samedi 31 décembre 2011

Du mercure ou du bisphénol A dans les caries dentaires ?

Principe de précaution contre nécessité de soins, les dentistes risquent d'être bientôt confrontés à un réel problème.
Avec quel matériau les dentistes pourront-ils boucher demain les dents cariées ou empêcher l'apparition de cette affection si fréquente ? La question taraude le professeur Michel Goldberg, spécialiste en odontologie (Inserm U 747 et université Paris-Descartes). Dans le dernier numéro de la revue Le chirurgien-dentiste de France, il s'inquiète des possibilités futures de soigner les dents abîmées en raison de la probable interdiction - à plus ou moins long terme - d'employer des matériaux contenant du mercure, et donc de "réaliser des restaurations à base d'amalgame d'argent, dont l'efficacité clinique n'est plus à démontrer", et des mesures attendues concernant le bisphénol A, qui est présent dans toutes les résines actuellement utilisées en dentisterie.
Concernant les "plombages" qu'il n'a jamais cessé de défendre, le spécialiste n'y va pas de main morte : "Les campagnes anti-amalgame nous font perdre un temps qui aurait pu utilement être utilisé. (...) Quand, grâce à ces groupes mono-obsédés par les méfaits du mercure, les patients ne pourront recevoir que des ersatz éphémères, nous en arriverons au règne de l'obscurantisme et à la régression vers un Moyen Âge." Certains dentistes français continuent à préférer les amalgames classiques, car ils sont plus faciles à poser et plus résistants. Et pourtant, l'Organisation mondiale de la santé a préconisé dans un récent rapport l'utilisation de matériaux de remplacement permettant d'éviter de recourir au mercure. La Norvège, la Suède et le Danemark viennent d'interdire les amalgames dentaires et le Conseil de l'Europe a adopté en mai une résolution visant à suivre un chemin similaire. La France est le seul pays à s'y opposer...
Principe de précaution
Cependant, il reste encore aux dentistes la (...) Lire la suite sur LePoint.fr

vendredi 30 décembre 2011

Du tabac plein les yeux…

Au-delà de son caractère irritant, la fumée de tabac peut être à l'origine de troubles visuels à proprement parler. De nombreuses études ont déjà montré que chez les fumeurs, la DMLA pouvait survenir de façon précoce et progresser ensuite plus rapidement que chez les non-fumeurs.
Le tabagisme est en fait le principal facteur de risque évitable de DMLA, et multiple ce dernier par un facteur 5 chez les gros fumeurs. Cette affection, qui rappelons-le touche la partie centrale de la rétine, est désormais la cause principale de cécité acquise dans les pays développés. Selon les estimations, elle concernera 8 millions de personnes dans le monde en 2020.
Mais le tabac peut également provoquer l'apparition de la cataracte. C'est en accélérant le vieillissement du cristallin que le tabagisme la favorise. De sorte qu'il est bien exact d'affirmer que la fumée tabac ne pique pas seulement les yeux… elle les abîme aussi.

Retrouvez cet article sur destinationsante.com

jeudi 29 décembre 2011

Les bactéries multirésistantes marchent sur la ville

Inutile de se voiler la face : la situation est inquiétante. L'émergence des bactéries multirésistantes constitue une vraie menace pour la santé publique. Un avis partagé par tous les protagonistes de la lutte antibactérienne : bactériologiste, hygiéniste, pharmacien, microbiologiste… En région PACA-Est, ils ont décidé de s'unir pour faire front à une émergence et une dissémination de ces germes face auxquels la médecine est de plus en plus démunie (1).
« On assiste à une dissémination mondiale d'un mécanisme de résistance appelé BLSE (Béta-lactamase à spectre étendu), responsable d'une résistance à presque toutes les pénicillines et céphalosporines et à un nombre croissant d'autres antibiotiques, signale le Dr Véronique Mondain, infectiologue au CHU de Nice.Dans la région, les E. coli porteurs de cette résistance (E. coli BLSE) représentent 6 à 12 % des E. coli, alors qu'ils représentaient moins de 2 % des souches en 2005. On est même à 100 % en Asie et dans certains pays du bassin méditerranéen. »
Longtemps associées aux infections contractées à l'hôpital, ces bactéries multirésistantes sont, aujourd'hui, présentes en ville.
Le renfort de « vieux » antibiotiques
Si les affections liées à ces germes multirésistants ne sont pas plus graves que les autres, le danger est lié au risque d'impasse thérapeutique.« On se retrouve parfois totalement démunis, sans plus aucun antibiotique à proposer », se désolent les experts. Faute de nouvelles molécules disponibles - la recherche est difficile et trop rare -, il faut alors se résigner à sortir de leur placard de « vieux » antibiotiques, « mis au rebut », à cause de leurs effets secondaires, en particulier.
Comment en est-on arrivé là ? La responsabilité est collective : usage abusif d'antibiotiques chez l'homme, traitement des animaux d'élevage (et aussi domestiques) par des doses massives de ces molécules, contamination des nappes phréatiques…
Bref, on baigne dans les antibiotiques. « Les bactéries s'adaptent, et des résistances émergent. »Avec la multiplication des contacts humains et des voyages, elles circulent ensuite librement.
Respecter les mesures d'hygiène et revenir à un usage responsable des antibiotiques, c'est aujourd'hui une urgence. Après une période de baisse, la consommation d'antibio repart à la hausse. « Les patients en réclament et les prescriptions non justifiées se multiplient. »Résultat : la France se situe aujourd'hui à la troisième place en Europe, derrière la Grèce et Chypre.
1. Le CHU de Nice, en partenariat avec de nombreux acteurs de soin, publics ou privés, de ville ou des établissements de santé, s'est organisé (ResO InfectiO PACA Est) pour mener une action multidisciplinaire intersectorielle.
Contact : schiano.m@chu-nice.fr ou 04.92.03.54.58.

mercredi 28 décembre 2011

Les Fleurs de Bach ont-elles un pouvoir ?

Le « Rescue », qui connaît ? À cette question, nous sommes de plus en plus nombreux à répondre «moi». Précision pour les autres : le Rescue est une association de cinq fleurs bénéfiques pour la gestion du stress ou les débordements émotionnels.
L'inventeur de cette combinaison d'élixirs floraux - et de bien d'autres - est un médecin anglais, le Dr Bach, convaincu du pouvoir de guérison des fleurs. Selon ce célèbre homéopathe et bactériologiste, chaque goutte de rosée renfermerait la quintessence des vertus curatives de la plante.
Il y aurait ainsi des fleurs pour traiter la plupart des états psychologiques : la peur (tremble, hélianthème, prunier myrobolan…), l'incertitude (plumbago, alêne, folle avoine…), le manque d'intérêt pour le présent (clématite, chèvrefeuille, moutarde…), la solitude (violette d'eau, impatiente, bruyère), l'hypersensibilité aux influences et aux idées (houx, noyer, aigremoine…), l'abattement et le désespoir (pommier sauvage, orme, pin sylvestre…), la préoccupation excessive du bien-être d'autrui (hêtre, vigne, chicorée…).
Jean-Michel Piquemal, formateur en Fleurs de Bach et conférencier, revenait sur ces propriétés lors du Salon du bien-être qui se tenait dernièrement à Toulon. Avec, au préalable, quelques précisions sur la préparation des élixirs floraux : « Les fleurs sont déposées sur de l'eau de source, dans un bol en cristal, et exposées au soleil. Cette eau est filtrée et stabilisée dans de l'alcool. »
Des formes différentes
Aujourd'hui, ces élixirs, fabriqués et commercialisés par différents laboratoires à partir des fleurs importées d'Angleterre, se déclinent sous de multiples formes : gouttes, spray, pastilles à sucer, pommades… Le mode d'administration principal reste cependant l'absorption de gouttes directement dans la bouche ou combinées à des aliments (voire dans un biberon !). On peut aussi se masser avec, au niveau des poignets ou de la plante des pieds, ou en verser dans l'eau du bain. Même les animaux et les plantes malades tireraient bénéfice de ces fleurs miraculeuses…
Miraculeuses ? Rien, sur un plan scientifique ne permet de l'affirmer ; aucun des tests d'efficacité réalisés avec des Fleurs de Bach ne montrent, en effet, d'efficacité supérieure à un placebo. Face à cette absence de preuves, le monde médical est divisé. Certains médecins, urgentistes, infirmiers, psychologues… les préconisent, d'autres ne leur accordent aucun crédit. Sur les forums, en revanche, les témoignages enthousiastes sont nombreux.
« La meilleure preuve de leur pouvoir, c'est soixante-quinze ans de pratique dans cinquante pays,selon M. Piquemal. Les Fleurs de Bach sont enseignées en Grande-Bretagne à la fac et, en France, dans certaines écoles d'infirmières. » Aux sceptiques, il conseille : « Ne me croyez pas sur parole, expérimentez ! »
Le monde médical est divisé

mardi 27 décembre 2011

Maladie d'Alzheimer : sa prise en charge change

Clarifier le parcours de soin des malades atteintes d'Alzheimer, c'est l'objectif essentiel des nouvelles recommandations de la Haute autorité de santé qui vient de mettre à jour son document concernant le "Diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées", un document qui s'adresse aux médecins généralistes et spécialistes.
Ces travaux, qui avaient déjà été publiés en 2008, viennent donc d'être révisés en tenant compte des évolutions récentes autour de la prise en charge de la maladie dans l'espoir d'une "meilleure appropriation par les professionnels".
Maladie d'Alzheimer : des tests chez les généralistes
En clair, la Haute autorité de santé attend des médecins généralistes qu'ils évaluent eux-mêmes les patients qui présentent des troubles de la mémoire, et qu'ils assurent ensuite le suivi de ces patients, à 6 mois et à 12 mois. Au bout d'une année de suivi, s'il y a altération des troubles, un binôme médecin généraliste-spécialiste réalisera les tests et examens nécessaires pour poser véritablement le diagnostic d'Alzheimer. Et c'est à nouveau le médecin généraliste traitant qui, après avoir échangé avec le patient et son entourage sur la bonne compréhension des enjeux du diagnostic, leur proposera un plan de soin et d'aides.
Une autre notion clé a été intégrée dans cette nouvelle recommandation : la prescription et le renouvellement d'un traitement médicamenteux seront laissés à l'appréciation du médecin spécialiste prescripteur.
Un sondage récent rendu public lors de la conférence annuelle internationale de l'association Alzheimer Europe montre que la maladie d'Alzheimer se place au second rang des maladies les plus redoutées,après le cancer. Ce même sondage montre aussi que peu de personnes ont conscience que la maladie d'Alzheimer ne peut être diagnostiquée sur un simple test, mais seulement à la suite (...) Lire la suite sur TopSante.com

lundi 26 décembre 2011

Cancer du poumon, des traitements mieux ciblés

Certaines tumeurs sont caractérisées par des mutations génétiques. Celles du gène EGFR par exemple, concernent spécifiquement certains cancers du poumon. Pour proposer à leurs patients des biothérapies de mieux en mieux ciblées, les médecins ont besoin de tests diagnostiques à la fois sensibles et fiables. Le test Cobas produit par le Suisse Roche, vient d'obtenir sa certification européenne et constitue donc un outil supplémentaire dans le ciblage des thérapies proposées aux malades.
« On estime que 10% à 30% des patients souffrant de cancer du poumon non à petites cellules (la forme la plus fréquente de ces cancers n.d.l.r.) sont porteurs de tumeurs présentant des mutations qui activent le gène EGFR », indique Daniel O'Day de Roche Diagnostics. Le nouveau test précisément, détecte 41 mutations différentes de ce dernier à partir d'un échantillon tumoral. Et ses résultats sont disponibles en seulement 8 heures.
Cobas a été conçu pour identifier les patients susceptibles de tirer le meilleur profit d'un traitement ciblé. Une fois identifiés, ces malades peuvent en effet bénéficier d'un type particulier de médicaments, les inhibiteurs de la tyrosine kinase de l'EGFR. Administrés comme traitement de première intention, ils ciblent une protéine présente à la surface des cellules tumorales, bloquant leur croissance.
La prise en charge par ce traitement offre de meilleurs résultats que les autres thérapeutiques, à condition toutefois que le patient ait été sélectionné à bon escient. Dans ce cas, le nombre de malades chez lesquels une régression de la tumeur est observée peut être multiplié par trois en comparaison avec une chimiothérapie standard, et la durée de vie sans progression de la tumeur peut être doublé. Ce type de test est déjà utilisé pour mieux cibler les traitements de certains cancers du sein. Ce nouveau test va en étendre l'application, alors qu'en France plus de 30 000 nouveaux cas de cancer du poumon sont diagnostiqués chaque année. Avec un taux de (...) Lire la suite sur destinationsante.com

dimanche 25 décembre 2011

Virus : les Français ne se lavent pas assez les mains

Près de 7 personnes sur 10 disent ne pas se laver les mains avant de s'occuper d'un bébé ou après avoir pris les transports en commun.
Moyen efficace pour éviter la propagation des virus de l'hiver (gastro-entérites, bronchiolites , rhumes, angines, grippes ...), le lavage des mains est pourtant loin d'être systématique, révèlent des données du Baromètre santé 2010 publiées mercredi.
Ainsi, 40% des Français déclarent ne pas se laver systématiquement les mains avant de faire la cuisine, selon cette enquête de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). 66% ne le font pas systématiquement après avoir pris les transports en commun et 78% ne le font pas systématiquement après s'être mouchés (12% déclarent ne jamais le faire et 31% rarement). Enfin, seuls 67% des Français déclarent se laver les mains systématiquement avant de s'occuper d'un bébé.
Par ailleurs, lorsqu'ils ont une infection respiratoire, 28% des Français déclarent continuer à fréquenter les lieux publics tels que les cinémas ou les restaurants, 24% à rendre visite à leur famille ou leurs amis.
L'Inpes recommande de se laver les mains plusieurs fois par jour avec du savon, pendant 30 secondes. L'organisme invite aussi à répéter ce geste après avoir éternué, toussé ou s'être mouché, avant et après chaque repas, après chaque sortie et après être allé aux toilettes. Une solution hydroalcoolique peut remplacer l'eau et le savon en cas de besoin.
Sur le front des virus, la grippe «reste discrète» en cette mi-décembre, selon le dernier bulletin des Groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog), mais l'épidémie de bronchiolite du nourrisson se poursuit. Les détections du virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de cette infection, «sont toujours en hausse dans toutes les régions de France métropolitaine», a indiqué mercredi le réseau des Grog.
» Vidéo de la campagne de l'Inpes pour inciter les Français à se laver les mains l'hiver contre les virus: (...) Lire la suite sur Figaro.fr

samedi 24 décembre 2011

Près de sept Français sur dix souffrent de douleurs au niveau des pieds

Les douleurs ressenties au niveau des pieds concernent plus particulièrement les femmes (71%) que leurs homologues masculins (60%). Toutefois, les hommes sont plus touchés par les problèmes d'ongles de pieds comme les mycoses ou les ongles traumatiques.
Autre enseignement de l'Observatoire, plus de la moitié des Français (51,1%) ont le pied égyptien (lorsque le gros orteil est le plus avancé), contre 41,5% qui ont le pied grec (lorsque le second orteil est le plus grand).
D'une façon générale, les Français prennent soin de leurs pieds. Les données révèlent que plus de 45% des patients examinés appliquent une crème hydratante sur leurs pieds, dont 39% qui le font au quotidien.
Ces chiffres sont issus des relevés des fiches d'examens de dépistage de l'Union française de la santé du pied réalisés entre janvier et septembre derniers. Les examens ont été faits auprès d'un échantillon représentatif de 1.043 personnes adultes, et d'un échantillon représentatif de 232 enfants. L'UFSP précise que "les résultats doivent s'interpréter en tenant compte du biais d'observation, à savoir un public qui se sent concerné par la santé de ses pieds et participe volontairement à un examen de dépistage".
http://www.laprovence.com/article/sante/pres-de-sept-francais-sur-dix-souffrent-de-douleurs-au-niveau-des-pieds

vendredi 23 décembre 2011

Personne n'en veut aux croix des pharmacies

À quelques mois seulement de l'élection présidentielle, il est des nouvelles qui sont susceptibles de faire forte impression sur l'électeur. Comme celle d'une mystérieuse association maghrébine parisienne, baptisée Paris-Beurs-Cités, qui aurait très officiellement demandé à la mairie de Paris de faire progressivement disparaître ce "symbole religieux ostentatoire" que constitue l'enseigne en forme de croix des pharmacies. Selon elle, ces croix vertes des officines seraient "le vestige d'une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays" et pourrait aujourd'hui "heurter la susceptibilité des croyants non-chrétiens, mais aussi des personnes non ou antireligieuses".
Une revendication à laquelle, en outre, une certaine madame Ilda Vrospinos, conseillère technique du cabinet du maire Bertrand Delanoë, aurait fait un excellent accueil. Dans une lettre adressée à l'association qui s'est donné pour but d'aider les jeunes Français issus de l'immigration maghrébine "à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire", Ilda Vrospinos aurait répondu "comprendre pleinement ces préoccupations". Elle se serait même engagée à soumettre cette question à l'édile de la capitale !

Un poisson pas très frais

Vous êtes choqué ? Scandalisé ? Vous étiez déjà au courant car un ami d'ami ou encore un sombre inconnu vous en avait informé par e-mail ? Halte-là, tout ceci est faux ! Primo, l'association Paris-Beurs-Cités n'existe pas. Secondo, la mairie de Paris, contactée par le Point.fr, n'a jamais reçu aucune demande de cette nature émanant de qui que ce soit. Tertio, aucune Ilda Vrospinos n'a jamais fait partie du cabinet du maire de la capitale. Et pour cause, Ilda Vrospinos est un anagramme de... poisson d'avril. Quant à la croix verte des pharmacies, qui a d'ailleurs longtemps été rouge, elle symbolise le secours et son origine est tout au plus héraldique. Il s'agit donc d'intox pure et dure.
Néanmoins, l'"information" circule à très grande vitesse sur les autoroutes du Net. Tant et si bien qu'un chef d'établissement catholique d'Ile-de-France, à l'oeil heureusement critique, l'a reçu sur son e-mail professionnel, il y a seulement quelques jours... Pourtant, le canular aux relents nauséabonds ne date pas d'hier, puisqu'il s'agit d'un vrai poisson d'avril datant du 1er avril 2009. Le texte original émane de Novopress, une agence de presse proche du Bloc identitaire, autrement dit de l'extrême droite, qui s'est à l'époque vantée d'avoir honoré avec force cette tradition bien française de la blague du 1er avril. Un ou des individus non identifiés l'ont simplement expurgé de toute date et de toute source afin de brouiller un peu plus les pistes et de le remettre opportunément au goût du jour à quatre mois d'un scrutin majeur. Le message actuel se conclut par une invite pressante : faire suivre svp... Urgent ! Le Point.fr vous conseille plutôt de le mettre à la corbeille. http://www.lepoint.fr/societe/personne-n-en-veut-aux-croix-des-pharmacies-08-12-2011-1405405_23.php

mercredi 21 décembre 2011

Buvez du lait !

N'en déplaise à tous les opposants à la consommation de lait, la 3e enquête de population française Monica (une étude internationale planifiée et coordonnée par l'OMS sur le risque de mortalité en fonction des comportements alimentaires) indique que les consommateurs de lait présentant un syndrome métabolique ont un risque de décès diminué de moitié par rapport aux autres. Ce fameux syndrome métabolique correspond à l'accumulation de facteurs de risque cardiovasculaire : un taux de sucre dans le sang élevé, une hypertension artérielle, des anomalies des lipides sanguins, le tout accompagné d'une obésité abdominale. En constante augmentation, le syndrome métabolique est devenu une préoccupation de santé publique.
Le travail a porté sur un échantillon de 897 Français, sélectionnés par tirage au sort sur listes électorales de trois régions : la communauté urbaine de Lille, le Bas-Rhin et la Haute-Garonne. Âgés de 45 à 65 ans, ils ont été suivis pendant 14 ans. "Les résultats révèlent que ceux qui prennent plus d'un verre de lait par jour ont un risque de décès diminué de 55 % par rapport aux non-consommateurs. Et pour zéro à un verre par jour, ce risque baisse de 40 %", a précisé le Dr Vanina Bongard, du service d'épidémiologie du CHU de Toulouse, mercredi, lors du congrès annuel de la Société française de nutrition.

Les fruits et légumes essentiels

Certes, les esprits chagrins relèveront que le symposium "Alimentation, Nutrition et Syndrome métabolique" a été organisé par le Cerin, Centre de recherche et d'information nutritionnelles, qui a pour mission de promouvoir les produits laitiers, lors du congrès. Toujours selon ce travail, la mortalité des hommes qui ont les consommations les plus élevées de produits laitiers, fruits et légumes et céréales baisse de 70 %.
Précédemment, Monica avait étudié l'influence des comportements alimentaires sur la survenue du syndrome métabolique et trouvé que la consommation de produits laitiers diminuait ce risque. "Ces résultats, en accord avec d'autres études menées dans différents pays, montrent notamment une relation entre des apports calciques élevés et la baisse de la prévalence du syndrome métabolique (via l'effet bénéfique du calcium sur le poids et la tension)", continue la spécialiste. Selon elle, de nombreux composants du lait pourraient également contribuer à cet effet protecteur.
Ces données sont confirmées par une autre étude française, Desir (Data from an Epidemiological Study on the Insulin-Resistance Syndrome), qui a également rapporté une incidence plus faible du syndrome métabolique lorsque la consommation de produits laitiers est élevée. Toutes ces études démontrent qu'une alimentation équilibrée et variée, incluant des produits laitiers, est associée à un bénéfice majeur pour la santé. D'autant plus que les personnes qui surveillent leur alimentation sont aussi en général celles qui ont une bonne hygiène de vie.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/buvez-du-lait-08-12-2011-1405213_57.php

mardi 20 décembre 2011

La grippe : et si on arrêtait de se faire peur !

La grippe est l'un des pires fléaux. La grippe espagnole a causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. Par ailleurs, chaque année, le virus de la grippe contribue au décès prématuré de 5 000 à 10 000 personnes (essentiellement âgées) en France. Prendre conscience de ce problème est une nécessité de santé publique. Mais la communication sur la grippe a pris un tour délirant, pour des raisons d'ignorance, de marketing (comme la récente annonce d'un virus "mutant" mis au point par un laboratoire de virologie hollandais) et d'erreurs de modélisation (celle des Nostradamus anglais des maladies infectieuses).
Récemment, la grippe aviaire, H5N1, a provoqué une folle inquiétude sur la planète. Rappelons que la grippe aviaire est une maladie qui touche les oiseaux, elle n'est pas une maladie à transmission interhumaine, et que son potentiel épidémique est comparable à celui de n'importe quel autre virus. Malgré toutes les prédictions, on a vu que le nouveau variant H1N1 était issu des porcs et sa marque (H1) connue pour être épidémique chez l'homme. Il n'y a pas eu d'infection interhumaine de type H5. Par ailleurs, les premiers cas rapportés d'une nouvelle maladie sont forcément des cas très graves. Car seuls les cas mortels déterminent les investigations qui vont permettre de reconnaître leur agent. Il y a donc toujours une surestimation initiale de la mortalité. Concernant la grippe aviaire, des travaux récents ont montré que, parmi les personnes en Thaïlande vivant à proximité de poules infectées, 40 % avaient été infectées, sans aucun symptôme. La grippe aviaire n'est pas une maladie interhumaine. C'est une maladie que l'on contracte auprès des animaux infectés et qui est beaucoup moins grave qu'on ne l'a prétendu.
Les modèles expérimentaux peuvent prédire à peu près ce que l'on veut, mais pas ce que deviennent les virus. L'équipe du laboratoire néerlandais qui aurait mis au point un H5N1 très dangereux s'est déjà profondément trompée en créant un modèle de H1N1, prétendant que le virus était plus grave que la grippe ordinaire. Quant à l'équipe des modélisateurs anglais, elle avait prédit que H1N1 serait plus grave que la grippe ordinaire. Les deux équipes se sont trompées, ce qui ne les empêche pas d'allumer encore une fois un affolement, qui justifiera qu'elles aient des subventions considérables pour pouvoir travailler sur ces sujets non confirmés. Toutefois, les censurer n'aurait pas de sens.
Nous savons aujourd'hui que la grippe espagnole a tué dans 90 % des cas par surinfection bactérienne et non parce que le virus était plus agressif, ce qui laisse à penser qu'il n'y aura plus d'épidémie comparable à la grippe espagnole. Désormais, nous avons des antibiotiques et nous devons réfléchir au meilleur moyen pour traiter les grippes à fièvre prolongée, et pour détecter systématiquement chez ces patients les bactéries (pneumocoques, streptocoques et staphylocoques) associées qui justifient un traitement. Un problème qui, lui, est urgent.
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/la-grippe-et-si-on-arretait-de-se-faire-peur-06-12-2011-1404508_445.php

lundi 19 décembre 2011

Un robot au service du chirurgien nantais

Le robot chirurgical Da Vinci, de la société américaine Intuitive Surgical, est utilisé par une cinquantaine d'établissements en France (1). Il remplace la coelioscopie, un temps révolutionnaire. Nous avons pu tester...
Quelques secondes suffisent pour apprivoiser la bête et se prendre pour un chirurgien! Vous posez votre front dans un renfoncement, comme chez l'ophtalmo. Les deux petits écrans situés devant vos yeux s'allument et présentent une vision en relief et agrandie de la zone à opérer, qui se trouve à deux ou trois mètres (ou dans une autre pièce). Vous voyez les pinces du robot juste au-dessus des morceaux de caoutchouc utilisés pour la démonstration, sur lesquels vous devez poser des anneaux en plastique.

Un «joujou» à deux millions d'euros

Avec vos doigts glissés dans des anneaux de tissu, articulés comme dans des mains, vous bougez et le robot chirurgical Da Vinci suit vos mouvements sans délai perceptible. Là, vous vous dîtes que vous manipulez facilement un «joujou» à deux millions d'euros, plus 10% du prix en maintenance chaque année... Mercredi soir, l'Institut de cancérologie de l'Ouest, à Saint-Herblain(44), proposait aux journalistes d'expérimenter son exemplaire acquis au printemps dernier. Avec, comme pédagogue avisé, le chef du service chirurgie, le PrJean-Marc Classe.

Mieux que la coelioscopie

«La coelioscopie (2) représentait déjà un gros progrès par rapport à l'opération à ventre ouvert», expliquait-il. «Elle permet de faire simplement de petits trous (plus esthétiques qu'une longue cicatrice) et de raccourcir la durée de l'hospitalisation». «Mais quand le chirurgien veut que son instrument bouge vers la droite, dans le corps du patient, lui doit bouger sa main vers la gauche. Il faut apprendre à inverser tous ses gestes. Pour une opération délicate, ce peut être dangereux. Et puis on regarde un écran, pas la personne opérée. Le robot est plus intuitif, plus précis, il permet de réaliser des choses qu'on ne pouvait pas faire, de réduire le temps d'hospitalisation... Quand on s'arrête quelques secondes, le robot ne bouge pas, contrairement à un outil classique utilisé à la main».

Multiples applications

Bien sûr, le patient n'est pas opéré par un robot mais bien par un chirurgien, via un robot, entouré du personnel habituel. Il lui faut se former même si, en l'occurrence, c'est très rapide. Concernant le coût, la politique diffère selon les établissements mais à Saint-Herblain, le patient ne paie pas plus cher. C'est l'établissement qui prend en charge. Quant aux applications, elles sont multiples, sur les problèmes d'ordre fonctionnel: de la descente d'organes à l'incontinence en passant par les cancers de la prostate ou gynécologiques...

1. Ce sont surtout les CHU (centres hospitaliers universitaires) et quelques cliniques qui ont en acquis. En Bretagne, outre l'Institut de cancérologie de l'Ouest à Saint-Herblain, près de Nantes, on trouve le CHU de Nantes, celui de Rennes, celui de Brest (Cavale Blanche) et la clinique de l'Océane à Vannes. 2. Technique consistant à opérer sans ouvrir l'abdomen, en introduisant une caméra et des instruments actionnés à l'aide d'une tige.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/sante-un-robot-au-service-du-chirurgien-nantais-12-12-2011-1530586.php

dimanche 18 décembre 2011

Manger du poisson réduirait les risques cardiaques chez les femmes

Cette étude danoise, publiée dans la revue de l'American Heart Association, est la première à se pencher spécifiquement sur les femmes âgées de 15 à 49 ans et sur les bienfaits de la consommation de ces poissons sur leur santé cardiaque immédiate plutôt que sur leur longévité. Les femmes "qui consomment rarement ou pas du tout du poisson ont un taux de problèmes cardiovasculaires supérieur de 50 % sur huit ans par rapport à celles qui en consomment régulièrement", pointent les chercheurs. De manière générale, les femmes qui consomment peu ou pas de poisson ont un risque de problèmes cardiaques supérieur de 90 % à celui encouru par les femmes mangeant du poisson chaque semaine.
L'étude a été menée auprès de 49 000 femmes avec un âge médian de 30 ans sur une période de huit ans. "La plus grosse difficulté quand on veut faire passer de tels messages de santé publique auprès des populations les plus jeunes, c'est qu'en général on ne perçoit pas les bienfaits (des attitudes promues) avant 30 ou 40 ans, mais notre étude prouve justement que ce n'est pas le cas" et que des bienfaits peuvent être attendus à plus brève échéance, pointe Marin Strom, l'un des auteurs de l'étude.
La plupart des femmes interrogées qui consommaient du poisson régulièrement déclaraient manger du cabillaud, du saumon, du hareng ou du maquereau, autant de poissons riches en oméga 3, un acide gras polysaturé, dont on pense qu'il protège contre les problèmes cardiaques ou vasculaires. "Pour jouir des bienfaits de la consommation de poisson ou d'huile de poisson, il faut suivre les recommandations diététiques qui conseillent de manger du poisson comme plat principal au moins deux fois par semaine", souligne M. Strom.
http://www.lepoint.fr/futurapolis/sante/manger-du-poisson-reduirait-les-risques-cardiaques-chez-les-femmes-05-12-2011-1404113_431.php

samedi 17 décembre 2011

Des gynécologues poussent un "coup de gueule" contre les échographies commerciales

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a poussé un "coup de gueule", par la voix de son ancien président Jacques Lansac, contre les offres commerciales d'échographies destinées à donner aux parents les premières images souvenirs de leur enfant. Selon le CNGOF, "il suffit de cliquer sur Internet pour trouver des offres commerciales d'échographies pour les femmes enceintes". "On leur propose, à Paris et dans 4 à 5 villes de province, pour des prix variant de 60 à 140 euros, des échographies en 3 ou 4 dimensions avec vidéo", a-t-il ajouté dans un communiqué publié lundi.

Des effets pas forcément anodins

Ces échographies, qui n'ont aucune finalité médicale par opposition aux examens de suivi de la grossesse, peuvent conduire à une exposition du futur bébé aux ultrasons "pendant une demi-heure", a indiqué le Pr Lansac, qui préside la Commission nationale d'échographie obstétricale et foetale. Cette exposition, qui "se focalise sur la face et les organes génitaux", est "très différente" de l'échographie médicale, où le faisceau d'ultrasons est constamment déplacé, avec une brève exposition de chaque zone. "Les effets thermiques et mécaniques des ultrasons ne sont pas forcément anodins", a-t-il poursuivi, en particulier pour le cerveau et l'oeil. "Tout le monde a dit que ce n'était pas bien, mais personne ne bouge", s'est-il emporté. "Il faut réserver l'échographie aux gens qui savent s'en servir, les médecins et les sages-femmes", a-t-il affirmé.
Le Pr Lansac a expliqué qu'un texte de 1962 réservait l'usage de la radiographie aux professionnels de santé, mais ne traitait pas de l'échographie, qui, alors, n'existait pas. Les professionnels de santé attendent toujours la publication d'un arrêté modifiant ce texte, a-t-il ajouté. "Faudra-t-il attendre que l'on publie des cas d'effet délétère des fortes expositions des foetus aux ultrasons pour faire cesser ces pratiques commerciales ?" demande le CNGOF. À l'heure où l'on pointe du doigt, entre autres choses, les risques de l'utilisation des téléphones portables pour les enfants, "c'est grotesque", a jugé le Pr Lansac.
http://www.lepoint.fr/sante/des-gynecologues-poussent-un-coup-de-gueule-contre-les-echographies-commerciales-05-12-2011-1403894_40.php

vendredi 16 décembre 2011

Vers un retour des farines animales en France ?

Le Conseil national de l'alimentation (CNA) a publié, vendredi, les mesures qui pourraient faciliter la réintroduction des farines animales dans l'alimentation du bétail, mesure refusée par le gouvernement. Dans un rapport préliminaire publié en juin sur son site, le CNA envisageait la réintroduction en France en deux temps des farines animales, interdites depuis la crise de la vache folle. L'avis de cette instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Économie avait suscité une levée de boucliers. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, avait immédiatement réagi. Il avait rejeté toute éventuelle réintroduction tant qu'il occuperait ses fonctions.

Ce nouvel avis, publié vendredi, intervient après celui de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) qui, comme le gouvernement, a émis à la mi-novembre des réserves. Le CNA rappelle que les protéines animales transformées (PAT) de porcs, volailles et poissons ne proviendraient "par définition (que) d'animaux sains". "Il est impératif de faire la différence entre les PAT (...) issues de produits sains et les "farines animales" qui incorporent notamment des cadavres d'animaux" et qui sont interdites dans l'Union européenne, a souligné le CNA dans son communique.

Dialoguer avec les consommateurs (CNA)

Le CNA rappelle encore que l'UE interdit les PAT dans l'alimentation des ruminants ainsi que le "cannibalisme" intra-espèce. Autrement dit, la volaille ne sera pas nourrie par de la farine de volaille, mais en l'occurrence de porc. Le Conseil dit appuyer la disposition. Le CNA prend également en compte "l'intérêt éventuel" économique et environnemental des PAT, mais souhaite une évaluation "plus en détail". Le CNA souligne "les réticences actuelles des consommateurs et de certains acteurs économiques".
Il appelle à "un dialogue avec les consommateurs sur la nature et l'usage des PAT, notamment la mise en marché actuelle, en France et en Europe, de produits importés de pays tiers issus d'animaux qui ne sont pas soumis aux mêmes exigences".
http://www.lepoint.fr/sante/vers-un-retour-des-farines-animales-en-france-03-12-2011-1403482_40.php