mercredi 30 novembre 2011

Mon cœur palpite, et alors ?

Les meilleurs experts de la fibrillation auriculaire, dont le Pr Saoudi, de Monaco, étaient réunis, la semaine dernière, en Principauté (1), pour rendre leurs « conclusions » sur la prise en charge de ce trouble. Celui-ci est extrêmement fréquent, puisqu'il concerne près de 20 % de la population au-delà de 65-70 ans.
Fibrillation auriculaire : deux mots pour résumer une pathologie assez complexe.
Les précisions du Pr Gilles Dreyfus, directeur médical du Centre cardio-thoracique de Monaco :« Il s'agit d'une perturbation du rythme cardiaque provoquée par des signaux électriques désorganisés provenant des oreillettes (cavités supérieures du cœur, ndlr).
« Cette perturbation porte atteinte à l'orchestration des contractions normales, coordonnées entre les oreillettes et les ventricules (cavités inférieures, ndlr), compromettant la capacité du cœur à envoyer efficacement le sang dans le corps. » La fréquence cardiaque peut alors atteindre jusqu'à 100 à 150 battements par minute, voire plus.
Une dégénérescence du tissu électrique
Si cette maladie n'engage pas le pronostic vital, elle est source d'anxiété et très invalidante. « La plupart des malades sont alertés par des palpitations qui surviennent autant à l'effort qu'au repos ; d'autres ne ressentent aucun symptôme ou finissent par mettre le couvercle sur leurs troubles, sans plus s'en inquiéter. Au risque de le voir s'aggraver ou de perdre des chances en termes de thérapeutique. »
Des thérapeutiques qui varient selon les causes de la fibrillation. « Elle est le plus souvent liée à une dégénérescence du tissu électrique cardiaque, liée à l'âge ou à une hypertension mal ou pas contrôlée.
« Dans ces formes de fibrillation auriculaire isolée, on commence toujours par un traitement médical à base d'antiarythmiques, pour rétablir un rythme régulier, et d'anticoagulants. Le risque est, en effet, que la stagnation du sang ne favorise la formation de caillots qui peuvent migrer et provoquer une embolie cérébrale. »
L'autre traitement, plus « radical », l'ablation, est généralement proposé lorsque le trouble a moins de deux ans (c'est là qu'il est le plus efficace) ou si les patients ne répondent pas aux médicaments :« On réalise une cartographie précise du cœur et on brûle les zones électriques qui déclenchent la fibrillation… »Un traitement performant qui se fait par voie percutanée (sans ouvrir le cœur), mais long - jusqu'à six heures d'intervention - et coûteux. D'où des indications très précises.
Reste enfin la chirurgie proprement dite, réservée, elle, aux cas les plus sévères, lorsque l'insuffisance auriculaire est associée à une insuffisance mitrale (atteinte de la valve entre l'oreillette et le ventricule gauches).
Toutes causes confondues, la fibrillation auriculaire trouve une issue thérapeutique dans 70 à 85 % des cas. L'espoir de guérison par ablation étant directement lié à la précocité du dépistage.
1. Dans le cadre de la 23e Journée internationale du Centre cardio-thoracique de Monaco, qui s'est tenue le vendredi 11 novembre sur le thème « Controverses en cardiologie médico-chirurgicale ».

mardi 29 novembre 2011

Un patient sur deux diffère ses soins pour des raisons économiques

Les professions libérales de santé affirment qu'un patient sur deux (53 %) repousse certains soins pour des raisons économiques et qu'un quart d'entre eux discutent le prix, selon une étude commandée par la société financière CMV Médiforce. Selon cette étude, qui va devenir annuelle et prendre la forme d'un observatoire des professions libérales de santé, ce sont les pharmaciens (75 %), les vétérinaires (75 %) et les chirurgiens-dentistes (63 %) qui constatent le report des soins ou des achats de produits de santé pour les patients ou leur animal de compagnie.

Près d'un quart (24 %) des patients "n'ont jamais été aussi attentifs aux coûts de la santé" et "se placent même en situation de négociateurs", indique l'étude. Ces discussions du prix des soins sont les plus fréquentes chez les kinés (30 % des patients), les médecins spécialistes (28 %) et les dentistes (27 %). Seulement 23 % des professionnels estiment que "les patients acceptent comme avant les traitements et les soins proposés". Cette étude a été menée auprès de 450 professionnels de santé travaillant en libéral : médecins généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes et vétérinaires.
Professionnels libéraux inquiets pour leurs revenus

L'étude CMV Médiforce montre aussi que les professionnels libéraux de santé sont inquiets pour leurs revenus, compte tenu de la crise et des difficultés financières des patients. L'échantillon interrogé des 350 000 libéraux de santé donne une note mitigée de 5,8/10 à la situation actuelle de leur profession, et une note encore plus basse (5,1/10) quand ils envisagent leur avenir. Infirmiers et chirurgiens-dentistes mettent en avant l'augmentation des charges qui pèsent sur leur activité.

Les kinés, pour 46 % d'entre eux, ont une sensation de dévalorisation et se plaignent d'une surcharge de travail. Pour plus d'un vétérinaire sur deux, c'est la menace de l'achat de médicaments sur Internet qui préoccupe le plus. Ce sujet monte également très fort dans l'esprit des pharmaciens. Les infirmiers et les infirmières installés en libéral sont les plus optimistes et donnent une note de 7,1/10 à leur situation professionnelle.
http://www.lepoint.fr/sante/un-patient-sur-deux-differe-ses-soins-pour-des-raisons-economiques-18-11-2011-1397568_40.php

lundi 28 novembre 2011

Verrues : un sparadrap sinon rien !

Une récente étude américaine relatée dans le Journal international de médecine (JIM) montre que la pose de sparadraps sur les verrues ferait aussi bien que les traitements actuellement proposés, sans effet secondaire. Ses auteurs concluent qu'une "occlusion laissée en place pendant 7 jours" et renouvelée au bout de quelques semaines constitue "une solution anodine qui mérite d'être essayée avant d'avoir recours à des traitements inconfortables et douloureux. Ou après l'échec de ces derniers". Un message qui ravit le Pr Claudine Blanchet-Bardon, la vice-présidente du syndicat national des dermato-vénérologues.
Les verrues virales sont dues à des papillomavirus (HPV). Certaines sont en relief et elles siègent surtout sur le dos des mains et les genoux. Elles peuvent également se développer autour des ongles, le plus souvent chez les enfants qui s'arrachent les peaux. En général, elles ne sont pas douloureuses à la différence des verrues enchâssées dans la peau épaisse de la plante des pieds et qui font très mal à la pression. "Les HPV sont présents partout, aussi bien sur les parquets des domiciles qu'au bord des piscines ou encore sur les tatamis de judo", rappelle le Pr Blanchet-Bardon. Personne n'échappe donc à leur rencontre. Mais c'est vers l'âge de 8 à 10 ans que le risque de souffrir de ce problème est le plus important. Il diminue ensuite avec l'âge, ce qui indiquerait la formation d'une immunisation progressive.
Ne rien faire
Côté traitement, la dermatologue est formelle : en l'absence de douleur, il ne faut rien faire. "Chez les gens dont le système immunitaire fonctionne normalement, les verrues ont une durée de vie de 3 mois à 3 ans et elles finissent toujours par disparaître", rappelle-t-elle. "C'est ce qui explique les succès des rebouteux. Moi, je propose à mes jeunes patients de dessiner tous les soirs leurs verrues et de leur donner l'ordre de partir (avec parfois un traitement local léger en plus). Et ça marche ! Mais je pourrais aussi bien leur conseiller d'enterrer un oignon sous un chêne par une nuit sans lune"...
Le traitement des verrues banales répond, pour cette spécialiste, à une forte pression sociale. Les gens n'admettent pas que l'on ne fasse rien. Pour elle, seuls les produits kératolytiques, qui dissolvent la kératine, la partie cornée de la peau, ont un intérêt. Quant à la présence de sparadraps, elle entraîne des modifications de la couche cornée de la peau et les virus HPV n'apprécient ni l'augmentation de la température locale, ni la macération. Pour les verrues plantaires, qui sont douloureuses, il faut gratter le cal qui se forme localement et essayer d'extraire la verrue avec ces fameux kératolytiques.
Torture
Concernant les autres traitements, Claudine Blanchet-Bardon est très sévère : "La cryothérapie est une torture pour les enfants. Le produit à - 172 °C fait très mal, en particulier sur le bout des doigts, et il n'est pas rare de voir un rebond : la verrue traitée disparaît et autour se forme une couronne des nouvelles petites verrues. Mais le pire est la même thérapie vendue en pharmacie. Cet ersatz d'azote liquide, mal utilisé par les mamans, peut provoquer des nécroses cutanées que nous devons traiter à l'hôpital. Employé pour les verrues du tour de l'ongle, ce produit agressif risque de détruire une partie de la matrice et créer des anomalies définitives des ongles." Enfin, la spécialiste met en garde contre la chirurgie des verrues plantaires - qui peut laisser des cicatrices douloureuses à vie - et les lasers. Alors vive les pansements !
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http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/verrues-un-sparadrap-sinon-rien-16-11-2011-1396924_57.php

dimanche 27 novembre 2011

Plus de deux tiers des Français ne mangent pas cinq fruits et légumes par jour

La majorité des Français ne respectent pas la recommandation officielle de manger au moins cinq portions de fruits et légumes différents par jour, selon une enquête de l'organisme de recherche et d'études Crédoc, diffusée mardi. Seulement 31 % des Français respectent cette recommandation inscrite dans le Programme national nutrition santé (PNNS, élaboré au niveau gouvernemental pour améliorer la santé des Français), d'après cette étude réalisée auprès de 1 222 foyers.
Chez les enfants, le seuil des cinq fruits et légumes "est très loin d'être atteint", a souligné mardi Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc lors d'une présentation à la presse. Seulement 9 % de la tranche d'âge 3 à 14 ans respectent cette recommandation numéro un du PNNS. Mais la tendance sur les dernières années est relativement encourageante, avec une proportion croissante de Français se classant comme "grands consommateurs de fruits et légumes", relève Mme Hébel.
Légère amélioration
Ainsi les adultes, qui n'étaient que 27 % à manger plus de cinq fruits et légumes par jour lors d'une enquête similaire du Crédoc en 2007, sont désormais 31 %. Parallèlement, la part des "petits consommateurs" de fruits et légumes (de 0 à 3,5 portions) est aujourd'hui de 45 % contre 47 % en 2007. Paradoxalement, ce sont les personnes les plus âgées qui mangent le plus de fruits et de légumes en termes de quantité : les plus fortes consommations sont observées chez ceux qui sont nés avant 1946 et qui donc ont plus de 65 ans, avec un "pic" de consommation autour de 70 ans.
À l'inverse, ce sont les plus jeunes générations adultes, nées après 1977, qui montrent les plus faibles consommations de fruits et légumes toujours en termes de quantité. "Il y a un effet générationnel assez fort dans la consommation. On est marqué par sa génération dans ses habitudes alimentaires", explique Mme Hébel, comme celle de finir systématiquement un repas par un fruit. L'enquête a été réalisée entre octobre 2009 et juillet 2010 auprès de 2 560 personnes. Chacun des sondés a noté minutieusement pendant sept jours tout ce qu'il a mangé
http://www.lepoint.fr/sante/plus-de-deux-tiers-des-francais-ne-mangent-pas-cinq-fruits-et-legumes-par-jour-15-11-2011-1396418_40.php

samedi 26 novembre 2011

Et si vous pouviez choisir la couleur de vos yeux

Vous avez toujours rêvé d'avoir les yeux bleus, mais ne supportez pas l'idée de porter à vie des lentilles de contact ? Un médecin américain a peut-être trouvé le moyen d'exaucer votre souhait. Le docteur Gregg Homer du Stromal Medical en Californie, qui planche depuis une dizaine d'années sur le moyen d'éclaircir l'iris de l'oeil, a annoncé au début du mois qu'il avait mis au point une technologie capable de faire passer les yeux du marron le plus sombre au bleu.

Cette technique, baptisée Lumineye technology, est basée sur l'utilisation d'un laser et consiste à brûler la mélanine présente dans la couche supérieure de l'iris. Car c'est à cet unique pigment, également présent dans la peau et les cheveux, que l'on doit les différentes nuances que peuvent prendre les yeux, du noir au bleu, en passant par le marron et le vert. Schématiquement, plus la concentration en mélanine est forte, plus l'iris est foncé, sachant qu'une absence totale de cette substance aboutit aux yeux rouges, voire violacés, des personnes albinos et s'accompagne le plus souvent d'une déficience visuelle.
Des résultats irréversibles

L'opération dure, en tout et pour tout, une vingtaine de secondes. Après cette intervention, les yeux mettent, selon le docteur Gregg Homer, de deux à trois semaines à prendre leur couleur bleu définitive. Mais, attention, la décision devra être mûrement réfléchie, car les résultats seront irréversibles. Il demeure en effet impossible de repigmenter des iris ainsi décolorés. Le praticien affirme pourtant qu'il a déjà été contacté par des milliers de personnes prêtes à se lancer dans l'aventure.

Quoi qu'il en soit, il leur faudra encore prendre patience avant de s'offrir les yeux de leur rêve, car le Stromal Medical n'a pour l'heure réalisé que très peu d'essais cliniques et l'on ignore encore si la technique est d'une totale innocuité. C'est d'ailleurs pour cette raison que le docteur Gregg Homer sillonne, depuis quelques jours, les plateaux de télévision américains pour présenter sa Lumineye technology. Il lui manque encore près de 500 000 dollars (soit environ 366 000 euros) pour valider sa technique... Le temps peut-être pour les aspirants patients d'économiser la modique somme de 3 600 euros qu'ils devront débourser pour l'opération.
http://www.lepoint.fr/science/et-si-vous-pouviez-choisir-la-couleur-de-vos-yeux-14-11-2011-1396008_25.php

vendredi 25 novembre 2011

Cancer du sein : après la mastectomie…

« Environ 30% des patientes atteintes d'un cancer du sein subissent une mastectomie », nous explique le Dr Magali Dejode, chirurgien oncologue à l'Institut de Cancérologie de l'Ouest, à Nantes.
Partielle ou complète, l'ablation d'un sein – c'est cela, une mastectomie - est naturellement vécue par beaucoup de malades comme « une mutilation portant atteinte à leur féminité ». C'est aussi, un rappel permanent de l'existence de la maladie. La perspective de pouvoir bénéficier d'une reconstruction mammaire est bien entendu, porteuse d'espoir.
« Nous l'évoquons dès la consultation d'annonce de la maladie, mais nous laissons entièrement le choix à chaque malade. Certaines préfèrent ne pas subir de nouvelle intervention chirurgicale », nous explique Magali Dejode. D'autant qu'il s'agit d'une chirurgie lourde, qui nécessite souvent 3 opérations successives. Pour en bénéficier, « il faut toutefois attendre de 6 à 8 mois après la fin des autres traitements, notamment de radiothérapie. Cela donne le temps aux séquelles cutanées de cicatriser.
La peau aussi, a besoin de retrouver une certaine qualité, de regagner son élasticité ». En revanche, aucun délai maximum n'est opposé aux femmes qui souhaiteraient se faire opérer des années après avoir guéri de leur cancer. « Certaines patientes se font même opérer 10 ou 15 ans après leur mastectomie », ajoute-t-elle.
Plusieurs options s'offrent au chirurgien :
- La reconstruction par insert d'un implant prothétique, placé sous le muscle pectoral ;
- La reconstruction par lambeaux. Il peut alors s'agir de lambeaux de tissu du muscle dorsal ou abdominal de la patiente ;
- Enfin, « une technique émergente offrira peut-être un choix d'avenir, mais elle n'est pas encore au point. Il s'agit de l'injection de tissus graisseux sous une coque. Celle-ci est appliquée sur la zone correspondant à l'emplacement du sein, pour soulever la peau et créer un vide. Les chirurgiens peuvent alors le combler avec des tissus graisseux prélevés sur la (...) Lire la suite sur destinationsante.com

jeudi 24 novembre 2011

Rhume, grippe : l'oignon, le meilleur médicament naturel ?

L'oignon est riche en sels minéraux et en oligo-éléments. Combinés ensemble, ces substances minérales participent à la bonne santé de votre organisme et surtout, elles stimulent vos défenses naturelles.
En homéopathie Allium cepa (fabriqué à partir du bulbe d'oignon frais) est utilisé pour les infections des voies respiratoires supérieures et notamment pour les rhinites allergiques ou infectieuses. Dès que vous attrapez un rhume qui provoque de nombreux éternuements et un écoulement nasal clair et abondant, prenez des granules d'Allium cepa.Posologie : Allium cepa 5 CH, dès le début du rhume et de l'écoulement nasal, 3 granules à prendre toutes les deux heures pendant trois jours, puis espacer les prises lorsqu'il y a une amélioration des symptômes.>> A lire aussi : 10 remèdes pour soigner votre rhume au plus vite
Pour booster l'organisme en période d'épidémie de grippe et renforcer vos défenses immunitaires, le Dr Valnet, médecin et père de l'aromathérapie, préconise d'émincer deux oignons, de les laisser mariner quelques heures dans 500 ml d'eau de source et de boire un verre de ce macérat d'oignon entre les repas et un au coucher.>> A découvrir aussi : d'autres remèdes anti-grippe dans notre encyclo de la santé au naturel
La recette de ce sirop maison est extrêmement simple à réaliser : vous faites bouillir, pendant 10 mn, 100g d'oignon hâché dans 200 ml d'eau de source. Laissez refroidir légèrement, filtrez puis ajoutez une cuillère à soupe de miel. Faites chauffer à nouveau doucement, jusqu'à obtention d'un sirop épais. Pour soulager un mal de gorge, prenez de 4 à 6 cuillères à café de ce sirop jusqu'à disparition des symptômes.>> A découvrir aussi : d'autres recettes naturelles contre le mal de gorge
Préparez cette recette dès que la température commence à chuter, ainsi vous pourrez faire face aux premiers coups de froid et vous remettre d'un (...) Lire la suite sur TopSante.com

mercredi 23 novembre 2011

L'huile d'olive, un secret anti-âge

Arbre sacré des pays méditerranéens, symbole de longévité et de force, l'olivier a d'indéniables vertus sur notre santé. Ses feuilles et ses fruits sont en effet réputés pour apporter forme et longévité.
On est surtout habituées à la consommer sur nos salades, mais c'est aussi un produit de beauté adoucissant, cicatrisant et protecteur, que l'on peut très bien appliquer sur sa peau et ses cheveux.Régénérant, émolliente, adoucissante, anti-déshydratante et anti-oxydante, l'huile d'olive aide à protéger efficacement l’épiderme des agressions extérieures. Elle puise son efficacité dans ses principes actifs dont les fameux acides gras. Autre atout, la présence de vitamine E ralentissant le vieillissement cutanée. De récentes études ont même montré l’effet protecteur de l’olive face aux rayons solaires.Beurre corporel, crème de douche, soin régénérant anti-âge, huile pour le corps : vous n'avez que l'embarras du choix...Lire aussi:Tous les articles nutrition dans Femme-nutrition-minceurAntioxydants : le retour de la betteraveTest : êtes-vous faite pour être végétarienne?
Les recherches médicales sont unanimes : l’huile d’olive a un effet anti-cholestérol, détoxifiant et régénérateur. Avec ses 70% d’acides gras mono-insaturés qui agissent comme de véritables nettoyeurs et protecteurs des artères, du système digestif et biliaire, cette huile éloigne les maladies cardio-vasculaires. Les nutritionnistes préconisent de substituer l’huile d’olive au beurre, à la margarine et à la crème fraîche chargées de graisses saturées d’origine animale. Une substitution qui permet de réduire jusqu’à 70% le risque de récidive de maladies cardio-vasculaires ou de décès pour les personnes ayant été victimes d’un infarctus. Des scientifiques américains viennent même d’ajouter à sa longue liste de vertus celle de la protection contre le cancer du sein. L’huile d’olive diminuerait l’ingérence d’un gène impliqué dans la transformation de cellules normales (...) Lire la suite sur TopSante.com

mardi 22 novembre 2011

Et si les requins pouvaient nous soigner

Le squale pourrait fournir à l'homme des moyens de combattre des infections et même le cancer.
Présents dans tous les océans du globe, les requins sont l'objet de multiples fantasmes. Ils sont redoutés, alors que la plupart d'entre eux se nourrissent de plancton. Cinq espèces seulement sur les centaines recensées sont considérées comme dangereuses pour l'homme. Ils sont sauvagement mutilés pour satisfaire les amateurs de soupe à base d'aileron de requin. Et enfin, ils sont victimes des adeptes des médecines "naturelles", qui achètent régulièrement des préparations à base de cartilage ou d'huile de requin pour tenter de venir à bout de différents maux, dont le cancer.
Il faut dire que des légendes tenaces courent sur ces poissons cartilagineux dont l'apparition remonte à plus de 400 millions d'années. "Ces espèces, qui ont un ancêtre commun avec les premiers vertébrés, n'ont guère évolué depuis leur origine", note Pascal Sourdaine, du laboratoire de biologie marine de l'université de Caen Basse Normandie. "C'est en particulier le cas de leur système immunitaire rudimentaire qui leur permet de combattre efficacement les virus. En revanche, si l'on a cru pendant longtemps que les requins ne développaient pas de cancers, c'est parce que peu d'études étaient consacrées à cet animal. On sait maintenant qu'ils développent des tumeurs malignes."
Squalamine
Et pourtant, depuis la publication, il y a vingt ans, du livre de William Lane, intitulé Les requins n'ont pas le cancer, puis les nombreux articles de presse et émissions alors consacrés à ce thème, la croyance est bien ancrée dans l'esprit commun. Néanmoins, des chercheurs ont depuis découvert dans le cartilage de certains de ces animaux une substance chimique très intéressante, qu'ils ont baptisée la squalamine. Et dont la première propriété est d'inhiber l'angiogénèse, c'est-à-dire le développement (...) Lire la suite sur LePoint.fr

lundi 21 novembre 2011

Interdire le bisphénol A : une loi inapplicable ?

Il ne sert à rien d'interdire le bisphénol A tant que l'on ne disposera pas de produits de remplacement, aussi intéressants et sans effet sur la santé. Or nous n'avons pas de tels matériaux de substitution." En présentant, ce matin, les conclusions du rapport de l'Académie de médecine sur l'évaluation du rôle des perturbateurs endocriniens dans l'apparition de cancers, le professeur Henri Rochefort, spécialiste de santé publique en cancérologie, a clairement dénoncé la loi adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le 12 octobre dernier. Cette dernière dispose que la fabrication et la commercialisation de tout conditionnement en contact avec des aliments et contenant du bisphénol A (BPA) seront suspendues à partir du 1er janvier 2014 (et dès janvier 2013 en ce qui concerne les produits destinés aux enfants de moins de trois ans).
Et pourtant, avec son collègue le professeur Pierre Jouannet, les deux rapporteurs ne mettent pas en cause le bien-fondé de cette loi, justifiée par le principe de précaution. Les académiciens ont d'ailleurs tenu à rappeler l'augmentation sélective du nombre des cancers hormonodépendants. De 1980 à 2005, pour 100 000 personnes, on a compté 75 cancers féminins supplémentaires, dont 45 du sein et 10 de la thyroïde, et 98 cancers masculins, surtout ceux de la prostate ainsi que du testicule. Ces augmentations s'expliquent-elles par un dépistage accru ou par d'autres facteurs liés au mode de vie et à l'environnement? Pour l'instant, nul ne peut le dire. C'est pourquoi l'Académie a étudié l'impact possible des perturbateurs endocriniens, en particulier du BPA.
Extrapolation hasardeuse
Les études pratiquées sur des animaux de laboratoire montrent que des doses faibles, voire très faibles, de certains perturbateurs endocriniens peuvent stimuler les étapes initiales de la cancérogenèse de tissus sensibles aux hormones (principalement la prostate et le sein). Mais l'extrapolation à l'homme n'est pas évidente. C'est d'autant plus difficile que, pratiquement, toute la population est exposée au BPA, ce qui exclut la réalisation d'études dites cas-contrôle, c'est-à-dire où une partie de "l'échantillon" n'est pas exposée au produit que l'on teste.
En outre, la cancérogenèse est un processus lent dans lequel interviennent des facteurs ethniques, environnementaux et le mode de vie. Il faut encore ajouter à cela de possibles effets "cocktail" (mêlant plusieurs perturbateurs endocriniens) encore très peu étudiés et, surtout, "transgénérationnels" observés après exposition des foetus in utero.
Précautions
Le rapport de l'Académie confirme donc la dangerosité potentielle du BPA. Selon lui, "il convient dès à présent de prendre certaines mesures de précaution en améliorant l'information du public pour éviter la libération du BPA dans les aliments". Les femmes enceintes et celles qui allaitent sont les premières concernées. D'ailleurs, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) doit distribuer à leur intention une plaquette d'information avant la fin 2011 pour "promouvoir des gestes de précaution simples". Car, comme l'a souligné le professeur Rochefort, ce n'est pas le BPA qui pose problème, mais sa dégradation (par exemple sous l'effet de la chaleur ou de l'acidité). Et c'est finalement le message le plus important à faire passer aujourd'hui.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/interdire-le-bisphenol-a-une-loi-inapplicable-09-11-2011-1394665_57.php

dimanche 20 novembre 2011

Le don de sang "éthique" préservé en France

Le ministère de la Santé a finalement tranché : le don du sang en France restera "éthique". Comme le révélait lundi Le Point.fr, alors que l'Hexagone risque une pénurie de plasma, le ministère de la Santé a bien envisagé d'importer ce produit sanguin de l'étranger. Cela aurait été une première en France, où le don de sang est extrêmement encadré, en particulier depuis l'affaire du sang contaminé, et notamment régi par un principe - jusqu'ici - inaltérable : la gratuité. Un principe qui fonde l'essence même du don "éthique" français.
Mais devant le tollé suscité par cette hypothèse, jusque-là non révélée, le gouvernement a reculé. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s'est montré rassurant, mardi sur France 2 : "Les conditions de dons à l'étranger ne respectent pas les principes français (don anonyme et gratuit)." Et d'affirmer avoir saisi le Haut Conseil de santé publique afin qu'il donne "un avis précis sur comment se fournir dans les mois à venir", "si jamais les problèmes" d'approvisionnement demeurent.
Gratuité
Pour pallier le risque de pénurie, l'Établissement français du sang (EFS), établissement public opérateur de la transfusion sanguine en France, avait proposé plusieurs scénarios qui permettaient d'éviter l'importation de plasma. Mais le ministère de la Santé, qui n'en a validé aucun à ce jour, s'était dans un premier temps orienté vers cette option. Une réflexion assez avancée, à tel point que les organisations syndicales de l'EFS avaient été averties dès le 4 novembre de la probable décision du ministère.
La France se serait alors tournée vers une entreprise basée en Suisse, Octapharma. Mais celui qui se revendique "leader européen des médicaments dérivés du plasma" ne peut garantir que son plasma est "100 % éthique", puisqu'il est en partie obtenu par des dons rémunérés. Un problème à même de remettre en cause ce principe fondateur de santé publique auquel les donneurs et le personnel travaillant en transfusion sont très attachés.
Car l'objectif de la gratuité est double. D'abord affirmer un choix philosophique : le corps ne peut se vendre, il est inaliénable, seul un don est possible. Mais aussi optimiser la sécurité : si le don de sang était rémunéré, il serait à craindre que certains donneurs, motivés par l'appât du gain, ne biaisent leurs réponses au questionnaire et à l'entretien préalable au prélèvement. Or celui-ci permet au médecin de déceler de potentiels risques pour le donneur ou pour la personne à qui est destiné le sang recueilli. La règle de la gratuité n'a ainsi jamais été remise en cause depuis la première loi régissant la transfusion sanguine, en 1952.
Pénurie
Le risque de pénurie n'est pas pour autant résolu. La France "fabrique" son propre plasma, en le rendant, après prélèvement, inoffensif sur le plan viral. Le plasma peut être "inactivé" par trois méthodes. La première, utilisée pour 75 % du plasma français et appelée SD, n'est possible que grâce au "solvant détergent" produit dans une usine située à Bordeaux... qui est actuellement en arrêt technique. Une autre possibilité est de traiter le plasma au bleu de méthylène (BM) : une méthode caduque depuis une décision publiée dans le JO du 3 novembre dernier, interdisant le "plasma bleu". L'arrêt concomitant de la fabrication de ces deux plasmas conduit donc inévitablement à une pénurie.
La Direction générale de la Santé (DGS) précisait mardi que la France disposait de stocks de plasma thérapeutique "nécessaires pour répondre à tous les besoins". Mais afin de garantir le maintien de ces stocks à un niveau adéquat, il a été demandé à l'EFS d'étendre la production de plasma IA, obtenu par la troisième méthode d'inactivation. Parallèlement, la DGS explique que la production et la cession de plasma BM, qui reste autorisée jusqu'au 1er mars 2012, va se poursuivre. En attendant de trouver une solution pérenne, qui garantisse un plasma 100 % éthique.
http://www.lepoint.fr/societe/le-don-de-sang-ethique-preserve-en-france-07-11-2011-1393331_23.php

samedi 19 novembre 2011

Moins d'infarctus en France

Bonne nouvelle, l'incidence et la mortalité de la maladie coronarienne diminuent en France. Dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rendu public ce matin, les rédacteurs reviennent sur les dernières évolutions épidémiologiques en la matière.
« La pathologie coronaire et l'infarctus du myocarde en particulier restent une cause majeure de mortalité et de morbidité dans le monde », explique dans l'éditorial du BEH, le Dr Dominique Arveiler, du laboratoire d'épidémiologie et de santé publique de Strasbourg. Prudent, ce dernier n'en reste pas moins réaliste sur les nombreux progrès réalisés ces dernières décennies. « Globalement l'incidence et la mortalité de l'infarctus du myocarde et des décès coronariens ont diminué entre 2000 et 2007 ».
Les campagnes de prévention portent leurs fruits
Le travail publié dans le BEH visait à rapporter les tendances récentes auprès des 35/74 ans de trois zones urbaines : départements du Bas-Rhin, de la Haute-Garonne et la communauté urbaine de Lille. « La comparaison des périodes 2000-2003 et 2004-2007 a montré une baisse moyenne de 19% des taux d'infarctus du myocarde et de décès coronariens dans les deux sexes et dans les trois régions », expliquent les rédacteurs. A noter que cette baisse intervient seulement après 54 ans chez les femmes.
« Ces résultats montrent que la tendance à la baisse de la fréquence de la maladie coronarienne observée en France depuis le début des années 1980 se poursuit », se réjouit le Dr Dominique Arveiler. Toujours selon le même travail, ces progrès seraient dus à une meilleure prévention primaire. Et notamment « d'une baisse de la prévalence de l'hypertension artérielle, de l'hypercholestérolémie, du tabagisme, du syndrome métabolique ainsi qu'une stabilisation de l'obésité », expliquent les rédacteurs du BEH.

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vendredi 18 novembre 2011

Végétarisme : des conseils avant de passer au vert

Actuellement, de plus en plus de personnes sont tentées par un changement de mode d'alimentation, par l'abandon des aliments carnés ainsi que de certains produits d'origine animale. Les régimes peuvent inclure ou non les oeufs, les produits laitiers et les poissons et fruits de mer. Les vrais végétariens excluent de leur nourriture tout type de viande et ses dérivés. Quant aux végétaliens, ils sont encore plus stricts, éliminant même le miel. Le bulletin du Conseil européen de l'information sur l'alimentation, FoodToday, vient de consacrer un dossier à ce sujet. Il rappelle que plus le régime est restreint, plus il faut être attentif à donner au corps tous les nutriments dont il a besoin.
Il existe d'ailleurs une large variété de produits pour aider les végétariens à conserver un bon équilibre alimentaire. Parmi eux, on trouve le lait d'origine non laitière, des céréales enrichies pour le petit déjeuner, les jus et diverses pâtes à tartiner, ainsi que les substituts de viande qui peuvent remplacer cette dernière dans diverses recettes. Le soja sous ses différentes formes (graines, tofu...) est un complément utile au régime végétarien et végétalien. Il comble les besoins en protéines de manière aussi efficace que les protéines animales. Certaines préparations apportent des oméga 3 et du fer facilement absorbables. D'autres graines et légumes sont également une bonne source de protéines et de minéraux.
Moins de risque de diabète
Les adeptes des régimes végétariens consomment en général beaucoup de fruits, de légumes et de fruits à coque. Comparés aux "omnivores", ils consomment évidemment moins de graisses animales, plus de fibres, de vitamines C et E, de magnésium, de potassium... ce qui leur apporterait une certaine protection contre de nombreuses maladies chroniques et contre les risques de surpoids. Leur tension artérielle relativement basse serait liée aux effets bénéfiques de substances dites phytochimiques contenues dans le soja. Enfin, des études indiquent que les végétariens risquent deux fois moins que les autres de développer un diabète de type 2 (ancien diabète "gras").
FoodToday insiste néanmoins sur le fait qu'une alimentation équilibrée est bénéfique pour la santé, qu'elle contienne ou non de la viande et des produits d'origine animale. Et que le fait de renoncer à la viande un ou plusieurs jours par semaine est déjà une bonne résolution. D'ailleurs, le Fonds mondial de recherche contre le cancer recommande actuellement de manger moins de 500 grammes de viande rouge par semaine.
Mais cet appel à la modération a bien peu de chances d'être entendu par les végétariens dont les enfants déjeunent à la cantine. Ils sont très en colère car un décret publié le 2 octobre dernier stipule qu'il ne faudra pas y servir d'aliments frits plus d'une fois par semaine (pour combattre l'obésité chez les jeunes) mais aussi que tout repas devra comporter un "plat protidique" (pour éviter les risques de carence pendant la période de croissance). Il précise même à quelle fréquence les différents types de viande et de poisson doivent être servis.
Déjà en vigueur dans les établissements accueillant plus de 80 enfants à déjeuner chaque jour, cette règle s'imposera à tous dès le 1er septembre 2012. La mesure déplaît évidemment aux familles de végétariens. Elle pose aussi un problème à celles dont les enfants choisissaient toujours les assiettes de légumes au réfectoire, pour être sûrs de bien respecter leurs interdits religieux.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/vegetarisme-des-conseils-avant-de-passer-au-vert-04-11-2011-1392788_57.php

jeudi 17 novembre 2011

Vite, un ostéopathe !

La sensation d'une décharge électrique quand vous levez le bras trop haut ; une pointe à l'arrière de la jambe, le long du nerf sciatique ; le bas du dos qui vous fait horriblement souffrir ? Rares sont ceux qui peuvent prétendre n'avoir jamais été victimes de ces troubles fonctionnels. Vers quel professionnel de santé se tourner en urgence, lorsque les douleurs sont si invalidantes qu'elles vous clouent au lit ? L'ostéopathe ? Oui, mais qu'est-ce qui relève de l'urgence ostéopathique ? « C'est le faux mouvement, le dos qui se bloque en soulevant un poids, la nuque qui se coince quand on se retourne brusquement, une crise de sciatique aiguë, parfois un bébé qui régurgite beaucoup trop. La plupart du temps, c'est la douleur, le blocage né d'un faux mouvement. Il ne faut pas que ce soit un mal installé depuis longtemps », résume un ostéopathe.
Dans cette profession, on est habitué aux appels téléphoniques du petit matin, de patients en détresse demandant à être reçus le plus vite possible pour être libérés d'un tour de rein, soulagés d'une souffrance. L'urgence étant d'autant plus ressentie qu'il y a un avion à prendre, un rendez-vous important à honorer ou un travail qui ne permet pas d'être absent. « Les manipulations manuelles permettent d'adoucir les manifestations douloureuses qui ne relèvent ni de la médecine conventionnelle, ni de la rééducation en kinésithérapie. » Faute de prise en charge en urgence, en attendant le rendez-vous accordé, le premier réflexe, quand on se bloque, est d'« évaluer sa capacité à bouger, à se transporter ». « S'hydrater est aussi une bonne chose, car cela permet d'éliminer les toxines. Et ne plus forcer. »
En résumé, prendre son mal en patience jusqu'à l'instant de délivrance - c'est du moins ce que l'on peut espérer ! - dans le cabinet du professionnel.
Urgences dans le Var
Ostéo 7/7 est une association (loi 1901) d'ostéopathes proposant un service d'urgence garantissant un rendez-vous dans la journée (de 8 h à 20 h) pour tout appel passé avant 18 h, week-ends et jours fériés compris. Elle fonctionne déjà avec un certain succès à Aix-en-Provence, Bastia, Strasbourg et Lyon. Deux praticiens varois, inscrits au Registre des ostéopathes de France,viennent de créer un pôle pour répondre aux demandes des patients dans l'ouest-Var.
Note : la séance est facturée 50 e, 60 e si l'intervention se fait à domicile, 70 e les dimanches et jours fériés. Une quittance est délivrée, qui permettra au patient de se faire rembourser par sa mutuelle, selon les modalités prévues par son contrat.
http://www.nicematin.com/article/papier/vite-un-osteopathe

mercredi 16 novembre 2011

Comment l'hypnose peut faire perdre des kilos

En pénétrant, à Pégomas (Alpes-Maritimes), dans le cabinet du Dr Jean-Jacques Pierret et de son épouse Catherine, tous deux membres de l'association française d'hypnose ericksonienne, on quitte vite ses idées reçues sur l'hypnose.
Point de folklore et d'injonctions façon « Dors, je le veux ». La patiente, assise sur une chaise, est invitée à fermer les yeux et à penser à une chose agréable. Tout en restant « réveillée », donc libre d'interrompre la séance, elle se retrouve rapidement « dans la lune ». « On profite de cet état modifié de la conscience pour transmettre à l'inconscient des messages qui permettront à la patiente de modifier ses comportements alimentaires. »
On entendra des phrases types, telle « C'est la première bouchée qui compte », mais aussi plus ciblées. « Car chaque personne mange en fonction de son vécu »,insiste le Dr Pierret. Un vécu qui fait l'objet d'une première consultation, avant les séances d'hypnose proprement dite. « On s'intéresse à tous les paramètres qui peuvent influencer la prise de poids : l'âge, la grossesse, la ménopause, les antécédents familiaux… Des événements douloureux dans le passé sont aussi parfois en cause, des difficultés conjugales, ou simplement l'ennui. Beaucoup de femmes racontent qu'elles se sont oubliées au profit de leur mari, leurs enfants… Elles compensent leurs difficultés ou leur mal-être en mangeant ! »
La plupart des personnes qui souffrent de surpoids savent parfaitement ce qu'il leur faudrait faire pour maigrir. Mais elles échouent à mettre en œuvre les stratégies nécessaires pour y parvenir. Et c'est là que l'hypnose intervient.
Trouver des substituts psychiques
« Il ne s'agit pas de demander à l'inconscient de supprimer la sensation de faim, mais plutôt de l'aider à trouver un substitut psychique acceptable à l'excès de nourriture, insiste Catherine Pierret. Une sorte de transfert de plaisir. On va suggérer à la personne : en rentrant à votre domicile, vous avez plusieurs autres possibilités que celle de grignoter… Pensez-y lorsque vous vous saisirez de la tablette de chocolat. »Reste à la personne à trouver un substitut qui lui convient.
Alors que le taux d'échec des régimes de toutes sortes avoisine les 90 %, les hypnothérapeutes affirment, eux, 80 % de… réussite ! Et chez des patients qui souffrent parfois d'un excès de poids de plusieurs de dizaines de kilos. « Mais, ce qui est remarquable, c'est que cette perte de poids est durable. »À condition que la motivation reste forte. « Il est nécessaire que le patient soit motivé pour obtenir des résultats ; l'hypnose lui apportera cette volonté qui lui manque. Mais l'hypnose ne peut pas faire de miracle si cette motivation n'existe pas. »
Un bras de fer entre conscient et inconcient
Si notre inconscient nous oriente naturellement vers les aliments naturels, ceux qui sont bons pour nous, toutes ces émotions conscientes que sont le stress, les peurs ou encore l'ennui induisent un relâchement de ce système inconscient. Ce sont les pulsions alimentaires qui prennent alors le dessus. Chacun sait ainsi qu'il n'est pas bon de grignoter, mais combien disent qu'ils ne peuvent pas s'arrêter, qu'ils n'en ont pas la volonté. Les séances d'hypnose permettent de renforcer la partie inconsciente, de mobiliser des ressources souvent ignorées, qui vont permettre de reprendre le contrôle de ses comportements alimentaires.