mardi 11 juin 2013

Brûlures : plusieurs centaines de patients soignés à Toulouse

Toulouse accueille le 33e congrès de la société française d’étude et de traitement des brûlures les 12, 13 et 14 juin. Avec pour thème les brûlures aux âges extrêmes de la vie.
Troisième étage du bâtiment H3 Guy Lazorthes de Rangueil. Tout est silencieux, la température dépasse les 25 degrés. Ici, les patients dorment. L’anesthésie fait partie du soin. «On doit les transporter au bloc tous les deux jours en moyenne pour des pansements, des greffes, de la chirurgie… L’anesthésie générale est nécessaire pour calmer leurs douleurs et pour ne pas les épuiser. Toute leur énergie est ainsi consacrée à la cicatrisation », souffle le docteur Jacky Laguerre, responsable du service des grands brûlés adultes du CHU de Toulouse. Il y exerce depuis 1984, date de la création du service par le professeur Michel Costagliola, inventeur de la notion de brûlologie. «La brûlure, c’est la plus grosse agression qui existe. Avoir des équipes spécialisées, c’est tout l’enjeu aujourd’hui. Nous ne sommes que 150 en France » souligne le docteur Laguerre.
«Une bonne prise en charge, c’est une réinsertion sociale plus rapide. Un patient traité dans un service comme le nôtre coûte cher en hospitalisation mais il aura moins de séquelles (articulaires, esthétiques…) ensuite ».
L’hôpital Rangueil accueille une centaine de brûlés graves chaque année et autant de petits et moyens brûlés suite à des accidents domestiques, accidents électriques et tentatives de suicide. «Les personnes âgées sont plus nombreuses qu’avant, en raison du vieillissement de la population mais aussi de gestes inadaptés : feu d’herbes sèches allumé à l’essence, le café brûlant qu’on boit au lit… Leur peau est fine, fragile, et la prise en charge difficile en raison des multiples pathologies qu’elles peuvent présenter par ailleurs. Et, quand on arrive à les greffer, il reste le problème de la rééducation» souligne le docteur Laguerre.
À l’hôpital des enfants, le docteur Luana Carfagna reçoit, depuis deux ans des patients de plus en plus jeunes. «Avant, on voyait des enfants brûlés autour de 18 mois, âge des explorations dans la maison. Maintenant, c’est 10-12 mois et parmi les nouvelles causes de brûlures celles causées par les cheminées à éthanol. On constate aussi une augmentation des brûlures par ébouillantement chez les petits. Un manque d’inattention est vite arrivé…»

http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/11/1647467-brulures-plusieurs-centaines-de-patients-soignes-a-toulouse.html

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