vendredi 8 août 2014

Ebola : l'OMS décrète une "urgence de santé publique de portée mondiale"

L'urgence. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé vendredi qu'il fallait considérer l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola comme "une urgence de santé publique de portée mondiale". Le comité d'urgence de l'OMS, qui s'est réuni mercredi et jeudi à Genève, est "unanime pour considérer que les conditions d'une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies", annonce un communiqué.
Un appel à l'entraide. "Une réponse internationale coordonnée est essentielle pour arrêter et faire reculer la propagation internationale d'Ebola", ajoute le comité. L'épidémie d'Ebola est la plus grave en quatre décennies, selon le directeur de l'Organisation mondiale de la Santé qui appelle la communauté internationale à aider les pays touchés.
 
 

jeudi 7 août 2014

Alzheimer : "Grand-mère, reprenez un peu de saumon"

Mangez plus de poissons gras pour ne pas perdre la tête. C'est la conclusion d'une équipe internationale de chercheurs qui a suivi, sur une période de six ans, 1.658 Américains de plus de 65 ans dont 273 ont développé la maladie d'Alzheimer ou une démence. Les résultats de la recherche, publiée dans la revue de l'Académie américaine de neurologie (ANN), démontrent qu'un niveau bas de vitamine D est un terrain favorable pour Alzheimer.
Risque doublé voir triplé. Une carence basse en vitamine D augmente de 53% le risque de développer Alzheimer. Si la carence est très importante, le risque s'accroît de 125% par rapport aux personnes présentant des taux normaux en vitamine D.
Des essais cliniques pour confirmer. "Il faut maintenant faire des essais cliniques pour déterminer si le fait de consommer de la nourriture riche en vitamine D ou de prendre des compléments peut retarder voire prévenir l'apparition de la maladie d'Alzheimer ou de la démence", a expliqué le Docteur David Llewellyn, de la faculté de médecine d'Exeter au Royaume-Uni.
Mangez du saumon en plein soleil ? La vitamine D se trouve essentiellement dans les poissons gras (saumon, maquereau) ou dans des compléments alimentaires. L'exposition au soleil permet en outre à notre corps de synthétiser un dérivé du cholestérol dans l'organisme. Mais chez les personnes âgées, la peau peine à opérer ce processus.
Aujourd'hui, la carence en vitamine D est répandue dans le monde, elle touche 1 milliard d'individus. 44 millions de personnes souffrent, pour leur part, de la maladie d'Alzheimer. Le chiffre, au vu du vieillissement de la population, devrait tripler d'ici 2050.
 

lundi 4 août 2014

Un antibiotique responsable d'infections (étude)

L'augmentation soudaine des infections néonatales à streptocoque B dans les années 60 était due à l'usage massif de la tétracycline, un antibiotique largement utilisé à partir des années 50, selon une étude parue aujourd'hui dans la revue scientifique Nature communications. Les infections à streptocoque B, transmises par la mère au moment de l'accouchement, sont potentiellement graves pour le nouveau-né lorsqu'elles ne sont pas traitées à temps. Elles peuvent exceptionnellement provoquer des méningites, avec des séquelles neurologiques voire, dans certains cas, entraîner le décès du bébé.

Mais, alors qu'elles étaient rares jusque dans les années 50, leur nombre a brutalement augmenté dans les années 60 aux Etats-Unis comme en Europe pour atteindre environ un tiers de l'ensemble des infections néonatales, qui touchent aujourd'hui environ 1 nouveau-né sur 2000, sans qu'on comprenne pourquoi. En retraçant l'histoire des streptocoques B d'origine humaine et en séquençant le génome de 230 souches datant des années 50 à aujourd'hui, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS ont constaté que 90% des souches récentes étaient résistantes à la tétracycline et qu'elles étaient globalement plus dangereuses que celles qui existaient avant l'usage massif de la tétracycline.

"Son utilisation a provoqué un remplacement de la population des streptocoques par des souches plus virulentes et son impact continue de nos jours, alors même que la tétracycline n'est plus utilisée", souligne Philippe Glaser, le chercheur de l'Institut Pasteur qui a coordonné l'étude. Très prescrite jusque dans les années 80 à titre préventif contre diverses infections, la tétracycline n'est plus guère utilisée de nos jours parce que beaucoup de bactéries ont développé des résistances à cet antibiotique.

"Nous avons montré que l'utilisation d'un antibiotique peut entraîner l'émergence de souches dangereuses et que même si on arrête son utilisation, son effet sur l'émergence de souches virulentes se poursuit", ajoute le chercheur qui estime que le même phénomène touche "probablement" aussi certains staphylocoques ou entérocoques, mais avec d'autres antibiotiques. Pour prévenir les infections néonatales à streptocoque B, les mères sont invitées en France à faire des tests de détection de la bactérie pendant la grossesse. En cas de test positif, elles sont généralement traitées par de la pénicilline juste avant l'accouchement afin de protéger le bébé.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/04/97001-20140804FILWWW00082-un-antibiotique-responsable-d-infections-etude.php

dimanche 3 août 2014

Varices : vers la fin de la chirurgie

Des jambes sans varices sur la plage, un rêve loin d'être impossible! Les traitements actuels sont moins lourds et plus confortables. Ils s'effectuent en passant à travers les veines malades et permettent souvent d'éviter la chirurgie. S'il y a des antécédents, un bilan est nécessaire
La varice est une veine dilatée, d'où son caractère inesthétique quand elle est juste sous la peau. Mais certaines varices ne se voient pas, en cas de surpoids notamment.
La maladie variqueuse est avant tout une maladie familiale. Le risque de développer des varices est de 90 % si ses deux parents sont atteints, de 62 % chez une fille dont un seul parent est atteint (25% pour un garçon) et de 20% en l'absence d'antécédent familial (Source : "Rôle du facteur familial dans la maladie variqueuse", étude dirigée par André Cornu-Thénard & al.)
«Les varices ne sont pas seulement des veines inesthétiques, explique le Dr Jean-Luc Gillet, président de la Société française de phlébologie (SFP), phlébologue à Bourgoin-Jallieux (Isère). Ces veines malades sont la manifestation d'une vraie maladie, la maladie variqueuse. Si on ne la prend pas en charge, elle évolue et peut menacer la santé. »
Principal risque, la formation de caillot, qui peut se compliquer de phlébite profonde et parfois d'embolie pulmonaire. Les varices peuvent aussi être à l'origine de troubles cutanés : eczéma, pigmentation, ulcère variqueux... Des complications qu'on ne devrait plus voir avec les traitements actuels.
Les varices peuvent être à l'origine de sensations de jambes lourdes, de la formation d'oedèmes en fin de journée, mais pas toujours. Il arrive aussi qu'elles ne s'accompagnent d'aucun symptôme particulier ! « La gêne comme la douleur sont un signe d'appel, surtout s'il existe des antécédents de varices dans la famille, mais pas seulement, précise le Dr Gillet. Le seul fait d'avoir des varices, que l'on soit une femme ou un homme, devrait conduire à consulter. »
La consultation d'un médecin vasculaire phlébologue permet de réaliser un bilan complet à la recherche d'une anomalie. Grâce à l'écho-doppler (examen faisant appel aux ultrasons)) réalisé en (...) Lire la suite sur Topsanté

mercredi 30 juillet 2014

Oui, cinq fruits et légumes par jour suffisent

Inutile de se gaver de fruits et légumes: cinq portions par jour suffisent pour diminuer sensiblement le risque de décès toutes causes confondues, et plus spécialement d'une maladie cardiovasculaire, selon une étude publiée mercredi. Alors qu'une précédente étude britannique publiée en avril estimait qu'il fallait sept portions ou plus de fruits et légumes pour atteindre cet objectif, des chercheurs américains ont montré qu'aller au-delà de cinq portions par jour n'avait pas d'effet bénéfique supplémentaire.
16 études passées en revue. Les chercheurs dirigés par le Professeur Frank B. Hu de l'Ecole de la santé publique de Harvard ont passé en revue 16 études portant au total sur plus de 830.000 personnes. Selon leurs résultats publiés par bmj.com, la version en ligne de la revue médicale British Medical Journal, chaque portion supplémentaire de fruits et légumes réduit le risque de décéder, toutes causes confondues, de 5% en moyenne et de 4% si l'on s'en tient uniquement aux maladies cardiovasculaires.
Pourquoi consommer plus ? Au-delà de cinq portions en revanche, le risque ne baisse plus pour des raisons que les chercheurs n'ont pas clairement identifiées. Contrairement à d'autres études, ils n'ont pas non plus trouvé d'association significative entre une consommation accrue de fruits et légumes et un risque réduit de mortalité par cancer.
Effets protecteurs ? "Il est possible cependant que la consommation de fruits et légumes puisse avoir des effets sur certains types de cancers" reconnaissent les chercheurs américains qui n'excluent pas que certains fruits et légumes puissent avoir des effets protecteurs différents.
 

mardi 29 juillet 2014

Comment avoir une bonne flore intestinale ?

Puisqu'un déséquilibre de la flore intestinale semble à l'origine de nombreuses pathologies, agir sur cette flore devrait aider à les soigner, voire à les les prévenir. On mange plus de légumes riches
Après avoir découvert que les patients obèses avaient souvent une flore intestinale appauvrie, Joël Doré, directeur de recherche au sein de l'unité d'écologie et physiologie du système digestif de l'INRA (Jouy-en-Josas) et ses collègues les ont soumis à un régime hypocalorique riche en fibres. De façon attendue, ils ont perdu du poids.
Mais les chercheurs ont également observé une augmentation de la richesse de leur microbiote intestinal. « Les fibres constituent l'aliment de base de bactéries intestinales spécialisées et il semble donc que lorsqu'on leur en fournit plus, elles se développent mieux », indique Joël Doré.
De façon plus générale, poursuit-il, « dans la mesure où la diversité du microbiote semble associée à une meilleure protection contre bon nombre de pathologies, conseiller à tous de manger plus de fibres pour favoriser cette diversité me semble être une bonne mesure préventive ».
Le conseil Top santé
L'idéal est de favoriser les fibres qui contiennent des prébiotiques. Il s'agit de constituants alimentaires non-digestibles qui, dans la flore colique, stimulent sélectivement une ou un nombre limité de bactéries reconnues pour leurs effets bénéfiques sur la santé de l'hôte. Ce sont des fibres spécifiques (fructo-oligosaccharides (FOS), galacto-oligo-saccharides...), qui favorisent le développement des bactéries présentes dans le côlon.
On les trouve : dans l'artichaut, l'asperge, la banane, la salade chicorée, l'oignon, l'endive, le topinambour, le poireau, les salsifis...
On consomme des probiotiques
Tout le monde se souvient de ce fameux yaourt qui, grâce aux probiotiques qu'il contenait, était censé améliorer notre transit intestinal. Mais depuis 2010, c'est l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui est chargée d'examiner, et de valider, ces allégations santé. Et concernant les probiotiques, aucune de leurs allégations santé n'a été (...) Lire la suite sur Topsanté

samedi 26 juillet 2014

Malade après un vaccin, elle se bat depuis 20 ans contre le CHU de Nice

Une infirmière a développé une sclérose en plaques après un vaccin. Elle se heurte, depuis vingt ans, aux réticences de l’hôpital pour faire valoir ses droits.
Patricia Nervo, 49 ans, plaque sa main sur une impressionnante pile de dossiers. Dernier document qu'elle va chercher en claudiquant : un jugement du tribunal administratif de Nice qui vient de condamner son employeur, le CHU de Nice, à lui verser la somme de 32 178 euros. Cela correspond à quatre ans et demi d'arriérés de traitement.
Le tribunal ordonne également une nouvelle expertise médicale pour chiffrer le préjudice lié à sa sclérose en plaques, une maladie évolutive très invalidante.
« En 1991, en tant qu'infirmière, j'ai reçu en trois injections, une vaccination obligatoire contre l'hépatite B, raconte Patricia Nervo. Quelques semaines plus tard, j'ai commencé à souffrir d'un doigt, comme une écharde. Puis de deux, de trois et de la main entière. Je me suis retrouvée incapable de perfuser un patient. »
Les médecins tâtonnent, puis découvrent des tâches blanches sur le cerveau de l'infirmière. Le diagnostic tombe en 1992 : c'est une sclérose en plaques.
« À cause de ma maladie, j'ai dû ralentir et travailler à 80 % de 2008 à 2011. Or, j'aurais dû percevoir mon salaire dans son intégralité », explique l'infirmière.
Aujourd'hui, Patricia Nervo a cessé complètement son travail. Elle est hébergée dans le pavillon de ses parents. Elle souffre de troubles cognitifs, de l'équilibre, a perdu ses dents, s'est fracturée le pied, et subit un traitement à vie pour tenter d'espacer les poussées de la maladie. Des épisodes qui l'affaiblissent à chaque fois un peu plus.
« 8 000 euros, le prix de mon silence »
Aucune preuve scientifique n'a pu établir un lien formel entre la vaccination et le développement de cette maladie neurodégénérative. Mais Patricia Nervo, épaulée depuis plus de quatorze ans par Me Christophe Tora, a obtenu plusieurs décisions de justice, toutes en sa faveur.
« Un arrêt du Conseil d'État de 2007, a fixé les conditions dans lesquelles l'État pouvait être déclaré responsable des conséquences d'une sclérose en plaques après une vaccination. Il est dès lors regrettable qu'une partie de la communauté scientifique tente de minimiser les dommages résultant de cette vaccination et que le CHU refuse de prendre en charge sa salariée »,s'insurge l'avocat.
L'État a longtemps rechigné, puis a tenté de transiger.
« À l'origine, la commission de règlement amiable des accidents vaccinaux m'avait proposé 8 000 euros d'indemnisation. C'était le prix de mon silence. J'ai refusé », note, non sans fierté, l'infirmière.
L'infirmière avait obtenu une première réparation de 78 000 euros. L'État avait fait appel. La somme avait été portée à 100 000 euros par la cour administrative de Marseille.
L'infirmière a également fait reconnaître le caractère de la maladie « imputable au service».
Que de combats pour en arriver là ! Le ministère de la Santé estimait que seule la première poussée de la maladie était liée à la vaccination. Argument que le CHU ne cesse de reprendre au grand dam de sa salariée et son avocat : « Comment le CHU peut-il continuer d'affirmer que cette maladie était consolidée en février 1992, alors qu'il s'agit d'une maladie évolutive ?» s'interroge Me Tora.
Le tribunal administratif de Nice dans son dernier jugement, note que le CHU commet « à la fois une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation » et l'enjoint de régulariser la situation administrative de Mme Nervo.
Une énième décision de justice révélatrice du combat incessant et épuisant que mène cette Niçoise à la fois contre la maladie et contre son administration.

http://www.nicematin.com/nice/malade-apres-un-vaccin-elle-se-bat-depuis-20-ans-contre-le-chu-de-nice.1838927.html

vendredi 25 juillet 2014

Les somnifères, bientôt moins bien remboursés ?

La commission de transparence de l'HAS s'est penchée sur les somnifères et son verdict est sévère : trop prescrits et peu efficaces. Alors que la France est un des plus gros consommateurs européens, avec 4 millions d'utilisateurs, l'HAS préconise une baisse du remboursement par la Sécurité Sociale. Les somnifères pourraient ainsi voir leur taux de remboursement tomber à 15% seulement, au lieu de 65% actuellement.
Des somnifères qui ne font plus dormir. La commission de l'HAS "a positionné au plus bas niveau d'intérêt les benzodiazépines hypnotiques et produits apparentés", plus familièrement appelés somnifères. "Sur une longue période, la faible efficacité de ces médicaments sur la durée du sommeil, leurs effets délétères et le mésusage constaté" ont conduit "à conclure à un intérêt thérapeutique limité de ces médicaments", a précisé l'HAS.
Dangers et abus de prescription. La durée de prescription est fixée à 4 semaines. Or, la prise de somnifères peut s'étaler sur des mois, voire des années. Ces abus entraînent de la dépendance et des épisodes de sevrage chez les utilisateurs. Il y a aussi un risque accru d'accident de la route et de perturbation de la mémoire chez les personnes âgées.
Moins remboursés, mieux prescrits. Sept molécules de somnifères sont visées par l'HAS ainsi que leurs génériques.
L'HAS propose aussi de réviser les prescriptions médicales avec de plus faibles doses, sur de plus courtes durées. De plus, elle conseille les somnifères seulement en cas d'échec de thérapies cognitivo-comportementales. Ces thérapies visent à apprendre de nouveaux comportements et à corriger les idées négatives. De quoi normalement, retrouver le sommeil.
 

mercredi 23 juillet 2014

AVC : ils surviennent après des opérations cardiaques

Certains patients augmentent leur risque de faire un AVC après une opération cardiaque, selon une nouvelle étude scientifique canadienne.
Les AVC sont fréquents après une opération cardiaque, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Canadian Medical Association Journal (CMAJ). Mais il serait possible de déterminer les risques qu'ils se produisent en fonction des malades.
Comme le risque de faire un AVC après une opération cardiaque est assez fréquent, des chercheurs canadiens ont voulu mettre en exergue les facteurs de risques pour protéger au mieux les patients.
Des scientifiques de l'université de Toronto ont mené une étude de grande ampleur sur 108 711 patients opérés au Canada pour un problème cardiaque.
Ils ont relié les données obtenues pour ces patients ayant subi une chirurgie cardiaque dans la province de l'Ontario entre 1996 et 2006 et l'incidence des accidents vasculaires cérébraux jusqu'à 2 ans après l'opération.
Plusieurs facteurs de risques
Les chercheurs ont déterminé plusieurs facteurs qui augmentent les risques de subir un AVC après une opération cardiaque. Tout d'abord, l'âge et la maladie jouent un rôle.
Les patients les plus à risques sont ceux de 65 ans et plus (avec 2,5% d'AVC identifiés), et ceux qui ont déjà eu un accident vasculaire cérébral ou qui sont atteints de la fibrillation auriculaire, une maladie responsable d'un battement de cœur irrégulier. La fibrillation auriculaire postopératoire est un facteur prédictif d'accident vasculaire cérébral à très court terme. En effet 18 % des personnes en souffrent au lendemain d'une opération cardiaque. Et les chercheurs ont constaté que 3,3 % des malades qui en sont atteints font un AVC juste après.
Mais, le type d'opération peut aussi modifier les risques. Les résultats de cette étude révèlent que les chirurgies valvulaires génèrent en général plus de complications post-opératoires, avec 1,5 % d'AVC observés.
«Ces conclusions mettent en avant le rôle extrêmement important de la protection de certains patients après une opération cardiaque et ce pendant deux (...) Lire la suite sur Topsanté

mardi 22 juillet 2014

Cancer de la prostate : la dépression complique la guérison

La dépression peut créer des inégalités de traitement face à la maladie. Une étude montre que les hommes ayant été dépressifs avant leur cancer risquent de développer une forme plus agressive de la maladie.
La dépression est un mal qui vous ronge de l'intérieur et peut miner le processus de lutte contre certaines maladies comme le cancer. "Nous avons l'habitude de penser aux disparités de traitement face à la maladie en fonction de la race ou du statut économique. Mais notre recherche montre que la maladie mentale peut aussi influencer le choix du traitement et les issues du cancer de la prostate", explique le Dr Jim Hu, chef du service de chirurgie mini-invasive au David Geffen School of Medicine à l'Université de Californie.
Dans la revue spécialisée Journal of Clinical Oncology, il conclut que les hommes plus âgés ayant souffert de dépression avant de se faire diagnostiquer un cancer de la prostate ont plus de risque de développer une forme agressive de la maladie. Ils ont également moins de chances de réussir le traitement recommandé et donc plus tendance à succomber à la maladie.
L'étude s'est focalisée sur un large panel de plus de 40 000 hommes diagnostiqués avec un cancer de la prostate entre 2004 et 2007. Ils ont été suivis en 2009. 1 894 hommes parmi les volontaires ont souffert de dépression deux ans avant d'apprendre qu'ils avaient un cancer.
Selon les chercheurs, l'impact négatif de la dépression dans la lutte contre la maladie pourrait être lié au fait que les patients se font dépister leur cancer plus tardivement. Ils supposent que les visites médicales se concentrent sur la santé psychique du patient, poussant à porter moins d'attention à la détection du cancer.
Ces résultats devraient être confirmés avec d'autres études. De précédents travaux ont en effet exclu tout lien entre cancer et dépression.
Pensez-vous que la dépression exacerbe certaines maladies comme le cancer ? Exprimez-vous sur le forum !
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