mercredi 31 décembre 2014

Le prix du Doliprane baisse en 2015, mais vous ne le payerez pas moins cher

Les calculs d'apothicaires font mal au crâne. Selon Le Parisien et Le Figaro, le prix du Doliprane devrait baisser de moitié en 2015, en application d'un arrêté ministériel publié au Journal officiel, mardi 30 décembre. Mais, dans le même temps, l'entrée en vigueur des "honoraires de dispensation" des pharmaciens va compenser cette diminution. Explications. 

Le prix du Doliprane baisse-t-il ?

Oui, si l'on parle de celui auquel les laboratoires le commercialisent. L'arrêté du ministère de la Santé est l'aboutissement d'une longue lutte entre les laboratoires pharmaceutiques et l'Agence nationale de sécurité du médicament, notamment. Tout remonte à juillet 2013, lorsque l'Autorité de la concurrence pointe les faveurs dont bénéficient le paracétamol (Doliprane, Efferalgan) et l'aspirine. En effet, les deux molécules sont tombées dans le domaine public depuis longtemps, sans pour autant faire partie de la liste des "généricables", détaille Le Parisien
En décembre 2013, l'Agence nationale de sécurité du médicament ouvre une procédure d'inscription de ces antalgiques au répertoire des génériques déclenchant le "branle-bas de combat chez Sanofi où le Doliprane, créé il y a cinquante ans, assure 12 % du chiffre d'affaires", précise le quotidien. Finalement, les autorités optent pour l'imposition aux laboratoires d'un prix unique, en forte baisse.
Concrètement, la boîte de Doliprane, qui coûte actuellement 1,95 euro TTC, passera à 1,12 euro début janvier, puis à 1,08 euro TTC au 1er novembre 2015. Soit une baisse de plus de 40%.

Le patient ressentira-t-il cette baisse ?

Non. Cette forte baisse du prix de vente n'aura que peu d'impact sur le prix d'achat en officines. En effet, une autre disposition entre en vigueur début janvier : la rétribution des pharmaciens basée sur le nombre de médicaments vendus plutôt que sur leur prix. Cette rétribution est appelée "'honoraire de dispensation". Issue d'un accord signé en mai 2014, elle prévoit notamment 0,82 euro d'honoraires de dispensation par boîte de conditionnement normal, et 2,21 euros pour les "grands conditionnements" en 2015 et de 1,02 à 2,75 euros en 2016.
La boîte de Doliprane passe donc de 1,95 à 1,90 euro. Pas de quoi contenter le patient. En revanche, cette mesure génèrera plusieurs dizaines de millions d'euros d'économies pour l'Assurance maladie, le paracétamol étant la molécule la plus vendue en officine, en nombre de boîtes comme en chiffre d'affaires.

http://www.francetvinfo.fr/france/le-prix-du-doliprane-baisse-en-2015-mais-vous-ne-le-payerez-pas-moins-cher_785119.html

mardi 30 décembre 2014

Angine : quel est le meilleur traitement ?

Mal de gorge, difficulté à avaler ? C'est sans doute une angine. Cette affection des amygdales, parfois accompagnée de fièvre, est souvent douloureuse. Dans la plupart des cas, on la soigne soi-même et tout rentre dans l'ordre après une petite semaine.
Chez l'adulte, 8 angines sur 10 sont dues à un virus. Dans certains cas, l'infection est plus large et touche en même temps le pharynx ou le nez : il n'est donc pas rare que l'on ressente aussi des picotements au fond de la gorge ou que le nez coule abondamment. Mais les antibiotiques sont rarement nécessaires. Une automédication bien réfléchie suffit.
On apaise la douleur
Avec un antalgique, essentiellement du paracétamol (6 comprimés de 500 mg/jour maximum). L'aspirine et les anti-inflammatoires sont déconseillés. Car en luttant contre l'inflammation, ils peuvent diminuer la lutte naturelle de l'organisme contre l'infection. Ce qui peut entraîner des complications en cas de surinfection bactérienne.
Des pastilles (Drill, Streptsils...) ou des collutoires (Eludril, Humex...). La plupart contiennent à la fois des antalgiques (lidocaïne, tétracaïne), et des antiseptiques (biclotymol, cétylpyridinium...) : 3 à 6 prises par jour, selon le médicament.
On ne prend pas forcément des antibios
Il faut consulter quand la température dépasse 38,5°C, et que la fatigue et la douleur vous clouent au lit : il est possible que l'infection soit bactérienne et nécessite des antibiotiques. Le médecin décide en fonction de l'aspect de la gorge, de son expérience, du résultat du test s'il l'effectue. On doit consulter quand apparaissent d'autres signes... Des petits boutons rouges partout sur le corps : c'est peut être une scarlatine provoquée par la bactérie responsable de l'angine. Des gros ganglions sous le cou, ce peut-être une mononucléose infectieuse. Quand les symptômes ne s'améliorent pas, voire empirent après 48 heures d'automédication, il faut voir un médecin.
Ni les symptômes ni l'aspect de la gorge ne permettent de prédire à coup sûr la nature de l'infection. En revanche, il existe un test rapide pour repérer le streptocoque de type A, bactérie responsable de 80 % des angines adultes. On prélève quelques (...) Lire la suite sur Topsanté

lundi 29 décembre 2014

Médecins : vers une grève de la télétransmission

En grève depuis le 23 décembre et jusqu'au 31, les médecins libéraux poursuivent leur bras de fer avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui refuse de discuter pour l'instant. Devant cette « surdité ministérielle sans précédent », les syndicats de médecins préparent la suite.

Selon nos informations, les responsables syndicaux s'orienteraient vers une grève administrative des feuilles de maladie, et ce dès le 5 janvier. Les grévistes pourraient notamment refuser de prendre la carte Vitale (sauf personnes en difficulté), et donner aux patients la traditionnelle feuille de soins papier à envoyer à l'Assurance maladie. D'autres syndicats, eux, plaident pour une grève de la télétransmission des feuilles de soins, avec un envoi par mois contre trois par semaine normalement. Objectif : saturer les services de l'Assurance maladie. Pour les patients concernés, cela se traduirait par un allongement du délai de remboursement.

SOS Médecins se ralliera au mouvement de grève des médecins ce matin à 8 heures. Réquisitionnés, ses médecins « ne répondront qu'aux cas urgents », annoncent ses responsables.


http://www.leparisien.fr/societe/medecins-vers-une-greve-de-la-teletransmission-29-12-2014-4406493.php

dimanche 28 décembre 2014

Comment assainir l'air de nos maisons?

L'air de nos habitations (et de nos bureaux) n'est pas toujours au top. Pour respirer plus sainement, on peut miser sur l'aération et des solutions douces et naturelles aux vertus antibactériennes, antiseptiques ou antivirales.
Nous passons en moyenne 14 heures par jour dans nos maisons et, contrairement à ce que l'on croit souvent, l'air que nous y respirons à l'intérieur n'est pas toujours de bonne qualité. Les pollutions y sont nombreuses : tabac, humidité, moisissures, résidus de peinture, moquettes et revêtements de sol, appareils à combustion, bougies parfumées, poils d'animaux... Et malheureusement, elles peuvent avoir des effets néfastes sur notre santé par des allergies, des irritations des voies respiratoires, des maux de tête.
Le premier réflexe pour avoir un air sain, c'est l'aération. Chaque jour, au saut du lit ou avant votre café, prenez le temps d'ouvrir grand vos fenêtres, hiver comme été, au moins dix minutes par jour, même lorsqu'il fait très froid. Vous pouvez aussi le faire le soir. Aérer permet de diluer la pollution mais pas de l'éliminer. Attention, si vous avez des enfants en bas âge, ne les laissez jamais seuls, la fenêtre ouverte !
Plus de mauvaises odeurs avec des méthodes naturelles
Si vous avez de la lavande dans votre jardin ou sur votre balcon, coupez les tiges, faites-les sécher. Dans une coupelle, faites brûler la tige de lavande, comme un bâton d'encens. Le bicarbonate de soude absorbe les mauvaises odeurs. Dans une coupelle, mettez 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude et choisissez la pièce à assainir.
Pour celles qui sont fans de l'odeur d'encens, préférer l'écorce de styrax à faire brûler sur un morceau de charbon à encens. Eviter les bâtons d'encens à cause de la toxicité des colles utilisées. Utilisé depuis de nombreuses années, le papier d'Arménie ne fait pas toujours l'unanimité. Il est efficace pour assainir l'air, pour lutter contre les épidémies de rhume et de grippe, contre les odeurs de tabac ou de cuisine. Employé à trop hautes doses ou sans aération, son utilisation est nocive pour la santé. Il est fortement déconseillé aux asthmatiques, aux allergiques ou aux (...) Lire la suite sur Topsanté

samedi 27 décembre 2014

L’épidémie Ebola est « partie pour durer longtemps »

Au 16 décembre, date du dernier bilan publié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 19 031 cas de maladie à virus Ebola avaient été enregistrés dont 7 373 décès. L’épidémie est aujourd’hui centrée sur trois pays : le Liberia, où elle est stable ou en diminution, la Sierra Leone, où elle continue d’augmenter, et la Guinée, où elle augmente légèrement.

Pourquoi cette ampleur ?

L’Afrique de l’Ouest ne connaissait pas ce virus isolé en Afrique centrale en 1976. À cela se sont ajoutés des facteurs sociaux, économiques et culturels différents : la mobilité des populations, leurs rites funéraires, leur réticence à suivre les recommandations gouvernementales, la méfiance vis-à-vis des soignants… « Nous avons été totalement surpris par les différences socio-culturelles, les différences de propagation et le nombre de cas. On ne s’attendait pas à ça », explique Sylvain Baize, directeur du Centre national de référence des fièvres hémorragiques.

Le virus est-il devenu plus dangereux ?

Au contraire : la souche Ebola Zaïre sévissant actuellement a un taux de mortalité d’environ 60 % au lieu de 80 %. Mais cette moindre virulence augmente la contamination car les malades, plus valides, se déplacent davantage. « Ils arrivent à pied dans les centres de traitement alors qu’ils sont malades depuis 4-5 jours », raconte Sylvain Baize, de retour de Guinée où il a installé un laboratoire au sein du centre de traitement des malades à Macenta, géré par l’Institut Pasteur et la Croix-Rouge.

Risque-t-il de muter ?

Le virus Ebola a peu évolué : la souche actuelle présente 97 % d’homologie avec la souche de 1976. C’est en partie parce que les épidémies étaient stoppées rapidement. Mais aujourd’hui, la circulation interhumaine intense et prolongée augmente les risques de mutation.

Peut-on prédire la fin de l’épidémie ?

Non. Les modèles mathématiques se sont déjà trompés sur son évolution. « On n’a jamais été confrontés à cela… C’est parti pour durer longtemps », pense Sylvain Baize.

Quelles conséquences pour les pays ?

L’épidémie Ebola a anéanti des systèmes de santé déjà mis à mal par des années de troubles et de guerre civile. Entre la moitié et les deux tiers des personnels de santé locaux sont morts. « C’est une vraie catastrophe pour les pays touchés. Ils mettront des mois à s’en remettre », estime Sylvain Baize. D’ores et déjà, d’autres maladies sont en expansion comme le paludisme et la dysenterie. Si le choléra est resté en sommeil en 2014, une épidémie de cette maladie endémique pourrait succéder à Ebola.
L’OMS va s’atteler à renforcer ces systèmes de santé. « Ce qui était à l’origine une crise sanitaire est devenu une crise ayant des conséquences d’ordre humanitaire, économique et sécuritaire », souligne le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS.

D’autres épidémies Ebola ?

La majeure partie des experts pense que ce ne sera pas la dernière grande flambée d’Ebola. Au moins 22 pays africains réunissent les conditions écologiques, les espèces de faune sauvage et les pratiques de chasse propices à une réapparition
http://www.leprogres.fr/sante/2014/12/27/l-epidemie-ebola-est-partie-pour-durer-longtemps

jeudi 25 décembre 2014

Alcool: nos conseils pour passer les fêtes sans gueule de bois

Les femmes sont deux à trois fois plus sensibles aux effets de l'alcool que les hommes. Nos conseils pour traverser cette période de fêtes sans (trop de) désagréments.
- Avant de passer au champagne, buvez au moins un litre d'eau et mangez des fruits. En effet, le fructose présent dans les fruits facilite la transformation (et donc l'élimination) de l'alcool. Quant à l'eau, elle permet d'éviter la déshydratation provoquée par l'alcool, et donc de limiter le risque de migraine.
- Avant de vous coucher, prenez du paracétamol (pas d'aspirine, qui risque d'accentuer les éventuelles inflammations de l'estomac) et un cachet de citrate de bétaïne, qui va optimiser la motricité gastro-intestinale et les sécrétions digestives.
- Au réveil, buvez un verre d'eau chaude agrémentée d'un jus de citron. Parfait pour un effet « détox lendemain de fêtes » et pour booster l'organisme grâce à la vitamine C.
- Pendant la journée, continuez de vous hydrater afin d'évacuer plus vite l'acétaldéhyde, un composé chimique qui résulte de la transformation de l'alcool dans notre foie et qui est responsable de la gueule de bois. C'est le moment de vous préparer la petite tisane détox que l'on vous a recommandée avant les fêtes.
Et rappelez-vous, la quantité maximale tolérée par l'organisme, c'est pas plus de quatre verres. Comme le rappelle le Dr Michel Lejoyeux, addictologue : "Avec l'alcool, plus on augmente la dose, plus ça devient toxique . Au-delà de quatre verres, la consommation devient pathologique".
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mercredi 24 décembre 2014

La gastro et la grippe s'invitent pour Noël

Selon le réseau Sentinelles de l'Inserm, les médecins généralistes libéraux ont reçu, dans leurs cabinets, la semaine dernière, 150 000 cas supplémentaires de gastro-entérites par rapport à la semaine précédente. Le seuil épidémique est dépassé dans plusieurs régions : le Limousin (491 cas pour 100 000), la Champagne-Ardenne (447), le Nord-Pas-de-Calais (346), le Languedoc (313) et l'Auvergne (289), alors que ces quatre dernières avaient été jusque6là épargnées.

Le seuil épidémique pour cette semaine du 15 au 21 décembre est de 274 cas pour 100 000 habitants. Et l'Île-de-
France frappe à la porte, atteignant presque ce seuil : 267 cas pour 100 000.

La gastro, qui augmente sans discontinuer depuis le 1er décembre, devrait faire encore plus de victimes, d'autant que les familles se réunissant pour les fêtes, le risque de propagation va s'accroître. Les ventes de médicaments le confirment : la semaine dernière, trois des quatre classes médicamenteuses utilisées pour lutter contre le novovirus avaient dépassé leur propre niveau d'alerte. 

Les patients reçus par les 1272 médecins sentinelles avaient de 3 mois à 93 ans et presque aucun cas n'a nécessité une hospitalisation (0,4%).

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/attention-a-la-gastro-24-12-2014-4398343.php

mardi 23 décembre 2014

Les urgentistes lèvent la grève, les médecins commencent leur fronde

L'accord conclu avec la ministre de la Santé Marisol Touraine a eu raison du mouvement de grève des urgentistes, au moment même où commence celle des médecins.
La pagaille redoutée dans les urgences pendant une semaine n'aura finalement pas eu lieu. La contestation des médecins urgentistes a pris fin deux jours à peine après le début du conflit. Ceux-ci ont obtenu gain de cause auprès du gouvernement sur leurs revendications concernant le temps de travail.
Depuis lundi, on pouvait voir des médecins urgentistes arborer un brassard noir, en signe de mécontentement. A l'origine du mouvement, la demande de réduction de leur temps de travail de 48 heures hebdomadaires, contre 60 heures actuellement. Ils réclamaient également que leurs heures supplémentaires soient rémunérées au-delà de 39 heures.
C'est sur ces deux points que les grévistes et le gouvernement se sont entendus, permettant de lever la grève. Le président de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf) qualifie d'"accord historique", le résultat de la négociation obtenu avec le gouvernement sur le temps de travail. "Même si on n'a pas tout obtenu, il nous semble que la reconnaissance du plancher de 39 heures et le déclenchement des heures supplémentaires à partir de ce plancher est un accord historique, s'est réjoui Patrick Pelloux, cité par l'AFP. Nous n'avons pas eu de progrès social depuis quatorze ans."
Une autre revendication des urgentistes portait sur l'harmonisation des compensations financières des gardes entre les médecins universitaires (actuellement mieux payés) et les praticiens hospitaliers. Cette pomme de discorde n'a pas été résolue.
Grève des médecins maintenue
La fin de la grève des urgentistes ne change rien en revanche au mouvement de grève amorcé par les médecins généralistes et spécialistes (ce mardi pour les premiers et mercredi pour les seconds). Une grève qui devrait durer jusqu'au 31 décembre.
Cette fermeture annoncée des cabinets médicaux n'inquiète pas plus que ça les Français, si on en juge une enquête OpinionWay pour Axys consultants-Le Figaro-BFM Business. (...) Lire la suite sur Topsanté

dimanche 21 décembre 2014

Médecins en grève à Noël : le coup de gueule d'un généraliste

Médecins généralistes, spécialistes ou urgentistes sont appelés à la grève à partir de lundi 22 décembre. Jean-Paul Hamon est président de la Fédération des Médecins de France. Sur le plateau de LCI, il s'est vivement insurgé vendredi contre la loi de santé soutenue par Marisol Touraine.
Invité de LCI vendredi, Jean-Paul Hamon, le président de la fédération des médecins de France, a vivement critiqué le projet de loi de santé de Marisol Touraine en déclarant que "rien n'était cohérent."
Estimant que la ministre de la Santé voulait "détruire la médecine libérale", Jean-Paul Hamon a justifié la grève prévue pour le 22 décembre. La loi de santé présentée par Marisol Touraine prévoit notamment de généraliser le tiers payant, d'instaurer un service public hospitalier et de remplacer les agences régionales de santé (ARS). 
Les trois points de la discorde
Avec la généralisation du tiers payant, les médecins libéraux seront "noyés sous la paperasse " a affirmé Jean-Paul Hamon. Le tiers payant permet à une personne de se faire payer intégralement ses dépenses de santé par l'assurance maladie. Autre point négatif pour le médecin, la loi ouvrirait aux paramédicaux, la possibilité de diagnostiquer un patient, de lui prescrire des traitements et de surveiller les maladies chroniques. Enfin, le rôle primordial que vont jouer les agences régionales de santé. Elles pourront dire aux médecins où s'installer afin d'éviter qu'il y en ait trop à un même endroit  et aucun à d'autres.
 

vendredi 19 décembre 2014

Epidémie : la gastro en forte progression, les trois conseils à suivre

Une hausse sensible des cas de gastroentérites a été relevée la semaine passée en France métropolitaine, alors que la grippe saisonnière pourrait arriver pendant les vacances de Noël, selon des épidémiologistes.
Le nombre des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine  générale la semaine dernière a été estimé à 253 cas pour 100.000 habitants,  soit 160.000 nouveaux cas, en augmentation par rapport à la semaine précédente  et juste en dessous du seuil épidémique (269 cas pour 100.000 habitants) qui  pourrait être atteint dès la semaine prochaine, indique le réseau de  surveillance des épidémies Sentinelles. Depuis novembre, la grippe saisonnière de son côté progresse: la semaine  dernière, le nombre cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine  générale a atteint 77 cas pour 100.000 habitants, encore en dessous du seuil  épidémique (168 cas pour 100.000 habitants).
Trois conseils pratiques sont à suivre si vous souhaitez éviter l'infection (voir la vidéo ci dessus).
Quand parle-t-on d'épidémie ?

Le franchissement du seuil épidémique pendant deux semaines consécutives  permet de déclarer une épidémie au niveau national. Ce seuil "pourrait être atteint entre le 25 et le 30 décembre", a prédit  jeudi pour sa part l'épidémiologiste Vincent Auvigne, consultant pour  Celtipharm, une entreprise spécialisée dans la collecte et l'analyse des  données de santé en temps réel. Il participe à l'élaboration d'indicateurs avancés sanitaires - accessibles  sur le site www.openhealth.fr - qui montrent notamment la progression  quotidienne de la grippe en s'appuyant sur les achats effectués dans 4.600  pharmacies (soit plus de 20% des pharmacies françaises) "d'une série de  médicaments prescrits par les médecins en cas de syndrome grippal".
Mises à jour quotidiennement, les données recensées sur OpenHealth  permettent de faire "de meilleures estimations" sur l'évolution de l'épidémie,  voire d'informer les urgentistes en temps réel pour mieux gérer les tensions  hospitalières", souligne M. Auvigne.
Un nourrisson décédé
Depuis le 1er novembre, six cas graves de grippe ont été hospitalisés en  réanimation, indique pour sa Part l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans  son bulletin hebdomadaire. Aucun de ces patients, âgés de 4 mois à 83 ans  n'était vacciné et le nourrisson est décédé, ajoute l'InVS. Quatre syndicats des médecins libéraux ont appelé à la fermeture des  cabinets pendant les vacances de Noël,  du 23 au 31 décembre. Ils ont également  appelé à ne pas assurer les gardes.

lundi 15 décembre 2014

Grippe : les meilleurs réflexes

Fièvre à 39-40°C, fatigue, courbatures, frissons... C'est sans doute la grippe ! Virale, cette infection arrive souvent brutalement, mais guérit normalement en une semaine. Les bons réflexes pour passer le cap.
Très contagieuse, la grippe se transmet d'une personne à l'autre par l'air contaminé. Donc en période de grippe, on redoute de précaution côté hygiène : on se lave les mains plusieurs fois par jour ; on aère les bureaux à l'heure du déjeuner ; on se fait vacciner, surtout si on est fragile ; on faut appel à l'homéo préventive avec Oscillococcinum (1 dose sous la langue par semaine dès l'automne) ou Influenzinum et sérum de Yersin (1 dosette hebdomadaire en alternance ou 5 granules d'Influenzinum 9 CH les lundis et 5 granules de sérum de Yersin tous les mardis par exemple).
Avant tout, faire baisser la fièvre
Rester au chaud quand la température monte, dans son lit et on s'hydrate. La courbe de la fièvre forme ce qu'on appelle le « V » grippal : elle monte brutalement le premier jour (39 à 40°C), régresse vers le troisième ou quatrième jour, puis remonte le cinquième jour avant de disparaître.
Faire baisser la fièvre quand elle dépasse 38,5°C : 1 à 2 comprimés de paracétamol à 500 mg par prise, à renouveler en cas de besoin au bout de 4 h minimum, sans dépasser 3 g par jour.
Prendre un antiviral (Relenza, Tamiflu, sur prescription médicale) pour écourter les symptômes chez les personnes non vaccinées ou vaccinées depuis moins de 15 jours. Pour être efficaces, ils doivent être pris dans les 48 h qui suivent l'apparition des premiers symptômes.
Ne pas prendre d'antitussifs sans l'avis du pharmacien, en particulier pour les patients souffrant de maladies respiratoires, comme l'asthme. Il est préférable de laisser la toux évacuer naturellement les sécrétions.
Les fluidifiants (carbocystéine ou acétylcystéine) n'ont pas vraiment fait la preuve de leur utilité. Et ils sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 2 ans.
Faire une cure de cure de vitamine C pour se remettre plus vite (500 mg tous les matins pendant 1 mois), ou de vitamines (Supradyn intensia, Bion 3, etc.), de 1 à 3 mois. Côté phytothérapie, une cure de (...) Lire la suite sur Topsanté