dimanche 15 janvier 2012

Grippe : le virus se fait attendre

Toujours pas d'épidémie de grippe cette année. La faute à une météo clémente, avec des températures exceptionnellement douces, quand le virus s'épanouit sous un climat froid et sec.
La semaine dernière, le nombre de grippes a été estimé à 68 cas pour 100000 habitants, soit bien en dessous du seuil épidémique, estimé à 174 cas pour 100000 habitants, selon le réseau de médecins Sentinelles. Mais pas de faux espoirs, le réseau de médecins promet une épidémie de grippe à un moment ou un autre de l'hiver.
La grippe, qui se caractérise par une fièvre supérieure à 39 °C, accompagnée de myalgies [douleurs musculaires] et, parfois, de difficultés respiratoires, peut aussi se compliquer en pneumonie ou insuffisance respiratoire. Pour les personnes fragiles, se vacciner est recommandé et encore possible.

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samedi 14 janvier 2012

L'intelligence commence à décliner dès 45 ans...

On vit de plus en plus longtemps en bonne santé, mais notre cerveau, lui, commence à montrer de - discrets - signes de vieillissement dès l'âge de 45 ans. C'est la conclusion bien peu réjouissante d'une étude publiée dans le dernier numéro du British Medical Journal. Réalisé par une équipe de recherche de l'Inserm et de l'University College London dirigée par Archana Singh-Manoux, ce travail montre par ailleurs que le déclin est un peu plus rapide chez les hommes que chez les femmes (chacun pourra en tirer ses propres conclusions, en fonction de son sexe...).
Tout le monde sait et peut aisément constater au quotidien que les performances dites cognitives diminuent progressivement avec l'âge. Mais il était jusqu'à présent très difficile de définir le moment auquel les capacités de raisonnement et la rapidité de compréhension commencent à faiblir. "Jusqu'à présent, il était généralement admis qu'il n'y avait pas de déclin avant 60 ans", précisent les spécialistes de l'Inserm dans un communiqué expliquant leurs travaux. Ils rappellent aussi que des études chez les patients montrent une corrélation entre l'existence de plaques dites amyloïdes dans le cerveau et la sévérité du déclin cognitif. Or ces plaques amyloïdes, qui sont présentes en grand nombre chez les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, semblent exister dans le cerveau de jeunes adultes.

Dix ans d'étude

Mais cette fois, l'équipe d'Archana Singh-Manoux a voulu évaluer l'effet de l'âge sur le déclin cognitif, un domaine encore peu exploré. Elle s'est appuyée sur la cohorte Whitehall II, qui a collecté les données médicales de 5 198 hommes et 2 192 femmes, âgés de 45 à 70 ans au début de l'étude. Toutes ces personnes ont été suivies pendant dix ans. Leurs fonctions cognitives ont été évaluées à trois reprises au cours de cette décennie. Des tests individuels ont permis d'évaluer la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluence verbale des participants.
Les résultats montrent que les performances cognitives (sauf pour les tests de vocabulaire) diminuent au fil du temps, et ce d'autant plus rapidement que les gens sont âgés. Par exemple, au cours de la période de l'étude, le déclin des scores du raisonnement était de 3,6 % pour les hommes âgés de 45 à 49 ans et de 9,6 % chez ceux âgés de 65 à 70 ans. Pour les femmes, les chiffres correspondants étaient respectivement de 3,6 % et 7,4 %. Les auteurs ne fournissent aucune hypothèse pour expliquer cette différence.
"Déterminer l'âge auquel le déclin cognitif commence est important parce que des interventions comportementales ou pharmacologiques conçues pour changer les trajectoires de vieillissement cognitif sont probablement plus efficaces si elles sont appliquées dès le début du phénomène", souligne Archana Singh-Manoux. "Alors que l'espérance de vie continue à augmenter, et que cela implique des changements fondamentaux dans la composition des populations, comprendre le déclin cognitif lié à l'âge est l'un des défis du XXIe siècle", conclut-elle.
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/l-intelligence-commence-a-decliner-des-45-ans-06-01-2012-1416032_57.php

vendredi 13 janvier 2012

L'avoine, antistress naturel

De la famille des poacées, l'avoine est une plante qui mesure 1,50 mètre de haut. C'est dans ses épis que se trouvent ses graines. Une fois débarrassées de leur enveloppe, celles-ci deviendront des flocons d'avoine. L'enveloppe n'est pas délaissée pour autant. Elle fournit en effet le son d'avoine, qui a fait l'objet de nombreuses études et aurait la capacité de faire baisser le taux de cholestérol sanguin.
Déstresser grâce à l'avoine ?
Comme tous les grains, ceux de l'avoine contiennent de l'amidon. C'est le sucre lent par excellence, que l'on retrouve notamment dans les pâtes. C'est pour cette raison que l'avoine est très appréciée en cas de troubles du transit (constipation), de l'appétit, ou de fatigue (asthénie). Les grains d'avoine peuvent également soulager les états nerveux légers, car ils renferment une faible quantité d'alcaloïdes, agissant sur le système nerveux. D'autres substances minérales comme le fer, le zinc ou le manganèse font partie des composants intéressants de cette plante.
L'avoine toutefois, possède d'autres bienfaits. Elle agirait ainsi contre l'insomnie, soulagerait les rhumatismes et la goutte. Pour cela, une infusion de 3 g d'herbe séchée dans 25cl d'eau est préconisée. A prendre de préférence avant le coucher.
De l'avoine, aussi pour la peau
L'avoine s'utilise enfin en applications externes, pour lutter contre les démangeaisons. Pour cela, il convient de faire bouillir 20 g de plantes séchées dans un litre d'eau et de verser cette décoction dans l'eau du bain. Cette « eau d'avoine » peut également être utilisée en compresses, directement placées sur les zones atteintes.
Un dernier point : les grains et la paille d'avoine sont également employés dans l'industrie cosmétique. Ils entrent dans la fabrication de nombreux produits, le lait d'avoine et certaines crèmes solaires notamment.
A noter que la phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècLire les. Son efficacité et son innocuité restent toujours (...) 

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jeudi 12 janvier 2012

Tabac : les raisons d'arrêter

Environ 66 000 décès en France sont attribués au tabac. Pire, la montée de la mortalité tabagique féminine semble irrépressible : si vous n'arrêtiez pas de fumer, dans quinze ans il y aurait autant de décès féminins par cancer de poumon que par cancer du sein.
Fumer fait dépenser 200 calories par jour et lorsqu'on arrête, la sensation de manque est proche de celle de la faim ce qui nous fait manger plus.Bonbons, gommes sont des substituts nicotiniques (type Nicorette gomme 2mg et 4mg) qui limitent la prise de poids en gérant les moments à risque.Les patchs (nicoretteskin® qui diffusent de la nicotine en continu durant 16h par exemple) et inhaleur sont également intéressants car ils diffusent la nicotine en continu dans le corps. Et si vous êtes vraiment dépendante à la nicotine, un médecin pourra aussi vous prescrire du Zyban pendant 2 mois. Ce médicament agit efficacement comme anti-fringale. Après cette période épineuse, les envies de grignoter n'auront pas disparu mais elles seront moins fortes et fréquentes, et donc plus facilement gérables.Pensez surtout à grignoter "intelligent" (yaourt, pommes, oeufs durs etc.) et à faire du sport.>> A lire aussi : les 10 conseils pour arrêter de fumer sans grossir
La prise de substituts nicotiniques (patchs, gommes...) permettrait, selon les marques qui les commercialisent, de « réduire la consommation en limitant les effets de sevrage et de manque », constituant ainsi « une première étape vers un arrêt complet ». L'arrêt total doit être tenté dans les 6 mois suivant le début du traitement et si la consommation de tabac n'a pas été observée dans les 6 semaines, il faut consulter un médecin.>> A lire aussi : 4 méthodes douces pour arrêter de fumer
- Dès 24 heures, les taux sanguins de nicotine et de monoxyde de carbone baissent de moitié. L'oxygénation des tissus de l'organisme est meilleure et votre teint devient plus net. Les poumons ont déjà commencé à éliminer (...) Lire la suite sur TopSante.com

mercredi 11 janvier 2012

Limoges : un nourrisson opéré à l'aide d'un robot

Une malformation congénitale de l'oesophage dont souffrait un bébé de quelques heures a été opérée en octobre au CHU de Limoges avec un robot, ce qui constitue "une première en Europe", a annoncé, mercredi, Laurent Fourcade, chirurgien à l'origine de l'intervention. Le professeur Fourcade, chirurgien viscéral au CHU de Limoges, a relaté avoir réalisé avec ses "collaborateurs anesthésistes et infirmiers une opération unique en Europe sur un nourrisson tout juste né". Mi-octobre, il a fait le choix de réaliser une chirurgie reconstructrice sur la petite Louise, 3,2 kg, qui venait de voir le jour au CHU, avec un outil plus précis et moins invasif, un robot chirurgical baptisé Da Vinci dont l'hôpital s'est doté il y trois ans.
Le chirurgien viscéral a attendu deux mois et demi après l'intervention pour révéler l'information, afin d'être sûr du succès de l'opération. "C'est une première en Europe, car nous avons démontré pour la première fois que ce robot était opérationnel dans l'urgence (...) mais aussi parce que c'est la première fois qu'un tel appareil est utilisé sur un si petit enfant", a-t-il dit. "La petite Louise a pu être réalimentée huit jours seulement après l'opération et, aujourd'hui, elle va très bien", a précisé le professeur Fourcade.
L'atrésie de l'oesophage est une malformation de l'oesophage présente à la naissance. Elle s'opère habituellement via l'ouverture chirurgicale du thorax. L'oesophage est le "tube" qui relie la bouche à l'estomac. Chez les nouveau-nés présentant cette malformation, celui-ci est interrompu et se termine en cul-de-sac, ce qui interdit l'accès des aliments et de la salive à l'estomac. Environ un enfant sur 3 000 naît avec cette malformation qui touche autant les filles que les garçons, dans toutes les populations. Elle est deux à trois fois plus fréquente chez les vrais jumeaux.
http://www.lepoint.fr/sante/limoges-un-nourrisson-opere-a-l-aide-d-un-robot-04-01-2012-1415420_40.php

mardi 10 janvier 2012

Alzheimer : des recommandations plus transparentes

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de rendre publiques ses nouvelles recommandations relatives au « Diagnostic et à la prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées ». On s'en souvient, leur précédente version avait été abrogée le 27 avril 2011 par le Conseil d'Etat. En cause, le non-respect de la législation sur la gestion des conflits d'intérêts des experts chargés de rédiger les documents de la Haute Autorité.
« Cette nouvelle recommandation suit les étapes du parcours de soins du patient, depuis les premiers symptômes (troubles cognitifs) jusqu'à la prise en charge pluridisciplinaire nécessaire à un stade avancé », résume la HAS. Le médecin généraliste est le pilote de l'organisation des soins. Il réalise l'évaluation initiale du patient présentant des troubles de la mémoire. « Si une altération est avérée, le binôme généraliste/spécialiste réalise les tests et les examens nécessaires. Le spécialiste pose le diagnostic de la maladie d'Alzheimer, et l'annonce au patient ».
C'est ensuite le généraliste qui, après avoir échangé avec le patient et son entourage, propose un plan de soins et d'aides. Assisté d'un infirmier par exemple, il sera chargé de mettre en œuvre les mesures d'accompagnement en lien étroit avec les aidants.
Pour ce qui est des traitements, l'avis de la Commission de la Transparence sur les médicaments de la maladie d'Alzheimer rendu le 27 octobre dernier, a été intégré aux nouvelles recommandations. « Le traitement médicamenteux est une option dont l'instauration ou le renouvellement est laissée à l'appréciation du médecin spécialiste prescripteur », précise la HAS. Enfin au-delà d'un an, une concertation pluridisciplinaire avec le patient est préconisée pour le cas échéant, réviser la prescription. Voire pour s'assurer de l'intérêt de poursuivre le traitement.

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lundi 9 janvier 2012

La gastro-entérite arrive doucement en France

La gastro-entérite commence à faire son apparition en France, selon le dernier bulletin du réseau Sentinelles cité jeudi par le Parisien. Publié mercredi, le document fait état d'une incidence des cas de diarrhée aiguë constatés en consultation de 175 cas pour 100.000 habitants pour la semaine du 19 au 25 décembre, une activité jugée «modérée» par le réseau de surveillance.
Les cas de gastro-entérite se concentrent sur la Corse (276 cas pour 100.000 habitants), en Provence-Alpes-Côte d'Azur (211 cas), en Bretagne (197 cas), et dans le Languedoc-Roussillon (139 cas).
>> Comment ne pas attraper la gastro? Réponse par ici
Autre augmentation récente, celle des crises d'asthme, qui sévissent sur une majeure partie de la France, notamment en Rhône-Alpes (59 cas pour 100.000 habitants), en Picardie (56 cas), en Bretagne (51 cas), en Midi-Pyrénées (50 cas), dans le Centre (43 cas) et dans le Languedoc-Roussillon (41 cas).
Une bonne nouvelle malgré tout: les cas de grippe saisonnière et de varicelle ont eu la semaine dernière une activité jugée «faible» par le réseau Sentinelles.

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dimanche 8 janvier 2012

Infusions: il y en a vraiment pour tous les goûts

Finies les tisanes de grands-mères, les infusions sont aujourd’hui délibérément glamour. Mêlant saveurs inédites et sensuelles, elles se dégustent entre copines comme des gourmandises. Sans toutefois perdre une once de leurs vertus santé.
Avant, on avait presque honte de demander une tisane à la fin du repas, ou dans un café. Désormais, les infusions n’ont plus rien de morne ou de vieillot. Mélanges de plantes, de fleurs, d’épices ou de morceaux de fruits aux noms évocateurs, ces infusions "nouvelle génération" ne se cantonnent plus aux tasses et mugs. Elles barbotent dans des courts-bouillons où cuiront des poissons, infusent dans des crèmes anglaises ou pâtissières, font pétiller des salades de fruits… en distillant leurs principes actifs. Si les sachets sont très pratiques d’utilisation, on y trouve le meilleur comme le pire. Seul moyen de savoir à quelle qualité vous avez affaire : sacrifiez un sachet et observez la taille des feuilles, après infusion. Un mélange poudreux indique une piètre qualité, des morceaux généreux, des plantes sélectionnées.
Cultivées sans herbicides, ni pesticides, les plantes donnent le meilleur d’elles-mêmes. À l’inverse, l’origine des plantes des tisanes "conventionnelles" (non bio) reste floue. Le label bio vous permettra aussi de passer à travers des arômes de synthèse : certaines infusions "aux fruits" contiennent jusqu’à 20 % d’arômes ! Les infusions bio sont quant à elles aromatisées avec des huiles essentielles ou des arômes naturels.
En les faisant infuser dans des sirops légers pour napper des salades de fruits (menthe, verveine, mélisse…). Ou dans de la crème pour des pannas cottas ou du lait pour des crèmes anglaises, des entremets ou des crèmes glacées (mélisse, tilleul, infusions aux fruits rouges, aux épices…)Comme épices…En les écrasant entre les doigts et en les saupoudrant comme des herbes de Provence dans des papillotes de poisson ou de poulet (fenouil, menthe…)Pour relever un (...) Lire la suite sur TopSante.com

samedi 7 janvier 2012

Manipulation de virus grippaux : l'OMS rappelle les règles

Dans un communiqué diffusé aujourd'hui même, l'OMS dit faire siennes les inquiétudes soulevées par les manipulations de virus grippaux, rendus publiques par la presse scientifique. Elle convient toutefois que « ces études ont été menées dans des conditions de sécurité appropriées, et (qu'elles) sont nécessaires pour améliorer nos connaissances sur le virus aviaire H5N1 ».
Cette réaction fait suite aux travaux menés par une équipe néerlandaise. Après une succession de manipulations génétiques, celle-ci était parvenue à produire un virus hautement transmissible d'homme à homme. Or ce travail a suscité bien des interrogations. Certains s'inquiètent notamment du fait que ce type de virus pourrait servir à des fins bio-terroristes. L'OMS prend actes d'ailleurs, « des inquiétudes (qui se font jour) sur les risques potentiels et les utilisations abusives associées à ces recherches ».
L'Organisation insiste cependant sur l'importance de mener de telles recherches, notamment sur le virus de la grippe aviaire H5N1. « Quand il infecte les êtres humains, ce virus tue dans 60% des cas ». Si aujourd'hui le nombre de cas humains reste faible dans le monde, l'OMS s'inquiète cependant qu'une mutation du virus dans l'avenir, puisse faciliter la transmission interhumaine et présente un risque (accru) de pandémie grippale.
« Les recherches menées en vue d'améliorer nos connaissances doivent se poursuivre. Mais nous devons rester vigilants vis-à-vis des risques liés à ces travaux ». C'est pourquoi l'OMS tient à rappeler que le plan de préparation à la pandémie grippale adoptée au cours de la dernière Assemblée mondiale - en mai dernier- doit s'imposer à tous.
Ce plan justement, établit des règles mondiales régissant les conditions dans lesquelles peuvent se faire les échanges de virus grippaux à potentiel pandémique, ainsi que les bonnes pratiques auxquelles doivent se plier les scientifiques. L'OMS rappelle donc les chercheurs à l'ordre. Ceux « qui effectuent des recherches avec (...) Lire la suite sur destinationsante.com

vendredi 6 janvier 2012

Le vaste domaine d'action de la toxine botulique

En pratique, cette toxine, présente dans certaines conserves mal stérilisées et responsable du redoutable botulisme, bloque les terminaisons nerveuses ; elle empêche donc les muscles de se contracter. De très nombreuses affections mettant en jeu la contraction anormale d'un muscle, cela explique l'étendue de son champ d'action : d'abord, l'ophtalmologie, puis la neurologie, la rééducation, la dermatologie et plus récemment l'urologie. Et les recherches sont toujours aussi prometteuses.

Tout a commencé avec le strabisme. En injectant un peu de toxine dans le muscle oculomoteur responsable du mauvais positionnement de l'oeil, des ophtalmologistes ont réussi à restaurer la vision binoculaire et à éviter le recours à la chirurgie. Rapidement, ce médicament s'est montré efficace dans des pathologies variées, handicapantes et souvent douloureuses, aux noms barbares, comme le blépharospasme (la contraction involontaire et inappropriée des muscles des paupières), le torticolis spasmodique, le spasme hémifacial (la contraction involontaire des petits muscles innervés par le nerf facial) ou la crampe de l'écrivain. Les neurologues restent d'ailleurs les plus gros utilisateurs de ce médicament.

La toxine botulique est également très utile pour traiter la spasticité (l'excès de tonicité musculaire) d'un membre, notamment chez les personnes devenues hémiplégiques ou paraplégiques à la suite d'un accident et chez les in­firmes moteurs cérébraux. C'est, selon les spécialistes, le meilleur moyen d'empêcher leurs membres de se recroqueviller dans de mauvaises positions et de permettre de faire une bonne rééducation.

De nombreuses recherches en cours


En septembre dernier, le Botox a reçu une autorisation de mise sur le marché (la fameuse AMM) dans une nouvelle indication : l'hyperactivité de la vessie d'origine neurologique des personnes atteintes de sclérose en plaques et chez les traumatisés de la moelle épinière. Chez ces patients, le muscle de la vessie se contracte durant la phase de remplissage, alors qu'il devrait être relâché, ce qui entraîne des problèmes d'incontinence urinaire et d'infections à répétition. La toxine botulique peut apporter une aide précieuse, mais à condition que la personne concernée soit capable de se sonder régulièrement pour vider sa vessie.

Au cours des mois à venir, cette précieuse toxine pourrait être injectée chez certains hommes souffrant d'un adénome de la prostate. Cette affection bénigne provoque, entre autres, une augmentation du nombre de fibres musculaires et de leur capacité à se contracter, ce qui est à l'origine de troubles urinaires (mictions fréquentes, difficiles, peu abondantes et envies urgentes). En France, plusieurs centres d'urologie évaluent actuellement ce traitement réalisable sous anesthésie locale.

De nombreuses études concernent également les effets de la toxine botulique contre la douleur. Certaines portent sur des douleurs neurologiques localisées, comme celles dues au zona ou au diabète. D'autres concernent la migraine chronique (le Botox a reçu récemment en Grande-Bretagne une AMM comme traitement de fond de la migraine chronique). Des essais portent actuellement sur les douleurs articulaires. Ce médicament est aussi parfois proposé aux personnes qui grincent fort des dents la nuit et à celles qui souffrent d'hypersalivation sévère. Il pourrait faciliter la cicatrisation en empêchant les muscles de la peau d'exercer une traction au niveau de la plaie.

Cette longue liste n'est pas exhaustive et la toxine botulique fait encore actuellement l'objet de nombreuses recherches. Hormis la nécessité de l'injecter - ce qui n'est pas toujours une partie de plaisir, selon les malades -, l'autre inconvénient de ce médicament est sa courte durée d'action, ce qui oblige à renouveler le traitement régulièrement. En tout cas, tant que de nouvelles formules à action plus durable n'ont pas été mises au point.
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jeudi 5 janvier 2012

Soins : Chantecaille s'invite au Bon Marché

On y va pour ? Profiter des mains absolument dingues de Louisa Page, la therapist Chantecaille, une jolie marque américaine qui conjugue à merveille l'efficacité d'actifs naturels à la pointe et le plaisir des textures et des senteurs. Louisa s'installe régulièrement une semaine au Bon Marché pour faire découvrir les nouveautés produits via un protocole de soin aux petits oignons. Ses massages sont à tomber, on en redemande !
C'est comment ? Une jolie cabine blanche et douillette au rez-de-chaussée du Bon Marché. Un bon plan pour les fashionistas.
Le plus : une séance est offerte pour l'achat de deux produits de la marque, dont un de soin.
Prochaines dates : du 31 janvier au 4 février, à booker dès maintenant. Et du 2 au 7 avril. Tél. : 01 42 84 18 55.

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mercredi 4 janvier 2012

La diète fait du bien au cerveau

Plusieurs études avaient déjà démontré que le vieillissement du cerveau est inversement proportionnel à la quantité de calories absorbées quotidiennement. Ainsi, l'obésité est un facteur connu du ralentissement précoce des fonctions cérébrales. Mais au-delà des observations cliniques, la science ignorait la nature du lien moléculaire entre l'alimentation et le cerveau.

Les chercheurs de l'université catholique de Rome ont apporté une réponse à ce mystère en isolant une molécule responsable de l'allongement des facultés cérébrales. Appelée CREB1, cette molécule est activée par les diètes hypocaloriques. L'équipe du professeur Giovambattista Pani a démontré qu'il suffit d'absorber 30 % en moins de son alimentation habituelle pour stimuler naturellement la production de CREB1.

Dans leurs travaux, publiés dans la revue américaine Proceeding of the National Academy of Sciences of the United States of America (Pnas), les médecins romains ont également apporté la preuve que la molécule agit en augmentant la capacité des synapses à mémoriser les informations. "Or, le bon fonctionnement des synapses est déterminant pour l'apprentissage et la mémoire, explique Guido Grassi, un des chercheurs de l'équipe. Leur altération est à la base du déclin cognitif, de la maladie d'Alzheimer et d'autres formes de démence." La CREB1 est également fondamentale pour le contrôle de l'anxiété.

"La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale"


L'expérimentation a été conduite sur des souris soumises à une diète. Les animaux de laboratoire ont confirmé que la réduction de l'alimentation favorisait la production de CREB1 et qu'elle accroissait leurs capacités cognitives et leur mémoire. Mais en bloquant la production de CREB1 chez des souris également soumises à des restrictions caloriques, ces dernières ont développé les mêmes pathologies de vieillissement cérébral que leurs consoeurs nourries normalement. La preuve par neuf du rôle de la CREB1 sur le cerveau et de son lien avec l'alimentation.

"La restriction calorique n'est qu'une phase expérimentale, explique le professeur Pani. Désormais, notre but est de trouver des médicaments capables d'activer la production de CREB1 sans l'obligation de suivre une diète." Toutefois, en attendant, seule une alimentation modérée pourra sauvegarder ce qu'il reste de nos synapses. Raison de plus pour refuser de reprendre de la bûche lors des agapes de Noël.
Click here to find out more! http://www.lepoint.fr/sante/la-diete-fait-du-bien-au-cerveau-26-12-2011-1412527_40.php

mardi 3 janvier 2012

Médicaments, la valse des experts

Coup de tonnerre à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Son directeur général, Dominique Maraninchi, a refusé de publier jeudi des recommandations du groupe de travail sur les anti-infectieux concernant les infections respiratoires hautes, en raison de liens d'intérêt de plusieurs experts avec des laboratoires pharmaceutiques. Conséquence immédiate : bon nombre de ces derniers ont présenté leur démission. Le Dr Philippe Foucras, médecin généraliste (sans conflit d'intérêt, précise-t-il d'emblée) et président de la Formindep, une association qui oeuvre pour une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes, se confie au Point.fr.
Le Point.fr : Que pensez-vous de ce qui s'est passé jeudi à l'Afssaps ?
Dr Philippe Foucras : Je dirais "bon débarras". Manifestement ces experts se croient encore sortis de la cuisse de Jupiter alors que toutes les études réalisées dans le monde entier montrent que les conflits d'intérêt sont susceptibles d'altérer la qualité des travaux. Je vous rappelle que c'est le même groupe de travail sur les maladies infectieuses qui, lors de l'épidémie de grippe A(H1N1) en 2009, avait estimé que l'on pouvait prescrire du Tamiflux à l'ensemble de la population, aux moindres signes de refroidissement, tout en précisant qu'il n'y avait aucune preuve de son efficacité. Mais il fallait écouler les importants stocks de ce médicament antigrippal. Sur notre site, on peut lire l'avis rendu. Il est hallucinant. Donc si ce type d'experts démissionne, c'est une chance pour la santé publique.
D'autres recommandations, émises précédemment, pourraient-elles être annulées ?
Oui évidemment. D'ailleurs, nous sommes très contents des avancées majeures que nous avons récemment obtenues à la Haute Autorité de santé. Souvenez-vous qu'à la suite de nos actions le Conseil d'État a abrogé deux recommandations qui avaient été établies en dépit des règles de respect de conflits d'intérêt. À la suite de cela, il s'est passé une vraie révolution à la Haute Autorité de santé (HAS). Prenez l'exemple des médicaments destinés à lutter contre la maladie d'Alzheimer. Ils ont réévalué sur les mêmes données, mais avec des experts indépendants. Résultat : leur efficacité a été revue à la baisse. De voir que l'Afssaps prend désormais en compte la jurisprudence Formindep est une vraie chance pour la santé publique. Excusez-nous de demander l'application de la loi... Car autant les réglementations internes des agences que les règles légales du code de santé publique stipulent que les experts doivent déclarer leurs éventuels conflits d'intérêt - maintenant on est plus regardant là-dessus -, mais aussi que les recommandations doivent être faites par des groupes dans lesquels les experts n'ont pas de conflit d'intérêt avec les produits dont ils vont parler.
Mais est-il possible de recruter de bons experts indépendants ?
Bien sûr. La preuve est que la Haute Autorité en trouve. Mais pour cela il faut les chercher... Cela montre bien que tous les "bons" experts ne travaillent pas forcément pour les firmes pharmaceutiques. Et que l'évaluation ou la réévaluation de patients se fait alors au mieux de l'intérêt des patients. Malheureusement, il y a encore à l'Agence européenne du médicament des Français qui ont toujours travaillé pour des firmes pharmaceutiques et qui continuent à le faire alors qu'ils sont en charge du médicament dans toute l'Europe. Eux n'ont toujours pas compris où était l'intérêt général.
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lundi 2 janvier 2012

Sauter un repas : un très mauvais calcul

l'approche des fêtes et des excès alimentaires, vous êtes tenté de se sauter des repas pour perdre quelques kilos superflus ? C'est une grave erreur. Et votre organisme – qui a de la mémoire - ne manquera pas de vous la faire payer.
En sautant un repas, vous allez surtout stocker davantage de graisse ! Vous allez vous sentir fatigué et surtout vous risquerez de manger davantage au repas suivant. Bref, vous aurez tout gagné !
Notre organisme a très bonne mémoire. Il se souvient parfaitement d'avoir été privé de nutriments essentiels à son bon fonctionnement. Si vous essayez de « l'affamer » en sautant un repas, il va donc s'adapter en constituant davantage de réserves dès le repas suivant. Par ailleurs, le fait de digérer les aliments, de les transformer, de les utiliser oblige l'organisme à dépenser de l'énergie. Et donc des calories. Vous l'aurez compris, sauter un repas ce n'est vraiment pas la solution pour perdre du poids !

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dimanche 1 janvier 2012

Mauvaise haleine : comment s'en débarrasser ?

Plutôt gênante, l’halitose ou mauvaise haleine peut perturber nos relations avec les autres. Heureusement, il y a plusieurs moyens de se débarrasser simplement de ce problème incommodant.
Le persil fraisÀ mâcher. Riches en chlorophylle antibactérienne, ses feuilles rafraîchissent l’haleine et neutralisent les mauvaises odeurs. Le clou de girofle À mordiller. Mais aussi les graines de fenouil ou un bâton de cannelle qui parfument également l’haleine. Le jus de citron C’est un antiseptique puissant à diluer avec un peu d’eau. Les huiles essentielles Par exemple, verser 2 ou 3 gouttes de menthe poivrée, de basilic exotique ou d’arbre à thé (tea tree) sur un morceau de sucre. Vous pouvez aussi mélanger l’une d’entre elles avec 1 cuillère à café d’huile (olive…). À avaler avant les repas.
Se brosser les dents après chaque repas. Une fois par jour, éliminer les débris alimentaires en passant un fil dentaire. Et aller chez le dentiste une fois par an pour faire un détartrage. Utiliser un gratte-langue. Comme son nom l’indique, cet accessoire (en pharmacie) permet de nettoyer le dessus de la langue. À faire une fois par jour, le soir, avant le brossage, en allant de l’arrière vers l’avant. Boire régulièrement de l’eau. On élimine ainsi une grande partie des bactéries. Ou prendre une ou deux tasses de thé vert par jour, pour son pouvoir désinfectant. Ne pas sauter de repas. Lorsqu’on reste longtemps à jeun, la bouche se dessèche et les bactéries en profitent pour proliférer. C’est l’effet pas franchement "Kiss Cool" du réveil… Pour la même raison, le tabac et l’alcool sont à éviter.
Les sprays et les pastilles ont prouvé leur efficacité. En activant la production de salive, ils neutralisent la mauvaise haleine rapidement avant un rendez-vous important (spray mentholé Fluocaril, pastille Alibi à l’huile essentielle de persil…). Manger une pomme a le même effet, mais il est éphémère. Les bains de bouche sont recommandés. Mais pas plus de quinze jours, (...) Lire la suite sur TopSante.com