jeudi 16 février 2012

Un coeur artificiel pour des patients à bout de souffle

Cela fait des décennies qu'on l'attend. Une attente d'autant plus pressante que le nombre de greffons continue de diminuer, pendant que les patients souffrant d'insuffisance cardiaque grave, et relevant d'une transplantation, sont, eux, toujours plus nombreux. Si le Jarvik 2000, dernier né des « cœurs artificiels » ne constitue pas ce « cœur définitif » dont chacun rêve, il est aujourd'hui un espoir tangible pour ces malades dont la vie n'est souvent plus suspendue qu'à un fil. Le Pr Gilles Dreyfus, directeur du Centre Cardiothoracique (CCT) de Monaco est l'un des rares experts au monde à réaliser cette assistance circulatoire. Il en détaille les mécanismes. « Il s'agit d'une pompe axiale que l'on implante dans la pointe du ventricule gauche et qui va aider le cœur défaillant ou s'y substituer, en assurant un débit sanguin à un niveau normal. »
Des critères très stricts
Cet appareil présenterait, selon le chirurgien, plusieurs avantages par rapport aux autres dispositifs. « Il est miniaturisé - il pèse à peine 90 grammes - et d'une grande fiabilité ; jusqu'à présent on ne lui connaît aucun dysfonctionnement mécanique. Il a par ailleurs une plus faible consommation d'énergie. »Enfin, et il ne s'agit pas là du moindre de ses atouts, « la connexion électrique s'effectue au moyen d'un câble très fin qui relie le Jarvik à une minuscule prise électrique implantée derrière l'oreille (sur l'os occipital) et peu visible. » Un dispositif qui limiterait considérablement le risque d'infections, par rapport à un implant au niveau abdominal. « Le patient peut ensuite réguler lui-même le débit sanguin de sa prothèse grâce à un petit boîtier extérieur (de la taille d'un téléphone portable) porté à la ceinture. De ce fait, il a la possibilité de faire du sport, de se déplacer à sa guise… De vivre quasi normalement, en adaptant le débit à ses activités. » Aujourd'hui, ils sont à peine 550 patients dans le monde à avoir été implantés d'un cœur artificiel gauche de ce type. Dont 20 en France. Parmi eux, André Robilliart, un Mentonnais de 49 ans, opéré par l'équipe du Pr Dreyfus, en novembre dernier (lire par ailleurs). « Ce dispositif d'assistance circulatoire, très coûteux(environ 80 000 euros, N.D.L.R.), est réservé aux patients correspondant parfaitement aux critères d'implantation » insiste le Pr Dreyfus. Le premier de ceux-ci est tout simplement l'absence d'alternative - faute de cœurs disponibles à greffer -, pour des malades en insuffisance cardiaque terminale, à l'instar d'André. « Grâce au Jarvik, on pourra au moins aider quelques personnes, chaque année, à sortir de l'impasse », témoigne modestement le Pr Dreyfus.
D'ores et déjà, un Jarvik pédiatrique a été développé. Avec le recul encore modeste dont on dispose, on peut simplement affirmer que le taux de survie avec un cœur artificiel est voisin de celui de la greffe. Soit au moins 5 à 10 ans. Un temps gagné inespéré pour des patients à bout de souffle.
http://www.nicematin.com/article/papier/un-coeur-artificiel-pour-des-patients-a-bout-de-souffle.776254.html

mercredi 15 février 2012

Cancer : la recherche en direct avec la Ligue

Aujourd'hui et demain, Nantes accueille la 14è édition du Colloque de « La Recherche de la Ligue contre le Cancer ». Une occasion incontournable pour les représentants et les membres des103 comités de la Ligue, d'échanger avec les scientifiques et de s'informer sur les plus récentes recherches en cours. Le point avec le Pr Jacqueline Godet, vice-présidente de la Ligue nationale contre le Cancer.
Vingt chercheurs, financés en partie grâce à la générosité des Comités départementaux et des donateurs de la Ligue, viendront présenter leurs résultats et l'état d'avancement de leurs travaux. « Par exemple, sur les deux jours du colloque, nous allons consacrer toute une journée à exposer les projets de recherche soutenus par la Ligue dans le Grand Ouest », nous explique Jacqueline Godet. C'est-à-dire dans les régions Bretagne, Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Au total, 13 équipes présenteront leurs travaux.
Pour l'Agence de Presse Destination Santé, la vice-présidente de la Ligue évoque un projet mené à Nantes. « Nous allons faire le point sur une recherche qui concerne le mésothéliome, un cancer lié dans la plupart des cas à une exposition professionnelle à l'amiante. Nantes dispose d'une des rares équipes françaises travaillant sur ce sujet. Elle s'attache à trouver une thérapie susceptible de stimuler le système immunitaire ».
30 millions d'euros dans la recherche
Deux autres projets de recherche menés dans le Grand Ouest, sont centrés sur l'inventaire et l'étude des ressources marines. « Il y aura deux interventions sur ce thème, montrant qu'il est possible à partir des produits de la mer, d'isoler des molécules anticancéreuses dont certaines font déjà l'objet d'essais cliniques ».
Rappelons que la Ligue nationale contre le Cancer est en France, le premier financeur associatif de la recherche en cancérologie. « En 2010 et 2011, le budget recherche de la Ligue s'est élevé à 30 millions d'euros », souligne en effet le Pr Jacqueline Godet.
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mardi 14 février 2012

Quand l'aliment est poison

Il y a quelques années, une problématique santé nouvelle a fait son apparition. Son nom : allergie alimentaire. Encore nimbée de mystère, celle que d'aucun qualifie de « maladie du siècle », existe en fait depuis longtemps. Mais les médecins ont commencé assez récemment à mieux connaître ce trouble, au cours duquel le système immunitaire réagit de façon anormale à un (des) aliment(s) qui devrai(ent) pourtant le laisser indifférent. « La prévalence des allergies alimentaires semble être en augmentation depuis quelques années, touchant actuellement 6 à 8 % des enfants de moins de 4 ans -- elles apparaissent habituellement avant cet âge - et 1 à 3,8 % des adultes », note Virginia Ramamihasimbola, diététicienne nutritionniste (mon-suivi-dietetique.fr)(1). Pour simplifier, l'organisme se comporte donc comme si l'aliment ingéré était un agresseur à éliminer.«Il l'attaque en produisant des anticorps (les immunoglobulines ou Ig). Cette agression provoque, via la libération de plusieurs substances pro inflammatoires comme l'histamine, des réactions diverses : picotements sur les lèvres, démangeaisons ou éruptions cutanées, rougeurs sur la peau, production de mucus... Dans les cas les plus graves, les symptômes vont du gonflement du visage à la perte de conscience, en passant par des difficultés respiratoires, des nausées et des vomissements… »

En réalité, le système immunitaire ne réagit pas contre toutes les composantes d'un aliment, mais seulement une ou quelques substances présentes. « Celle-ci est toujours de nature protéique ; il est impossible d'être allergique à un sucre ou à un gras. »En France, cinq produits seraient responsables des trois-quarts des allergies alimentaires : l'œuf, l'arachide (allergie la plus fréquente chez l'enfant de plus de 3 ans), le lait de vache, la moutarde et le poisson. Heureusement, la majorité de ces allergies s'atténuerait voire disparaîtrait avec l'âge. « Seules, celles aux fruits à coque et aux poissons crustacés ont tendance à persister au-delà. » Si la maladie préoccupe autant les spécialistes,« c'est qu'il n'existe à ce jour aucun traitement curatif, sinon l'élimination du produit « toxique » du bol alimentaire. »Une réflexion est néanmoins menée sur la réintroduction de l'aliment allergène à dose infime (par voie sublinguale ou patch transcutané) pour permettre une accoutumance; une hypothèse qui reste à valider. Dernière précision, d'importance. Surtout ne pas prendre l'initiative d'exclure un aliment, et de s'exposer à des carences, sans avoir pris l'avis d'un médecin. « Environ un quart des ménages est persuadé qu'au moins un membre de la famille souffre d'une allergie alimentaire, d'après divers sondages. La réalité est très en deçà. Cela s'explique par le fait qu'il est difficile de distinguer, sans diagnostic, une allergie d'un autre type de réaction à un aliment comme l'intolérance alimentaire. »

1. Pour gérer les changements dans la diète qu'entraîne une allergie alimentaire et trouver des substituts et des recettes sans allergènes, les conseils d'un nutritionniste ou d'une diététicienne peuvent être très utiles. Il ou elle pourra également évaluer si la prise de suppléments alimentaires est nécessaire.

Association Asthme & Allergies. www.asthme-allergies.org

http://www.nicematin.com/article/sante/quand-laliment-est-poison.776258.html
Numéro Vert : 0800 19 20 21 (appel gratuit)

lundi 13 février 2012

Cancer du sein : une nouvelle promotion du dépistage organisé

Les autorités sanitaires affirment qu'il est plus efficace et moins coûteux que le dépistage individuel.
Depuis 2004, la France a mis en place un dépistage organisé du cancer du sein afin de permettre à toutes les femmes de 50 à 74 ans d'accéder à une prise en charge précoce. Huit ans plus tard, seule la moitié des 4,3 millions de personnes concernées en a bénéficié, et 10 % des femmes ont toujours recours au dépistage individuel. Ce que regrettent vivement les responsables de la Haute Autorité de santé (HAS) et de l'Institut national du cancer (Inca). Ce matin, lors d'une conférence de presse, ils ont énuméré de nouvelles recommandations, visant à améliorer cette situation.
"Malgré une nette augmentation au fil des années, la participation au dépistage organisé reste inférieure à la cible de 80 % des Françaises bénéficiaires d'une mammographie et il varie beaucoup selon les départements", regrette le Pr Jean-Luc Harousseau, le président de la HAS. Or le rapport publié aujourd'hui indique clairement les avantages du dépistage organisé : le fait que tous les clichés soient soumis à une double lecture permet d'identifier 9 % de cancers supplémentaires, soit 1 300 cas de plus par an qui ont échappé aux radiologues lors de l'examen. Il insiste aussi sur le fait que tous les radiologues participant au dépistage organisé bénéficient d'une formation continue (ainsi que leurs assistants), que leur matériel est évalué et que les "mauvais clichés" sont refaits. Et évidemment aussi sur le fait que les patientes n'ont rien à débourser.
Autant d'arguments confirmés par le Pr Agnès Buzin, la présidente de l'Inca qui ajoute quelques chiffres : 53 000 nouveaux cancers du sein devraient être dépistés en 2012. Actuellement, le taux de survie à 5 ans est de 85 %, mais il pourrait progresser puisqu'il existe un lien direct entre le stade auquel la tumeur maligne a été diagnostiquée et la survie. "Le (...) Lire la suite sur LePoint.fr

dimanche 12 février 2012

Après un cancer du sein, vive le sport !

L'Institut Curie à Paris, vient de mettre en place un programme d'activités physiques spécialement destiné aux femmes qui relèvent d'un cancer du sein. Bien des études en effet, ont montré une diminution nette du risque de récidive parmi les patientes les plus actives. Pourtant même si c'est un aspect très important de la chose, l'intérêt de telles séances de sport ne s'arrête pas là.
« Bon nombre d'études le confirment, l'activité physique est bénéfique pour limiter le risque de cancer, pour lutter contre la fatigue, pour atténuer les séquelles d'une opération chirurgicale, le risque de dépression », indique l'Institut Curie. Avec l'aide de l'Association Siel Bleu (Siel pour Sport Initiative Et Loisirs), spécialisée dans l'activité physique adaptée, l'Institut propose un programme d'activités physiques aux femmes ayant terminé leurs traitements. Celui-ci entre dans le cadre de leur plan personnalisé de surveillance, dont nous avons déjà parlé.
Une centaine de femmes concernées en Ile-de-France
« Les patientes ont souvent besoin d'être aidées dans leur retour à une vie normale », indique le Dr Laure Copel, en charge de cette initiative. « C'est aussi notre rôle de leur rappeler les principes d'une bonne hygiène de vie, et de les aider à les mettre en pratique pour éviter le risque de rechute »,.
Tout commence par un bilan physique individuel. Celui-ci est effectué par un membre de Siel Bleu. « En fonction des capacités et des souhaits de chacune, nos professionnels font des préconisations concrètes quant à la meilleure façon de bouger davantage, sans forcément faire du sport », explique Jean-Michel Ricard, directeur de Siel Bleu. L'objectif ensuite, cest que la patiente devienne rapidement une actrice de son programme, grâce à l'utilisation d'un carnet de suivi.
Baptisé Acti'v, le programme pilote vient de démarrer. Il concerne une centaine de femmes qui ont été traitées par les équipes soignantes de l'Institut. Trois cours collectifs sont mis en place, et (...) Lire la suite sur destinationsante.com

samedi 11 février 2012

Cancer : les raisons d'espérer

Objectif : que les cancers non guérissables deviennent des "maladies chroniques".
En 2011, près de 150 000 Français sont morts d'un cancer - poumon, côlon, sein, prostate et pancréas totalisant à eux cinq la moitié des décès. Le "crabe" semble toujours vorace, surtout si l'on ajoute les nouveaux cas détectés, 365 500 en 2011. Le vieillissement de la population et les méthodes de dépistage plus fines contribuent à cette permanence. Sans compter les flambées inexpliquées - d'aucuns accusent l'environnement -, comme celle des cancers de la thyroïde. Pourtant l'espoir semble permis. "En 2012, on guérit 55 % des cancers, note le Pr Florence Duffaud (CHU Timone), et pour les autres, nous avons des traitements prolongeant la vie parfois de nombreuses années." Voici les raisons d'y croire avec l'analyse des spécialistes marseillais.
Les thérapies ciblée
L'analyse biologique de la tumeur a bénéficié de progrès spectaculaires en dix ans. Parce qu'on connaît mieux son patrimoine génétique, on sait comment la combattre avec un traitement ciblé dirigé contre l'anomalie moléculaire. "Nous avons des traitements bio guidés pour certains cancers du sein, du rein ou pour 10 % des cancers du poumon, qui remplacent ou complètent la chimiothérapie", précise le Pr Fabrice Barlési (Hôpital Nord). Autre arme efficace : les anti-angiogènes qui s'attaquent aux vaisseaux sanguins dont se nourrit la tumeur. Une thérapie de ce type est attendue en 2012 sur le terrible cancer de l'ovaire qui tue 3 150 Françaises par an.
Chirurgie et radiothérapie plus précises
La chirurgie est moins invasive, donc moins traumatisante. Prenons le cas du cancer du sein. "Depuis 7-8 ans, la moitié des malades ne subissent plus de curage ganglionnaire complet grâce à la technique d'analyse du ganglion sentinelle", note le Pr Patrice Viens (Institut Paoli-Calmettes). La radiothérapie externe "bombarde" plus finement les tumeurs, quand la radiothérapie interne les brûle de l'intérieur. "Pour le rein, et onl'espère pour la prostate, l'avenir est aux thérapies focales, estime le Pr Coulange (CHU Conception). Ce sont des traitements par le chaud ou le froid grâce à une sonde placée dans la tumeur."
Nouveaux médicament
"Il restera des cancers que nous ne saurons pas guérir, reconnaît le Pr Barlési. Mais nous saurons les transformer en maladies chroniques - à l'instar du diabète - grâce aux nouveaux médicaments." On a pu ainsi, récemment, cibler les leucémies myéloïdes chroniques ou les GIST (maladies digestives). Certains porteurs ont désormais une survie prolongée alors qu'auparavant ils mouraient rapidement. Et puis un médicament, qui doublerait l'espérance de vie dans 50 % des cas, est annoncé ce mois-ci pour lutter contre les mélanomes, ces cancers de la peau très agressifs souvent liés à une exposition au soleil.
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/cancer-les-raisons-desperer

vendredi 10 février 2012

Ils ouvrent une voie pour traiter le sida

Une équipe de l’Institut de génétique moléculaire dévoile le rôle crucial d’une molécule dans l’infection par le VIH.
Une nouvelle piste de travail, qui soulève de grands espoirs dans la lutte contre le sida. Des chercheurs de Montpellier ont en effet découvert un moyen inédit de s’attaquer au virus VIH responsable de cette maladie.

Cette avancée majeure a été obtenue grâce à une collaboration initiée en 2005 entre l’Institut de génétique moléculaire de Montpellier (IGMM), une structure du Centre national de la recherche scientifique, l’École normale supérieure (ENS) de Lyon, et l’université Stanford aux États-Unis. Leur travail collaboratif a été publié hier soir dans une revue scientifique américaine, Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Ainsi, les chercheurs y révèlent un des mécanismes qui facilitent l’infection et la propagation du VIH dans les cellules du système immunitaire. Pour rappel, le virus du sida s’attaque à l’un des composants essentiels de ce système : les lymphocytes T. Il se loge dans ces cellules, s’y multiplie, ce qui entraîne une destruction progressive de la défense immunitaire humaine. À un stade avancé, le malade se retrouve exposé à un tas d’infections qui peuvent lui être fatales.
Le mécanisme qui vient d’être identifié met donc en évidence l’importance d’une molécule totalement méconnue du grand public, baptisée du doux nom de Glut-1. Son rôle consiste à transporter le sucre, dont les lymphocytes T ont besoin pour assurer leur fonction.
Naomi Taylor : "Empêcher la propagation du virus"
Dans le détail, ces Glut-1 permettent, en s’exprimant comme disent les scientifiques, l’entrée du sucre, le glucose, dans les cellules. Deux jeunes chercheurs, Séverine Loisel-Meyer, et Louise Swainson, ont ainsi trouvé que l’expression de ce Glut-1 est essentielle dans l’infection des lymphocytes T par le virus du sida. Ainsi, plus il y a de Glut-1, plus l’exposition au virus est forte. A l’inverse, une réduction de l’activité des Glut-1 diminue de façon drastique l’infection par le virus.
Bref, pour faire simple, les chercheurs viennent d’ouvrir une voie royale qui offre des perspectives immenses dans la lutte contre cette maladie. "En contrôlant l’inhibition de l’expression des Glut-1, on pourrait empêcher la propagation du virus aux cellules non infectées", explique Naomi Taylor, qui dirige l’équipe de l’IGMM, dont le travail collaboratif a été soutenu financièrement par le Sidaction et l’Agence nationale de recherche contre le Sida (ANRS).
Autre possibilité : ces Glut-1 pourraient également servir à réveiller le virus présent dans des cellules infectées, et ce afin de le combattre avec des médicaments anti-rétroviraux.
À la recherche appliquée de prendre désormais la relève.
http://www.midilibre.fr/2012/01/30/montpellier-ouvre-une-voie-pour-traiter-le-sida,450865.php

jeudi 9 février 2012

Lutte contre 10 maladies tropicales rares

Une vaste initiative internationale, regroupant partenaires privés et publics, dont la Fondation Bill & Melinda Gates, a été annoncée lundi pour lutter en faveur de l'élimination de 10 maladies tropicales rares. L'industrie pharmaceutique a promis, selon sa Fédération internationale basée à Genève, un don de 14 milliards de traitements pour aider à éradiquer les maladies tropicales négligées dans le cadre de cette initiative.
Pour un impact maximal, ces dons se concentreront sur les neuf MTN qui représentent plus de 90 % du fardeau de ces maladies à l'échelle mondiale. A l'échelle mondiale, les MTN affectent au moins un milliard de personnes, soit une personne sur sept. Chaque année, ces maladies tuent ou invalident gravement des millions de pauvres vivant principalement dans des régions tropicales et subtropicales.
Au total, 13 laboratoires pharmaceutiques ont promis des dons. Ainsi, le laboratoire Sanofi s'est engagée plus spécifiquement sur la lutte contre la maladie du dossier, qu'elle compte éradiquer d'ici 2010. En partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, Sanofi s'engage à distribuer en 2012 et 2103 des traitements pour 30 millions de personnes. De son côté, le laboratoire suisse Novartis a promis de reconduire son engagement en faveur de l'élimination de la lèpre, qui prévoit un don de médicaments estimé à 22,4 millions USD et permettant de soigner 850.000 personnes. Enfin, la Fondation Bill & Melinda Gates a promis de berser 363 millions USD sur une période de 5 ans, pour aider à acheter des médicaments ou financer la recherche sur ces MTN.

mercredi 8 février 2012

Le réglage de l'horloge biologique en cause dans le diabète

Les troubles du sommeil augmentent le risque de devenir diabétique : la responsabilité d'un gène, qui joue un rôle-clé dans le réglage de notre horloge biologique, vient d'être établie dans la forme la plus courante de la maladie, selon une équipe franco-britannique. Depuis quelques années, on sait qu'un mauvais sommeil augmente le risque de devenir diabétique, mais l'on ignorait pourquoi. L'équipe menée par des chercheurs de Lille (Pr Philippe Froguel, Institut Pasteur-CNRS-Imperial College London) vient d'établir la responsabilité d'un gène-clé de la synchronisation de notre horloge biologique dans le diabète le plus répandu, le diabète de type 2 (90 % des cas). Ces travaux, publiés dimanche dans la revue spécialisée Nature Genetics, pourraient déboucher sur de nouveaux médicaments pour soigner ou prévenir cette maladie métabolique, selon les chercheurs.
Ils se sont intéressés au récepteur d'une hormone appelée mélatonine, produite par une petite glande du cerveau (l'épiphyse) quand la lumière décroît. La mélatonine, également appelée hormone de la nuit, joue le rôle de "gardien" de l'horloge biologique, qu'elle synchronise avec la tombée de la nuit, explique le Pr Froguel. Les chercheurs ont séquencé le gène "MT2" qui commande la synthèse de ce récepteur chez 7 600 diabétiques et sujets normaux. Ils ont trouvé 40 mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine que l'on trouve dans le pancréas et le cerveau. Parmi ces mutations, 14 rendent inopérant ce récepteur.

"Cela n'explique pas tous les cas"

Les porteurs de ces mutations qui les rendent insensibles à la mélatonine ont un risque de développer le diabète de près de sept fois plus élevé que les autres, assure le professeur Froguel. Toutefois, il évalue "à entre un et deux pour cent la proportion de diabétiques de type 2" concernés par ce dysfonctionnement génétique. "Cela n'explique pas tous les cas", dit-il en rappelant la diversité des causes génétiques du diabète. Au niveau thérapeutique, plutôt que d'utiliser la mélatonine, dont on se sert contre le décalage horaire, on pourrait tester des médicaments qui activent ces récepteurs défaillants, comme certains médicaments déjà utilisés contre la dépression saisonnière hivernale (agomélatine par exemple), avance-t-il. De tels antidépresseurs nécessitent cependant des précautions.
Le diabète de type 2 touche plus de 300 millions de personnes dans le monde, dont 3 millions en France. Un chiffre qui devrait doubler dans les prochaines années du fait de l'épidémie d'obésité et des modes de vie sédentaire accompagnés d'une alimentation trop riche en graisses et en glucides. Certains facteurs génétiques peuvent également favoriser son apparition.
http://www.lepoint.fr/sante/le-reglage-de-l-horloge-biologique-en-cause-dans-le-diabete-29-01-2012-1424896_40.php

mardi 7 février 2012

Hôpitaux : les infections nosocomiales méritent plus d'attention

En recensant les personnes ayant déclaré une maladie infectieuse dans les trente jours suivant leur sortie de l'hôpital, des chercheurs estiment que le risque de contamination à l'occasion de soins est, en réalité, trois fois plus important que celui déclaré par les établissements de santé. Pour arriver à cette conclusion, une équipe de chercheurs américains a mené une étude rétrospective dans 27 hôpitaux du comté d'Orange, en Californie. Les résultats de leur travail sera publié dans le numéro de février de la revue Infection Control and Hospital Epidemiology.
Les Américains devront-ils revoir les classements de leurs hôpitaux ? Dans certains grands pays, il existe de tels palmarès, réalisés non seulement sur la qualité des médecins et des soins prodigués, donc des guérisons obtenues, mais aussi sur la capacité à limiter le nombre d'infections nosocomiales. Leurs résultats sont évidemment regardés attentivement par les patients, car la peur d'être contaminés par un microbe présent à l'hôpital est fréquente, a fortiori chez ceux qui se font opérer et ceux dont le système immunitaire est défaillant. Ce qui leur permet de choisir - dans la mesure du possible - le meilleur établissement près de chez eux.
En France, la surveillance des infections chez les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale s'effectue bien jusqu'à 30 jours après la sortie du patient (un an en cas de pose de prothèse). "Mais il est totalement impossible d'obtenir les résultats service par service, voire hôpital par hôpital", regrettent les auteurs du Classement des hôpitaux pour Le Point. "Nous ne disposons que d'un indice composite dans lequel interviennent la quantité de solution hydroalcoolique utilisée, le bon usage des antibiotiques ou encore les taux moyens d'infections. C'est inutilisable !"

Nombre réel d'infections nosocomiales

La récente étude américaine n'a, elle, porté que sur les infections nosocomiales à staphylocoque doré résistant à la méticilline (Sarm). Et d'emblée Taliser Avery, de la Harvard Medical School à Boston (Massachusetts), et ses collègues rappellent que les séjours hospitaliers étant de plus en plus courts, la probabilité de détecter des infections nosocomiales à Sarm après la sortie ne cesse d'augmenter. Ils ont étudié, a posteriori, les dossiers des adultes admis en soins aigus entre 2002 et 2007. Si un patient arrivait avec une infection à Sarm dans un établissement de santé et qu'il avait été hospitalisé dans les 30 jours précédents, son infection était comptabilisée dans la première hospitalisation. C'est ainsi que les chercheurs aboutissent à un triplement de l'incidence moyenne des infections nosocomiales, qui est passée de 12,2 à 35,7 pour .............. lire la suite de l'article sur lepoint.fr.... http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/hopitaux-les-infections-nosocomiales-meritent-plus-d-attention-26-01-2012-1424046_57.php

lundi 6 février 2012

Alzheimer: bientôt un test prédictif?

Les recherches du Pr Etienne-Emile Baulieu pourraient permettre un dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer. Le Pr Baulieu n'est pas seulement l'homme qui a inventé la pilule abortive ou découvert le mécanisme de la DHEA. Voilà plusieurs années qu'il s'intéresse à un composé naturel appelé immunophiline, qui semble jouer un rôle important dans la survenue de la maladie d'Alzheimer. Selon ce scientifique, un test prédictif pourrait être mis au point d'ici deux à trois ans, si l'on s'en "donne les moyens". En revanche, il faudra certainement attendre beaucoup plus longtemps avant d'envisager un traitement préventif.


Retrouvez cet article sur lexpress.fr

samedi 4 février 2012

Un médicament miracle pour soigner l'alcoolisme ?

Le Baclofène - un relaxant musculaire notamment utilisé pour traiter certaines pathologies neurologiques - pourrait-il être le remède miracle pour soigner l'alcoolisme ? Olivier Ameisen, professeur de cardiologie de l’université de l’Etat de New York et auteur du best-seller "Le Dernier verre", en est persuadé. Après avoir lui-même vaincu son addiction en ayant recours à ce traitement, le praticien assure qu'avec ce médicament, "on oublie l’envie de boire, il n’y a aucun effort à faire". Une étude médicale sera lancée en septembre pour tester son efficacité. Les premiers résultats de cette étude sont attendus courant 2013

"Dans un an et demi, les scientifiques devront avoir répondu à cette question : le Baclofène est-il un médicament pour lutter contre l’addiction à l’alcool ?", annonce ce mardi matin Europe 1.
Dans les mois à venir, en septembre si tout se passe comme prévu, une étude visant à répondre à cette question sera lancée. Un an plus tard, les premiers résultats seront annoncés. Et la réponse à cette interrogation connue.
"Cela fait des années qu’on attendait que cette étude soit lancée"
Cette étude est attendue de longue date par nombre de personnes souffrant d'alcoolisme, tant l'espoir que suscite le baclofène est important, rappelle
le Parisien de ce mardi. "Cela fait des années qu’on attendait que cette étude soit lancée", illustre ainsi Sylvie, porte-parole de l’association Baclofène, au quotidien parisien.
"Aucun effort à faire"
D'autres personnes alcooliques n'ont pas, pour leur part, eu la patience d'attendre ces résultats. Et les résultats sont, d'après eux, des plus probants. D'après Olivier Ameisen, auteur du "Dernier verre", il n'y a "aucun effort à faire" pour vaincre une addiction avec le Baclofène. Le médicament agirait en effet sur le cerveau pour bloquer la dopamine, un neurotransmetteur "coupable" d'entraîner des addictions. "Avec ce médicament, on oublie l’envie de boire, il n’y a aucun effort à faire", promet encore le professeur en cardiologie.

Un optimisme qui ne fait pas l'unanimité
Mais ce traitement génère toutefois de la méfiance. Pour Michel Lejoyeux, le président de la Société française d’alcoologie, il faut se méfier "des pilules miracles qui n’ont pas fait l’objet d’études contrôlées", comme il l'explique au Parisien. "Je suis convaincu qu’aucun traitement médicamenteux ne pourra jamais, à lui seul, traiter la dépendance alcoolique. Il faudra toujours y associer une approche relationnelle et psychothérapique", continue-t-il.

Même réserve du côté de l'Afssaps, où l'on explique que "nous ne connaissons pas les effets secondaires de cette molécule aux doses où elle est prise contre l’addiction à l’alcool". Implicitement; l'agence francaise de sécurité sanitaire des produits de santé préconise donc d'attendre la publication des résultats de l'étude avant de se chercher à obtenir le traitement...
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/sante-un-medicament-miracle-pour-soigner-l-alcoolisme-24-01-2012-1576764.php

vendredi 3 février 2012

Rhume: se laver le nez, le meilleur geste anti-rhume

Pulvériser un jet d’eau salée dans les narines, cela ne vaut pas un bon bain de mer, pensez-vous. Erreur ! Ce geste d’hygiène a des bienfaits sur la prévention, le soin et le confort respiratoire. Surtout l’hiver, quand les rhumes nous guettent…
La muqueuse nasale filtre des milliers de litres d’air par jour. Directement au contact de l’environnement, elle constitue la première barrière de protection du système respiratoire contre les agents extérieurs (virus, bactéries, allergènes, polluants…). Elle épure l’air inspiré avant qu’il n’atteigne les poumons.Soumise en permanence à des agressions, cette muqueuse peut être victime d’une réaction inflammatoire locale qui se traduit par un écoulement, des éternuements et une production excessive de mucus à l’origine d’une gêne respiratoire, car le nez est alors bouché. La muqueuse nasale protège, mais il faut elle aussi la protéger.>> A lire aussi : Quelle huile essentielle pour enrayer un rhume
Comme il permet de débarrasser la muqueuse nasale de l’excès de mucus, des pollens et des agents pathogènes (virus, bactéries…) qui s’accumulent à sa surface, il permet aux muqueuses de jouer pleinement leur rôle, et agit en prévention. En favorisant la désobstruction des fosses nasales, il diminue également la gêne respiratoire. Voilà pourquoi se laver le nez peut être un geste de base dans les rhinopharyngites sans complication, et un geste essentiel chez les nourrissons et jeunes enfants qui ne savent pas toujours très bien se moucher. Enfin, il constitue un vrai geste d’apaisement et de soulagement chez celles et ceux qui souffrent de rhinite allergique.>> A lire aussi : Le nez sec, ça peut être un problème
Chez le nourrisson, ce lavage s’effectue de préférence avant les repas ou la tétée. Il faut placer le bébé sur le dos, la tête tournée sur le côté, jamais en arrière pour éviter un spasme du larynx. L’instillation (pulvérisation) se fait dans la narine supérieure en faisant en sorte que le liquide (...) Lire la suite sur TopSante.com

jeudi 2 février 2012

De Marie Curie à nos jours, les rayonnements de la radioactivité en santé

Radioactivité : peu de mots aujourd'hui, sont porteurs d'un rayonnement aussi négatif ! Attaché ad vitam aeternam à des catastrophes volontaires comme les explosions d'Hiroshima et Nagasaki, ou involontaires comme les accidents de Three Mile Island, Tchernobyl ou Fukushima, la radioactivité est considérée par beaucoup, comme un compagnon mal-maitrisé voire diabolique de l'ère moderne. Et pourtant… que de bienfaits nous a-t-elle dispensés depuis plus d'un siècle, et de combien d'espoirs est-elle encore porteuse en santé !
Dans le domaine médical en effet, la radioactivité est à l'origine d'avancées littéralement phénoménales. Phénoménales mais… finalement peu connues du grand public. Chef du service de médecine nucléaire à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), le Pr André Aurengo est un éminent spécialiste de la question. Il ouvre pour nous, le livre d'histoire de sa discipline. Rencontre.
André Aurengo, 62 ans, est professeur de médecine nucléaire et de biophysique. Il nous reçoit dans son modeste bureau de la Pitié, à l'entrée de son service. La voix est calme, le ton posé. C'est avec passion pourtant, que ce médecin également diplômé de l'Ecole de polytechnique et membre de l'Académie de médecine remonte aux toutes premières heures de la médecine nucléaire. Nous voici donc revenus grâce à lui, à la fin du XIXème siècle.
L'aventure commence bien sûr avec la découverte des rayons X par un physicien, l'Allemand Wilhelm Conrad Röntgen. En fait comme il ne savait comment nommer ce nouveau rayonnement, il a presque naturellement porté son choix sur le X ! C'était en 1895 ; la première radiographie, montrant les os de la main de Mme Röntgen, fera le tour du monde en quelques semaines.
Derrière Röntgen, de nombreux scientifiques vont s'engouffrer dans cette voie et y consacrer leur carrière. Ce sera le cas d'Henri Becquerel puis de Pierre et Marie Curie qui découvrent un rayonnement venant de certains atomes. Marie l'appelle « radioactivité ». Tous les trois se (...) Lire la suite sur destinationsante.com

mercredi 1 février 2012

Le diabète de type 2 traité par la chirurgie ?

Après des années d'atermoiement, on s'apprête, aujourd'hui, à sauter le pas : proposer aux personnes obèses et diabétiques une chirurgie bariatrique (1) comme traitement de leur maladie métabolique. Un protocole démarre actuellement, impliquant plusieurs centres en France, dont le service d'endocrinologie du CHU de Nice. Au total, cinq cents patients seront inclus : « Ces personnes, âgées de 18 à 65 ans et avec un IMC supérieur à 35, auront aussi en commun d'être atteintes d'un diabète de type 2 mal équilibré et d'avoir déjà bénéficié de traitement par de l'insuline ou des analogues du GLP1 (exénatide, liraglutide) », détaille le Pr Jean-Louis Sadoul, endocrinologue au CHU de Nice et instigateur de cette étude pour la région. « Un tirage au sort sera réalisé. Une partie de la cohorte bénéficiera de la poursuite du traitement médical avec une optimisation et une intensification du traitement, les autres seront traités par la chirurgie », précise-t-il.
80 % de patients guéris
Pourquoi envisager une solution aussi radicale que la chirurgie pour traiter une maladie comme un diabète ? D'abord, parce que ça marche ! « Aujourd'hui, on est sûr que la chirurgie de l'obésité améliore le diabète lié à l'excès de poids et diminue la mortalité des patients obèses. » Une assurance qui se fonde sur la vingtaine d'études réalisée à travers le monde, auprès de quelque quatre mille personnes, suivies sur une période de quinze ans. « Toutes avaient bénéficié d'un gastric bypass, soit la plus fréquente des chirurgies bariatriques, explique le Pr Sadoul.Dès les premiers mois suivant l'opération, avant même que le poids ne diminue de façon importante, le diabète était amélioré. Et, à moyen terme, 80 % de ces patients étaient totalement guéris ou contrôlés. » Aujourd'hui, les sociétés savantes américaines et européennes intègrent cette chirurgie dans leurs recommandations sur la prise en charge du diabète. La France n'a pas encore emboîté le pas. « On attend des preuves beaucoup plus formelles, comme pour les médicaments. D'où le lancement de cet essai clinique. »Auxquels tous les patients de la région sont invités à participer.
1. Chirurgie qui consiste à restreindre l'absorption des aliments : anneau ajustable, bypass, sleeve.
Pour plus d'infos sur le protocole, écrivez à : diabsurg.nice@laposte.net
Trop de patients mal équilibrés
Selon l'étude DIAttitude, une proportion importante de personnes diabétiques de type 2 ne bénéficie pas de soins suffisants. 150 000 patients seraient ainsi mal équilibrés, se trouvant alors exposés à un risque élevé de complications graves : cécité, amputation…
En cause dans ce défaut de soin, des problèmes d'organisation, mais aussi le comportement de certains malades - qui peinent à respecter les recommandations d'hygiène de vie ou à prendre tous leurs traitements - et de certains médecins, qui assurent un suivi insuffisant.
Si la chirurgie n'est pas la panacée, car elle n'est pas dénuée de risques et d'effets secondaires, elle pourrait soulager ces patients de l'épée de Damoclès qui menace leur santé.
http://www.nicematin.com/article/papier/le-diabete-de-type-2-traite-par-la-chirurgie.763756.html