lundi 8 juin 2015

Besançon à la pointe contre les maux de tête

C’est une douleur insoutenable, d’une intensité telle qu’elle donne envie de mourir. L’algie vasculaire de la face « est probablement la pire douleur que l’homme ait jamais connue » selon Peter Goadsby, un éminent médecin britannique. Elle est d’ailleurs surnommée la « céphalée suicidaire ».
Ce n’est pas le seul mal de tête féroce : la névralgie du Trijumeau et la névralgie d’Arnold sont également des céphalées épouvantables, des « douleurs intolérables, résume Bruno Kastler. À tel point que les gens se disent prêts à se jeter par la fenêtre ».
Le professeur, patron de la radiologie interventionnelle douleur et imagerie cardiaque au CHRU de Besançon, s’intéresse depuis longtemps au traitement de la douleur, en collaboration avec le CETD (Centre d’évaluation et de traitement de la douleur) et avec « une équipe formidable ». Ces dernières années, il a mis au point un traitement novateur « mini-invasif » qui permet de traiter des céphalées rebelles aux traitements classiques.
Tout a commencé avec la névralgie d’Arnold, il y a vingt ans. « À l’époque, pour traiter cette névralgie, on faisait des infiltrations à l’origine du nerf d’Arnold sous rayon X, explique le professeur. Mais c’était très peu précis. J’ai introduit le guidage scanner, beaucoup plus précis, au millimètre près. » Résultat : 33 % des patients répondaient au traitement (une combinaison d’anesthésiques locaux et de corticoïdes retard) avec une durée moyenne d’efficience de cinq mois, soit 150 jours sans douleurs.
À la fin des années quatre-vingt-dix, Bruno Kastler a encore modifié la façon de procéder : il a ajouté un deuxième site d’injection, là où le nerf fait une boucle. Une innovation qui a fait bondir le pourcentage de patients « répondants » : 75 % et la durée moyenne (douze mois).

Un geste facile pour des mains expertes

La dernière touche a été apportée il y a quatre ans en supprimant le premier site d’injection, le plus délicat puisque situé à proximité de l’artère vertébrale et du plexus veineux du rachis. Le geste, toujours technique, est devenu « aussi simple qu’une vaccination », pour le professeur de radiologie. Bref, un geste facile pour des mains expertes. Et efficace : 86 % de répondants et une moyenne de neuf mois.
Il y a deux ans, nouvelle étape : « Le centre anti-douleur m’a demandé d’évaluer ce traitement sur les autres céphalées. On s’est aperçu qu’on avait 2/3 de répondants à trois mois pour l’algie vasculaire, 50 % de répondants à trois mois pour la névralgie du Trijumeau et 77 % de répondants à trois mois pour les migraines associées à ces céphalées ». Autant de patients d’ordinaire « bourrés » de médicaments et qui peuvent diminuer leur consommation médicamenteuse voire cesser d’en prendre pendant plusieurs mois.
Bruno Kastler, qui a procédé à plus de 400 infiltrations, exporte sa technique à l’international, aux États-Unis, au Vietnam, en Afrique, en Chine, en Autriche, en Allemagne et dans les autres régions de France.
Reste un écueil : « Depuis la fusion des hôpitaux Minjoz et Saint-Jacques, les créneaux horaires du scanner interventionnel dédiés au traitement de la douleur ont diminué de plus de 60 %. Les délais d’attente pour les patients ont été multipliés par trois ».
La solution existe, dit-il : le Schéma régional d’organisation de soins (Sros) prévoit « un scanner dédié interventionnel depuis quatre ans ». Son acquisition réglerait le problème des créneaux horaires.
En attendant, Bruno Kastler a d’autres idées. D’autres pistes. Il souhaite travailler sur les migraines seules. Et se lancer dans une autre « technique novatrice » : la cryothérapie, afin de refroidir les nerfs à très basse température « pour pouvoir prolonger la durée de traitement ». Et ça, dit-il, « on pourra le faire dès cet automne ».
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2015/06/08/besancon-a-la-pointe-contre-les-maux-de-tete

lundi 1 juin 2015

Vous transpirez ? Voici ce que cela peut vouloir dire

Nous passons beaucoup de temps à combattre notre transpiration. Pourtant, ce phénomène est on ne peut plus normal car il permet de réguler notre température corporelle. Mais la façon dont on transpire peut aussi nous renseigner sur notre état de santé. Vous êtes enceinte
Tout ce qui influe sur votre système endocrinien (ce peut être la grossesse ou la ménopause) peut vous faire transpirer plus que d'ordinaire. Tout simplement parce que les modifications hormonales viennent perturber le fonctionnement du thermostat que nous avons dans le cerveau, lui faisant croire (à tort) que notre température corporelle est en surchauffe. Ce qui a pour effet de déclencher la production de sueur, afin de la faire baisser.
Vous être stressée
Si l'odeur de votre transpiration vous semble plus forte qu'à l'habitude, demandez-vous si vous n'êtes pas trop stressée en ce moment. La sueur que nous produisons lorsqu'on a trop chaud est évacuée par les glandes sudoripares eccrines (les plus nombreuses) et contient essentiellement de l'eau et du sel. Mais lorsqu'on est très stressé, la sueur est évacuée par les glandes apocrines, situées au niveau des aisselles. Leur sueur contient des matières grasses et des protéines qui se mélangent avec les bactéries présentes sur notre peau, ce qui provoque les odeurs corporelles.
Vous êtes au bord du coup de chaleur
Si cet été, au cours d'une balade au soleil, vous réalisez que vous ne transpirez pas, déplacez-vous immédiatement vers un endroit ombragé et buvez quelque chose de frais (mais sans caféine ou alcool !) car vous risquez le coup de chaleur. L'anhidrose, ou l'incapacité à transpirer normalement a pour conséquence un trouble de la thermorégulation qui empêche votre corps de se refroidir naturellement.
Mais attention : cette incapacité de transpirer peut aussi être due à une maladie génétique ou peut être causée par un médicament ou une affection cutanée (la sclérodermie).
Vous êtes en hypoglycémie
Normalement, votre glycémie devrait se situer entre 70 et 100 mg/dl, lorsqu'elle est mesurée hors des repas. Mais si elle tombe au-dessous de 70 mg, que ce soit à cause du diabète ou parce que vous pratiquez une activité physique à un rythme intensif, vous (...) Lire la suite sur Topsanté

samedi 30 mai 2015

Amnésie : la lumière serait-elle le moyen de retrouver la mémoire ?

En essayant de comprendre la provenance de l'amnésie, des chercheurs américains et japonais ont redonné la mémoire à des souris amnésiques grâce à la lumière.
Une lueur d'espoir pour traiter l'amnésie ? Un groupe de souris a retrouvé la mémoire grâce à la lumière. Des chercheurs américains et japonais apportent un éclairage sur le mécanisme biologique de l'amnésie et peut-être même une idée pour un nouveau traitement. Leur étude a été publiée ce jeudi dans le revue américaine Science.
Pendant de nombreuses années, les théories sur la provenance de l'amnésie s'opposaient. Certains pensaient que les traumatismes crâniens, le stress ou les maladies comme l'Alzheimer provenaient d'un dommage des cellules cérébrales spécifiques à la mémoire. Et si ce cas était vérifié, il serait impossible de retrouver la mémoire. Mais pour d'autres c'était uniquement l'accès aux souvenirs qui posait problème.  
Pour les chercheurs qui ont réalisé l'étude, il existerait dans le cerveau, plus précisément dans la région de l'hippocampe, un réseau de neurone qui activerait l'existence de souvenirs. Ces neurones entraîneraient des changements physiques et psychologiques appelés engrammes. Ceux-ci permettraient de sensibiliser les synapses qui sont les transmetteurs de message entre les neurones.
La mémoire est juste "inaccessible"

Pour valider leur théorie, les chercheurs ont injecté des protéines qui bloquaient la formation des souvenirs dans un groupe de souris. Ce groupe a été placé dans une cage et a reçu des décharges électriques. Même après plusieurs décharges les souris n'ont pas réagi. Dans l'autre cage, les souris qui n'avaient pas reçu d'injections étaient tout de même apeurés.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont réactivé le processus de consolidation des synapses qui permet la formation des souvenirs grâce à des impulsions visuelles. Et là, les souris se sont rappelées des décharges électriques qu'elles avaient reçues et ont tout de suite été paralysées par la peur. Même en les changeant de cage, les souris étaient toujours traumatisées.

Le chercheur Tonegawa, professeur au centre de recherche sur l'apprentissage de la mémoire du Massachussetts Institute Of Technology et lauréat du prix Nobel de Médecine en 1987, a tranché : "L'amnésie est un problème de récupération de la mémoire." Pour lui, l'expérience montre que dans certaines formes d'amnésie la mémoire du passé n'a peut-être pas été effacée mais est simplement "inaccessible." Selon lui, "ces travaux fournissent un éclairage surprenant sur la nature de la mémoire et vont stimuler de futures recherches sur la biologie de la mémoire et de sa restauration clinique."
 

lundi 25 mai 2015

Les traitements qui peuvent perturber la ménopause

La ménopause est un passage sensible dans la vie d’une femme. Parfois, elle s’invite plus tôt que prévu. En cause : des traitements qui déclenchent la période de ménopause précocement. Quels sont ces traitements qui perturbent la ménopause ? Le point sur cet aspect souvent méconnu. 

Ménopause et traitements hormonaux

 
Pour lutter contre certains cancers du sein dits hormonosensibles, un traitement antihormonal peut être mis en place. Il permet de bloquer la sécrétion des hormones féminines (œstrogènes et progestérone) qui stimulent le développement de la tumeur cancéreuse. Ce traitement antihormonal induit des effets indésirables comme une ménopause précoce. Celle-ci n’est cependant pas définitive. À l’arrêt du traitement, si la femme est en âge de procréer, les cycles pourront revenir progressivement. Une grossesse sera même possible.
 

Traitement et ménopause : la radiothérapie en cause

 
Traitement souvent incontournable pour lutter contre un cancer, la radiothérapie entraîne elle aussi parfois une ménopause de manière irréversible chez la femme. En détruisant les cellules cancéreuses, ce traitement détériore aussi les cellules saines. Il existe néanmoins des techniques de préservation des ovules pour les femmes en âge de procréer et dont il faut discuter avec les médecins.
 

Des traitements… pour la ménopause précoce

 
...

dimanche 24 mai 2015

Ce qu'il faut attendre de la grippe l'an prochain

La grippe a tué
18 300 personnes de plus que prévu en 2015, avec un virus plus résistant. Faut-il alors craindre un phénomène similaire à l'hiver prochain ? Pour le Dr Flaysakier, "il n'y a aucune raison qu'on se retrouve dans la situation de cette année". Le docteur revient notamment sur l'efficacité du vaccin prescrit par les médecins. "[...] un vaccin qui n'est pas d'une efficacité absolue, mais qui est quand même très efficace", selon lui.

Moins efficace, mais nécessaire

La mutation du virus a en effet eu lieu à un mauvais moment. "Une fois qu'on a fini de fabriquer le vaccin, une fois que tout était en boite, on s'aperçoit que se promène dans la nature un virus muté. Il est trop tard pour ouvrir les boites. Le problème, c'est qu'on se retrouve avec un vaccin qui avait une efficacité maximum estimée à 40%", précise le spécialiste, tout en précisant que malgré le désintérêt des Français pour la vaccination contre la grippe, elle reste nécessaire pour les populations fragiles, notamment les personnes âgées.

Retrouvez cet article sur Francetv info

jeudi 30 avril 2015

Boulimie : les 5 clés de la prise en charge

Plus fréquente que l'anorexie, la boulimie démarre plus tard, vers 18 ans. Elle peut paraître moins grave, mais en réalité les complications sont nombreuses. 
Les personnes boulimiques peuvent avoir jusqu'à plusieurs crises par jour... Il y a celles qui prennent du poids, que l'on appelle aussi « hyperphages » ou « binge-eaters », et celles qui se font vomir pour garder un poids normal, voire un poids très bas. Dans tous les cas, la prise en charge repose les cinq domaines suivants.
1-Le nouveau regard sur l'alimentation
On leur réapprend à apprécier les saveurs des aliments, à ressentir la satiété (donc à manger suffisamment pour cela), à manger à heures fixes, à ne pas sauter de repas. On reprend aussi avec elles la gestion des courses et le plaisir qu'il peut y avoir à cuisiner, pour le susciter à nouveau.
2- La surveillance des risques physiques
Les vomissements entrainent des carences, qui peuvent causer une ostéoporose précoce, et surtout des déséquilibres ioniques (minéraux) potentiellement graves, puisque pouvant provoquer un arrêt cardiaque. « Les patientes boulimiques hospitalisées avec des troubles du rythme cardiaque sont nourries pendant trois semaines uniquement par une sonde qui apporte à l'organisme les nutriments dont elles ont besoin, directement dans l'estomac ou l'intestin. Cela permet de faire disparaître le réflexe de vomissement », explique le Pr Jean-Claude Melchior, nutritionniste et infectiologue à l'unité nutrition du pôle infection-inflammation de l'hôpital Raymond-Poincaré à Garches..
3-Le suivi dentaire
Les vomissements à répétition finissent aussi par causer des dégâts irréversibles aux dents. D'où la nécessité de visites rapprochées chez le dentiste. Parler du côté esthétique du sourire qui peut être mis en jeu par des dents abimées peut être un bon argument pour prendre en charge ce trouble du comportement alimentaire.
4- Les thérapies psycho-corporelles
Alors que les anorexiques éprouvent une fierté à être dans l'hypercontrôle, la boulimie est une perte de contrôle et s'accompagne souvent de culpabilité et d'autodépréciation. La psychothérapie (...) Lire la suite sur Topsanté

mercredi 29 avril 2015

Mincir sans régime, c'est possible !

Des années que le culte de la minceur fait fureur, et avec lui une déferlante de régimes plus illogiques les uns que les autres. Qu'on se le dise, le régime c'est définitivement out !
Des décennies que la minceur fait fureur en Occident. Si en Orient, les rondeurs sont le signe d'une bonne prospérité financière et d'un statut social enviable, le corps rond est perçu par les occidentaux comme un défaut et un mauvais contrôle de soi. Rien d'étonnant alors à ce que l'on glorifie les corps de Victoria Beckham, Nicole Richie et autres Angélina Jolie. Mais il semblerait que le régime "deux feuilles de salade par jour", ait fait son temps. Si la minceur va de soi et est même recommandée pour la santé, la maigreur elle, n'a pas d'intérêt. Au même titre que l'obésité, elle peut avoir des conséquences néfastes sur le bien-être.
Les régimes sont donc de plus en plus contestés et réservés aux pathologies les plus graves (obésité, hypertension, diabète...) et doivent être encadrés médicalement. Mal interprétés, ils feront plus de dégâts que de bien. Pour les autres, on recommande de bannir le mot du vocabulaire et de se fier aux besoins vitaux. Une perte de poids doit résulter d'un besoin de se sentir mieux dans son corps, pas de paraître plus svelte aux yeux des autres. Et c'est à ce seul titre, en plus d'une réelle motivation, que la perte de poids peut fonctionner et s'installer durablement. Or, à partir du moment où l'on revoit son alimentation, fatalement on s'affine.

Retour à une alimentation raisonnée
Trop dur, le terme même de "régime" est aujourd'hui remis en question, comme nous l'explique Fabienne Hornard, consultante diététicienne chez Jenny Craig. "A force de voir le mot ‘régime' placardé un peu partout, les femmes l'associent à un terme trop restrictif. Parce qu'elles considèrent que la seule façon d'être est de ressembler aux stars les plus minces, elles ont tendance à s'enfermer dans une bulle et quand celle-ci vient à éclater, c'est un désastre". Les consultantes se font un devoir de ne pas parler de "régime", mais plutôt, de "rééquilibrage alimentaire". L'idée serait donc de "manger de tout en se faisant plaisir tout en appliquant les bonnes combinaisons alimentaires (fibres, protéines, féculents et produits laitiers à chaque repas) et dans les quantités adaptées". Et ça, ce n'est pas un régime, mais simplement de bonnes habitudes alimentaires, que l'on devrait tous, minces ou enrobées, avoir. Et dans l'esprit, cela change tout. Pas de raison de refuser le petit croisant apporté par votre collègue, à condition que cela n'arrive pas tous les jours et de ne pas avaler un bon gros dessert au déjeuner. Le plaisir culinaire est admis, et ne doit pas être vecteur de culpabilité. Une bonne nouvelle en période de restriction globale, la valeur refuge de la convivialité à la française a encore droit de cité.

La cosméto spécial "joli corps"
Au-delà des kilos affichés sur la balance, la quête du joli corps passe par une prise en main globale. Car, une belle silhouette, c'est un corps ferme et tonique, que l'on fasse du 36 ou du 46. Cela passe par des activités physiques régulières et l'utilisation de cosmétiques adaptés. Qu'on se le dise, on ne change pas sa vie pour un régime, mais on peut changer son corps pour la vie en bannissant les régimes et en vivant sainement.

mardi 28 avril 2015

Coeur artificiel: un troisième patient opéré

Un coeur artificiel Carmat a été implanté sur un troisième patient il y a environ deux semaines par le professeur Christian Latrémouille à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, assure aujourd'hui Libération. "Et comme toujours depuis le début de cette grande aventure médicale et chirurgicale, c'est un black-out total et une opacité complète qui prévalent", regrette Libé sans préciser ses sources. "Rien ne filtre. Aucune confirmation, ni de l'entreprise Carmat à l'origine de cette prothèse révolutionnaire, ni du professeur Alain Carpentier, son concepteur, ni de l'hôpital, ni de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris." Toujours selon le journal, "l'intervention s'est bien passée, mais les suites opératoires sont délicates."

La première greffe avait eu lieu le 18 décembre 2013 à l'hôpital Pompidou: trois mois plus tard,
le patient âgé de 76 ans était décédé des suites d'un arrêt inopiné de la machine.

La seconde avait été effectuée au CHU de Nantes en août 2014 par le professeur Daniel Duveau: le patient âgé de 69 ans est toujours en vie. Il a confié au Journal du dimanche début avril
qu'il s'était "senti revivre" dès le jour de l'opération et avait repris ses habitudes "d'autrefois", au point même de faire du vélo.
Mais selon Libé, "il ne semble pas que l'histoire de Nantes se déroule de façon aussi parfaite que cela. Selon nos informations, l'opéré de Nantes a dû être réhospitalisé. Mais, là encore, rien ne filtre."

Le président de Carmat, la société qui a conçu et développé le coeur artificiel implantable, Jean-Claude Cadudal avait confié en février son "besoin d'avoir plusieurs patients implantés" pour disposer de données valables sur le plan statistique mais n'avait pas voulu révélé si d'autres interventions avaient été menées depuis les deux premières opérations rendues publiques.


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/04/28/97002-20150428FILWWW00016-coeur-artificiel-un-troisieme-patient-opere.php

lundi 27 avril 2015

Plus de 6 000 euros de prime sur objectifs pour les médecins généralistes

Bonus pour inciter les médecins à mieux prescrire, la prime sur objectifs 2014 vient d'être versée. De l'ordre de 6 200 euros pour les généralistes, elle est en hausse, signe d'une amélioration des pratiques, en matière, notamment, de suivi des diabètes et du recul du réflexe des antibiotiques.
On le sait désormais, les antibiotiques «c'est pas automatique». Les médecins ont semble-t-il si bien compris la leçon qu'ils ont reçu en 2014 des primes de l'Assurance maladie bien plus avantageuses que l'an passé. Ce lundi, la Sécu s'en félicite en annonçant que les professionnels ont touché environ 4 200 euros au titre de la «rémunération sur objectifs», notamment dans le suivi des patients diabétiques ou le recul des antibiotiques prescrits
La somme est plus rondelette encore pour les généralistes, les plus concernés (51 526), qui ont perçu 6 264 euros en moyenne, contre 5 774 euros en 2013.

Cette
rémunération sur objectifs, ROSP, a été introduite en 2012 en complément du traditionnel paiement à l'acte des médecins, afin d'améliorer la prise en charge de certains malades ou les prescriptions. Octroyée en complément du traditionnel paiement à l'acte, elle va concerner quelque 89 000 médecins, toutes spécialités confondues, pour un montant moyen de 4 215 euros qui vient d'être versé au titre de l'année 2014.

L'Assurance maladie a dépensé 376 millions d'euros pour 2014

Au
total, l'Assurance maladie a déboursé 376 millions d'euros pour 2014, une dépense en hausse par rapport à 2012 et 2013 - respectivement de 294,4 millions et 351,9 millions - mais qui traduit une «évolution positive des indicateurs de santé publique, d'efficience et de modernisation du cabinet».

Concernant les antibiotiques par exemple, la réduction de leur
consommation est un enjeu majeur. En novembre dernier, l'agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a tiré la sonnette d'alarme sur une hausse «préoccupante» de la consommation d'antibiotiques en France depuis 2010 alors qu'elle avait baissé auparavant de manière significative. Un rapport faisait état d'une baisse globale de 10,7% de 2000 à 2013 à la suite de plusieurs campagnes d'information («les antibiotiques, c'est pas automatique») mais relève «une augmentation de 5,9% depuis 2010».
En décembre dernier, une commission d'experts réunie par le gouvernement britannique s'inquiétait par ailleurs du risque de voir
la résistance aux antibiotiques causer «10 millions de morts par an» dans le monde en 2050, provoquant même une érosion du PIB mondial de 2% à 3,5%.

Selon les derniers chiffres de l'Assurance maladie, le taux d'atteinte des objectifs des médecins est meilleur pour ce qui concerne le suivi des patients diabétiques ou la prescription d'antibiotiques pour les adultes. Les indicateurs sont toutefois en régression pour la vaccination et le dépistage.

http://www.leparisien.fr/economie/plus-de-6-000-euros-de-prime-sur-objectifs-pour-les-medecins-generalistes-27-04-2015-4728495.php

Lutte contre le diabète : certains aliments peuvent aider

Il existe de nombreux moyen de lutter contre le diabète. Tout d'abord en modifiant son alimentation. Il faut diminuer l'apport de sucre et graisse. Cependant certains aliments sont bénéfiques à la lutte contre le diabète. Les fibres, sont-elles bénéfiques ? Pourquoi est-ce que le cabillaud-épinard est un excellent plat ?
D'abord, parce qu'il est désormais certain que l'abus de viande rouge et de charcuterie favorise le diabète de type 2. De nombreux travaux l'ont prouvé, de même qu'ils démontrent l'inverse : pour ceux qui en mangent trop, diminuer la viande rouge, notamment en consommant davantage de poisson, réduit immédiatement le risque. En France, l'étude Monica a constaté que 23,5 % des hommes de 45 à 64 ans souffraient d'insulinorésistance, et que ce taux atteignait 29 % pour ceux qui mangeaient le moins de poisson et de fruits de mer.
Conclusion : « La viande rouge a sa place, mais pas plus de deux fois par semaine, résume le Dr Jean-Michel Lecerf. Les apports en protéines seront complétés par de la viande blanche, deux à trois fois par semaine, du poisson deux fois par semaine, et des œufs, une fois par semaine.
Autre avantage du cabillaud-épinards : son équilibre acide/base. « Notre régime est devenu extrêmement acidifiant, explique le Dr Laurence Benedetti. Une atmosphère que renforcent encore les effets du stress. Pour maintenir le pH du sang à 7,4, notre corps rétablit l'équilibre en allant puiser du calcium, du magnésium et du potassium dans les os. Ce qui engendre de la fatigue, une déminéralisation du squelette (ostéoporose), une fragilisation des muscles et des tendons (douleurs), des calculs rénaux, et favoriserait même l'apparition de radicaux libres. » D'où l'intérêt d'une assiette équilibrée, qui compense l'apport d'aliments acides (en gros, toutes les protéines, poissons compris) par des aliments basiques (on dit aussi alcalinisants), tels que les fruits et légumes. C'est possible grâce au PRAL, l'indice qui cote le pouvoir acidifiant des aliments. « Il s'agit d'apprendre à faire les bonnes associations, précise Laurence Benedetti. Le cabillaud (qui a un PRAL de + 10) est parfaitement compensé par les épinards, dont le PRAL est de – 10,3. »
La personne diabétique n'est heureusement pas (...) Lire la suite sur Topsanté

dimanche 26 avril 2015

Apnée du sommeil : quels sont les symptômes

L'apnée du sommeil est difficile à diagnostiquer. Pourtant, s'il n'est pas traité, ce trouble du sommeil peut avoir de graves conséquences sur la santé à cause de la mauvaise oxygénation de l'organisme. Voici donc les symptômes qui doivent vous mettre la puce à l'oreille. Les symptômes nocturnes
- Le premier et principal symptôme est bien évidemment le ronflement. On le retrouve chez tous les apnéiques : c'est un ronflement sonore (entre 80 et 100 dB soit l'équivalent d'un aboiement de chien), qui s'arrête soudainement avant de reprendre bruyamment. C'est l'épisode d'apnée.
- L'envie fréquente d'uriner est un autre symptôme. En effet, pour répondre à l'afflux sanguin, le cœur produit une hormone (ANF) dont la fonction est de permettre l'élimination du sel par les reins... ce qui provoque la fabrication d'urine et l'envie de faire pipi.
- Autres symptômes nocturnes : sommeil agité, mouvements du corps, réveil en sursaut avec sensation d'étouffement, salivation, sueurs nocturnes, absence de rêves.
Les symptômes diurnes
- Le signe principal que l'on constate dès le réveil est la somnolence, liée à la fragmentation du sommeil. Dans la journée, cela peut entrainer des pertes de mémoire, des troubles de l'attention et un manque de concentration. Ces "coups de pompe" se manifestent plus particulièrement dans les situations monotones (conduite automobile, réunion, spectacle).
- Les céphalées matinales (maux de tête) sont un autre symptôme, provoqué par le déficit d'oxygène (donc l'excès de gaz carbonique dans le sang) qui accompagne chaque apnée du sommeil.
- Autres signes pendant la journée : caractère dépressif, troubles de la mémoire, troubles de la libido, irritabilité.
Comment faire le diagnostic ?
C'est souvent au cours d'une consultation avec le médecin pour des problèmes de fatigue ou suite à un accident de voiture provoqué par de la somnolence en pleine journée que le diagnostic d'apnée du sommeil est évoqué. Le médecin a alors à sa disposition un test permettant de déterminer le degré de somnolence diurne. En fonction des résultats il va proposer au patient une polysomnographie (un examen qui enregistre au cours de la nuit le rythme cardiaque, le (...) Lire la suite sur Topsanté
L'asthme favoriserait l'apnée du sommeil