mardi 18 février 2014

Les nanoparticules, un espoir contre le cancer

Associées à la radiothérapie, elles permettent de mieux cibler les rayons, de les amplifier. Une avancée réalisée par une société française.

Pour traiter aujourd’hui un cancer, il y a l’intervention chirurgicale, la chimiothérapie ou la thérapie hormonale, et puis les rayons. Il y aura très bientôt une nouvelle « arme » à la disposition des praticiens : les nanoparticules. Le rôle de ces particules ultrafines s’annonce majeur dans la radiothérapie. Grâce à elles, l’efficacité des rayons sera démultipliée. Les tissus sains, en revanche, recevront une dose standard de rayons X, sans être endommagés.
À l’origine de cette avancée scientifique importante : la société Nanobiotix, basée à Paris, pionnière en France de la nanomédecine dédiée à la cancérologie. La petite équipe s'est d'abord attaquée à un cancer rare : les sarcomes des tissus mous, se développant dans la graisse, les muscles, les tissus articulaires, les vaisseaux… Les résultats sont si encourageants qu'un premier produit, le NBTXR3, devrait être mis sur le marché européen dès 2016. Nanobiotix travaille aussi sur les cancers de la tête et du cou, et du foie.

http://www.ouest-france.fr/medecine-les-nanoparticules-un-espoir-contre-le-cancer-1939877

lundi 17 février 2014

Vous vous sentez coupable ? Lavez-vous les mains

Ce simple geste peut vous aider à nous défaire de notre culpabilité, selon une étonnante étude.
La culpabilité, on devrait tous s'en laver les mains. C'est ce que recommandent des chercheurs de l'université de Louvain en Belgique et de l'université d'Etat de l'Ohio aux Etats-Unis. La méthode est bizarre mais présente plusieurs avantages : primo, on n'a plus besoin d'allumer un cierge ou de s'autoflageller mentalement dès qu'on se sent coupable de quelque chose. Secundo, pas besoin de chercher à tout prix un lavabo pour se savonner dès que l'on a une pensée coupable qui nous torture. Il suffit de trouver une personne serviable qui acceptera de se laver les mains à notre place.
Ces vertus du lavage de mains sont empiriquement démontrées dans la revue spécialisée Frontiers in Human Neuroscience. 65 habitués d'une bibliothèque municipale grenobloise ont dû avouer sur papier une mauvaise action dont ils se sentaient coupables et qu'ils ont fait subir à quelqu'un de leur entourage. Ils ont été répartis en trois groupes : le premier a dû se laver les mains avec une lingette, le deuxième a regardé une vidéo d'une personne qui se lavait les mains et le troisième a regardé une vidéo présentant des mains sur un clavier d'ordinateur.
Les participants ont été ensuite invités, s'ils le souhaitaient, à renvoyer un questionnaire par courrier trois semaines plus tard. Les chercheurs ont constaté que les personnes qui s'étaient lavées les mains ou avaient vu quelqu'un le faire se sentaient moins coupables car elles avaient moins renvoyé de questionnaire que les autres.
Se laver les mains, dangereux pour la sociabilité ?
Quel rapport avec l'envoi du questionnaire, dira-t-on ? Cette démarche "altruiste" aurait permis aux personnes qui culpabilisent de compenser leur mauvaise action par une bonne. "Quand les gens se sentent coupables de quelque chose qu'ils ont fait, ils réalisent souvent des actions "pro-sociales" pour se débarrasser de leur culpabilité", explique (...) Lire la suite sur Topsanté

dimanche 16 février 2014

J-J Charbonnier: «Il existe une vie après la mort»

Le docteur anesthésiste Jean-Jacques Charbonnier en est convaincu. Malgré toutes les idées reçues et les avis de la grande majorité de la profession médicale, il existe une vie après la mort. Ses études se basent sur des recoupements de témoignage de ce que l’on appelle les expériences de mort imminente, ensemble de visions et sensations ressentis par une personne en mort clinique.
Avez-vous vécu personnellement cet état de mort imminente que vous décrivez ?
Je n’ai jamais vécu cet état personnellement. Ma première perception de ce passage de la vie à une autre étape je l’ai connu alors que j’étais en stage au SAMU. Lors d’une intervention, je me suis retrouvé seul auprès d’un homme âgé d’une vingtaine d’années encastré dans une voiture et ayant perdu beaucoup de sang. Alors que j’allais lui faire une perfusion, l’homme est décédé et c’est à ce moment que j’ai senti une présence, joyeuse et vivante, qui quittait le corps du défunt. En tant que scientifique j’ai tout d’abord pensé que mon état de choc me faisait imaginer cette présence, mais ça s’est réellement produit : j’ai senti que son esprit quittait son corps.
Comment êtes-vous spécialisé sur ces questions de mort imminente ?
C’est suite à cette expérience que j’ai choisi de devenir anesthésiste-réanimateur afin de pouvoir être en contact avec les gens qui partent et pouvoir étudier ce phénomène.
Comment avez-vous été reçu par la communauté médicale lorsque vous avez présenté votre théorie ?
Très mal ! Mes confrères se sont moqués de moi, ils me qualifiaient de gourou, si bien que ma première publication a dû être un roman afin de ne pas être radié du conseil de l’ordre des médecins pour la publication de données non scientifiques. Aujourd’hui, les mentalités ont un peu évolué, ma profession me donne une certaine crédibilité et toutes les conférences que je donne permettent d’éclairer plus de gens sur ce phénomène, encore mal connu, qu’est l’expérience de mort imminente. Le public de ces conférences est très réceptif à mon récit et cela me permet de recueillir un nombre de témoignages toujours plus grand.
Cela fait plus de 25 ans que vous vous êtes lancé dans ces recherches. Selon vous, que se passe-t-il lorsque le cerveau s’arrête de fonctionner ?
Contrairement aux médecins matérialistes qui pensent que lorsque le cerveau s’arrête, la conscience s’arrête, je pense qu’il existe deux types de consciences, une qui s’éteint lorsque nous mourrons, et une autre qui se libère à ce moment et qui fait que la vie continue après la mort. Cette conscience est omnisciente et heureuse. Ce qui ressort de ces longues années de recherche sont surtout un énorme manque de connaissance au sujet du fonctionnement du cerveau humain et de la conscience. Les médecins qui critiquent mon travail n’ont pas la moindre idée du véritable fonctionnement de la conscience et c’est ce qui m’irrite le plus. Aujourd’hui, je continue mes collectes de témoignages et espère pouvoir apporter ma pierre à l’édifice de la connaissance sur la vie après la mort, aussi modeste soit-elle.
Le collectif Femmes Internationales Murs Brisés Toulouse organise, avec l’association Kheops, une conférence de Jean-Jacques Charbonnier sur le thème «3 clés pour vaincre les pires épreuves de la vie». Le 26 février à l’Espace Garonne, à partir de 20 h 30. Entrée 12 € au profit d’actions humanitaires FIMB.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/16/1819648-il-existe-une-vie-apres-la-mort.html

vendredi 14 février 2014

jeudi 13 février 2014

Cancer du sein : une nouvelle polémique sur le dépistage organisé

Les Canadiens relancent la polémique sur l'intérêt d'une mammographie annuelle dans le dépistage du cancer du sein. Ce dépistage provoquerait trop de sur-diagnostics.
La pratique de mammographies annuelles ne permettrait pas de réduire la mortalité par cancer du sein, selon une étude canadienne qui relance la polémique sur l'intérêt d'un dépistage organisé. Pour cette étude, près de 90 000 femmes âgées de 40 à 59 ans ont été suivies pendant 25 ans. Les résultats ont montré que les femmes qui avaient subi des mammographies annuelles pendant cinq ans n'avaient pas moins de risque de mourir d'un cancer du sein que celles qui avaient pratiqué uniquement un examen par palpation. « Au bout de 25 ans, 500 décès par cancer du sein étaient survenus chez les 44.925 femmes suivies par mammographies contre 505 décès chez les 44 910 femmes du groupe témoin » expliquent les auteurs.
Les tumeurs du sein détectées étaient en revanche plus nombreuses dans le 1er groupe, soit 3.250 au total contre 3.133 dans le second à la fin de l'étude.
Le déséquilibre était déjà net au bout de cinq ans, avec 666 cancers détectés chez les femmes sous mammographies contre 524 dans le groupe témoin, soit un "excédent" de 142 tumeurs. Cet excédent représente un sur-diagnostic , c'est-à-dire la détection et l'opération de très petites tumeurs qui n'auraient pas eu d'impact du vivant de la personne concernée.
Mammographies décriées aussi en Suisse
Ce sont ces sur-diagnostics entraînant des traitements inutiles et lourds que les experts du Swiss medical board ont également pointé du doigt il y a quelques jours en publiant un rapport selon lequel les programmes de dépistage systématiques du cancer du sein seraient inutiles.
Retrouvez cet article sur Topsanté

mercredi 12 février 2014

Grippe : l'épidémie est confirmée

Selon les médecins du Réseau Sentinelles, l'épidémie de grippe vient de démarrer en France métropolitaine. La semaine dernière en effet, « l'incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimée à 243 cas pour 100 000 habitants (156 000 nouveaux cas), au-dessus du seuil épidémique (167 cas pour 100 000 habitants) ».
Au niveau régional, les incidences les plus élevées ont été notées en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (467 pour 100 000 habitants), Languedoc-Roussillon (450) et Rhône-Alpes (369). Au total, selon le Réseau Sentinelles, 14 régions présentent une activité épidémique. Parmi les cas rapportés la semaine dernière, l'âge médian était de 29 ans. « Les tableaux cliniques ne présentaient pas de signe particulier de gravité, aucune hospitalisation pour syndrome grippal n'ayant été rapportée ». Selon le modèle de prévision basé sur les données des années précédentes, « le niveau d'activité des syndromes grippaux devrait continuer d'augmenter cette semaine ».
Quels gestes pour limiter la transmission ?
Rappelons que des gestes simples peuvent contribuer à limiter la transmission de la maladie de personne à personne :
Limitez vos contacts avec d'autres personnes et en particulier celles qui sont à risque ou fragiles ;
Couvrez-vous la bouche et le nez à chaque fois que vous toussez et éternuez ;
Mouchez-vous dans des mouchoirs en papier à usage unique puis lavez-vous aussitôt les mains.
D'une manière générale, ne négligez pas l'hygiène des mains avec un lavage à l'eau et au savon. Répété plusieurs fois en cours de journée, ce geste permet vraiment de réduire les risques de contamination.
Concernant les gastro-entérites, la semaine dernière, l'incidence a été estimée à 198 cas pour 100 000 habitants, en-dessous du seuil épidémique fixé à 260 cas pour 100 000 habitants. Six régions se trouvent toutefois dans une situation épidémique : Franche-Comté, Basse-Normandie, (...) Lire la suite sur destinationsante.com

mardi 11 février 2014

Les morsures de chats sont plus graves qu'on ne le pense

Les morsures de chat vues aux urgences conduisent une fois sur trois à une hospitalisation, et au bloc opératoire dans deux cas sur trois, rapporte une étude réalisée dans un hôpital américain.
Et si l'on sous-estimait les morsures de chat? C'est la question qui vient à l'esprit lorsque l'on découvre l'étude que vient de publier le Dr Brian Carlsen dans le Journal of Hand Surgery. Avec ses collègues de la Mayo Clinic de Rochester (États-Unis), il a repris les dossiers des 193 patients traités entre 2009 et 2011. La moitié était arrivée par les urgences, le reste via la consultation de médecine générale. À la grande surprise des chirurgiens américains, près d'une fois sur trois il a fallu hospitaliser la victime (en moyenne trois jours), et cela s'est même terminé au bloc opératoire pour les deux tiers d'entre eux, afin de pouvoir nettoyer correctement la blessure. En France, on estime entre 250.000 et 500.000 le nombre de morsures, tous animaux confondus, survenant chaque année. Elles conduisent à près de 70.000 recours aux soins.
Complications fréquentes
Les morsures de chat, qui comptent pour 10 à 15 % de l'ensemble des accidents, sont en effet considérées comme des plaies sales. Car la salive des chats est bourrée de germes qui ne sont pas précisément les amis de l'homme. Le plus fréquent, commun d'ailleurs aux chats et aux chiens, est Pasteurella multocida, qui se trouve dans la flore buccale normale de 70 à 90 % des chats. C'est d'ailleurs le germe qui a été retrouvé sur 19 des 50 mises en cultures bactériologiques effectuées dans l'étude américaine. «Les chats ont des petites dents pointues qui peuvent s'enfoncer profondément dans les tissus mous et inoculer des bactéries dans des espaces fermés, comme les gaines des tendons, les articulations, les os». Un peu comme si une aiguille souillée s'était plantée profondément dans la chair. D'où la nécessité d'un lavage immédiat et soigneux de la plaie à l'eau et au savon.
D'ailleurs, les complications se (...) Lire la suite sur Figaro.fr

lundi 10 février 2014

AVC : les femmes plus touchées que les hommes

Les femmes ont plus de risques que les hommes de faire un accident vasculaire cérébral (AVC), révèle l’Association américaine du cœur. Elles doivent donc mieux surveiller leur tension artérielle pour prévenir une attaque cérébrale.
Le Guide des premières recommandations sur la prévention des AVC chez les femmes, publié par la revue américaine spécialisée Stroke, souligne que les femmes sont plus exposées à un risque d’AVC. Les femmes sont par nature plus sujettes aux migraines, au diabète et à l’arythmie cardiaque, faisant d’elles des sujets à hauts risques.
Les chercheurs américains expliquent que les bouleversements hormonaux survenant au cours de la grossesse ainsi que la prise d’une contraception sont des éléments qui majorent ces risques d’AVC. « Si vous êtes une femme, vous partagez un grand nombre de facteurs de risque d’AVC avec les hommes, mais il y a également l’influence des hormones, de la grossesse, de l’accouchement et d’autres facteurs liés au sexe » commente le Pr Cheryl Bushnell, auteur du guide.
En effet, certaines maladies vasculaires et métaboliques qui se déclenchent pendant la grossesse augmentent le risque d’AVC plus tard dans la vie. C’est le cas notamment de la pré-éclampsie, qui se manifeste par un dangereux pic de la pression sanguine au troisième trimestre de la grossesse et touche 6 % des femmes enceintes. L’hypertension gravidique et le diabète gestationnel, autres complications de la grossesse, renforcent les risques. Pour ces femmes, une surveillance à vie de la tension artérielle est recommandée. D’autant plus si elles cumulent des facteurs de risque, comme l’obésité, le tabagisme, la sédentarité et le cholestérol.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

L'AVC ou attaque cérébrale survient quand la circulation sanguine est interrompue dans le cerveau, soit à cause d'un caillot (on parle alors d'un accident ischémique transitoire), soit à cause de l'éclatement d'un vaisseau (AVC hémorragique). Cette interruption de la circulation sanguine prive les neurones de nutriments et d'oxygène, ce qui endommage ou tue certaines cellules nerveuses. Les séquelles peuvent être irréversibles.
L'AVC est, en France, une des principales causes de mortalité, mais aussi la première cause d'handicap acquis chez l'adulte et la deuxième cause de démence. 130 000 personnes sont touchées chaque année, et 62 000 personnes en décèdent.
Mais si l'AVC est souvent fatal, il est aussi prévisible. Pour prévenir les AVC, il est bon de surveiller régulièrement sa tension artérielle, premier facteur de risque. Toute personne, même jeune, peut être concernée par des problèmes d'hypertension.
Si 50% des AVC surviennent chez les personnes de plus de 75 ans, 15% apparaissent chez les moins de 50 ans et 25% chez les moins de 65 ans.

Les symptômes d'alerte

Plus vite sera repéré l'accident vasculaire et plus les traitements pour le soigner seront efficaces. Chaque minute compte avant que les lésions soient irréversibles. Plusieurs signes peuvent être indicateurs d'un AVC :
- engourdissement, faiblesse ou paralysie d'apparition brutale d'une moitié du corps, d'un bras, d'une jambe ou du visage
- difficultés à parler
- troubles de la vision
- troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche
- mal de tête sévère et soudain n’ayant aucune cause connue.
Le numéro d'urgence à composer lors de l'apparition de signes indicateurs d'un AVC est le 15.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/10/1814881-avc-les-femmes-plus-touches-que-les-hommes.html

dimanche 9 février 2014

Biodyssée : l'aventure de la recherche sur le cancer

Connaître le cancer, c’est mieux le combattre». C’est à partir de cette idée simple que s’est bâti le projet inédit en France de Toulouse Biodyssée. Ce musée scientifique devrait voir le jour fin 2016 sur le périmètre de l’Oncopôle, à l’initiative de la communauté urbaine du Grand Toulouse. Un bâtiment de 2000 m2, dont l’espace a déjà été réservé qui sera niché dans le futur Pôle de services commun du site. Si le projet architectural n’a pas encore été lancé, le choix du «programmiste» ou scénographe chargé de concevoir le musée sera fait lundi parmi les trois finalistes en lice. Avec une feuille de route précise : imaginer un lieu destiné au grand public, jeunes, malades, accompagnants, pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie, son développement, mais aussi l’évolution de la recherche médicale, ses moyens actuels et ses réussites futures. Bref, un pendant de la Cité de l’Espace consacré à une autre odyssée moderne : la lutte contre le cancer. Le projet devrait se décliner en deux volets. Le premier, axé sur la vulgarisation scientifique avec scénographie et expériences interactives proposées aux visiteurs, mettra en perspective toute la chaîne qui aboutit à la fabrication d’un médicament. Un amphithéâtre de 100 places sera disponible pour des conférences et des séminaires. Un jardin médicinal sera aussi créé en partenariat avec les laboratoires Fabre et l’université Paul Sabatier en profitant de l’expérience du jardin botanique du Muséum d’histoire naturelle. Y seront présentées notamment, les plantes dont sont extraites les molécules antitumorales utilisées en chimiothérapie. Le second espace, sera plus spécifiquement dédié aux patients en cours de traitement. À la fois lieu de vie, d’accompagnement et d’échange sur la maladie pour la dédramatiser et surtout la démystifier. L’objectif ? Rompre l’isolement des malades, favoriser la compréhension du message médical et mieux appréhender le recours aux médecines parallèles.
Toulouse Biodyssée proposera aussi une approche des nouveaux métiers en cancérologie en partenariat avec la fondation Oncorésonnance dont le but est de mettre en place des formations ouvertes à tous les professionnels. Le musée profitera évidemment de l’investissement des équipes de chercheurs présents sur le site de l’Oncopôle. L’Inserm, le CNRS et le pôle universitaire de Toulouse (PRES) ont d’ores et déjà donné leur accord pour un partenariat privilégié dans l’animation scientifique. L’aventure ne fait que commencer.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/09/1813857-biodyssee-l-aventure-de-la-recherche-sur-le-cancer.html

vendredi 7 février 2014

Autisme : un traitement pendant la grossesse pour prévenir le risque

Une équipe de l'Inserm vient de franchir un nouveau cap dans la compréhension de l'autisme. Ils montrent que l'ocytocine, l'hormone de l'accouchement, agit sur le taux de chlore des neurones, qui lui-même agit sur le syndrome autistique. Une avancée vers un traitement précoce qui permettrait de prévenir la maladie.
Les neurones du futur bébé ont des taux élevés de chlore pendant toute la croissance de l'embryon. Puis ce taux baisse naturellement pour permettre au principal médiateur chimique du cerveau d'exercer son rôle pleinement à l'adolescence et à l'âge adulte. Mais, dans de nombreuses pathologies cérébrales (épilepsies infantiles, trauma crâniens...) des études ont montré que les niveaux de chlore sont anormalement élevés. A partir de ces différentes observations, des chercheurs de l'Inserm ont effectué un essai clinique en 2012 en émettant l'hypothèse qu'ils trouveraient un taux de chlore élevé dans les neurones de patients autistes et en montrant que l'administration à ces enfants autistes d'un diurétique (qui réduit les taux de chlore dans les neurones) aurait des effets bénéfiques. Les résultats de l'essai allaient dans le sens de cette hypothèse mais la démonstration de taux de chlore élevés dans les neurones autistes manquait pour établir le mécanisme proposé et justifier le traitement.
Ils ont donc poussé leurs recherches sur des rates ayant le syndrome de l'X fragile (une des formes d'autisme) et ont enregistré pour la première fois l'activité des neurones embryonnaires et des neurones immédiatement après la naissance afin d'observer les modifications des taux de chlore. "Les enregistrements révèlent que les taux de chlore des neurones jeunes et adultes des animaux ayant servi de modèle sont anormalement élevés. Fait particulièrement impressionnant, la chute du taux de chlore, qui a lieu normalement pendant la naissance n'a pas eu lieu dans ces modèles animaux" expliquent les chercheurs.
Les chercheurs ont alors administré un traitement diurétique aux rates peu avant l'accouchement et montré que la chute de chlore était rétablie dans les neurones des bébés plusieurs semaines après un traitement unique. D'après l'équipe de recherche, ce traitement anténatal restaure des activités (...) Lire la suite sur Topsanté

mercredi 5 février 2014

Grippe : cette fois c'est bien une épidémie

Cette fois, la grippe est bel et bien installée sur le territoire. Selon le réseau des Groupes régionaux de surveillance de la grippe, le virus a dépassé le seuil épidémique dans 10 régions.
Selon le réseau des GROG (groupes régionaux de surveillance de la grippe), la grippe est maintenant épidémique au niveau national et plus particulièrement dans 10 régions : Auvergne, Bourgogne, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Picardie, Poitou-Charentes, PACA et Rhône-Alpes. Le nombre de cas est estimé à 187 pour 100 000 habitants, soit légèrement au-dessus du seuil considéré comme "épidémique" de 171 cas pour 100 000 habitants. Pour l'instant, seules les régions Bretagne et Pays-de-la-Loire semblent légèrement épargnées par le virus.
Le franchissement de ce seuil épidémique n'est pas synonyme de gravité ; il indique simplement aux médecins que les cas de grippe sont maintenant suffisamment nombreux pour avoir un impact sur leur activité. Et il indique également qu'il faut être particulièrement vigilant si l'on ne veut pas attraper le virus. Petit rappel des gestes de précaution si vous vivez dans une région où l'épidémie sévit :
- Lavez-vous les mains plusieurs fois par jour et surtout à chaque fois que vous avez pris les transports en commun ou que vous êtes allés dans un lieu public.
- Faites barrage au virus en renforçant vos défenses immunitaires. Des ampoules de zinc, or et sélénium renforceront votre bouclier naturel contre la grippe.
- Renoncez à vous lancer dans un régime car ce n'est pas le moment d'avoir des baisses d'énergie et buvez suffisamment car une bonne hydratation permet de limiter la progression des virus.
Grippe : il est encore temps de se faire vacciner
Pour faire face à ce début d'épidémie tardif, l'assurance-maladie a décidé de prolonger d'un mois la durée de validité des bons de prise en charge à 100% du vaccin antigrippal. Ces bons sont désormais valables jusqu'au 28 février prochain. Elle souligne que la vaccination reste le moyen de prévention le plus efficace contre la grippe et qu'elle est particulièrement recommandée chez les personnes présentant un (...) Lire la suite sur Topsanté

mardi 4 février 2014

Les cabines de bronzage tueraient plus que le tabac

Les cabines de bronzage que l’on trouve en grande majorité dans les centres d’esthétique séduiraient une personne sur trois dans le monde, et une sur deux en Europe. Mais ces lampes à UV très en vogue feraient plus de victimes que le tabagisme. Selon une étude publiée dans la revue Jama Dermatology, elles seraient à l’origine de 1.450.000 cancers de la peau par an. Des chiffres alarmants.
Les auteurs de cette vaste enquête lancent un véritable cri d’alarme : les effets des rayons UV artificiels sur la peau sont très dangereux. Les chercheurs demandent donc aux Autorités publiques de prendre des mesures de prévention rapidement : interdiction de la publicité, mesures fiscales, mesures de restriction auprès des adolescents (dont 19% ont déjà été exposés au bronzage artificiel).
L’étude souligne que le nombre de cas de cancer de la peau pouvant être attribués au bronzage artificiel est plus élevé que le nombre de cas de cancer du poumon dû au tabagisme dans les mêmes zones géographiques passées au crible.
Les scientifiques qui ont mené cette enquête se sont appuyés sur les résultats de 88 études internationales différentes publiées entre 1992 et 2013 dans 16 pays occidentaux et qui portent sur 491 492 participants. Les chercheurs ont obtenu des résultats très inquiétants : 10 000 nouveaux cas de mélanomes et 450 000 autres types de cancers de la peau (carcinomes, sarcomes, maladie de Paget, Maladie de Bowen...) seraient provoqués chaque année par des expositions aux UV artificiels.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/04/1810288-les-cabines-de-bronzage-tueraient-plus-que-le-tabac.html

lundi 3 février 2014

Jugés plus dangereux qu'utiles, 68 médicaments qu'il vaut mieux éviter

La revue indépendante «Prescrire» qui déplore «une année de plus sans progrès important apporté par de nouveaux médicaments a remis à jour sa liste de produits «plus dangereux qu’utiles».
La revue médicale indépendante Prescrire a publié une liste de 68 médicaments à éviter en raison des risques qu’elles font courir aux patients qui les prennent.
«L’année 2013 est une année de plus sans progrès important apporté par de nouveaux médicaments», a indiqué le directeur de sa rédaction, Bruno Toussaint, précisant que la revue avait renoncé à décerner sa traditionnelle «Pilule d’or» en 2013, pour la sixième année consécutive.
La revue, qui se finance exclusivement par ses abonnements et refuse toute publicité par souci d’indépendance, n’a pas non plus placé de médicaments à son «Tableau d’honneur» 2013 (catégorie qui met en valeur un «progrès net pour certains patients»).
Mais elle a décidé de citer dans son «Palmarès» (qui salue une «amélioration modeste») le Nimerix (GSK), un vaccin contre la méningite à méningocoques de type A, C, W135 et Y destiné aux enfants de 1 à 2 ans devant voyager en zone d’épidémie.
Ce vaccin, a estimé M. Toussaint, «a contribué à améliorer la prévention chez certains nourrissons».
La revue Prescrire indique par ailleurs avoir remis à jour sa liste des médicaments «plus dangereux qu’utiles» qui devraient être écartés «dans l’intérêt des patients».

Servier épinglé pour son Protelos

Se fondant sur des études réalisées entre 2010 et 2013, la revue liste 68 médicaments «dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés».
Parmi ces médicaments, certains présentent des risques «disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent» comme par exemple le strontium ranélate (Protelos), utilisé dans le traitement de l’ostéoporose à risque élevé de fractures, mais qui peut entraîner des troubles neurologiques et cardiovasculaires graves pouvant aller jusqu’au décès. L’Agence européenne du médicament (EMA) vient d’ailleurs de recommander la suspension du marché du Protelos des laboratoires Servier.
La revue cite également la quinine (Hexaquine, Okimus, Quinine vitamine C Grand), utilisée pour traiter les crampes mais qui expose également à des effets indésirables graves voire mortels comme des réactions anaphylactiques (réactions allergiques graves) ou des troubles hématologiques alors que leur efficacité est jugée faible.
La revue déconseille aussi la prescription du dompéridone (Motilium) pour les reflux gastro-oesophagiens, soulignant que d’autres médicaments nettement moins dangereux existent.
De même, l’Izilox (moxifloxacine), un antibiotique de la famille des quinolones, n’est «pas plus efficace que d’autres» mais expose à des syndromes de Lyell (une atteinte brutale et grave de la peau, potentiellement mortelle) et à des hépatites graves.
Prescrire s’en prend par ailleurs aux médicaments de la maladie d’Alzheimer disponibles qui ont «une efficacité minime et transitoire» mais qui peuvent exposer à des effets indésirables graves lorsqu’ils sont prescrits en association avec d’autres médicaments.

Mardi, un 3e plan cancer

Le troisième Plan cancer, qui sera dévoilé mardi par François Hollande, devrait mettre l’accent sur la lutte contre les inégalités sociales et territoriales face à une maladie qui reste la première cause de décès en France. En décembre 2012, François Hollande soulignait déjà que «le risque de mourir» d’un cancer «entre 30 et 65 ans (était) deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les professions libérales». Le chef de l’Etat avait à cette date donné le coup d’envoi aux travaux préparatoires du 3e Plan, demandant au professeur Jean-Paul Vernant d’élaborer un ensemble de «recommandations» pour lutter contre une maladie qui fait près de 150.000 morts par an. Huit mois plus tard, ce spécialiste d’hématologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) livrait un épais et complet rapport, appelant à des «mesures correctrices» contre des inégalités sociales et territoriales encore «très marquées», réaffirmant la nécessité de l’absence de reste à charge, c’est à dire de tous frais non remboursés entraînés par la maladie. Il avait aussi poussé un coup de gueule contre les tarifs de plus en plus exorbitants appliqués par l’industrie pharmaceutique sur les nouvelles thérapies ciblées contre les cancers.