourrissent les peaux (...) Lire la suite sur TopSante.com
A Saint-Privat, dans l’Hérault, une mer d’oliviers côtoie les conservatoires d’arbres fruitiers rares. Des figuiers, des pêchers de vigne que Raphaël Colicci couve avec soin. Ce maître des lieux, à la fois agriculteur et physiothérapeute, cultive ici ses deux passions : l’oléiculture bio et l’oléothérapie, des soins à base d’olives vertes, plus riches en acides gras et en polyphénols que celles récoltées à maturité. Un secret de beauté et de santé inspiré par l’omphacium*, un onguent utilisé par les belles Romaines de l’Antiquité, hydratant et cicatrisant. Enveloppements reminéralisants et massages profonds Formé aux Thermes d’Aix-les-Bains, Raphaël a amélioré son savoir-faire à Londres, dans les années 1970, à la tête d’un service d’un hôpital homéopathique. Parmi ses patients ? Les Beatles et les Pink Floyd ! Le centre Oléatherm, qu’il a créé avec Élisabeth, sa femme, tout de mosaïques et pierres, est ouvert sur la campagne languedocienne et sur les vergers et les potagers de la maison, que l’on peut goûter à l’envi. Pulpe d’olives vertes, fragments de noyaux, tout est bon Au menu de la cure ? Exercices en piscine, massages qui favorisent la détente… Et pour détoxifier le corps, un enveloppement d’argile verte et de "jus intégral" d’olive, l’huile et l’eau du fruit. "Une phase aqueuse, dix fois plus concentrée que l’huile seule en polyphénols et en vitamine E, de puissants antioxydants pour lutter contre le vieillissement cellulaire", précise Raphaël Colicci. Au passage, on retrouve un teint éclatant ! Ici, même les déchets d’olives sont utilisés pour des soins personnalisés. Le gommage aux "grignons" est ainsi réalisé avec de la pulpe et des fragments de noyaux qui polissent et nourrissent les peaux (...) Lire la suite sur TopSante.com
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