lundi 6 janvier 2014

Comment tenter d'éviter grippe et gastro en janvier

Selon le réseau de surveillance des épidémies, les virus sont annoncés dans la région d’ici à la fin du mois. Passer à travers est un espoir que de bonnes règles d’hygiène peuvent aider à concrétiser
Tomber malade n'est pas une fatalité, mais le mois de janvier est traditionnellement à risque pour la propagation des petits virus qui font les grosses fatigues. Ces prochaines semaines verront l'arrivée massive, dans la région Paca, de la gastro-entérite d'abord, ensuite de la grippe.
Au centre hospitalier Sainte-Musse, à Toulon, les épidémiologistes sont en permanence branchés sur les chiffres collectés par l'Institut de veille sanitaire.
L'année 2013 s'est terminée sur une épidémie de bronchiolite pour les petits de moins de 2 ans. Pendant les deux dernières semaines de décembre, environ 770 enfants ont été soignés dans les services d'urgence de la région, dont un gros tiers a dû être hospitalisé. Le réseau des kinésithérapeutes spécialisés en Paca* a reçu cinq cents enfants pour des séances de kiné respiratoire.
Deuxième semaine de janvier
Désormais, les grands ne sont plus à l'abri. À eux les joies de la gastro et de la grippe. « Les premiers pics seront enregistrés après la fin des vacances. La gastro montera en fréquence à partir de la deuxième semaine de janvier », détaille le docteur Michel Brousse, spécialiste en hygiène hospitalière à Toulon. « Nous savons que nous serons à flux très tendu à l'hôpital, car il y a un problème chronique de places dans ces périodes. » Ce qui est le cas dans le Var, les Alpes-Maritimes et toute la région. Tous à la même enseigne. « D'où la nécessité de faire de la prévention. »
En un mot comme en cent : lavons-nous correctement les mains !
Voyage par les airs
La plus contagieuse reste la grippe saisonnière, dont le pic est estimé a priori pour la deuxième quinzaine de janvier et début février. Ces estimations sont réalisées en observant les courbes de l'année antérieure et leur évolution. Selon le rythme de progression, la période épidémique est établie avec un certain degré de précision.
« La prévention primaire de la grippe, c'est la vaccination », répète le médecin, qui regrette « cette mentalité française » devenue rétive à la vaccination. « Seulement 15 % de la population est vaccinée contre la grippe » et l'ensemble des soignants à l'hôpital toulonnais est à peine au-dessus de cette moyenne nationale.
Voyageant par les airs, la grippe se partage si facilement… « Si vous éternuez, le virus se propage à deux mètres à la ronde. » Là encore, des gestes simples permettent, en théorie, de limiter les dégâts. Mais ils ne sont pas forcément des automatismes. Exemple : en pleine discussion, la journaliste ne peut réprimer un éternuement brutal… pile en direction du médecin. Hum, il faudra refaire le nettoyage du bureau.
*Arbam Paca recense les kinés de garde. Numéro régional de garde : 04.91.75.70.00.

http://www.nicematin.com/cote-dazur/comment-tenter-deviter-grippe-et-gastro-en-janvier.1575528.html

vendredi 3 janvier 2014

Gynéco: 3 examens à ne pas louper

Le début d'année c'est souvent le moment des bonnes résolutions. Et si votre première "bonne résolution" était de faire un bilan gynéco complet ? Quels examens faire selon votre âge ?
Rendez-vous pour un frottis de dépistage
Le frottis cervical de dépistage est un geste qui consiste à prélever des cellules du col de l'utérus : à l'aide d'un petit écouvillon passé à travers le vagin, votre gynéco recueille les cellules à différents niveaux du col de l'utérus, les étale sur une lame de verre et les fixe avec un produit avant de les envoyer à un laboratoire d'anatomo-pathologie qui cherchera d'éventuelles anomalies.
Le frottis de dépistage n'est pas douloureux. Parfois quelques légers saignements peuvent se produire après le frottis, mais cela ne dure pas.

Le frottis, à quelle fréquence ?
Il est habituel de pratiquer le premier frottis de dépistage au cours de l'année qui suit les premiers rapports sexuels. Ensuite, la fréquence des frottis varie entre 1 et 3 ans selon que vous ayiez un partenaire stable ou que vous changiez fréquemment de partenaire.

A noter : si vous avez vos règles, votre gynéco ne pourra pas faire de frottis. De même, si vous souffrez de pertes vaginales importantes ou anormales, votre gynécologue vous prescrira sans doute un traitement local. Vous reprendrez alors rendez-vous pour un frottis.
Rendez-vous pour un test HPV
HPV est l'abbéviation pour Human Papilloma Virus : une centaine de virus de cette famille ont été identifiés à ce jour comme responsables d'une infection génitale mais seuls une dizaine d'entre eux sont associés au cancer du col de l'utérus. Voilà pourquoi leur dépistage est si intéressant.
Jusqu'à présent, ce test était surtout réservé aux femmes dont le frottis comportait des anomalies. Mais de plus en plus de gynécologues pratiquent la technique des frottis dit "en couche mince" (une technique où les cellules ne sont pas étalées mais conservées dans une suspension liquide) qui permet la recherche d'HPV par biologie moléculaire.
En prenant rendez-vous avec votre gynéco pour un (...)
Lire la suite sur Topsanté

mardi 31 décembre 2013

En pharmacie, le doliprane devra bientôt s'incliner face aux génériques

A la demande de l'autorité de la concurrence, les Doliprane, Dafalgan et autres Efferalgan devront prochainement et systématiquement être remplacés par des génériques en pharmacie.

On reconnaît facilement leur boîte : jaune pour le Doliprane, bleu pour l'Efferalgan, rouge pour le Dafalgan. Leurs points communs ? Ces trois antalgiques ne peuvent pas être remplacés par un générique paracétamol en pharmacie. Une situation absurde puisque les brevets de ces spécialités sont tombés dans le domaine public depuis longtemps. Mais ce privilège devrait bientôt être aboli, à la demande de l'autorité de la concurrence.

Alors qu'il existe 17 génériques paracétamols sur le marché, les pharmaciens ne peuvent actuellement pas remplacer le Doliprane par l'un d'entre eux quand il a été prescrit par un médecin. Pour le faire, il doit nécessairement avoir l'accord du patient. Résultats, le cachet n'est seulement échangé que dans 15% des cas. Une situation qui entraîne un surcoût non négligeable pour l'Assurance maladie qui est évalué à 9,5 millions d'euros selon Le Parisien.
Pas de générique ? Pas de tiers payant !
C'est l'autorité de la concurrence qui a tiré la sonnette d'alarme en juillet 2013 pour mettre fin à cette situation quasi-monopolistique de ces trois antalgiques. Quelques mois plus tard, en décembre, l'agence du médicament a décidé de faire avancer ce dossier en écrivant à tous les laboratoires commercialisant du paracétamol. L'objet du courrier : la création d'un groupe "paracétamol" dans le répertoire de l'ANSM qui permet alors aux pharmaciens de remplacer les "princeps" (forme originale du médicament) par des génériques, vendus moins chers.
Si aucune date précise n'est encore fixée, ce changement devrait être effectif dans les mois à venir. Le pharmacien pourra alors donner un générique sans demander l'autorisation au patient. Et si ce dernier refuse de le prendre, il devra renoncer au tiers payant et avancer la part remboursée par la Sécurité sociale. En revanche, le pharmacien ne pourra pas lui délivrer de générique dès lors que le médecin aura écrit "non substituable" sur l'ordonnance. 
 

lundi 30 décembre 2013

Sclérose: un médicament de Sanofi refusé

Le groupe pharmaceutique français Sanofi a anoncé aujourd'hui le refus de l'agence américaine des médicaments (FDA) de mettre sur le marché le Lemtrada dans le traitement de la sclérose en plaques.

La FDA indique que Genzyme, la biotech américaine filiale de Sanofi, qui produit ce médicament, "n'a pas fourni de preuves (...) démontrant que les bénéfices apportés par Lemtrada l'emportaient sur ses effets indésirables graves", selon un communiqué de Sanofi.

L'agence américaine estime "qu'une ou plusieurs études cliniques supplémentaires" sont nécessaires avant de mettre le Lemtrada sur le marché.

De son côté, Genzyme "conteste vivement les conclusions de la FDA et projette de faire appel de sa décision", indique Sanofi.

Le Lemtrada (alemtuzumab) est approuvé dans l'Union européenne depuis la mi-septembre, ainsi qu'au Canada et en Australie.

La sclérose en plaques touche 2,1 millions de personnes dans le monde, dont 630.000 en Europe et 410.000 aux Etats-Unis.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/12/30/97002-20131230FILWWW00212-sanofi-refus-de-la-fda-pour-le-lemtrada.php

dimanche 29 décembre 2013

Le patient au coeur artificiel se porte "aussi bien que possible", selon le Pr Duveau

Le Français de 75 ans, premier patient à porter un coeur artificiel Carmat, se porte "aussi bien que possible" selon le Pr Daniel Duveau cité par le Journal du Dimanche.
Le Français de 75 ans, premier patient à porter un coeur artificiel Carmat, se porte "aussi bien que possible" selon le Pr Daniel Duveau cité par le Journal du Dimanche. "Il est réveillé, s'alimente seul et parle avec sa famille. Nous pensons l'asseoir et le mettre debout bientôt, sans doute dès ce week-end", ajoute le chirurgien qui a vu le patient jeudi.
Le Pr Duveau avait réalisé l'intervention avec le professeur Christian Latrémouille le 18 décembre à l'hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, dans le service du professeur Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.


"Un battant au dynamisme remarquable"
Le patient "est toujours en soins intensifs où il est choyé par l'équipe d'anesthésie-réanimation des professeurs Cholley et Méléard", précise encore le Pr Duveau. Pour lui, le patient est "un battant au dynamisme remarquable" et reste "confiant": "quand sa femme et sa fille s'en vont il leur lance 'à demain!'. Il n'a qu'une envie profiter de la vie. Il est impatient de sortir de réanimation, de sa chambre... et de l'incertitude", poursuit le chirurgien.
D'autres malades en train d'être sélectionnés
Un bilan de santé d'étape doit être publié lundi, selon le JDD. Carmat avait annoncé le 20 décembre que plusieurs autres implantations auraient lieu. "Un certain nombre de malades sont en train d'être sélectionnés, il est probable que dans les semaines qui viennent d'autres implantations soient faites", soit à l'hôpital Georges-Pompidou, soit à Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson ou encore au CHU de Nantes, affirmait le docteur Philippe Pouletty, cofondateur de Carmat.
Le premier coeur autonome
Le coeur Carmat est destiné aux malades en assistance cardiaque terminale. Des coeurs artificiels sont implantés dans le monde depuis une dizaine d'années mais il s'agissait de machines temporaires, posées dans l'attente d'une greffe. Le coeur artificiel Carmat est, lui, autonome. Il vise à pallier la pénurie de coeurs à greffer mais aussi à apporter une solution aux contre-indications à la transplantation. Ce coeur à armature de plastique dur comme le métal reproduit la physiologie de l'organe normal avec ses deux ventricules et ses battements à l'aide de moto-pompes.

http://www.midilibre.fr/2013/12/29/le-patient-au-coeur-artificiel-se-porte-aussi-bien-que-possible-selon-le-pr-duveau,802323.php

samedi 28 décembre 2013

Sommeil : les femmes ont besoin de dormir plus que les hommes

Une étude sur le sommeil menée par des chercheurs américains de l'Université Duke, en Caroline Du Nord, vient d'être publiée dans le magazine Science World Report. Elle révéle que les femmes ont besoin de dormir plus que les hommes. La raison? Leur cerveau exécute plus de tâches en même temps et a donc besoin de plus de repos pour récupérer de son activité.

Dépression et sautes d'humeur

 D'après cette étude, les femmes étant plus polyvalentes, elles souffent également davantage du manque de sommeil que les hommes. La privation de repos entraîne des conséquences qui peuvent être très handicapantes dans la vie quotidienne et professionnelle : dépression, sautes d'humeur... Des séquelles physiques, comme des maladies cardiaques ou des accidents vasculaires cérébraux sont aussi à redouter.
La solution pour remédier au manque de sommeil? Les siestes! Elles ne doivent cependant pas excéder 90 minutes sous peine de passer le reste de la journée dans un état de somnolence avancé

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/28/1784212-sommeil-femmes-ont-besoin-dormir-plus-hommes.html

vendredi 27 décembre 2013

Gastro-entérite : une épidémie attendue pour début janvier

La gastro-entérite s’étend peu à peu en France. La maladie devrait même dépasser le seuil épidémique début janvier. L’occasion de rappeler les gestes d’hygiène pour éviter de l’attraper et de la propager.
Selon le réseau Sentinelles qui présente la situation épidémiologique en France, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale la semaine dernière a été estimé à 234 cas pour 100 000 habitants, soit un chiffre encore en dessous du seuil épidémique. Les données concernant la vente de médicaments permettent de confirmer la hausse du nombre de gastro-entérites. Et selon les prévisions du réseau, les cas de gastro-entérite devraient continuer d’augmenter la semaine prochaine et dépasser le seuil épidémique début janvier.
Chaque année, cette maladie de l’hiver commence à sévir pendant les fêtes de fin d’année, gâchant les vacances de nombreuses personnes. Bien qu’elle soit bégnine, elle peut tout de même être dangereuse chez le nourrisson et chez les personnes âgées, qui risquent la déshydratation.
Au niveau régional, les incidences les plus élevées ont été notées en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (425 cas pour 100 000 habitants), Nord-Pas-de-Calais (403) et Limousin (384).

Des gestes simples pour éviter d’être contaminé

Pour se prémunir de la gastro-entérite, il est important de respecter quelques règles de base : se laver les mains le plus souvent possible, notamment après chaque passage aux toilettes, après avoir changé un bébé et avant de préparer un repas.
Si vous ressentez déjà les symptômes de la maladie (diarrhée, état fiévreux, courbatures, nausées…), évitez d’être en contact avec des personnes fragiles, comme les personnes âgées, les femmes enceintes, les nourrissons ou les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/27/1783621-gastro-enterite-une-epidemie-attendue-pour-debut-janvier.html

dimanche 22 décembre 2013

Cœur artificiel: l'espoir pour des milliers de patients

Le patient qui a reçu mercredi le premier cœur artificiel définitif de la société Carmat «progresse et récupère», a indiqué hier le Pr Christian Latrémouille, qui a réalisé l’opération à l’hôpital Georges-Pompidou sous la direction du Pr Alain Carpentier. Le président François Hollande et la ministre de la Santé Marisol Touraine ont tenu à féliciter ce dernier et les chirurgiens qui ont opéré. «La France peut être fière de cette action exceptionnelle au service du progrès humain» a souligné le chef de l’État, saluant «un espoir formidable pour les patients qui souffrent d’une insuffisance cardiaque évoluée».
Cette implantation, une première mondiale, sera suivie de plusieurs autres dès les prochaines semaines. «Un certain nombre de malades sont en train d’être sélectionnés», a ainsi annoncé le Dr Philippe Pouletty, cofondateur de Carmat, évoquant de possibles prochaines opérations en France, voire à l’étranger, en Belgique, Pologne, Slovénie et Arabie Saoudite où quatre centres hospitaliers sont habilités.
De fait, ce succès est aujourd’hui synonyme aussi d’un marché colossal s’ouvrant pour Carmat en Europe comme aux États-Unis : ces 100 000 malades qui, en assistance cardiaque terminale, sont trop âgés pour espérer une greffe.
Mais tous ne pourront en bénéficier… Cet appareil de 900 grammes, plus lourd qu’un cœur humain (300 g), n’est compatible qu’avec 70 % des thorax des hommes et 25 % de ceux des femmes. Autre obstacle ? Le prix : environ 160 000 euros. Seuls les plus fortunés, sauf si la Sécurité sociale le rembourse, pourront donc se l’offrir.
Fruit de l’obstination d’Alain Carpentier, 80 ans, le cœur artificiel Carmat représente l’aboutissement de 25 ans d’efforts et de recherches soutenues par Matra puis EADS. Sa mise au point par la société de Velizy, qui a bénéficié de 33 M€ d’aides publiques aura coûté plus de 100 M€ à ses investisseurs.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/22/1780255-coeur-artificiel-l-espoir-pour-des-milliers-de-patients.html

vendredi 20 décembre 2013

Cancer colorectal : de nouvelles options pour les patients

Avec chaque année, 45 000 nouveaux cas et 17 500 décès, le cancer colorectal figure au troisième rang des cancers les plus fréquents en France, juste après ceux de la prostate et du sein.  Ces dernières années, des progrès au niveau thérapeutique ont été réalisés contre cette tumeur. Notamment chez les patients chez lesquels les options étaient quasiment inexistantes.
Nos modes de vie modernes expliquent en grande partie l'incidence du cancer colorectal. En effet de nombreux facteurs de risque sont maîtrisables. C'est le cas de la sédentarité, du tabagisme, d'une consommation excessive d'alcool ou d'un excès pondéral. Par exemple, les régimes riches en viandes rouges peuvent multiplier par trois le risque de cancer colorectal. A l'inverse, une alimentation abondante en fruits, légumes et céréales complètes peut constituer une barrière contre cette tumeur.
Des signes spécifiques ?
Douleurs abdominales, anales, selles très foncées, diarrhée ou constipation inexpliquée, anémie, baisse d'appétit, perte de poids, jaunisse... Autant de symptômes qui peuvent faire suspecter un cancer colorectal. En effet, il est primordial de détecter précocement la tumeur. Plus de 95% des patients qui ont bénéficié d'un diagnostic précoce de la maladie sont en vie, 5 ans plus tard, contre seulement 7% de ceux pour lesquels le cancer était diagnostiqué à un stade avancé.
Près de 95% des cancers colorectaux surviennent après l'âge de 50 ans. C'est pourquoi en France, le programme de dépistage organisé du cancer colorectal est proposé dans la tranche d'âge des 50-74 ans. Selon l'INCA, « le dépistage repose sur la réalisation d'un test de recherche de sang dans les selles. Il est proposé tous les deux ans aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans sans symptômes apparent ni histoire familiale particulière pour cette maladie ».
Des traitements ciblés disponibles
Pour les stades précoces de la maladie, le traitement repose sur la (...) Lire la suite sur destinationsante.com

jeudi 19 décembre 2013

Médicaments sans ordonnance : l'Autorité de la concurrence favorable à la vente hors pharmacies

L'Autorité de la concurrence s'est prononcé jeudi en faveur de la vente des médicaments non remboursables en dehors des pharmacies, qui en ont jusqu'ici le monopole, ce qui permettrait de faire baisser leurs prix.

Les médicaments sans ordonnance seront-ils bientôt en vente dans les grandes surfaces et en parapharmacie ? Dans un avis, publié jeudi, l'Autorité de la concurrence se prononce en faveur de la libéralisation de ce marché. Objectif : faire baisser les prix. Elle dit soutenir "une ouverture encadrée de la distribution au détail des médicaments non remboursables" et souhaite "instiller un peu plus de concurrence dans la distribution du médicament".
Dans son avis, l'Autorité relève de "très forts écarts de prix", allant de 1 à 4 d'une officine à l'autre, sur ces produits d'auto-médication ainsi que sur les "produits frontières", comme les tests de grossesse ou les produits d'entretien pour lentilles de contact. Pour y remédier, elle préconise une libéralisation "limitée et encadrée" de la vente des médicaments non remboursés, qui permettrait de faire baisser leur prix de vente de 11,4 % à 16,3 %. "Nous pensons que le statu quo ne peut pas être maintenu (...). A l'heure actuelle, le consommateur n'est pas en mesure d'arbitrer entre telle pharmacie et telle autre", a déclaré le président de l'Autorité, Bruno Lasserre,
Un système de prix opaque
Une enquête de l'association de consommateurs CLCV publiée en octobre a relevé que les prix varient du simple au double, voire du simple au quadruple en fonction des pharmacies. "Notre 'panier' de 6 produits (Synthol, Maalox, Actifed rhime, Efferalgan vitamine C, Imodiumlingual, Nurofen 200) nous a coûté de 17,08 euros à Arras à 33,70 euros à Paris 15eme", écrivent les auteurs de l'enquête, sachant que le prix moyen tourne autour de 25 euros. 
En effet, le système des prix pratiqués par les pharmacies sur ces produits est opaque. Ces différences de prix s'expliquent par les réductions variables qu'accordent les laboratoires, mais également par les marges importantes que les pharmacies appliquent sur ces produits. D'autant que ces médicaments non remboursés sont en plein essor : leur marché pèse 2,2 milliards d'euros par an, selon l'Autorité. Permettre la vente des médicaments non remboursés dans les supermarchés et autres points de distribution engendrerait une économie globale d'environ 270 millions d'euros par an, selon ses estimations.
Une vente sous le contrôle d'un pharmacien
L'avis de l'institution reste consultatif. Mais en cas d'application, l'Autorité préconise toutefois la présence d'un pharmacien. "Il n'est pas question de permettre la vente de ces médicaments sans la présence d'un diplômé en pharmacie", a expliqué Bruno Lasserre. Même en supermarché, les médicaments non remboursés devraient donc être vendus sous le contrôle d'un professionnel compétent et soumis aux règles de déontologie des pharmaciens. La vente devrait également avoir lieu dans des "espaces dédiés et délimités, avec un encaissement distinct", selon l'Autorité.
 

mercredi 18 décembre 2013

Découverte à Nice: traiter à la morphine sans rendre accroc

Le Pr Michel Lazdunski, chercheur niçois de renommée internationale, en collaboration avec des équipes de Clermont-Ferrand, a démontré que les effets secondaires liés à l’usage de la morphine, pouvaient être découplés de l’action de ce médicament sur la douleur.
En clair, que la morphine pouvait faire du bien, sans faire du mal.
Une découverte d’une importance majeure comme en témoigne sa publication dans la prestigieuse revue scientifique en ligne, Nature.com.

http://www.nicematin.com/nice/decouverte-a-nice-traiter-a-la-morphine-sans-rendre-accroc.1556505.html

mardi 17 décembre 2013

Cancers : une survie à 5 ans en progression

Entre 1989 et 2007, la survie nette à 5 ans pour la plupart des cancers a progressé en France. Les résultats sont d'ailleurs très spectaculaires pour certaines affections comme le cancer de la prostate puisqu'elle est passée de 71% à... 90% ! Grâce principalement à un dépistage précoce.
En cancérologie, « la survie nette est définie comme la survie qui serait observée si la seule cause du décès possible était le cancer étudié », expliquent ce mardi les rédacteurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Elle reflète donc la mortalité associée à tel ou tel cancer.
En France, cet indicateur est en augmentation constante depuis la fin des années 80. Dans la dernière étude réalisée sur le sujet, les auteurs ont passé au crible 427 000 tumeurs diagnostiquées entre 1989 et 2004, avec un suivi jusqu'au 31 décembre 2007. A noter toutefois que cette étude ne prend en compte « que » des patients de 12 départements français, ceux qui font partie des registres français des cancers (réseau Francim).
Anticipation du diagnostic et progrès thérapeutiques
Les résultats mettent donc évidence une augmentation de la survie nette à 5 ans. Chez l'homme, outre le cancer de la prostate donc, elle est passée de 56% à 61% chez les patients souffrant d'un cancer colorectal. Chez la femme, les chiffres sont aussi très encourageants. Pour les cancers du sein, elle a bondi de de 80% à 87%, puis de 86% à 94% pour ceux de la thyroïde et encore de 59% à 68% pour les tumeurs affectant le rein.
En février 2013, l'Institut nationale du Cancer (INCa) a également publié un rapport sur ce sujet. Celui-ci faisait bien sûr état de progrès, qui devaient toutefois être nuancés, en fonction notamment de la localisation de la tumeur. Les pronostics des cancers du poumon notamment restent « mauvais ». Avec un taux de survie aux alentours de 15% à 5 ans.
Pour les rédacteurs du BEH, « l'amélioration de la survie est donc due à la fois à une augmentation de la durée (...) Lire la suite sur destinationsante.com

lundi 16 décembre 2013

Hypertension : prenez vos consultations en main

A l’occasion de le Journée internationale de lutte contre l’hypertension artérielle, le 17 décembre, les médecins veulent sensibiliser les patients aux différents types de consultations qu’ils seront amenés à suivre tout au long de leur vie. Hypertension : la consultation d’annonce
L’hypertension artérielle est la maladie la plus fréquente en France : quatre fois plus fréquente que le diabète, elle touche près de 12 millions de personnes. L’hypertension est définie lorsque la pression artérielle est à plusieurs reprises supérieure à 140 mm de mercure pour la pression maximale (systolique) ou supérieure à 90 mm pour la pression minimale (diastolique).
Lorsque le diagnostic est posé une première fois, le médecin va d’abord proposer de suivre quelques règles d’hygiène de vie. Il va également vérifier que cette hypertension est permanente, soit en vous posant un holter tensionnel qui relèvera votre pression artérielle toutes les 30 mn pendant 24 heures, soit en vous proposant de faire une automesure.
Une automesure doit répondre à la règle des 3 :
- 3 mesures le matin autour du petit-déjeuner
- 3 mesures le soir autour du dîner
- 3 jours consécutifs
Hypertension : six mois pour la contrôler
Après la confirmation du diagnostic d’hypertension artérielle, le médecin généraliste a souvent besoin de six mois pour la contrôler, c’est-à-dire pour la faire revenir à 135/85 en automesure ou 140/90 dans le cabinet (en raison du stress).
« Durant cette période, il est important de ne pas désespérer face à d’éventuels changements de traitements car il est impossible de prédire à l’avance quel sera le traitement idéal pour chaque patient. Le plus souvent, le médecin devra trouver une combinaison de médicaments pour normaliser les chiffres tensionnels. Heureusement, ces médicaments sont souvent combinés dans un seul cachet, pour simplifier la prise quotidienne » explique le Pr Jean-Jacques Mourad, hypertensiologue à l’hôpital Avicenne (Bobigny).
Mais si les règles d’hygiène de vie (faire du sport, manger plus équilibré et moins salé) et le traitement visant à régulariser la pression artérielle ne suffisent pas à contrôler la tension, alors le médecin doit orienter son patient vers un spécialiste (un cardiologue de ville, un (...) Lire la suite sur Topsanté

dimanche 15 décembre 2013

Le paracétamol bientôt remplacé par le générique

Les pharmaciens pourraient se voir contraints de proposer systématiquement des médicaments génériques à base de paracétamol. C’est ce que souhaite l’Agence du médicament qui a lancé la procédure.
Le Doliprane pourrait bientôt disparaître de notre armoire à pharmacies. L’Agence nationale de santé et du médicament (ANSM) a lancé la procédure qui vise à remplacer systématiquement le médicament original à base de paracétamol par sa version générique. Pour que cette procédure se fasse, les médicaments à base de paracétamol doivent être inscrits dans le répertoire des génériques de l'ANSM. L’avis doit ensuite être publié au Journal officiel (JO).
Ce répertoire rassemble la totalité des médicaments génériques et de leurs princeps (forme originale.
Si la mesure passe, le pharmacien aura l’obligation de délivrer un générique à base de paracétamol sauf dans les cas où il est inscrit sur l’ordonnance du patient la mention "non substituable".

Seules les "formes sèches de 500 et 1 000 mg" seraient pour l’instant concernées, ce qui exclut les sirops ou suppositoires à base de paracétamol utilisés notamment pour les enfants, précise l’AFP.
Cela signe-t-il la fin annoncée de la boîte jaune ? Possible. Le Doliprane occupe actuellement la première place des médicaments à base de paracétamol vendus en France. Quant au paracétamol, c’est la molécule qui se vend le plus en France avec 500 millions de boîtes écoulées en 2012.
Plus de génériques
Cette volonté de le substituer le paracétamol par un médicament générique s’inscrit dans la politique de généralisation des génériques voulue par la ministre de la Santé.
Campagne de communication, demande de transparence et de baisse des prix, de nombreux efforts sont déployés pour convaincre les Français de troquer les princeps par les génériques.
Malgré cela, ces médicaments continuent de susciter la méfiance : pour 4 personnes sur 10, ils ne seraient pas aussi efficaces que les originaux, selon un sondage Ifop paru le 10 décembre dernier.
Retrouvez cet article sur Topsanté