mardi 4 mars 2014

Bientôt un test pour prédire la mort à court terme ?

A en croire les résultats d'une étude parue dans la revue médicale PLOS, il sera bientôt possible de prédire si un patient à de fortes chances de décéder dans les cinq années qui suivent. Selon cette étude relayée par Le Nouvel Observateur, des chercheurs ont en effet réussi à identifier cinq biomarqueurs dont l'étude permettrait de calculer la probabilité d'un décès à court et moyen terme.
L'étude. Pour aboutir à cette découverte, des chercheurs estoniens ont étudié, à l'aide d'images par résonance magnétique nucléaire (IRMN), 106 biomarqueurs présents dans notre sang. Ces biomarqueurs, une molécule biologique, évoluent en effet sensiblement lorsque corps connait un dérèglement. Or les patients qui sont décédés au cours des neuf années qu'a duré l'étude présentaient tous une évolution spécifique du nombre de certains biomarqueurs. Une augmentation du nombre de ces biomarqueurs serait donc le meilleur signe avant-coureur d'un décès.
Pour arriver à de tels résultats, les chercheurs ont suivi 9.842 patients et scruté en détail les biomarqueurs de ceux qui étaient décédés. Résultat : tous ceux qui ont disparu présentaient une concentration anormalement élevée de quatre biomarqueurs particuliers. Une équipe finlandaise a menée les mêmes travaux sur 7.503 patients et est arrivé aux mêmes conclusions : les personnes suivies qui présentaient une concentration plus élevée que la moyenne de quatre biomarqueurs spécifiques ont 19 fois plus de chance de décéder dans les cinq années suivantes.
"Les auteurs de l'étude affirment que, dans le futur, ce type de test pourrait permettre de déceler une fragilité "sous-jacente" grave chez des personnes en bonne santé ne présentant aucun symptôme d'une quelconque maladie et de les "sauver" à temps", précise Le Nouvel Observateur.
 

dimanche 2 mars 2014

Les urgences ne dorment jamais

Ils sont les «anges gardiens» de notre santé. 365 jours par an, on peut y être conduit ou y aller de soi-même pour consulter en urgence. Les équipes médicales sont mobilisés jour et nuit pour faire face. L’attente y est parfois longue. Angoissante. A l’hôpital, c’est un monde à part. De jour comme de nuit, les urgences sont prêtes à faire face. Partout en France. Immortalisé à la télé au cinéma et plus récemment par un concept dérivé de la téléréalité, ce service hospitalier est un monde à part. On y partage l’attente avec des jeunes, des riches, des vieux, des personnes qui n’ont plus de vie sociale. Ici, la vie peut basculer, s’arrêter ou reprendre. Des destins se brisent. D’autres bifurquent. Les chroniques du Toulousain Baptiste Beaulieu, longtemps en poste à l’hôpital d’Auch, consignées dans un livre qui est traduit dans plusieurs pays, montrent l’ordinaire d’un monde un peu à part. Qui peut connaître les tempêtes d’arrivés massives, et de longues périodes de calme.
La vie et la mort se côtoient dans un improbable ballet mais si chacun y pense, personne n’en parle ouvertement. Les professionnels de santé notent cependant une évolution dans les mentalités. La violence y est parfois plus exacerbée qu’ailleurs. Il n’est pas rare que certains épisodes tournent au vinaigre. A Toulouse pour répondre à la montée de violence les personnels sont formés régulièrement, un service de médiation est développée. Mais ça ne suffit pas toujours. Les vigiles chaque nuit prennent leurs quartiers dans le bâtiment et sont ainsi près a intervenir à la moindre alerte.

Part croissante de la bobologie

Une récente enquête canadienne sur les conditions d’accès aux soins dans 11 pays de l’OCDE montre que les Français font partie des patients les moins satisfaits. Or toujours selon cette étude, ce sont les Canadiens qui passent le plus de temps dans les salles d’attente des urgences avec un délai moyen de huit heures avant de se voir attribuer un lit. Seuls 12 % des Français auraient attendu plus de 4 heures poursuit cette étude. D’une année sur l’autre, la fréquentation de ces services est en progression. Depuis quelques années les professionnels s’inquiètent ouvertement de la part croissante de la bobologie, qui peut faire perdre du temps dans les cas les plus urgents. Mais qu’importe, de jour comme de nuit, les urgences répondent présents, quelqu’en soit la gravité.

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/02/1830466-les-urgences-ne-dorment-jamais.html

samedi 1 mars 2014

Le vinaigre, une nouvelle arme pour lutter contre la tuberculose ?

Dotées de propriétés antiseptiques déjà connues, le vinaigre a surpris par son efficacité face à des mycobactéries résistantes. Cette découverte permettrait de réduire le coût de certaines désinfections dans les pays en développement et de lutter contre des maladies comme la tuberculose.
Si jamais il vous prend d'ouvrir un cabinet clandestin de médecine chez vous, gardez du vinaigre sous la main. Une étude publiée sur le site mBio, édité par la société américaine de microbiologie, indique que le fameux liquide est encore plus efficace qu'on ne pourrait le supposer. En effet, il viendrait à bout de divers bacilles, dont celui de la tuberculose.
Le Mycobacterium tuberculosis, ou bacille de Koch, est une bactérie particulièrement résistante. Le matériel contaminé ou les cultures de laboratoire peuvent être désinfectés à l'eau de javel, mais ce produit est bien entendu toxique et corrosif. Comme les autres solutions disponibles sont souvent trop chères pour les laboratoires des pays en développement, le vinaigre pourrait donc se révéler être une alternative de choix.
Un vrai besoin dans les pays en développement
"Les mycobactéries sont connues pour provoquer la tuberculose et la lèpre, mais celles qui ne sont pas liées à la tuberculose sont courantes dans l'environnement, explique l'auteur principal de l'étude Howard Takiff, chef du laboratoire de génétique moléculaire de l'institut vénézuélien de recherche scientifique. On en retrouve même dans l'eau du robinet et elles sont résistantes aux désinfectants habituels".
"Quand elles contaminent des sites de chirurgie ou de cosmétique, poursuit-il, elles provoquent de sérieuses infections. Naturellement résistantes à la plupart des antibiotiques, elles demandent des mois de thérapies et peuvent défigurer les gens à cause de cicatrices. Beaucoup de procédures cosmétiques sont réalisées en dehors de cadre hospitalier dans les pays en développement, les désinfectants efficaces (...)

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vendredi 28 février 2014

Sclérose en plaques : la pilule augmente le risque

Les femmes qui prennent une contraception orale auraient entre 35 et 50% de risques en plus de développer la sclérose en plaques. Un risque accru chez les femmes en surpoids.
Sclérose en plaques :
Le nombre de personnes atteintes par la sclérose en plaques (SEP) n'a cessé d'augmenter ces dernières années et l'on compte maintenant 2,3 millions de malades dans le monde. Les experts ayant remarqué que la maladie sévit particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, avec des taux de 140 et 108 cas pour 100 000 personnes, ils cherchent désormais à déterminer ce qui a pu provoquer cette explosion récente de la maladie.
Les chercheurs de l'Université de Philadelphie (Etats-Unis) pensent avoir trouvé une piste qui intéressera les femmes sous contraception. Selon ces chercheurs américains, la pilule augmente fortement le risque, chez les femmes, de souffrir de la sclérose en plaques. Ce risque serait de 35 à 50% plus élevé selon les femmes : celles ayant le plus de risques de développer la maladie étant les jeunes femmes en surpoids, probablement parce que les personnes ayant un indice de masse corporelle élevé ont aussi un niveau plus élevé de leptine, une hormone fabriquée par le tissu adipeux qui régule le poids, l'appétit et la réponse immunitaire.
Sclérose en plaques : elles sévit particulièrement en Europe
La sclérose en plaques est une maladie neurologique auto-immune qui touche plus de femmes que d'hommes. Dans cette maladie très invalidante, le corps s'attaque lui-même en détruisant par endroits la myéline, la substance qui recouvre les fibres nerveuses. Les plaques de myéline endommagées se reforment mais lorsque les poussées de la maladie sont très fortes ou prolongées, certains neurones peuvent être détruits de manière définitive.
Pour leur étude, les chercheurs américains ont suivi 305 femmes qui avaient reçu un diagnostic de sclérose en plaques et un groupe de plus de 3000 femmes non atteintes par la maladie. Dans le premier groupe, les femmes qui avaient pris la pilule étaient 35 %plus susceptibles de développer une SEP que celles qui ne la prenaient pas. Quant à celles qui étaient sous contraceptif oral (...) Lire la suite sur Topsanté

jeudi 27 février 2014

L'ail, une arme repoussante contre les bactéries

La gousse blanche n'est pas utile que pour rehausser les plats. Elle présente des atouts santé et jouerait un rôle antibactérien.
Une discussion avec quelqu'un qui vient de manger de l'aïoli peut rapidement tourner court. Si l'ail est un frein potentiel à la communication humaine, elle l'est aussi pour les bactéries. Tim Holm Jakobsen, chercheur à la faculté de médecine de Copenhague a mené l'enquête. Il a découvert qu'une substance présente dans l'ail, l'ajoène, serait capable de détruire les bactéries virulentes. Dans son expérience la bactérie analysée a été la Pseudomonas aeruginosa, une bactérie pathogène responsable de 11 % des infections nosocomiales.
"Nous savions que l'ail renfermait un composé susceptible de neutraliser des bactéries résistantes en paralysant leur système de communication", explique Tim Holm Jakobsen, cité par le site RedOrbit. "Dans mon mémoire, je démontre que l'ajoène empêche les bactéries en question de sécréter la toxine qui détruit les globules blancs".
"Les globules blancs sont indispensables parce qu'ils jouent un rôle crucial dans le système immunitaire, pas seulement pour éloigner les infections mais aussi pour éliminer les bactéries", ajoute l'auteur. L'ajoène soutient et améliore les traitements conventionnels sous antibiotiques, selon le chercheur qui a pu le constater sur des souris et des biofilms (rassemblement de micro-organismes sur une même surface).
Pour être véritablement efficace, l'ajoène doit être combiné aux antibiotiques. Il permettrait alors d'éradiquer plus de 90 % de bactéries.
Une combinaison ajoène et antibiotique
L'ajoène pourrait donc susciter l'intérêt des chercheurs au moment où l'on s'alarme de la résistance accrue des bactéries aux antibiotiques. Compte tenu de la faible concentration d'ajoène par gousse d'ail, il ne sert à rien de se faire une cure d'ail en espérant doper son système immunitaire : "L'ajoène est présent en si faibles quantités dans l'ail qu'il faudrait en consommer 55 gousses par jour (...) Lire la suite sur Topsanté

mercredi 26 février 2014

Ralentissement de l'épidémie de grippe

La maladie a déjà touché près d'un million de Français...
L'épidémie de grippe, qui a déjà touché près d'un million de personnes, tend à ralentir et à se stabiliser, selon les réseaux de surveillance de la grippe.
Dans son bulletin hebdomadaire, l'Institut de veille sanitaire (InVS) observe mercredi une «stabilisation du nombre de consultations pour syndromes grippaux et de passages aux urgences pour grippe» ainsi qu'une «augmentation modérée du nombre d'hospitalisations et d'admissions en réanimation». Selon des données conjointes des Grog (Groupes régionaux d'observation de la Grippe) et du réseau Sentinelles, l'InVS estime que depuis le début de l'épidémie, 940.000 personnes ont consulté un médecin.

Quatre régions encore très touchées

Les régions Rhône-Alpes, PACA, Bourgogne et Champagne-Ardenne étaient la semaine dernière les plus touchées (avec des taux de consultations supérieurs à 600/100.000 habitants contre 438/100.000 en moyenne en métropole), selon ces données. Depuis le 1er novembre 2013, 338 cas de grippe ont été admis en réanimation dont 68 nouveaux cas signalés la semaine dernière. Parmi ces 338 malades, 27 décès au total ont été recensés, ajoute l'institut.
86% des cas graves présentaient un facteur de risque. Parmi les facteurs de risque autre que l'âge, les pathologies pulmonaires (asthme compris) étaient les plus fréquentes (37%), suivies de l'obésité avec ou sans autres pathologies associées (22%), des maladies cardiaques (18%) et du diabète (17%). Au moins 62% de ces cas graves admis en réanimation n'étaient pas vaccinés.

L'Ile-de-France est repassée en dessous du seuil épidémique

D'une façon générale, sur le territoire les virus grippaux de type A sont très majoritaires (A/H3N2 et A/H1N1/2009). Selon le modèle de prévision basé sur les données de ventes de médicaments (partenariat IMS-Health), «l'épidémie est en phase de ralentissement voire de décroissance», relève pour sa part le réseau Sentinelles-Inserm qui incite le public à devenir volontaire pour participer à la surveillance de la grippe grâce à «grippenet.fr».
Les vacances scolaires pourraient favoriser la décrue épidémique, avancent de leur côté les Grog qui jugent pour leur part que l'Ile-de-France (en vacances la semaine dernière et jusqu'à lundi) est repassée en dessous du seuil épidémique.

http://www.20minutes.fr/societe/1309474-20140226-ralentissement-epidemie-grippe

mardi 25 février 2014

Les réflexes à adopter pour se protéger des cancers

En France, 15 millions de personnes sont touchées par des maladies chroniques. D’où l’importance de la prévention. Voici quelques réflexes à adopter.

Quels sont les réflexes à adopter pour se protéger des cancers ? Comment prévenir le diabète ? A qui s’adresse le dépistage ? 
Pour en savoir plus sur la prévention et les symptômes de ces maladies, voici cinq vidéos produites par Seprem.
Les Français et la prévention
Le baromètre Santé Axa Prévention en révèle les principaux enseignements, avec un focus sur la prévention du diabète et du cancer. 

Pour voir les vidéos, cliquez sur ce lien .... http://www.ouest-france.fr/sante-les-reflexes-adopter-pour-se-proteger-des-cancers-1957779

lundi 24 février 2014

Le douloureux appel de Camille, une Lot-et-garonnaise, souffrant d'endométriose

La maladie de Camille Ferrier a été diagnostiquée en mai 2013. Enfin. Elle souffre d’endométriose, «comme une femme sur dix». Aujourd’hui, elle dit aux autres femmes : «Ne souffrez plus en silence !»
Camille a 27 ans. Elle peut enfin regarder l’avenir sinon avec optimisme, du moins avec moins d’appréhension et de peur. «Même si cette maladie, l’endométriose, reste pour l’instant une maladie incurable et très invalidante.» Mais voilà, «j’ai toujours eu des douleurs dans le ventre, et personne dans le corps médical pour me dire : voilà, il s’agit de telle maladie.» Pire, elle avait l’impression, Camille Ferrier, de ne «pas être prise au sérieux, on disait à mots plus ou moins couverts : c’est une comédienne, elle n’a pas grand-chose…» Sauf que cette maladie-là «m’a rendu longtemps la vie impossible. Elle aurait pu mettre mon couple en péril ou ma vie professionnelle.» De consultation en consultation, elle tombe, enfin, au mois de mai 2013, sur un gynécologue plus averti qui met un nom sur ses douleurs sans fin. «L’endométriose est une maladie génétique évolutive si elle n’est pas traitée.» Dire que sa vie a changé depuis 10 mois, «ce n’est pas le mot exact», confie-t-elle, les larmes au bord des yeux, «parce que maintenant les gens commencent enfin à me comprendre et à m’écouter. J’ai toujours les mêmes symptômes, je peux tomber dans les pommes n’importe quand, la dernière fois c’était à Noël, et toujours les douleurs…»
Les larmes, encore, quand elle confie son désir d’enfant, sans savoir si cela sera possible. «C’est une chose de ne pas vouloir d’enfant quand on sait que l’on peut en avoir et de ne pas pouvoir enfanter quand on le veut terriblement !» Mais vite, un autre sujet. Pourquoi s’exprimer aujourd’hui ? «Pour dire aux autres femmes -l’endométriose frappe une femme sur dix- qu’il ne faut pas rester dans l’ignorance de la maladie, il ne faut pas accepter les douleurs.» Camille Ferrier s’exprime pour les autres, «depuis que je connais la maladie, les symptômes, c’est presque mon rôle d’en parler autour de moi, d’informer les autres femmes.» Et accessoirement les médecins : «Beaucoup ne connaissent pas cette maladie.» Ce que voudrait Camille Ferrier, c’est, aussi, que la recherche médicale puisse avancer vers des remèdes, des solutions. «Mais le chemin sera long…».
Contact : ferrier.camille@yahoo.fr

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/24/1825627-douloureux-appel-camille-lot-garonnaise-souffrant-endometriose.html

dimanche 23 février 2014

Un peu plus d'un Français sur dix a peur d'être malade sans vraie raison

Ce sont les hommes de moins de 35 ans qui sont les plus inquiets…
Un peu plus d'un Français sur dix a peur d'être atteint d'une maladie même en l'absence de tout signe ou symptôme, selon une étude Ifop/Capital Image rendue publique dimanche.
32% des personnes interrogées disent avoir peur d'être atteints d'une maladie ou d'être en train d'en développer une lorsque certains signes ou symptômes les inquiètent, mais 13% s'angoissent même en l'absence de tout symptôme. Certains sont dans une attitude préventive tandis que d'autres sont anxieux, voire hypocondriaques (forme extrême d'anxiété centrée sur la santé et la maladie).
Les hommes jeunes et les Parisiens davantage touchés
Les hommes de moins de 35 ans sont plus enclins à craindre d'avoir une maladie même en l'absence de tout signe (23%), tout comme les habitants de la région parisienne (19%). Ces 13%, préoccupés de façon démesurée de leur santé en l'absence de tout symptôme, déclarent avoir peur d'être atteints d'une maladie en entendant parler de cette maladie dans les médias (pour 48% d'entre eux) en lisant quelque chose à son propos sur un site internet d'information (43%) ou bien en entendant parler de cette maladie par un proche (41%).
Pour se rassurer, 74% d'entre eux font des recherches sur les sites d'information en ligne, 58% sur les blogs et forums et 47% consultent livres, revues et médias. 59% vont consulter leur médecin pour dissiper leurs inquiétudes et 44% vont même en consulter plusieurs tandis que 61% parlent de leurs craintes à leurs proches. Au contraire, 56% vont tenter de ne plus y penser.
Les plus inquiets fuient pourtant les examens médicaux
Ces deux attitudes semblent bien coexister dans cette population, la première consistant à sur-consulter et à rechercher des informations en masse et la seconde correspondant à une tentative d'évitement et de contournement de la peur de la maladie. Il est même probable que ces personnes puissent «passer d'une attitude à un autre en fonction des circonstances et de la situation» d'après Damien Philippot, directeur des études département opinion à l'Ifop.
Ces gens qui redoutent d'avoir une maladie en l'absence de tout symptôme sont aussi un tiers plus nombreux à fuir les examens que l'ensemble des personnes interrogées. Ainsi 19% craignent les tests de dépistage du cancer (contre 13% des Français), 14% évitent la mammographie (contre 5%). Autre exemple : 11% préfèrent fuir les examens d'imagerie scanners ou IRM (contre 3% en moyenne) et 46% les acceptent avec réticence (contre 29% en moyenne). 12% préfèrent également éviter les tests sanguins (contre 3% en moyenne).
Etude Ifop/Capital Image faite en ligne du 17 au 19 juillet 2013 auprès d'un échantillon représentatif de 1007 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).

http://www.20minutes.fr/societe/1306238-un-peu-plus-d-un-francais-sur-dix-a-peur-d-etre-malade-sans-vraie-raison

samedi 22 février 2014

Le pupillomètre analyse la douleur des malades

Pour mesurer la douleur des patients anesthésiés, les anesthésistes-réanimateurs pourront utiliser le pupillomètre, un nouvel appareil de mesure.
Innovation dans la recherche médicale. La société marseillaise IDMed a développé un appareil performant capable de mesurer la douleur des patients anesthésiés : l'AlgiScan ou le pupillomètre.
Grâce au pupillomètre, les anesthésistes-réanimateurs seront capables de mesurer la douleur de chacun de leurs patients et d'adapter leur prescription de médicaments antidouleur.
Mesurer le seuil de douleur, adapter la dose de médicaments
Par un procédé unique, l'AlgiScan quantifie en quelques secondes le réflexe de dilatation pupillaire obtenu grâce à son stimulateur nociceptif (récepteur de la douleur).« Le réflexe de dilatation pupillaire a déjà montré sa spécificité et sa pertinence dans la mesure de la sensibilité individuelle des patients à la douleur » explique Thierry Bagnol, ingénieur co-fondateur de la société Imed.
En fonction de l'information obtenue, les anesthésistes-réanimateurs pourront donc adapter les doses d'antalgiques, d'analgésiques et d'opiacés donnés aux patients pendant l'opération, en bloc opératoire, ou en service de réanimation.
Comme chaque patient est une personne unique face à la douleur, "une meilleure connaissance de la sensibilité individuelle à la douleur et au morphinique, ainsi qu'une évaluation des véritables stimuli nociceptifs permettent d'optimiser, au cas par cas et tout au long des interventions ou soins, les besoins réels en opioïdes des patients et d'éviter les sur et sous dosages » explique Thierry Bagnol.
Retrouvez cet article sur Topsanté

vendredi 21 février 2014

Un plan face aux problèmes de cœur

Les problèmes de cœur ne doivent pas être pris à la légère. La Fédération française de cardiologie (FFC) demande au gouvernement de lancer un « plan cœur » pour lutter contre les maladies cardiovasculaires, sur le modèle du plan Cancer. Elle lance une pétition (*) pour impliquer les malades et leurs familles dans cette interpellation des politiques.

147 000 décès par an

La cardiologie a fait des progrès formidables ces dernières décennies. « Les morts liées aux maladies cardio-vasculaires ont été divisées par trois depuis 1980 », rappelle le Pr Claude Le Feuvre, président de la FFC. Mais ces succès ne doivent pas occulter une réalité : chaque jour, en France, 400 personnes meurent d’une maladie cardiovasculaire.
Ces pathologies sont la deuxième cause de mortalité avec 147 000 décès par an, derrière le cancer (154 000). Elles sont également à l’origine de 10 % environ des séjours hospitaliers et constituent quelque 30 % des affections de longue durée prises en charge par l’Assurance-maladie. Surtout, elles représentent beaucoup de souffrances et d’inégalités. Et vont progresser à l’échelle de la planète, selon l’Organisation mondiale de la Santé, en raison de nos mauvaises habitudes de vie (tabac, obésité…).
Pourtant, « la plupart des maladies cardiovasculaires sont évitables », explique le Pr Jean-François Toussaint. Les médecins de la FFC demandent donc au gouvernement de mettre en place un vaste plan de prévention. « Notre objectif est d’endiguer l’épidémie à venir. Nous ne pourrons peut-être pas encore diminuer le nombre de morts, mais enrayer une nouvelle hausse », plaide Claude Le Feuvre.
Le plan devrait s’articuler autour de six grands axes.

L’importance de la prévention

La prévention tout d’abord. « Si vous ne fumez pas, que vous mangez équilibré et que vous faites trente minutes d’exercice par jour, vous faites reculer de 80 % les maladies cardiovasculaires », explique Claude Le Feuvre, qui plaide pour marteler ces messages de bonne hygiène de vie.
L’urgence ensuite. Les médecins souhaitent qu’un maximum de personnes soient formées aux « gestes qui sauvent » et aux bons réflexes en cas d’infarctus, et ce à commencer dès l’école en CM1-CM2. « Par exemple, si vous soupçonnez un arrêt cardiaque, appelez le 15 plutôt que d’aller aux urgences où vous pouvez attendre des heures, avec des conséquences sur votre cœur », conseille le Pr Le Feuvre.
Enfin, le plan devrait cibler les femmes chez qui les maladies cardio-vasculaires restent la première cause de mortalité. Il devrait aussi améliorer le suivi des patients, la réinsertion des malades, sans oublier un soutien à la recherche.
 

jeudi 20 février 2014

Hôpital Cochin: ouverture d'une enquête

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a demandé aujourd'hui aux hôpitaux de Paris de faire "la lumière dans les meilleurs délais" sur le décès inexpliqué d'une sexagénaire samedi dernier, au service des urgences de l'hôpital Cochin.

Cette patiente de 61 ans est décédée après avoir été conduite aux urgences par les pompiers pour une plaie au pied, à la suite d'une chute sans signe de gravité. La CGT et le médecin urgentiste Patrice Pelloux ont mis l'accent sur l'absence de moyens dans les services d'urgence, en particulier après la fermeture de celui de l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu. Une enquête interne a été ouverte pour déterminer les circonstances du décès, déclarent les hôpitaux de Paris (AP-HP) dans un communiqué.

Ils précisent que la patiente, arrivée en milieu d'après-midi, a été prise en charge dans la demi-heure pour un premier examen qui n'a pas "montré de signe de gravité objectif". Elle a ensuite été "installée en zone de surveillance, à proximité des soignants".
"Il existe des incertitudes sur ce qui s'est déroulé dans les heures qui ont suivi, le décès de la patiente ayant été constaté à 23h00", lit-on dans le texte.

Selon l'AP-HP, "les effectifs médicaux et paramédicaux étaient au complet". Ce que conteste l'association Hôpital pour tous, qui s'oppose à la réorganisation de l'Hôtel-Dieu. Elle dit sur son site internet que "le service d'urgences de Cochin était complètement saturé, comme le sont quotidiennement toutes les urgences parisiennes depuis la fermeture de l'Hôtel-Dieu le 4 novembre 2013". 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/02/20/97001-20140220FILWWW00180-hopital-cochin-ouverture-d-une-enquete.php

mercredi 19 février 2014

iWatch : la montre qui détecte le crises cardiaques ?

La société Apple développerait un procédé capable de détecter les signes avant-coureur d'une crise cardiaque selon un quotidien américain.
Détecter avec une simple montre les signes précurseurs d'une crise cardiaque serait bientôt possible grâce à une nouvelle technologie développée par Apple.
L'Iwatch, montre connecté d'Apple tant attendue par le public pourrait être un nouvel allié à notre santé selon le « San Fransico Chronicles ».
Analyser le son du sang
Il affirme que cette montre sera équipée d'un système capable de d'écouter et d'analyser le son du sang quand il circule dans les artères et en particuliers dans une artère bouchée. Donc de prédire une future crise cardiaque.
En 2011 la firme américaine Apple avait embauché Tomlinson Holman, un spécialiste du son et père du THX pour améliorer la qualité sonore des Iphone.
Le quotidien affirme que ce maitre du son travaillerait aujourd'hui à mettre en place le procédé d'écoute du sang.
Une prise en charge plus rapide du patient
L'Iwatch pourrait donc devenir un vrai outil de prévention et surtout de prise en charge du patient.
Intelligente, elle serait capable de détecter les signes avant-coureurs de l'infarctus, connectée, elle permettrait de réduire le temps de prise en charge du patient.
Car chaque minute compte. La personne en arrêt cardiaque perd 10% de chance de survie par minute qui passe et, dans certain cas, les secours peuvent intervenir 10 à 20 minutes après l'arrêt.
Comme 90% des arrêts cardiaques ont lieu hors d'un hôpital et touchent des personnes dont le cœur est sain, l'Iwatch permettrait de limiter le temps de prise en charge du malade par les professionnels ou par les témoins de la crise s'ils sont proches d'un défibrillateur.
L'arrêt cardiaque est responsable de 50 000 à 60 000 décès par an en France, soit près de 200 décès par jour. Le taux de survie n'est que de 3%, car en cas d'arrêt cardiaque, 40% des témoins présents lors d'un arrêt cardiaque et en présence d'un défibrillateurn'osent pas se servir de cet objet par peur et par manque de formation.
Or, (...) Lire la suite sur Topsanté

Le calvaire de Vicky, 40 ans, atteinte d’une maladie rare

Atteinte d'une maladie rare dite "orpheline" diagnostiquée en 2005, Vicky vit depuis un véritable chemin de croix, et la Sécurité sociale vient de s'en mêler en lui voulant lui diminuer la prise en charge des traitements.
Le diagnostic lui est tombé dessus en 2005, alors qu’à peine âgée de 31 ans, Vicky était hospitalisée à Montpellier pour des problèmes intestinaux. "Madame, vous êtes atteinte d’une maladie rare dite “orpheline” : le syndrome de Pseudo-obstruction intestinale clinique (le POIC). Et vous allez devoir subir un traitement à vie…". Un véritable “coup de massue” asséné à cette jeune femme qui s’est soudain sentie projetée dans un futur assombri : invalidité, alitement, perfusions, vie intime réduite à néant, ou presque… "Une fois l’onde de choc encaissée puis atténuée, je me suis alors posé une question lancinante, taraudante “ Pourquoi moi ? ” à laquelle je savais pertinemment que je n’obtiendrai jamais de réponse…, témoigne Vicky Roland Leruyet. "Cependant demeure une interrogation. Ne mettant personne en cause, en 1998, je me suis fait opérer de la vésicule biliaire. À partir de là mes gros ennuis de santé ont commencé…", relève-t-elle encore.
Une pathologie lourde


Dès 2005, année de la révélation de sa maladie, il lui est prescrit des traitements à domicile perfusés par pompe portative. Suivie plus particulièrement par un spécialiste, le docteur S. - "je dois à ce médecin exceptionnel tout simplement ma survie, et la naissance de ma fille !" - Vicky, a aménagé sa chambre à coucher en annexe d’hôpital. Avec l’aide de son mari Fabrice, rencontré à l’association des POIC et également atteint par ce syndrome. Elle apprend par ailleurs que de nombreux organes vitaux dont le cœur et le foie, sont également atteints. "Souffrant de fibromyalgie - certains matins, j’ai même du mal à poser un pied par terre… - je dois suivre un traitement neuro-musculaire. J’ai de nombreuses carences, notamment en vitamines. C’est la raison pour laquelle, depuis 9 ans maintenant, je suis perfusée pendant une heure le matin et une heure le soir. Le tout à heures fixes évidemment".
La Sécu veut réduire ses moyens de traitement
Dotée pourtant d’un caractère fort et d’une sacrée dose d’optimisme malgré les épreuves endurées Vicky s’est retrouvée récemment totalement désemparée lorsque la Sécu lui a annoncé "que par souci d’économie, on allait lui réduire ses moyens de traitement". "Je ne comprends pas s’emporte-t-elle, la Sécu a décidé que les tubulures (ouvertures en forme de courts cylindres, NDLR) coûtaient à présent trop cher : 11 euros. Et me passe au pied à perfusion sans consultation pour un coût de 7,17 euros ! Sauf que le contexte des autres pathologies n’a pas été pris en compte et qu’aujourd’hui on me demande de faire un choix quasi cornélien, entre mes traitements. Alors j’ai écrit à nos élus, nos ministres et au chef de l’État…".
Un cri d'alarme
Non sécuritaire - risques de fuite, donc infections - et tributaire d’un matériel qui perd en partie sa stérilité, Vicky estime que c’est son maintien de vie et la qualité des soins administrés "qui sont bafoués". "Comprenez surtout que je me refuse - avec la perte d’autonomie et la dégradation qui vont forcément s’enchaîner -, à imposer cette vision supplémentaire à ma petite fille, même si elle est habituée depuis sa naissance à vivre aux côtés de ses deux parents malades ! Sans compter qu’hormis ma dignité, on attente indirectement à la durabilité de mes traitements raccourcis…". Vicky Roland-Leruyet lance donc un cri d’alarme "à destination de toutes les personnes qui se trouvent dans ma situation, sommées à présent de choisir, pour 3,83 euros d’économie, entre la peste et le choléra !".
http://www.midilibre.fr/2014/02/18/le-calvaire-de-vicky-40-ans-atteinte-d-une-maladie-rare,823730.php