«U n diabétique obèse de 40 ans qui fait un régime peut retrouver une glycémie normale », indique le docteur Isabelle Menot, médecin-conseil chef de l’Assurance maladie en Champagne-Ardenne. Une phrase d’espoir dans cet univers en expansion qu’est cette maladie insidieuse (il n’y a pas de symptôme au début) et silencieuse, dont les complications peuvent être très lourdes de conséquences.« En France, à cause d’elles, on procède à plus 7 000 amputations d’un membre inférieur par an », révèle Aurélie Combas-Richard, nouvelle directrice de l’Assurance maladie Marne, un département particulièrement atteint avec 5,1 % de personnes diabétiques (environ 20 000 personnes identifiées), alors que la moyenne nationale se situe à 4,9 % et que la Bretagne plafonne à 2,9 %.
Dans la Marne, on évalue à 170 le nombre de décès annuels liés au diabète. Plus largement, une grande partie du nord-est de la France (dont la totalité de la Picardie et de la Champagne-Ardenne) est gravement impactée par le diabète qui ne cesse de se développer.
Dans l’Hexagone, 3 millions de personnes sont officiellement déclarées diabétiques parmi lesquelles 3,6 % le sont depuis 2010. Et les spécialistes assurent que 20 % des diabétiques de 18 à 74 ans ne sont pas diagnostiqués. « Même à l’intérieur d’un territoire on observe des disparités. À Reims, des quartiers sont plus touchés que d’autres », ajoute Aurélie Combas-Richard qui annonce d’ailleurs une opération de prévention spécifique dans le quartier Croix-Rouge à la fin du mois.
Si le diabète progresse, la prévention aussi. Une prise en charge précoce peut éviter l’apparition des complications dont le traitement coûte cher à l’Assurance maladie. Aussi cette dernière insiste-t-elle sur la nécessité de contrôler la glycémie de façon à « équilibrer » le diabète. Ce qui repose sur trois actions : reprendre une activité physique régulière, manger équilibré et suivre les prescriptions médicales. On sait que l’accroissement du diabète est lié non seulement au vieillissement de la population, mais aussi à une alimentation déséquilibrée et à une sédentarité accrue.
Pour accompagner les diabétiques, l’Assurance maladie a mis en place un service gratuit (Sophia) dont le but est l’amélioration leur qualité de vie et la prévention des complications, grâce notamment au travail de quelque 260 infirmiers-conseils accessibles par téléphone. Déjà 560 000 personnes adhèrent à ce service, dont 7 000 pour le seul département de la Marne. Les taux de satisfaction de Sophia oscillent autour de 80-90 %.
http://www.lunion.presse.fr/accueil/le-diabete-fait-des-ravages-dans-notre-region-ia0b0n440235
dimanche 16 novembre 2014
samedi 15 novembre 2014
Cas de méningite à la maternelle : 51 enfants traités préventivement
Un garçonnet de petite section de l’école maternelle de Marxenhouse à Haguenau a été hospitalisé pour une méningite. L’alerte a été donnée mercredi, en début de matinée. En lien avec l’ARS (agence régionale de santé) et le médecin référent de l’académie, le médecin de la PMI (protection maternelle et infantile) du conseil général est intervenu rapidement sur place à l’école.
Aidé par une interne du CHU de Strasbourg, le Dr Nathalie Biot a pris les mesures qui s’imposent en pareil cas. Une réunion a été organisée afin d’informer les parents d’élèves de la situation. Comme le prévoit le protocole, une ordonnance a été délivrée à chaque enfant issu de la classe du garçonnet concerné afin que les écoliers prennent rapidement le traitement antibiotique prophylactique idoine. Pour plus de précautions, étant donné les activités parfois regroupées des classes de petite section, il a été décidé de prescrire le traitement préventif au-delà des seuls rangs de la classe. En tout, le médecin de la PMI a délivré 51 ordonnances, sans compter le personnel enseignant, également invité à suivre les mêmes recommandations médicales.
Selon le type de méningite, une vaccination peut s’avérer nécessaire. En l’occurrence, cela n’a pas été le cas. Les parents d’élèves seront néanmoins destinataires d’un courrier visant à les sensibiliser à nouveau sur la bonne attitude à adopter en cas d’apparition de symptômes tels que de fortes fièvres, des vomissements ou des céphalées.
http://www.dna.fr/faits-divers/2014/11/15/cas-de-meningite-a-la-maternelle-51-enfants-traites-preventivement
Aidé par une interne du CHU de Strasbourg, le Dr Nathalie Biot a pris les mesures qui s’imposent en pareil cas. Une réunion a été organisée afin d’informer les parents d’élèves de la situation. Comme le prévoit le protocole, une ordonnance a été délivrée à chaque enfant issu de la classe du garçonnet concerné afin que les écoliers prennent rapidement le traitement antibiotique prophylactique idoine. Pour plus de précautions, étant donné les activités parfois regroupées des classes de petite section, il a été décidé de prescrire le traitement préventif au-delà des seuls rangs de la classe. En tout, le médecin de la PMI a délivré 51 ordonnances, sans compter le personnel enseignant, également invité à suivre les mêmes recommandations médicales.
Selon le type de méningite, une vaccination peut s’avérer nécessaire. En l’occurrence, cela n’a pas été le cas. Les parents d’élèves seront néanmoins destinataires d’un courrier visant à les sensibiliser à nouveau sur la bonne attitude à adopter en cas d’apparition de symptômes tels que de fortes fièvres, des vomissements ou des céphalées.
http://www.dna.fr/faits-divers/2014/11/15/cas-de-meningite-a-la-maternelle-51-enfants-traites-preventivement
vendredi 14 novembre 2014
Fumer augmente le risque d'être atteint de deux cancers successifs
On sait déjà que fumer augmente le risque de cancer du poumon. Une nouvelle étude vient de montrer qu'il multiplie aussi le risque de développer un second cancer.
En France, le tabac est la première cause de cancer et il est responsable de 90 % des cancers du poumon et de 73 000 décès prématurés. Mais cette nouvelle étude devrait à nouveau effrayer les amateurs de nicotine. En effet, les fumeurs ont plus de risques d'être atteints d'un deuxième cancer, selon les résultats d'une nouvelle analyse réalisée pour le gouvernement américain et publiée dans la revue médicale Journal of Clinical Oncology.
Les chercheurs ont examiné des données médicales de cinq cohortes épidémiologiques qui comprenaient 2.552 patients atteints d'un cancer du poumon du stade I, 6.386 de la vessie, 3.179 du rein et 2.967 avec une tumeur au cerveau.
Les fumeurs atteints d'un cancer du poumon, de la vessie, du rein ou avec une tumeur au cerveau ont un risque multiplié par 5 de souffrir d'un deuxième cancer par rapport aux malades qui n'ont jamais fumé selon les résultats de cette méta-analyse.
En France, le tabac est la première cause de cancer et il est responsable de 90 % des cancers du poumon et de 73 000 décès prématurés. Mais cette nouvelle étude devrait à nouveau effrayer les amateurs de nicotine. En effet, les fumeurs ont plus de risques d'être atteints d'un deuxième cancer, selon les résultats d'une nouvelle analyse réalisée pour le gouvernement américain et publiée dans la revue médicale Journal of Clinical Oncology.
Les chercheurs ont examiné des données médicales de cinq cohortes épidémiologiques qui comprenaient 2.552 patients atteints d'un cancer du poumon du stade I, 6.386 de la vessie, 3.179 du rein et 2.967 avec une tumeur au cerveau.
Les fumeurs atteints d'un cancer du poumon, de la vessie, du rein ou avec une tumeur au cerveau ont un risque multiplié par 5 de souffrir d'un deuxième cancer par rapport aux malades qui n'ont jamais fumé selon les résultats de cette méta-analyse.
«Le lien entre le tabagisme et le second cancer était comparable au lien entre le tabagisme et le premier cancer, puisque les fumeurs sont cinq fois plus de risques que les non-fumeurs de souffrir du cancer » explique Meredith S. Shiels, chargé de recherches à la Division de l'Institut National du Cancer de l'Épidémiologie du Cancer et co-auteur de l'étude.
Ce risque existe aussi pour les anciens fumeurs, même s'il diminue au fil des ans après la dernière cigarette fumée.
« Alors que la survie s'améliore pour un certain nombre de patients touchés par des cancers liés au tabac, la consommation de cigarettes peut augmenter le risque de développer un deuxième cancer lié à la nicotine parmi ces survivants, » rappelle Meredith S. Shiels. «Ce paradoxe montre du doigt l'importance de la désaccoutumance au tabac de tous les patients atteints d'un cancer ».
D'autant plus que, continuer de fumer après un diagnostic de cancer multiplie aussi le risque de décès. L'Institut de prévention du cancer de Californie a (...) Lire la suite sur Topsanté
jeudi 13 novembre 2014
mercredi 12 novembre 2014
L'harpagophyton, l'alternative naturelle aux anti-inflammatoires
L'harpagophyton est une racine africaine qui fait des merveilles sur les crises d'arthrose. Et pas seulement : elle soulage les tendinites, les sciatiques, les lombalgies. Malheureusement surexploité, il doit donc utilisé avec modération.
L'harpagophyton (Harpagophytum procumbens), aussi appelée « griffe du diable », est une racine africaine sauvage qui pousse en profondeur dans les savanes désertiques d'Angola, de Namibie, du Botswana et d'Afrique du Sud. C'est au début du 20e siècle qu'un Allemand, constatant ses effets médicinaux, réussit à identifier la plante malgré le secret que désirait maintenir le praticien traditionnel qu'il avait vu l'utiliser. Son impressionnante action anti-inflammatoire séduit vite les industries pharmaceutiques occidentales et dès la seconde guerre mondiale, son exportation commence.
En France, l'harpagophyton s'impose comme une alternative « naturelle » aux anti-inflammatoires de synthèse. Depuis, son succès ne diminue pas. Des études ont montré qu'il est aussi efficace que l'ibuprofène et que les médicaments anti-inflammatoires plus récents comme les inhibiteurs de la COX-2. Reste que son volume d'exportation (8 à 11 millions de plantes par an !) dépasse les possibilités du milieu et la plante est aujourd'hui menacée d'extinction.
Aussi, mieux vaut utiliser l'harpagophyton en remède de crise que de fond, d'autant qu'il n'est pas sans effet secondaire. En traitement de fond, d'autres plantes nationales, certes moins exotiques mais tout aussi intéressantes, comme la reine des prés ou le saule, constituent des alternatives intéressantes.
La racine est efficace contre les poussées de rhumatisme
L'harpagophyton (Harpagophytum procumbens), aussi appelée « griffe du diable », est une racine africaine sauvage qui pousse en profondeur dans les savanes désertiques d'Angola, de Namibie, du Botswana et d'Afrique du Sud. C'est au début du 20e siècle qu'un Allemand, constatant ses effets médicinaux, réussit à identifier la plante malgré le secret que désirait maintenir le praticien traditionnel qu'il avait vu l'utiliser. Son impressionnante action anti-inflammatoire séduit vite les industries pharmaceutiques occidentales et dès la seconde guerre mondiale, son exportation commence.
En France, l'harpagophyton s'impose comme une alternative « naturelle » aux anti-inflammatoires de synthèse. Depuis, son succès ne diminue pas. Des études ont montré qu'il est aussi efficace que l'ibuprofène et que les médicaments anti-inflammatoires plus récents comme les inhibiteurs de la COX-2. Reste que son volume d'exportation (8 à 11 millions de plantes par an !) dépasse les possibilités du milieu et la plante est aujourd'hui menacée d'extinction.
Aussi, mieux vaut utiliser l'harpagophyton en remède de crise que de fond, d'autant qu'il n'est pas sans effet secondaire. En traitement de fond, d'autres plantes nationales, certes moins exotiques mais tout aussi intéressantes, comme la reine des prés ou le saule, constituent des alternatives intéressantes.
La racine est efficace contre les poussées de rhumatisme
Les racines d'harpagophyton constituent un bon remède de crise, car elles agissent rapidement. « Elles fonctionnent en inhibant les enzymes, qui permettent la fabrication en cascade des médiateurs de l'inflammation », explique le Franck Dubus, docteur en pharmacie, formateur en plantes médicinales, fondateur de Drhumana. Malgré les nombreuses recherches dont cette plante a fait l'objet, aucun principe actif ne peut à lui seul expliquer son action, même si les harpagosides restent un marqueur de (...) Lire la suite sur Topsanté
lundi 10 novembre 2014
Myopathie: Une première mondiale dans la lutte contre la maladie
Une équipe de chercheurs de Nantes (Loire-Atlantique) a fait une avancée considérable dans le traitement de la myopathie de Duchenne. Le laboratoire Atlantic Genes Therapies de Nantes a, en effet, réussi a rendre du tonus musculaire a des chiens atteint par la myopathie de Duchenne, maladie génétique neuromusculaire la plus fréquente chez l'enfant.
>> A lire aussi un espoir pour les malades
Les chercheurs ont éliminé la portion déficiente du gène à l’aide d’une molécule «antisens» qui se «colle» sur l'exon (partie codante de l'ADN qui sert à la synthèse protéique) malade. Une technique dite du «saut d’exon» appliquée sur les pattes antérieures de dix-huit chiens atteints de myopathie. Résultats: 80% de fibres musculaires ont montré une nouvelle dystrophine, protéine indispensable au fonctionnement des muscles, et les chiens ont repris des forces à la suite du traitement.
La myopathie de Duchenne qui se caractérise par l'absence de dystrophine, affecte environ 2.500 personnes en France, principalement des garçons, dont l'espérance de vie ne dépasse pas en moyenne les 30 ans
http://www.20minutes.fr/sante/1477875-20141110-myopathie-premiere-mondiale-lutte-contre-maladie
>> A lire aussi un espoir pour les malades
Les chercheurs ont éliminé la portion déficiente du gène à l’aide d’une molécule «antisens» qui se «colle» sur l'exon (partie codante de l'ADN qui sert à la synthèse protéique) malade. Une technique dite du «saut d’exon» appliquée sur les pattes antérieures de dix-huit chiens atteints de myopathie. Résultats: 80% de fibres musculaires ont montré une nouvelle dystrophine, protéine indispensable au fonctionnement des muscles, et les chiens ont repris des forces à la suite du traitement.
Les premiers tests sur l'homme l'an prochain
Il s'agit d'une «première mondiale dans le traitement de cette maladie», selon Caroline Le Guinier, responsable du projet citée par France Info. Selon l'équipe de chercheurs, les premiers essais cliniques sur l'homme pourraient commencer l'an prochain.La myopathie de Duchenne qui se caractérise par l'absence de dystrophine, affecte environ 2.500 personnes en France, principalement des garçons, dont l'espérance de vie ne dépasse pas en moyenne les 30 ans
http://www.20minutes.fr/sante/1477875-20141110-myopathie-premiere-mondiale-lutte-contre-maladie
dimanche 9 novembre 2014
Toutes les solutions pour soigner des gencives fragilisées
Irritées, gonflées, vos gencives saignent... Il est temps de réagir avant qu'une simple inflammation ne s'aggrave. Le point sur les soins qui permettent de retrouver le sourire.
Une gencive rouge, gonflée, sensible, qui saigne facilement au brossage ou si on croque une pomme, c'est le signe d'une gingivite, une inflammation des gencives due à un excès de plaque dentaire, voire de tartre. Les microbes se déposent sur les dents sous forme d'un film incolore, la plaque dentaire, qui contient une multitude de bactéries. S'il n'est pas éliminé par le brossage, ce film ce transforme en tartre, un dépôt rugueux et poreux qui s'accumule surtout entre les dents et à la jointure avec les gencives.
« Très fréquente, la gingivite est favorisée par le tabac et le cannabis, l'alcool mais aussi le stress, la grossesse, la ménopause, des maladies comme le diabète et certains médicaments. Chez les fumeurs, le saignement est masqué, ils doivent donc être particulièrement vigilants », souligne le Dr Virginie Monnet-Corti, chirurgien-dentiste.
Les personnes âgées, les porteurs d'appareil dentaire, les diabétiques, ceux qui prennent des médicaments réduisant la production de salive (neuroleptiques..) sont aussi davantage touchés. Mais il peut exister un terrain familial qui expose à une production de tartre plus importante et plus difficile à éliminer.
Si on néglige ses gencives, le risque est de développer une parodontite, à l'origine d'une inflammation chronique qui retentit sur tout l'organisme. À un stade avancé, elle favorise le développement des plaques d'athérome dans les artères et augmente le risque d'atteinte cardio-vasculaire de 25 %. En augmentant la résistance à l'insuline dans les tissus, elle peut aggraver le diabète. Enfin, chez les femmes enceintes, le risque d'accoucher prématurément d'un bébé de faible poids est multiplié par 3 à 7.
Une gingivite : un détartrage simple suffit
Une gencive rouge, gonflée, sensible, qui saigne facilement au brossage ou si on croque une pomme, c'est le signe d'une gingivite, une inflammation des gencives due à un excès de plaque dentaire, voire de tartre. Les microbes se déposent sur les dents sous forme d'un film incolore, la plaque dentaire, qui contient une multitude de bactéries. S'il n'est pas éliminé par le brossage, ce film ce transforme en tartre, un dépôt rugueux et poreux qui s'accumule surtout entre les dents et à la jointure avec les gencives.
« Très fréquente, la gingivite est favorisée par le tabac et le cannabis, l'alcool mais aussi le stress, la grossesse, la ménopause, des maladies comme le diabète et certains médicaments. Chez les fumeurs, le saignement est masqué, ils doivent donc être particulièrement vigilants », souligne le Dr Virginie Monnet-Corti, chirurgien-dentiste.
Les personnes âgées, les porteurs d'appareil dentaire, les diabétiques, ceux qui prennent des médicaments réduisant la production de salive (neuroleptiques..) sont aussi davantage touchés. Mais il peut exister un terrain familial qui expose à une production de tartre plus importante et plus difficile à éliminer.
Si on néglige ses gencives, le risque est de développer une parodontite, à l'origine d'une inflammation chronique qui retentit sur tout l'organisme. À un stade avancé, elle favorise le développement des plaques d'athérome dans les artères et augmente le risque d'atteinte cardio-vasculaire de 25 %. En augmentant la résistance à l'insuline dans les tissus, elle peut aggraver le diabète. Enfin, chez les femmes enceintes, le risque d'accoucher prématurément d'un bébé de faible poids est multiplié par 3 à 7.
Une gingivite : un détartrage simple suffit
Un détartrage sus-gingival (au-dessus des gencives) élimine la plaque et le tartre en une séance. Il s'accompagne parfois d'un aéropolissage au bicarbonate et de l'application d'antiseptiques (...) Lire la suite sur Topsanté
vendredi 7 novembre 2014
On sait pourquoi l'excès de viande rouge est mauvais pour le coeur
Trop manger de viande rouge abime le cœur et les artères. Des scientifiques américains ont compris pourquoi.
Bientôt un médicament pour lutter contre le développement des maladies cardiaques
Les scientifiques ont continué à mener leurs recherches et ont découvert qu'après avoir ingéré de la viande, l'intestin produisait un métabolite (un composé organique issu du métabolisme) appelé gamma-butyrobétaïne qui contribue aussi l'athérosclérose. Et en quantité énorme. En effet, ce taux est 1000 fois plus élevé que celui du TMAO.
La consommation de viande rouge favorise le durcissement des artères et les maladies cardiaques. Parce qu'elle incite l'intestin à produire des composés qui augmentent le taux de mauvais cholestérol dans le sang, selon les résultats d'une étude scientifique américaine publiée dans la revue médicale Cell Metabolism.
Le Dr Stanley Hazen, professeur en biologie vasculaire et son équipe de chercheurs de l'Institut de recherche Lerner (Etats-Unis) avaient déjà mené des études sur les effets de la consommation de viande rouge sur les artères. Les résultats de leur première étude avaient révélé que la bactérie l-carnitine, nutriment abondant dans la viande rouge augmentait les niveaux de triméthylamine N-oxyde (TMAO) dans le sang, un composé qui, selon les scientifiques, peut modifier le métabolisme du cholestérol, ralentir son élimination et favoriser son accumulation sur les parois artérielles. Ce pourquoi trop manger de viande rouge favoriserait l'athérosclérose (durcissement des artères).Bientôt un médicament pour lutter contre le développement des maladies cardiaques
Les scientifiques ont continué à mener leurs recherches et ont découvert qu'après avoir ingéré de la viande, l'intestin produisait un métabolite (un composé organique issu du métabolisme) appelé gamma-butyrobétaïne qui contribue aussi l'athérosclérose. Et en quantité énorme. En effet, ce taux est 1000 fois plus élevé que celui du TMAO.
«Les résultats de cette nouvelle étude permettent d'identifier des cibles pour des thérapies pour lutter ou d'empêcher le développement des maladies cardiaques», explique le Dr Hazen. «Pour autant, les gros mangeurs de viandes peuvent réduire un peu leur consommation, car il nous faudra du temps avant de pouvoir fabriquer ce médicament» explique le chercheur.
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jeudi 6 novembre 2014
mercredi 5 novembre 2014
Ils se mobilisent pour aider Mathéo, infirme moteur
Une association «Un sourire de plus pour Mathéo» vient de se créer à Gourdon. Son but est de recueillir des fonds pour Mathéo, 13 ans. L'adolescent est infirme moteur cérébral quadriplégique. Il va subir une opération en décembre à Barcelone.
À l'initiative de plusieurs Gourdonnaises et Gourdonnais, l'association «Un sourire de plus pour Mathéo» se mobilise pour lui venir en aide. Mathéo habite Gourdon et est infirme moteur cérébral quadriplégique. Il est gêné par la raideur de son corps, son côté droit ne fonctionne plus. Afin de retrouver l'extensibilité et la fonctionnalité d'une partie de ses muscles, Mathéo va subir en décembre prochain une «myoténofasciotomie» à Barcelone ; une intervention réalisée par un professeur russe, le docteur Igor Nazarov. Cette intervention consiste à réaliser des opérations sous-cutanées qui sont pratiquées avec un scalpel fin, en sectionnant seulement les fibres pathologiques qui limitent les mouvements. Les effets désirés de ce traitement sont une augmentation et une amélioration des mouvements, l'amélioration des fonctions des mains, des bras, des jambes et des autres structures de l'appareil moteur.
Pourquoi cette opération se déroule-t-elle à Barcelone ? Tout simplement parce que le professeur Nazarov n'opère qu'en Espagne. En France, sa technique, fruit de 20 ans de recherche, n'est pas reconnue. Tous les frais, intervention, hébergement, contre-visite ne sont donc pas pris en charge. Sa technique a pourtant depuis de nombreuses années aidé de nombreux enfants à retrouver un peu plus d'autonomie.
L'association va donc dans les prochains jours organiser ou participer à plusieurs manifestations afin de recueillir des fonds : citons par exemple sa participation au cross de la Bouriane, dimanche 9 novembre. Pour soutenir l'association on peut télécharger le bulletin d'adhésion et toutes les informations sur le site face book «Un sourire de plus pour Mathéo».
http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/05/1985001-ils-se-mobilisent-pour-aider-matheo.html
À l'initiative de plusieurs Gourdonnaises et Gourdonnais, l'association «Un sourire de plus pour Mathéo» se mobilise pour lui venir en aide. Mathéo habite Gourdon et est infirme moteur cérébral quadriplégique. Il est gêné par la raideur de son corps, son côté droit ne fonctionne plus. Afin de retrouver l'extensibilité et la fonctionnalité d'une partie de ses muscles, Mathéo va subir en décembre prochain une «myoténofasciotomie» à Barcelone ; une intervention réalisée par un professeur russe, le docteur Igor Nazarov. Cette intervention consiste à réaliser des opérations sous-cutanées qui sont pratiquées avec un scalpel fin, en sectionnant seulement les fibres pathologiques qui limitent les mouvements. Les effets désirés de ce traitement sont une augmentation et une amélioration des mouvements, l'amélioration des fonctions des mains, des bras, des jambes et des autres structures de l'appareil moteur.
Pourquoi cette opération se déroule-t-elle à Barcelone ? Tout simplement parce que le professeur Nazarov n'opère qu'en Espagne. En France, sa technique, fruit de 20 ans de recherche, n'est pas reconnue. Tous les frais, intervention, hébergement, contre-visite ne sont donc pas pris en charge. Sa technique a pourtant depuis de nombreuses années aidé de nombreux enfants à retrouver un peu plus d'autonomie.
L'association va donc dans les prochains jours organiser ou participer à plusieurs manifestations afin de recueillir des fonds : citons par exemple sa participation au cross de la Bouriane, dimanche 9 novembre. Pour soutenir l'association on peut télécharger le bulletin d'adhésion et toutes les informations sur le site face book «Un sourire de plus pour Mathéo».
http://www.ladepeche.fr/article/2014/11/05/1985001-ils-se-mobilisent-pour-aider-matheo.html
mardi 4 novembre 2014
Sida : guérisons apparentes par intégration du virus neutralisé dans l’ADN
Ces deux patients ont été infectés par le VIH sans jamais avoir été malades et n’ont jamais eu de virus détectable dans le sang, notent les auteurs dont les résultats sont détaillés dans le journal spécialisé Clinical Microbiology and Infection. Aucun des deux n’a été traité.
«Cette observation représente une piste pour la guérison», dit Didier Raoult, professeur à la faculté de médecine de Marseille (France), spécialiste des microbes de la Fondation Méditerranée Infection de Marseille (URMITE/CNRS/Inserm/IRD), co-auteur avec une autre équipe française dirigée par le Pr Yves Lévy (Inserm Créteil).
L’analyse réalisée grâce à des technologies modernes a permis de reconstituer le virus retrouvé dans le génome de ces patients. Les chercheurs ont ainsi pu montrer qu’il était inactivé par un système d’interruptions de l’information délivrée par les gènes du virus. Ce système dit de «codon-stop» marque la fin de la traduction d’un gène en protéine. Le virus est ainsi devenu incapable de se multiplier mais reste présent à l’intérieur de l’ADN des patients.
Ces interruptions seraient dues à une enzyme connue, l’Apobec, qui fait partie de l’arsenal des humains pour lutter contre le virus, mais qui est habituellement inactivée par une protéine du virus (la protéine "vif"). Ce travail ouvre des perspectives de guérison par l’utilisation ou la stimulation de cette enzyme, et de détection, chez les patients nouvellement infectés, de ceux ayant une chance de guérir spontanément, selon les auteurs.
Pour le Pr Raoult, il pourrait aussi conduire à revoir la définition de la guérison qui actuellement repose uniquement sur l’idée de débarrasser l’organisme du virus. L’infection par le VIH datait de plus de 30 ans pour le patient âgé de 57 ans, diagnostiqué en 1985, qui semble être de surcroît immunisé contre le VIH. La séropositivité du second, un Chilien de 23 ans, a été identifiée en 2011, même s’il a probablement été infecté trois ans auparavant en Amérique du sud. Aucun n’avait d’autres facteurs de résistance au VIH connus.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/11/04/sida-guerisons-apparentes-par-integration-du-virus-neutralise-dans-l-adn
«Cette observation représente une piste pour la guérison», dit Didier Raoult, professeur à la faculté de médecine de Marseille (France), spécialiste des microbes de la Fondation Méditerranée Infection de Marseille (URMITE/CNRS/Inserm/IRD), co-auteur avec une autre équipe française dirigée par le Pr Yves Lévy (Inserm Créteil).
L’analyse réalisée grâce à des technologies modernes a permis de reconstituer le virus retrouvé dans le génome de ces patients. Les chercheurs ont ainsi pu montrer qu’il était inactivé par un système d’interruptions de l’information délivrée par les gènes du virus. Ce système dit de «codon-stop» marque la fin de la traduction d’un gène en protéine. Le virus est ainsi devenu incapable de se multiplier mais reste présent à l’intérieur de l’ADN des patients.
Ces interruptions seraient dues à une enzyme connue, l’Apobec, qui fait partie de l’arsenal des humains pour lutter contre le virus, mais qui est habituellement inactivée par une protéine du virus (la protéine "vif"). Ce travail ouvre des perspectives de guérison par l’utilisation ou la stimulation de cette enzyme, et de détection, chez les patients nouvellement infectés, de ceux ayant une chance de guérir spontanément, selon les auteurs.
Pour le Pr Raoult, il pourrait aussi conduire à revoir la définition de la guérison qui actuellement repose uniquement sur l’idée de débarrasser l’organisme du virus. L’infection par le VIH datait de plus de 30 ans pour le patient âgé de 57 ans, diagnostiqué en 1985, qui semble être de surcroît immunisé contre le VIH. La séropositivité du second, un Chilien de 23 ans, a été identifiée en 2011, même s’il a probablement été infecté trois ans auparavant en Amérique du sud. Aucun n’avait d’autres facteurs de résistance au VIH connus.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/11/04/sida-guerisons-apparentes-par-integration-du-virus-neutralise-dans-l-adn
lundi 3 novembre 2014
dimanche 2 novembre 2014
Ebola : la France accueille un employé contaminé de l'Onu
A la demande de l'OMS, la France a accueilli samedi une personne contaminée par le virus. Arrivée de Sierra Leone, elle est hospitalisée à l'hôpital Bégin de St-Mandé.
Selon le dernier bilan diffusé par l'OMS vendredi, l'épidémie a fait 4.951 morts sur un nombre total de 13.567 cas. Au total, huit pays sont ou ont été touchés par la maladie, qui frappe essentiellement trois Etats d'Afrique de l'Ouest, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.
Une personne contaminée par Ebola a été accueillie samedi soir à l'hôpital militaire Bégin, à St-Mandé, près de Paris, pour y être soignée.
Employée par une agence des Nations unies au Sierra Leone où elle travaille dans la lutte contre l'épidémie, elle a été évacuée par avion spécial, à la demande l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Employée par une agence des Nations unies au Sierra Leone où elle travaille dans la lutte contre l'épidémie, elle a été évacuée par avion spécial, à la demande l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
"Isolement de haute sécurité"
"L'ensemble du circuit de prise en charge a été sécurisé, depuis le décollage de Freetown et le voyage en avion jusqu'à l'hospitalisation en isolement de haute sécurité en chambre dédiée (...) où elle reçoit des soins médicaux attentifs", a expliqué tôt dimanche matin le ministère de la Santé.
Le ministère confirme qu'aucun autre cas de personne contaminée par le virus n'est actuellement confirmé en France.
Mi-septembre, une infirmière de MSF, contaminée par le virus lors d'une mission au Liberia, avait été hospitalisée à l'hôpital Bégin avant de le quitter, guérie, début octobre.
Près de 5.000 morts
Selon le dernier bilan diffusé par l'OMS vendredi, l'épidémie a fait 4.951 morts sur un nombre total de 13.567 cas. Au total, huit pays sont ou ont été touchés par la maladie, qui frappe essentiellement trois Etats d'Afrique de l'Ouest, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.
samedi 1 novembre 2014
Alimentation : le lait est-il dangereux ?
Le lait serait-il néfaste lorsqu'il est bu en grande quantité par des personnes vieillissantes ? C'est le résultat d'une étude suédoise qui a jeté hier le trouble sur ses bienfaits pourtant couramment vantés pour les adultes. Toutefois, les auteurs appellent à accueillir leurs observations avec «prudence» car il s'agit essentiellement d'un travail «d'observation» qui mériterait d'être confirmé, ont tenu à souligner les chercheurs. Publiée dans la revue médicale britannique The BMJ, l'étude se base sur l'analyse des données recueillies dans le cadre de deux «cohortes» à savoir le suivi d'un groupe large d'individus sur plusieurs années. Selon l'étude, les femmes qui consomment trois verres ou plus de lait par jour ont un risque relatif de décès «de 90 % plus élevé» et un risque de fracture de la hanche «de 60 % plus élevé» par rapport à celles qui boivent moins d'un verre par jour.
Pour les hommes, le lien statistique est également observé mais «de manière moins prononcée» et ne concerne pas les fractures. L'analyse concernant les produits laitiers – lait fermenté et fromage – montre également un lien statistique avec fractures et décès, mais «dans le sens inverse».
Toutefois, l'analyse tient de l'observation et aucune relation de cause à effet n'a été formellement démontrée.
Pour les hommes, le lien statistique est également observé mais «de manière moins prononcée» et ne concerne pas les fractures. L'analyse concernant les produits laitiers – lait fermenté et fromage – montre également un lien statistique avec fractures et décès, mais «dans le sens inverse».
Toutefois, l'analyse tient de l'observation et aucune relation de cause à effet n'a été formellement démontrée.
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