jeudi 25 juillet 2013

Les vaccins plus redoutés que la maladie

Des chercheurs suisses ont constaté que les parents sont suspicieux à l’idée de faire vacciner leurs enfants contre des maladies infantiles telles que la rougeole.
L’Institut de veille sanitaire alertait déjà l’an dernier du désamour des Français face aux vaccins de rougeole-rubéole-oreillons et de la grippe. Une nouvelle étude montre que cette méfiance dépasse les frontières de l’Hexagone et gagne la Suisse. Si la réticence à l’égard de la vaccination est très faible chez les Suisses, une tendance à bouder certains vaccins se dessine, comme en France.
Daniel Koch, chef de la division Maladies transmissibles à l'office fédéral de la santé publique (OFSP), s’inquiète de la réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants pour des maladies qu’ils ont eues dans leur enfance et qu’ils ne jugent pas dangereuses. Le vaccin ROR (Rougeole – Oreillons – Rubéole) en particulier est de plus en plus délaissé. L’OFSP fait la comparaison entre la vaccination contre la diphtérie réalisée chez, 96 % des enfants de moins de 2 ans en 2010, avec la vaccination contre la rougeole, qui n’a concerné que 83 % des enfants.
Cette méfiance à l’égard de la vaccination de certaines maladies serait due à l’inquiétude vis-à-vis d’éventuels effets secondaires ou du lien établi avec certaines maladies, même sans preuves scientifiques, rappelle le site santepublique.fr. Cette crainte va de pair avec le poids accordé à certaines médecines alternatives, au détriment de la médecine traditionnelle.
Vérifiez le calendrier vaccinal de votre enfant
La vaccination dans l’enfance reste pourtant indispensable pour protéger de certaines maladies, insiste Daniel Koch. Une nécessité d’autant plus forte que l’on assiste à la résurgence de certaines maladies qu’on croyait disparues. C’est le cas de la rougeole, dont on a constaté 10 000 cas en 2011. L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) pointait alors du doigt la couverture vaccinale insuffisante des nourrissons, et le manque de rappels qui doivent être normalement effectués chez les adolescents et les jeunes adultes.

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