samedi 28 février 2015

Nancy : Charles, 33 ans, supporte en souriant la maladie de Charcot

Charles ne se plaint pas. Charles ne gémit pas. Charles n’abdique pas.
Et pourtant on pourrait se désespérer à moins. Depuis qu’il y a sept ans, le premier symptôme s’est manifesté en l’empêchant de saisir une simple raquette de tennis, la maladie de Charcot a fait d’énormes dégâts. Aujourd’hui le jeune Nancéien de 33 ans est victime d’une paralysie presque intégrale. Seul son cou est encore capable d’un mouvement, ainsi que l’index de sa main droite. C’est très peu, mais c’est ce qui le maintient au contact du monde par la magie d’internet. Car le cerveau de Charles, lui, est parfaitement intact. « Alors je peux continuer d’apprendre », se réjouit le malade dans une élocution elle aussi entravée par « Charcot ».
Douche froide
Ce grand et beau jeune homme au regard bleu électrique est devenu presque un emblème aujourd’hui dans le département. L’emblème de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), qui parce qu’elle ne touche « que » 8.000 personnes est restée longtemps écartée de la recherche médicale. « Ce qui n’est plus vrai aujourd’hui, mais les laboratoires, eux, n’y voient toujours pas beaucoup d’intérêt économique. Pourtant, quatre nouvelles personnes sont diagnostiquées chaque jour, et autant meurent ce même jour… »
Anne-Marie Betka, mère de Charles, est calée sur le sujet. Depuis que la maladie s’est abattue sur son foyer, elle et son mari assument. Avec tout ce que chaque lettre de ce mot peut générer de poids, de soucis, de responsabilités, d’organisation du quotidien, d’investissements à faire pour bâtir une nouvelle pièce de plain-pied, agencer un ascenseur, tenter d’organiser une sortie de temps en temps. « Nous, notre vie depuis sept ans, c’est Charles, rien que Charles. »
Charles en est si conscient qu’il minimise ses propres maux. Et trouve le moyen, quand même, d’éclairer son visage d’un sourire incroyable.
De quoi stimuler ses proches qui ne manquent pas une occasion d’attirer l’attention publique sur la maladie. « Parce que toutes les occasions sont bonnes. Même le ice bucket de l’été dernier (NDLR : challenge qui incitait sur les réseaux sociaux à se verser un seau d’eau sur la tête pour sensibiliser à la SLA). Un défi pourtant un peu farfelu en soi mais qui a permis de générer des dons. Et là je ne parle pas que de Charles, mais bien de tous les malades. »
De même Mme Betka applaudit-elle des deux mains l’oscar venu couronner ce week-end le film « Une merveilleuse histoire du temps », dont le héros, Stephen Hawking, s’est taillé une réputation internationale comme physicien malgré une maladie de Charcot diagnostiquée il y a 50 ans déjà.
65 places seulement
Moins porteuse d’espoir en revanche est la situation en Meurthe-et-Moselle. Où, préoccupés par le devenir de leur fils, les Betka tentent de trouver une éventuelle solution. « S’il nous arrive quelque chose, faut qu’on anticipe. Mais ce n’est pas glorieux. Il y a bien un centre de répit temporaire où Charles pourrait séjourner 15 jours si nécessaire. Mais c’est dans l’unité des soins palliatifs à Saint-Julien. Vous vous rendez compte de ce que ça implique comme environnement ? ! Quant à l’établissement tenu par l’Alagh, pour les grands handicapés, il ne compte que 65 places. Et c’est tout ce qu’il y a dans le département ! 65 places pour les grands handicapés moteurs… » Alors Anne-Marie, de même que Marie-Laure et Eléonore, les sœurs de Charles, et bien sûr son père Odon sont inquiets. Et là, il n’est plus du tout question de cinéma
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/02/28/et-pourtant-charles-sourit

jeudi 26 février 2015

Faut-il se laver tous les jours? Cinq idées reçues sur l'hygiène corporelle

Elles ne sont que 21% à y passer tous les jours. Un sondage publié mardi révèle que quatre Britanniques sur cinq zappent la douche quotidienne. Cracra ou non? Entre les partisans des douches multiples, de la toilette de chat et les allergiques à l'eau, difficile de démêler le vrai du faux et le propre du sale. 20 Minutes fait le point sur cinq idées reçues en matière d'hygiène corporelle.

1. On ne se lave jamais trop

«La bonne fréquence, c'est une douche quotidienne. Si on se lave trop, la barrière hydrolipidique de la peau est attaquée, ce qui la dessèche»explique Catherine Olivères-Ghouti, dermatologue à Paris. Mais si on fait du sport, on peut reprendre une douche dans la journée. Mais «on n'a pas besoin de savonner les bras et les jambes», précise la spécialiste.

2. Se laver une fois par semaine suffit

A l'inverse, il y en a qui se contentent d'une douche par semaine. Mais un manque d'hygiène corporelle n'est pas sans conséquences. Outre l'odeur qui chatouillera les narines des voisins dans le métro, ne pas se laver suffisamment souvent peut par exemple entraîner des mycoses, notamment aux pieds et sur les parties intimes. «On n'est pas obligé de se laver à grandes eaux tous les jours pour être propre», estime la dermatologue. Mais la «toilette de chat» quotidienne est le minimum syndical: «Pieds, zones intimes, aisselles, visages et dents sont à nettoyer au moins une fois par jour. Et si on se lave au gant, on en change à chaque fois, sinon c'est un nid à microbes», avertit-elle.

3. Il vaut mieux se laver le matin

Le matin pour se réveiller ou le soir pour se délasser: la douche est une affaire de moment. Et il faut choisir le bon. «Ceux qui ont un travail sédentaire, où l'on ne transpire pas, peuvent se doucher le matin et se nettoyer seulement les parties "stratégiques" en fin de journée», indique le Dr Olivères-Ghouti. Les autres, qui ont un travail physique, auront intérêt à se laver le soir.

4. On est propre en se lavant dans un bain

Au pays du soleil levant et de la zénitude, on aime à se baigner. Mais pas n'importe comment. Le bain, les Japonais se l'accordent après s'être lavés sous la douche. «Le bain n'est pas fait pour se laver, il ne suffit pas. Si on macère dans sa crasse et de l'eau savonneuse, on n'est pas propre», dément le Dr Olivères-Ghouti, qui précise que «la douche, elle, permet de débarrasser la peau des cellules mortes, du sébum et de la transpiration».

5. Les lingettes et le gel hydroalcoolique font très bien l'affaire

Eh bien non, «c'est nul, tranche la dermatologue, rien ne vaut l'eau et le savon». Une recette à utiliser plusieurs fois par jours sur les mains, en première ligne des microbes et virus ambiants. «Le meilleur moyen de propager les maladies infectieuses est de ne pas se laver les mains», prévient le Dr Olivères-Ghouti. On pense donc à se laver les mimines après avoir pris les transports, en sortant des toilettes, avant de cuisiner et de passer à table. Un moyen imparable d'éviter grippe et gastro.

http://www.20minutes.fr/sante/1549751-20150225-faut-laver-tous-jours-cinq-idees-recues-hygiene-corporelle

mardi 24 février 2015

Toulouse: Une nouvelle étape dans le traitement du cancer du poumon

Il y a deux ans, un retraité béarnais était condamné par un cancer du poumon. Tous les traitements avaient été tentés, en vain. Aujourd’hui, il fait du vélo et la tumeur a disparu. Cette rémission, il ne la doit pas à un miracle de Lourdes. Mais à une thérapie ciblée, mise au point par l'Institut universitaire du Cancer et l'équipe du professeur Julien Mazières, pneumo-oncologue à l'hôpital Larrey.

1 à 2 % des patients concernés

Ces chercheurs toulousains ont découvert que ce patient faisait partie des 1 à 2 % des malades du cancer du poumon porteur d'une anomalie génétique appelé ROS1.
Et ils l'ont traité avec le crizotinib, une molécule déjà utilisée dans les cancers du sein. Ce malade a bien réagi, car une semaine plus tard, il se portait déjà mieux.
«L'étude a été menée au niveau européen sur 32 patients atteints de cette anomalie génétique. Dans 80% des cas, ils ont tiré des bénéfices du traitement puisque la tumeur a régressé et dans 15 % des cas elle a disparu et ils sont en rémission prolongée», explique le professeur Julien Mazères dont les résultats viennent d'être publiés sur le Journal of clinical oncology.

Moins d'effets indésirables

Une lueur d'espoir pour plusieurs patients. D'autant que le crizotinib se prend sous forme de comprimés et a moins d'effets indésirables qu'une chimiothérapie traditionnelle.
«Dans 50% des cas, le cancer du poumon est dû à une anomalie génétique non héréditaire pour lesquelles il existe des traitements ciblés. Pour les patients que l'on ne peut pas opérer, on fait donc un génotypage. Cela concerne 75% des cas. Jusqu'à présent on ne recherchait pas ROS1. Il est venu s'ajouter aux six autres marqueurs que l'on cherche désormais systématiquement», poursuit le chercheur toulousain.

La recherche mise sur les thérapies ciblées

Si ROS1 ne concerne qu'un à 2% des cas, la recherche de nouvelles anomalies génétiques se poursuit. La première appelée EGFR a été trouvée en 2009. Elle concerne 15 % des patients et a généré le développement d'une thérapie ciblée.
«Pour nous c'est une révolution, cela a permis de prolonger l'espérance de vie au-delà de trois ans. Le cancer du poumon reste une maladie grave et concerne 40.000 nouveaux cas par an en France. Mais il y a des progrès dans les traitements et les patients ne sont pas toujours au courant», assure le professeur Julien Mazières qui reçoit aujourd'hui des coups de fil de malades des quatre coins du monde
http://www.20minutes.fr/toulouse/1547651-20150223-toulouse-nouvelle-etape-traitement-cancer-poumon

lundi 23 février 2015

«Bourbon», un nouveau virus mortel découvert aux USA

Au printemps dernier au Kansas (États-Unis), un homme d'une cinquantaine d'années est hospitalisé pour des maux de tête et une forte fièvre. Les jours passent et malgré un traitement antibiotique, l'homme n'arrive plus à respirer et ses reins s'affaiblissent. Il meurt onze jours après son admission, sans que ses médecins n'aient su comprendre les origines de ses symptômes.
Vendredi dernier, le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a publié les résultats de ses dernières analyses. Ces résultats font l'effet d'une bombe. Le CDC affirme que le patient était atteint d'un virus qui leur était inconnu. Un virus probablement transmis par une morsure de tique.
Lors d'une première autopsie, les médecins ont pu constater la présence d'une tique, gonflée de sang, accrochée à l'épaule du patient. Par ailleurs, plusieurs autres morsures de tiques ont été détectées sur le corps du malade après sa mort.
Les médecins ont classé ce virus parmi les thogotovirus, ces syndromes transmis notamment par les tiques. Ils ont aussi baptisé cette maladie de «Bourbon», du nom du comté d'où était originaire le patient.
C'est la première fois qu'un virus de cette famille des thogotovirus a causé une maladie mortelle chez un humain. C'est aussi et seulement le huitième cas connu d'infection par un thogotovirus provoquant des symptômes chez quelqu'un. D'après les spécialistes, cette maladie pourrait se propager par les tiques mais aussi par les moustiques.
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/23/2054285-un-nouveau-virus-mortel-decouvert-aux-usa.html

dimanche 22 février 2015

Marine de Nicola combat le cancer en chantant

«J'en profite, j'aurais tout le temps d'avoir les cheveux plus longs. Ça me plaît, je me sens bien comme ça. » Marine de Nicola, 25 ans, est une combattante avec 6 millimètres de cheveux sur la tête. Après sept mois de traitements (chimiothérapie et radiothérapie) pour mettre au tapis un lymphome de Hodgkin (cancer du système lymphatique), la jeune Toulousaine joue avec son image. Elle vient de poster une vidéo qui fait la part belle aux crânes rasés. On la retrouve, joyeuse et malicieuse, à l'hôpital, dans un jardin ou dans des fêtes, se balançant sur l'air vitaminé de «Shake it off ». Marine a repris le tube de la chanteuse pop américaine Taylor Swift pour en faire un «Shave it off» («tout raser ») entraînant.
«Nous avons tourné les images en novembre 2014, le soir, pendant ma radiothérapie. C'était la fin du traitement, je me sentais mieux », témoigne la jeune femme qui a ensuite enregistré en studio à Toulouse avec un ingénieur du son albigeois.
«Je voulais aider les jeunes femmes qui perdent leurs cheveux. On peut avoir des moments de bonheur dans la maladie, il faut s'accepter, il existe une communauté», ajoute la chanteuse. Marine a complété son clip avec des vidéos de patients, sans cheveux eux aussi. «Ça n'a pas été facile, j'ai reçu peu de réponses à mes demandes».
Ce crâne chauve, la maladie le lui a d'abord imposé. «J'ai d'abord lutté, en portant un casque spécial pendant la chimio pour retarder la chute des cheveux. Pour moi, les cheveux c'était la féminité ». Et puis Marine a laissé perruques et casquettes, s'affichant fièrement la boule à zéro, laissant derrière elle les longues boucles de «Momo» la Chinoise et des jeux de scène imposés. «J'ai joué avec ma tête, j'ai accentué le maquillage, choisi des tenues plus excentriques. Autour de moi, les gens me complimentaient, même ceux qui ne savaient pas que j'étais malade. J'aime toujours autant la musique, maintenant je veux faire passer des messages ».
Marine dit tourner doucement la page du cancer tout en gardant des projets plein la tête. «J'ai une liste de défis à mener que je m'étais lancée pendant la maladie : écrire un livre, voler dans les airs, poser nue…»
Pour suivre Marine De Nicola, son blog : www.kiss-of-a-hurricane.com

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/22/2053750-marine-de-nicola-combat-le-cancer-en-chantant.html

vendredi 20 février 2015

Mesures d’urgence face à la plus importante épidémie de grippe depuis 5 ans

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a donné son feu vert à des mesures d’urgence dans les hôpitaux, comme la déprogrammation d’opérations, pour répondre à la plus importante épidémie de grippe des cinq dernières années, sur fond de polémique avec les urgentistes. «On n’avait pas vu d’épidémie aussi importante depuis la pandémie de 2009/2010» relève l’épidémiologiste Isabelle Bonmarin, chargée de la surveillance de la grippe à l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Elle fait état d’un nombre élevé d’hospitalisations «chez les personnes à risques comme les personnes âgées qui ont souvent d’autres pathologies». Le plan Orsan, déclenché jeudi, prévoit notamment la mobilisation du secteur ambulatoire (médecine libérale), afin que l’hospitalisation soit réservée aux situations d’urgences, et des déprogrammations d’opérations non-urgentes dans les hôpitaux.

«Concrètement il s’agit que les ARS (agences régionales de santé) soient attentives à ce qui se passe sur les territoires, que les hôpitaux s’organisent, soit avec des ouvertures de lits, soit avec la réorganisation des services pour accueillir les personnes malades de la grippe» a déclaré vendredi Mme Touraine, en visitant une maison de santé dans le Val d’Oise.

Le plan Orsan est déclenché alors que les urgentistes dénoncent une «situation sanitaire critique» dans les hôpitaux avec une saturation comparable à celle de l’été caniculaire de 2003 qui avait fait 15.000 morts. Pour Patrick Pelloux, le président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), la situation a été mal anticipée par les pouvoirs publics qui auraient dû réagir une semaine plus tôt.

Encombrement des urgences

À force «de gérer les crises sanitaires en regardant les chiffres et les courbes augmenter en ne prenant jamais de décision au bon moment, de manière à éviter l’encombrement (...) on a une saturation des urgences», explique-t-il. «Chaque hôpital et chaque service a dû s’organiser dans son coin sans aucun soutien du ministère. Les besoins en lits d’hospitalisation sont énormes, l’offre est inadaptée et les pouvoirs publics ont observé sans bouger» affirme pour sa part le Pr Philippe Juvin, eurodéputé UMP dans un communiqué.

À l’hôpital Nord de la Croix-Rousse (Lyon), Véronique Potinet, chef de service des urgences, rapporte que «l’hôpital est saturé depuis un mois ou deux. Les gens restent des heures sur les brancards. On a ce surcroît d’hospitalisation chaque hiver. On ne sait plus où mettre les patients». La Direction générale de la santé (DGS) a reconnu pour sa part, mercredi, que des «tensions» étaient observées depuis janvier dans «certains» hôpitaux en raison de l’épidémie de grippe qui a débuté à la mi-janvier, couplée à «l’augmentation des autres pathologies hivernales».

Selon les dernières statistiques diffusées par l’InVS, la grippe a déjà touché plus de 2 millions de personnes depuis le début de l’épidémie, dont 600.000 nouveaux cas la semaine dernière. Mais des incertitudes subsistent pour savoir si l’épidémie a déjà atteint son pic (son niveau le plus élevé en terme de nombre de nouveaux cas par semaine). «Nous pensons que le pic épidémique a été atteint dès la semaine dernière et qu’on a déjà amorcé la descente, mais ces données doivent encore être consolidées» souligne Mme Bonmarin alors que le ministère de la santé estime que le pic «n’est pas encore atteint».
Le nombre des hospitalisations, notamment en réanimation, continue en revanche à augmenter «surtout chez les plus de 65 ans» selon l’InVS qui observe également un «excès de mortalité», toutes causes confondues, chez les personnes de 65 ans et plus», mais ajoute que «la part attribuable à la grippe dans ces décès n’est pas connue».

La semaine dernière, 245 nouveaux cas graves de grippe ont été hospitalisés en réanimation, portant à 728 le nombre total des cas graves répertoriés depuis le 1er novembre, et dont 72 ont abouti à des décès, toujours selon l’InVS. Mais l’Institut estime dans le même temps que les taux d’hospitalisation et de décès «restent encore dans des valeurs habituelles».

Pour Mme Bonmarin, «la virulence des virus qui circulent cette année est assez classique». Mais elle souligne également que le virus A(H3N2), le plus fréquemment observé cette saison et contre lequel le vaccin est peu efficace, «touche plus sévèrement les personnes âgées».

http://www.estrepublicain.fr/actualite/2015/02/20/mesures-d-urgence-face-a-la-plus-importante-epidemie-de-grippe-depuis-5-ans

jeudi 19 février 2015

Ici, on prend les mauvaises ondes par le bon bout

«On est enfin entendu!» C'est presque un cri du cœur dans le quartier de Ganet au Passage-d'Agen. «Jusqu'à présent, personne n'écoutait nos difficultés et notre ressenti». Aujourd'hui, la mairie du Passage est réceptive aux discours sinon apeurés du moins inquiets des riverains du château qui domine le quartier hérissé d'antennes relais. «Plus d'une dizaine». Et la bonne écoute des élus du Passage conduira à une réunion d'information, chiffres à l'appui, dans le courant de 2015 et à la création d'un collectif, «pas de défense, mais d'information surtout», explique M. Tabouret qui milite, désormais, pour le partage d'informations. «Avec les informations, on verra la dimension du problème et ce qu'il faut faire. Ou pas». Parce qu'en la matière et en termes d'ondes électromagnétiques, les rumeurs et les croyances sont souvent plus fortes que les données scientifiquement prouvées. C'est le message donné hier par un géophysicien spécialiste en acoustique, Joël Ratia, de Passage en Lot-et-Garonne. «Je suis venu pour faire des mesures qui, une fois analysées, serviront de base à la discussion que les riverains de Ganetentameront dans l'année 2015».

Les ondes de l'intérieur

Armé d'appareils ultrasensibles, de capteurs de toutes sortes, Joël Ratia est entré dans toutes les résidences de l'impasse de Rieumort et dans des habitations proches du château d'eau. «L'idée n'est pas seulement de mesurer l'intensité des ondes magnétiques à l'extérieur mais de connaître aussi l'intensité résiduelle à l'intérieur des habitations». Et c'est à la fois un paradoxe et une constatation surprenante qui apparaît quand les capteurs s'affolent et montent en flèche. «C'est clair, dans les habitations, les ondes extérieures propres aux antennes sont moindres parce que les fenêtres et les murs stoppent la propagation». Mais pour bien faire, explique l'ingénieur, il faudrait équiper les maisons de câbles électriques blindés. «Dans les constructions neuves, c'est possible, pour un faible coût». Car on touche vite au paradoxe : à l'intérieur des maisons, «ce ne sont pas les ondes extérieures qui posent problèmes. Non, ce sont les ondes générées depuis l'intérieur de la maison par les fours à micro-ondes, les boîtes Wifi, les chargeurs de portables, les téléphones sans fil… Et là ? Il existe des solutions», explique Joël Ratia qui a développé un absorbeur d'ondes électromagnétiques pour les logements et les bureaux. «Je travaillais avant pour de plus grandes structures». Et du côté de Ganet, au Passage-d'Agen, comme ailleurs sans doute, on prend de plus en plus conscience de la dimension du problème. «Maux de tête inexpliqués, mauvais sommeil, réveil régulier entre 2 et 4 heures du matin. Quand on en parle aux médecins, ils parlent de fatigue et de stress. Mais si c'était surtout les ondes ?», interrogent les riverains désireux non pas de faire la guerre aux ondes électromagnétiques mais de mieux les connaître pour mieux les combattre
http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/19/2051838-ici-on-prend-les-mauvaises-ondes-par-le-bon-bout.html

lundi 16 février 2015

Cigarette électronique: Les ados pourraient être accros

Les études sur la cigarette électronique se suivent, mais ne se ressemblent pas. Lancée il y a quelques années sans étude préalable de son impact sur la santé, l'e-cigarette est aujourd'hui passée au crible par les chercheurs.
Ainsi, elle serait plus cancérigène que le tabac ou à l'origine d'une plus grande anxiété, d'intoxication voire d'incendies, la cigarette électronique engendrerait également l'accoutumance à la nicotine chez les adolescents. 

Un soutien pour arrêter de fumer mais...

Cette question était encore présente lors d'une conférence de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) en Californie, où est notamment intervenu Roy Harrison, professeur de santé environnementale à l'Université de Birmingham. S'il a rappelé l'étude récente de la Cochrane Collaboration attestant le fait que «ces cigarettes sont prometteuses pour aider les fumeurs à renoncer au tabac», il en a profité pour rappeler, études à l'appui, que «si des adolescents qui n'ont jamais fumé de tabac se mettent à utiliser des cigarettes électroniques, ils s'exposent délibérément à la nicotine, une substance provoquant une puissante accoutumance».
Et Roy Harrison a vu ses propos étayés par Wilson Compton, le directeur adjoint de l'Institut national américain d'abus de drogues, qui a estimé «inquiétante» cette consommation d'e-cigarette par les adolescents américains. «Car cela pourrait être la seule et nouvelle façon de goûter à la nicotine ouvrant la voie à une accoutumance et au tabagisme», a poursuivi le chercheur.

Néfaste pour le cerveau

Pour preuve, une récente enquête réalisée aux Etats-Unis, portant sur plus de 40.000 lycéens, vient de montrer que 8,7% des jeunes âgées 14 ans avaient fumé des cigarettes électroniques le mois précédent. La proportion atteignait 16,2% et 17,1% chez les 16 et 18 ans respectivement. En comparaison 4% des 14 ans, 7% des 16 ans et 14% parmi les 18 ans, avaient fumé des cigarettes.
«La nicotine peut effectivement être néfaste pour le cerveau des adolescents et il est préférable qu'ils évitent les cigarettes électroniques», a d'emblée renchéri Deborah Arnott, à la tête d'Action on Smoking and Health (Ash), une organisation anti-tabac britannique. «Mais si les adolescents veulent vraiment essayer de fumer, il vaut toujours mieux qu'ils utilisent des cigarettes électroniques beaucoup moins dangereuses et moins addictives que le tabac.»

http://www.20minutes.fr/sante/1541947-20150216-cigarette-electronique-ados-pourraient-etre-accros

vendredi 13 février 2015

Quatre patients atteints par le virus A de la grippe (H1 N1)

Le virus A de la grippe (H1 N1) ne représente que 21% des cas de grippe. La grippe qui frappe en ce moment très fort en Midi-Pyrénées. À Montauban, quatre patients frappés par le virus ont été hospitalisés.
«Quatre personnes souffrant de la grippe saisonnière sont actuellement hospitalisées en réanimation au centre Hospitalier de Montauban. Ces quatre patients, sont porteurs d'un virus de type A (H1 N1)», faisait savoir hier soir l'ARS Midi-Pyrénées. H1N1, une variante de la grippe qui connut son «heure de gloire» il y a plusieurs années lors de sa survenance sur le sol européen. Une affection depuis bien maîtrisée par les instances sanitaires et plus facilement assumée par nos organismes.Les autorités sanitaires ne semblent en tout cas pas considérer l'irruption de ces cas comme exceptionnelle et dangereuse : «Plusieurs souches virales saisonnières A et B sont actuellement en circulation dont le sous-type A (H1N1). Cette souche ne présente pas de virulence particulière».

«La vaccination n'est plus recommandée

«Le pic épidémique de ces grippes devrait être atteint la semaine prochaine, et l'épidémie décroître ensuite. La vaccination n'est donc actuellement plus recommandée, le délai de mise en place de l'immunité étant d'environ 3 semaines», précise l'ARS. Le vaccin 2015 contre la grippe apporte une protection vaccinale contre tous les types de virus grippaux circulant cette année, à l'exception du virus A (H 3 N 2 ). Cette vaccination, était recommandée chez les personnes de plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes souffrant de diverses pathologies : asthme, insuffisance cardiaque ou respiratoire. Trois des patients hospitalisés à Montauban vivent en établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) dans le département. Dans ces établissements de provenance des malades il a été demandé de limiter les activités sociales.

12% des cas graves

En Midi-Pyrénées, 31 cas graves de grippe ont été recensés depuis novembre (483 au niveau national sur 1 500 000 cas de grippe déclarés). Le virus A (H1 N1) représente 12 % des cas graves et 21 % des cas de grippe.
L'hôpital de Montauban a ouvert «une unité de débordement» de 12 lits destinée à recevoir ces malades contagieux. «Chaque année, nous fermons 15 jours l'hôpital de semaine, explique le directeur, Joachim Bixquert. Nous avons donc dédié ces lits rendus libres à la réception de ces malades». Une réunion extraordinaire du CHSCT de l'hôpital en présence du médecin hygiéniste a également été convoquée. Des procédures spécifiques (port du masque notamment) ont été instaurées.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/13/2048711-quatre-patients-atteints-virus-h1-n1-grippe.html

jeudi 12 février 2015

Sinusite : bien la traiter évite les récidives

Votre mère, votre grand-mère en souffraient. Et vous aussi, vos rhumes ont tendance à se transformer en sinusite. Maux de tête, fièvre, nez qui coule... Il n'y a pas de fatalité, la sinusite on peut l'éviter !
La tête prise dans un étau, le cerveau littéralement liquéfié, les yeux rougis, le nez bouché. Il suffit d'avoir fait une sinusite dans sa vie pour en connaître les symptômes. Dans certains cas, quand d'autres sinus de la face sont touchés, la sinusite peut s'accompagner de signes comme des douleurs dentaires. Les raisons ? Nous disposons de cavités osseuses au dessus des yeux (sinus frontaux), sous les yeux (sinus maxillaires), entre les yeux (sinus ethmoïdes), au-dessus des fosses nasales (sphénoïdes). Le rôle de ces cavités n'est pas totalement élucidé. Mais une chose est sûre : quand la muqueuse qui les tapisse est enflammée (sinusite inflammatoire) ou infectée (sinusite purulente), on est vite KO.
Les rhinites infectieuses ou allergiques mal soignées en sont la principale cause. Mais il y a d'autres origines : génétiques, malformatives... Ou accidentelles lorsqu'un implant dentaire vient perforer un sinus. La sinusite guérit en général spontanément en une dizaine de jours. Avec ou sans antibiotiques. Mais chez certains patients les crises se répètent. La maladie se chronicise, le sinus est en permanence encombré. Une fatalité ? Non. Plus on agit en amont, mieux on peut prévenir ces crises.
L'alimentation peut-elle être en cause ? On sait que le reflux gastro-œsophagien favorise les sinusites à répétition. Des travaux récents suggèrent que chez certaines personnes le lactose entraînerait des sinusites. On s'interroge aussi sur le gluten, les sulfites du vin et des additifs alimentaires comme la tartrazine (E102) et les benzoates.
Quand on a le nez qui coule...
Comme le rhume est la principale cause de sinusite, le prévenir est aussi le meilleur moyen d'éviter une crise de sinusite. Pour les rhinites allergiques, la prise en charge de l'allergie réduit considérablement la fréquence des crises. Pour les rhinites infectieuses, il existe moult compléments alimentaires qui aident à réguler l'immunité notamment les gélules à (...) Lire la suite sur Topsanté

mardi 10 février 2015

Le vin rouge réduirait les pertes de mémoires

Le resvératrol serait efficace pour lutter contre le déclin cognitif, selon les résultats d'une étude scientifique menée par des chercheurs de l'Université A&M du Texas (Etats-Unis). Cet antioxydant présent dans le raisin ralentirait les pertes de mémoire liées au vieillissement chez les souris.
Les études se suivent et ne se ressemblent pas quant aux bienfaits du vin rouge sur la santé. Un nouveau travail scientifique publié dans la revue médicale Scientific Reports, démontre que le resvératrol, un polyphénol que l'on retrouve dans le vin rouge mais aussi dans d'autres aliments tels que le raisin ou le chocolat, permettrait de lutter contre le déclin cognitif et ralentirait les pertes de mémoire liées au vieillissement. Des conclusions obtenues après des tests sur des rats.
Les chercheurs de l'Université A&M du Texas (Etats-Unis) ont étudié les effets du resvératrol sur la mémoire des rats.
Les chercheurs ont soumis un groupe de rongeurs à un traitement enrichi en resvératrol et ont comparé l'évolution de leur mémoire à celle d'un groupe témoin.
Les conclusions de l'étude révèlent que les rats traitées au resvératrol amélioraient leur mémoire et leur apprentissage spatial. En revanche, les rongeurs du groupe témoin qui n'avaient pas reçu de resvératrol perdaient une partie de cette capacité entre l'âge de 22 et 25 mois.
« Leur capacité de créer de nouveaux souvenirs spatiaux chez le groupe témoin chutait », a expliqué le professeur Ashok Shetty, directeur de l'Institute for Regenerative Medicine de l'Université Texas A&M. « En cause la baisse de la neurogenèse (création des neurones) ».
A contrario, le développement des neurones avait presque doublé chez les rats qui avaient reçu les compléments au resvératrol, poursuit le professeur. Ces derniers enregistraient aussi un meilleur afflux sanguin et une inflammation moindre de l'hippocampe, une partie du cerveau clé pour l'apprentissage, la mémoire et l'humeur.
« Le développement de nouveaux neurones était environ deux fois plus important dans le groupe resvératrol. Le cerveau de ces rats semblait aussi mieux alimenté en sang et leur hippocampe (une structure étroitement associée à la mémoire) présentait moins de signes d'inflammation » a affirmé le (...) Lire la suite sur Topsanté

lundi 9 février 2015

Epilepsie: Comment soigner la maladie

Méconnue du grand public, l'épilepsie touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde. En France, pas moins de 600.000 personnes vivent avec la maladie, et la moitié d'entre elles a moins de 20 ans. A l'occasion de la Journée internationale de l'épilepsie20 Minutes se penche sur les différentes prises en charge qui sont proposées aux malades.

L’épilepsie, c’est quoi?

C'est une affection chronique du cerveau qui se traduit par la répétition spontanée de crises, et «bien que l’on parle de l’épilepsie, il y a en réalité des dizaines d’épilepsies, avec des pathologies complexes», explique le Dr Mihaela Vlaicu, neurologue-épileptologue à la Pitié-Salpêtrière. Dans l’imaginaire commun, un épileptique c’est quelqu’un qui brusquement chute, perd connaissance et se met à convulser violemment. Oui mais pas que. Il y a aussi ceux qui souffrent d’absences et qui, les yeux dans le vague, n’entendent et ne voient plus rien pendant plusieurs secondes. Une pathologie qui survient plutôt chez l’enfant. En parallèle à ces épilepsies «généralisées», il y a les «épilepsies partielles», qui se manifestent par des mouvements involontaires, des troubles du langage ou de la confusion. 
«Ce qui est difficile, et pourtant primordial, c'est de poser le diagnostic au plus vite et de trouver le traitement adéquat. Dès qu'on laisse le patient "criser", la maladie empire. Un traitement inadapté ou tardif peut aggraver l'épilepsie», avertit l'épileptologue.

Les médicaments sont-ils efficaces?

Le plus souvent les crises sont soignées au moyen d’antiépileptiques, mais ce traitement ne fonctionne pas sur tout le monde. Lorsque les crises d'épilepsie persistent, ou que les effets secondaires sont trop lourds pour continuer le traitement, on parle d'épilepsie pharmaco-résistante. Un phénomène qui touche un tiers des 600.000 épileptiques de France.
«Grâce aux médicaments, les crises peuvent être moins fréquentes et moins intenses, mais à partir du moment où lls crises ne sont pas enrayées, on parle de pharmaco-résistance», précise le Dr Vlaicu. Du côté de l'association Epilepsie-France, on milite pour «faire connaître aux patients l'existence d'alternatives». «Certains médicaments vous transforment presque en légume, tant ils vous rendent lents et somnolents», déplorent Laïla Ahddar et Patrick Baudru, présidente et administrateur de l'association, tous deux épileptiques.

L’épilepsie est-elle opérable?

«D'autres solutions existent, mais les patients ne les connaissent pas, parce qu'elles ne sont pas assez démocratisées», regrette Laïla Ahddar, qui aimerait «que davantage de médecins les proposent à leurs patients». Parmi elles, la chirurgie, qui consiste à opérer la région du cerveau responsable de l'épilepsie, généralement située dans le lobe temporal. Proposée après une sérieuse batterie de tests, elle s'adresse à certains patients, à condition qu'elle ne concerne pas une région du cerveau commandant des fonctions importantes (langage, motricité, etc.). Une opération qui fait souvent peur aux patients.
Assez peu pratiquée, «la stimulation du nerf vague, situé le long du cou, offre de bons résultats. L'intervention est légère et rapide: deux micro-électrodes sont placées sur ce nerf et sont reliées à un générateur sous-cutané. Une sorte de pacemaker qui envoie des impulsions au nerf. Même les enfants peuvent en bénéficier», expose l'épileptologue. Un système qui peut même être directement enclenché par le patient lorsqu'il sent venir une crise. La stimulation cérébrale profonde, elle, est similaire, mais l'électrode est ici placée directement dans le cerveau.
«Ces traitements par stimulation sont des adjuvants, ils ne suffisent pas à eux seuls et doivent être complétés par des antiépileptiques, indique le Dr Vlaicu. Mais ils permettent de réduire jusqu'à 50% la fréquence et l'intensité des crises

http://www.20minutes.fr/sante/1535479-20150209-epilepsie-comment-soigner-maladie