jeudi 2 février 2012

De Marie Curie à nos jours, les rayonnements de la radioactivité en santé

Radioactivité : peu de mots aujourd'hui, sont porteurs d'un rayonnement aussi négatif ! Attaché ad vitam aeternam à des catastrophes volontaires comme les explosions d'Hiroshima et Nagasaki, ou involontaires comme les accidents de Three Mile Island, Tchernobyl ou Fukushima, la radioactivité est considérée par beaucoup, comme un compagnon mal-maitrisé voire diabolique de l'ère moderne. Et pourtant… que de bienfaits nous a-t-elle dispensés depuis plus d'un siècle, et de combien d'espoirs est-elle encore porteuse en santé !
Dans le domaine médical en effet, la radioactivité est à l'origine d'avancées littéralement phénoménales. Phénoménales mais… finalement peu connues du grand public. Chef du service de médecine nucléaire à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), le Pr André Aurengo est un éminent spécialiste de la question. Il ouvre pour nous, le livre d'histoire de sa discipline. Rencontre.
André Aurengo, 62 ans, est professeur de médecine nucléaire et de biophysique. Il nous reçoit dans son modeste bureau de la Pitié, à l'entrée de son service. La voix est calme, le ton posé. C'est avec passion pourtant, que ce médecin également diplômé de l'Ecole de polytechnique et membre de l'Académie de médecine remonte aux toutes premières heures de la médecine nucléaire. Nous voici donc revenus grâce à lui, à la fin du XIXème siècle.
L'aventure commence bien sûr avec la découverte des rayons X par un physicien, l'Allemand Wilhelm Conrad Röntgen. En fait comme il ne savait comment nommer ce nouveau rayonnement, il a presque naturellement porté son choix sur le X ! C'était en 1895 ; la première radiographie, montrant les os de la main de Mme Röntgen, fera le tour du monde en quelques semaines.
Derrière Röntgen, de nombreux scientifiques vont s'engouffrer dans cette voie et y consacrer leur carrière. Ce sera le cas d'Henri Becquerel puis de Pierre et Marie Curie qui découvrent un rayonnement venant de certains atomes. Marie l'appelle « radioactivité ». Tous les trois se (...) Lire la suite sur destinationsante.com

mercredi 1 février 2012

Le diabète de type 2 traité par la chirurgie ?

Après des années d'atermoiement, on s'apprête, aujourd'hui, à sauter le pas : proposer aux personnes obèses et diabétiques une chirurgie bariatrique (1) comme traitement de leur maladie métabolique. Un protocole démarre actuellement, impliquant plusieurs centres en France, dont le service d'endocrinologie du CHU de Nice. Au total, cinq cents patients seront inclus : « Ces personnes, âgées de 18 à 65 ans et avec un IMC supérieur à 35, auront aussi en commun d'être atteintes d'un diabète de type 2 mal équilibré et d'avoir déjà bénéficié de traitement par de l'insuline ou des analogues du GLP1 (exénatide, liraglutide) », détaille le Pr Jean-Louis Sadoul, endocrinologue au CHU de Nice et instigateur de cette étude pour la région. « Un tirage au sort sera réalisé. Une partie de la cohorte bénéficiera de la poursuite du traitement médical avec une optimisation et une intensification du traitement, les autres seront traités par la chirurgie », précise-t-il.
80 % de patients guéris
Pourquoi envisager une solution aussi radicale que la chirurgie pour traiter une maladie comme un diabète ? D'abord, parce que ça marche ! « Aujourd'hui, on est sûr que la chirurgie de l'obésité améliore le diabète lié à l'excès de poids et diminue la mortalité des patients obèses. » Une assurance qui se fonde sur la vingtaine d'études réalisée à travers le monde, auprès de quelque quatre mille personnes, suivies sur une période de quinze ans. « Toutes avaient bénéficié d'un gastric bypass, soit la plus fréquente des chirurgies bariatriques, explique le Pr Sadoul.Dès les premiers mois suivant l'opération, avant même que le poids ne diminue de façon importante, le diabète était amélioré. Et, à moyen terme, 80 % de ces patients étaient totalement guéris ou contrôlés. » Aujourd'hui, les sociétés savantes américaines et européennes intègrent cette chirurgie dans leurs recommandations sur la prise en charge du diabète. La France n'a pas encore emboîté le pas. « On attend des preuves beaucoup plus formelles, comme pour les médicaments. D'où le lancement de cet essai clinique. »Auxquels tous les patients de la région sont invités à participer.
1. Chirurgie qui consiste à restreindre l'absorption des aliments : anneau ajustable, bypass, sleeve.
Pour plus d'infos sur le protocole, écrivez à : diabsurg.nice@laposte.net
Trop de patients mal équilibrés
Selon l'étude DIAttitude, une proportion importante de personnes diabétiques de type 2 ne bénéficie pas de soins suffisants. 150 000 patients seraient ainsi mal équilibrés, se trouvant alors exposés à un risque élevé de complications graves : cécité, amputation…
En cause dans ce défaut de soin, des problèmes d'organisation, mais aussi le comportement de certains malades - qui peinent à respecter les recommandations d'hygiène de vie ou à prendre tous leurs traitements - et de certains médecins, qui assurent un suivi insuffisant.
Si la chirurgie n'est pas la panacée, car elle n'est pas dénuée de risques et d'effets secondaires, elle pourrait soulager ces patients de l'épée de Damoclès qui menace leur santé.
http://www.nicematin.com/article/papier/le-diabete-de-type-2-traite-par-la-chirurgie.763756.html

mardi 31 janvier 2012

Respirez, c'est de la sophro

La sophrologie n'apas vocation à soigner des maladies, mais à lutter contre le stress, gérer ses émotions...Idées reçues sur une médecine alternative méconnue.
L'une est issue du monde social et de l'entreprise, l'autre du monde sportif. Toutes deux ont choisi, il y a quelques années, de se former en sophrologie caycédienne. Roselyne Giacchero et Chantal Campo, qui exercent à Nice, ont accepté de faire, avec nous, le tour des principales idées reçues sur la sophrologie.
La sophrologie permet de soulager les douleurs
Vrai. Elle peut, en effet, permettre de traiter des souffrances, mais a de nombreuses autres indications, comme la préparation mentale (examens, compétition…), l'augmentation du potentiel ou la gestion du stress.
La sophrologie permet de soigner certaines maladies
Faux. Méfiez-vous des pseudo-professionnels qui vous promettent de soigner votre cancer ou autre maladie grave par des séances de sophro. Un sophrologue sérieux réorientera toujours le patient vers un professionnel de santé en cas de pathologie lourde, physique ou psychique.
La sophrologie peut aider à mieux accepter les traitements
Vrai. Elle est très utilisée dans l'accompagnement des patients en soins palliatifs, en chimiothérapie ou encore traités pour des problèmes d'infertilité. Des séances de sophrologie permettent, en cas de procréation médicale assistée, de visualiser et reprogrammer le stress et l'appréhension liés, notamment, à la ponction d'ovocytes et donc d'arriver plus détendue le jour J.
Un sophrologue est un médecin
Faux. Ce n'est pas systématique. C'est une personne qui s'est formée à la sophrologie. On trouve, parmi les sophrologues, aussi bien d'anciens sportifs de haut niveau que des psychologues, des infirmiers et des médecins.
Attention : on peut accrocher sa plaque de sophrologue après s'être formé sur Internet ou par correspondance. Le seul label aujourd'hui reconnu par l'Éducation nationale est la sophrologie caycédienne (bac +2 minimum, avec une formation médicale ou paramédicale, plus un master en quatre ans).
Une séance coûte cher
Faux. Même si, en ces temps de crise, la notion de coût est à manier avec précautions. Les tarifs varient selon que l'on travaille en individuel (environ 40 € pour une séance d'une heure) ou en groupes ; là, une heure vous coûtera 15 € en moyenne.
La Sécurité sociale ne rembourse pas les séances
Vrai. En revanche, certaines mutuelles proposent des prises en charge, si les séances sont délivrées par des sophrologues caycédiens. Il faut se renseigner.
La respiration est le pilier d'une bonne gestion du stress
Vrai. La respiration permet de gérer le stress. Le travail sur la respiration, associé à des exercices de contraction musculaire, constitue le socle des séances.
Tout le monde y est réceptif
Vrai. Il n'est pas nécessaire d'y croire pour que ça marche.
La sophrologie peut fournir une aide en cas de surpoids
Vrai et faux. Si elle ne fait pas perdre des kilos, la sophrologie aide à mieux accepter ses problèmes de poids, à retrouver confiance en soi.
Les séances se déroulent toujours yeux fermés
Vrai. Cela permet de se couper de l'extérieur, pour mieux se tourner vers soi. Pendant que l'on écoute son corps, que l'on se concentre sur les sensations éprouvées, on met ses douleurs et, de façon générale, tout ce qui est dérangeant entre parenthèses. Il s'agit d'approcher un néant d'images et un état de conscience pure.
La sophrologie s'apparente à de la psychothérapie
Faux. Les séances sont précédées d'un échange, mais très cadré. Le patient expose ce qui l'amène, les objectifs qu'il souhaite atteindre. Le spécialiste explique sa méthode et invite le patient à passer aux exercices pratiques. Dans un troisième temps, la personne exprime son ressenti sur la séance ; le sophrologue l'aide alors à prendre conscience de ses « différents fonctionnements » et de toutes ses capacités nouvelles, l'objectif étant d'optimiser ses comportements. Ce travail sur le corps, plutôt que sur les mots et l'inconscient, est d'ailleurs ce qui séduit beaucoup d'adeptes de la sophrologie

lundi 30 janvier 2012

10 secrets à piquer aux minces

Des filles qui mangent n'importe quoi et restent minces, rien de plus rageant ! Halte aux idées reçues ! Avec un peu de bons sens et un soupçon de diététique : être mince et le rester, c’est pas si compliqué !
Voilà le fer de lance de toutes les filles minces. Fruits, légumes, céréales, viande ou fromage : Il est important de garder une alimentation variée pour garder la ligne. Et même si vous les voyez dévorer un hamburger et une grande frite l’air de rien, ne vous y trompez pas : très rares sont les femmes à pouvoir se nourrir fréquemment de la sorte sans grossir. La majorité adopte donc une hygiène alimentaire saine, basée sur le plaisir et la diversité. Manger varié ça veut donc dire aussi savoir se faire plaisir avec un morceau de vrai fromage ou une vraie pâtisserie de temps à autres. >> Minceur : 8 nouveaux grignotages autorisés
L’activité physique est indispensable à l’entretien du corps : on ne le dira jamais assez. Les filles naturellement minces sont souvent des personnalités dynamiques qui brûlent plus de calories qu’elles n’en consomment. Balade à pied, natation, yoga ou jogging : à vous de trouver le sport qui vous convient le mieux. Le secret pour de vrais résultats : adopter une activité physique qui vous plait vraiment. Rien de pire que d’y aller en trainant les pieds pour abandonner au bout de quelques séances. Ce qui compte vraiment ? Le plaisir et la régularité ! >> A lire aussi : pour quel sport êtes-vous faite ?
Pour mincir et rester mince sans frustration, il suffit de trouver un juste milieu. Inutile de boire du bouillon de poireaux pendant 4 jours : rien de tel pour provoquer une vraie frustration. Pas la peine non plus de vous lancer dans la préparation d’un marathon si vous n’êtes pas une sportive dans l’âme : c’est le meilleur moyen pour arrêter. Enfin, s’autoriser un carré de chocolat pour se faire plaisir ne signifie pas dévorer la tablette entière. La modération à tout va est donc une véritable vertu. Qu’on (...) Lire la suite sur TopSante.com

dimanche 29 janvier 2012

Fibromyalgie : la marche comme étalon !

Un état douloureux chronique et diffus, une fatigue plus ou moins permanente, des troubles du sommeil et cognitifs. Le syndrome fibromyalgique toucherait en France, entre 2% et 4% de la population.
Devant la difficulté à déterminer son intensité, une entreprise vient d'adapter un test de marche susceptible de mesurer l'impact de la maladie, et donc de favoriser la mise en place d'un traitement adéquat.
L'entreprise Centaure Métrix à Evry (91), a développé un test de marche permettant de quantifier « de façon objective l'intensité de la maladie », nous a expliqué le Dr Bernard Auvinet, son président. Rhumatologue à Laval dans la Mayenne, il rappelle qu'en fait cet appareil – le Locométrix® - n'est en fait pas si neuf. Il a été créé en 1995 par l'Institut national de la Recherche agronomique (INRA) pour mesurer la vitesse de marche… des chevaux.
Il est d'ailleurs déjà utilisé en France dans certains services de gérontologie ou de rhumatologie, pour évaluer notamment la sévérité de l'arthrose. Le test est simple. Le sujet, équipé d'un boitier fixé autour de la taille, doit marcher pendant une dizaine de minutes. Cet exercice permet de mesurer sa vitesse de marche, la cadence et la longueur de ses pas, la régularité des cycles de marche, l'onde de choc et la puissance mécanique du marcheur.
Une mesure objective de la douleur
Pour illustrer le potentiel de l'appareil, le Dr Auvinet donne un exemple concret. « Une diminution de la puissance des mouvements peut nous permettre de mesurer l'intensité de la douleur chronique. C'est ce que l'on appelle la ‘kinésiophobie'. C'est-à-dire la crainte du mouvement. Les patients souffrent, donc ils ont peur du mouvement et de la douleur qu'il pourrait occasionner. Par conséquent, ils bougent moins. C'est en somme, un cercle vicieux. Grâce à ces données, nous pouvons classer les patients en sous-groupes et ainsi adapter les traitements à chacun ».
Ce système, a déjà été mis en place au Centre de Rééducation du CHU de Grenoble. (...) Lire la suite sur destinationsante.com

samedi 28 janvier 2012

Ne touchez pas vos points noirs !

Ah les fameux « points noirs », cauchemar de millions d'ados ! La plupart d'entre eux d'ailleurs ne peuvent résister à presser ces comédons ouverts. Erreur… Explications.
Rappelons que ces taches n'ont rien à voir avec l'acné. Cette dernière est une dermatose d'origine hormonale tandis que le point noir lui, est un amas graisseux qui bouche un pore cutané et se colore de noir par exposition à l'air. Les presser pour les extraire ? C'est bien tentant mais… les dermatologues conseillent justement, de ne pas y toucher.
En pressant vos points noirs, vous risquez en effet de les contaminer avec des germes présents sur vos doigts, et donc de favoriser une infection. Celle-ci peut alors provoquer la formation d'un kyste qui va se surinfecter, et en tout état de cause, laisser une cicatrice. Alors, résistez à la tentation et ne pressez pas vos points noirs.
Tout au plus pouvez-vous essayer de les extraire après avoir dilaté les pores de votre peau avec un bain de vapeur, en vous plaçant le visage au dessus d'un récipient d'eau très chaude, et en vous coiffant d'une serviette. Ensuite, vous pouvez utiliser un tire-comédons (quelques euros dans une pharmacie). L'autre solution, élégante et efficace, est de faire réaliser un nettoyage de peau dans un institut de beauté. Mais oui, ils acceptent les hommes !

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vendredi 27 janvier 2012

Une maladie rare de la peau découverte grâce à des chiens

Rennes, des chercheurs ont découvert sur les golden retrievers et sur les hommes, le même gêne porteur de l’ichtyose, une maladie rare de la peau.
Une étude, dirigée par Catherine André (CNRS, Institut de Génétique et Développement de Rennes) et Judith Fischer (Institut de Génomique du CEA), vient de mettre en lumière le gène déficient à l’origine de la maladie rare de la peau chez l’humain et sur les golden retrievers.
C’est grâce à « des golden retrievers que nous avons réussi à remonter la piste de cette maladie qui affecte certains bébés dès la naissance », ajoute Catherine André, qui a mené cette étude aussi en collaboration avec Anaïs Grall à Rennes. Il ne leur aura fallu que 40 chiens pour localiser et identifier le gène responsable, en l’occurrence, le PNPLA1.
Des pellicules sur la peau
Pourquoi le golden ? « Ce chien a été artificiellement créé par les humains à partir de quelques ancêtres communs et possèdent donc une histoire génétique bien connue et lisible », expliquent la spécialiste. « C’est en étudiant leurs chromosomes que nous avons découvert ce gène déficient à l’origine de la manifestation de cette maladie, particulièrement chez les bébés humains ». A noter qu’aucun chien n’a été expérimenté dans les laboratoires de la faculté de médecine de Rennes. Ils 'agit simplement de prélèvements effectués par les vétérinaires.
Chez les humains comme chez les animaux, les ichtyoses regroupent diverses maladies provoquant un épaississement et un durcissement de la peau. « Cela se traduit par des sortes de pellicules sur la peau. Pour le moment, nous ne connaissons pas le lipide qui est touché et qui provoque ces pellicules. Une fois que nous le connaîtrons, nous chercherons comment guérir cette maladie ».

jeudi 26 janvier 2012

Alzheimer : la luminothérapie redonne du rythme

Selon un travail américain, les séances de luminothérapie proposées aux patients souffrant de la maladie d'Alzheimer n'auraient rien du gadget. Leur efficacité au contraire, serait réelle. Elles permettraient en effet d'améliorer leur humeur générale, tout en rétablissant le rythme circadien.
Rappelons que la luminothérapie vise à compenser artificiellement le déficit d'ensoleillement. Le traitement consiste à s'exposer à la lumière de lampes de haute intensité, dont le spectre est proche de celui de la lumière du jour. Le Pr Luan Nowak Etcher, de la Wayne State University à Detroit, a voulu évaluer son intérêt pour ses patients. Avec son équipe, il a suivi 20 femmes de plus de 65 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer. Une partie a bénéficié de séances de luminothérapie tandis que l'autre groupe a été exposé à une simple lumière rouge. Or chez les patientes du premier groupe, les auteurs ont observé une nette amélioration de nombreux paramètres, tant objectifs que subjectifs. Elles ont gagné en alacrité, en facilité et en clarté d'expression orale, et leur coordination motrice s'est améliorée. Les auteurs enfin, ont également noté une amélioration générale de leur humeur.
Une lumière bonne pour le sommeil
D'autres recherches ont démontré que la luminothérapie peut être bénéfique pour atténuer les troubles du sommeil. Ces derniers sont fréquents chez les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer. Ils sont dus à la dérégulation des cycles. « Cette étude s'inscrit dans un courant de littérature scientifique et médicale récente, qui tend à démontrer que la luminothérapie peut améliorer significativement les troubles du comportement chez les patients souffrant de maladie d'Alzheimer ou de maladie apparentée », commente pour l'Agence de Presse Destination Santé, le Pr Pierre Krolak-Salmon.
Ce dernier, responsable du Centre de Mémoire, de Ressources et de Recherche à Lyon, se réjouit que de telles études soient menées. « Les résultats (obtenus grâce à la (...) Lire la suite sur destinationsante.com

mercredi 25 janvier 2012

Pierre Dukan : « Le surpoids au bac ? Je maintiens ! »

Il est le pape des régimes. En 42 ans, le docteur Dukan est devenu l'homme qui fait maigrir tout le monde. Il a mis à la diète François Hollande, David Douillet et Jean-Marie Le Pen. Et le voilà qui met les pieds dans le plat de la politique. Dans sa Lettre ouverte au futur président de la République, le nutritionniste millionnaire propose cent vingt mesures pour que la France devienne la tête de pont planétaire de la lutte contre le surpoids. Saugrenu, discriminatoire, commercialement opportuniste : les qualificatifs fusent, notamment sur son projet de créer une option « régime » au bac. Mais il persiste et signe.
Votre Lettre ouverte au futur Président vous a valu une volée de bois vert. Vous l'aviez prévue ?
Non, ça non. Mais si on est assez bête en France pour ne pas prendre conscience du drame du surpoids, tant pis. Cela touchait 500 000 Français dans les années soixante ; plus de 22 millions aujourd'hui ! On n'en est pas encore à 72 % de la population comme aux USA, mais c'est préoccupant. Au lieu d'en prendre conscience, on m'a traîné dans la boue en ne retenant qu'une des 120 mesures que je préconise, celle de l'option surpoids au bac. Comme de bien entendu, personne n'avait lu mon livre… puisqu'il n'était pas sorti. Même le ministère de l'Education nationale s'est cru obligé de trouver saugrenue mon idée alors qu'il n'en connaissait ni les détails ni la philosophie.
Tout de même, une option régime au bac, ça ressemble à un mauvais gag discriminatoire…
Personne n'est choqué par les points supplémentaires que les lycéens décrochent au bac grâce aux options jazz, équitation, corse ou, que sais-je, breton, qui, il me semble, ne changeront pas leur vie. Et là, moi on me tombe dessus parce que je suggère en première et en terminale une option « poids d'équilibre ». Pas une option « régime ». Juste un engagement à faire attention à son poids. Donc à sa santé. Trois pesées par an, dans le respect de l'intimité de l'élève. Le lycéen dont l'indice de masse corporelle reste stable entre 18 et 25 (1) gagne des points optionnels. Tout comme ses camarades qui ont un petit problème de poids, s'ils s'engagent à perdre cent grammes par mois. Cent grammes, ce n'est rien, c'est juste un cap pédagogique qu'un adolescent se fixe, démontrant qu'il a pris conscience que c'est sa santé qui est en jeu.
Un coup dans l'eau, pourtant ?
On verra bien. J'ai envoyé mes propositions aux 13 candidats déclarés à la présidentielle. Je ne lâcherai pas l'affaire. Dès ce matin, j'ai sollicité un rendez-vous auprès du ministre de l'Education nationale pour que, s'il refuse ma proposition, il le fasse en connaissance de cause, pas juste sur la rumeur « Dukan veut mettre les lycéens au régime ». J'espère juste que les Anglais et les Américains ne nous donneront pas une bonne leçon. Ce qui pourrait être le cas, vu l'engouement que ma proposition a suscité outre-Manche et aux États-Unis, où le très sérieux Financial Times vient, il y a quelques jours, de consacrer une page à mon programme.
Dukan ministre de la Santé, c'est une option ?
Je ne brigue ni un poste de ministre de la Santé ni de secrétaire d'État au surpoids. En revanche, l'enjeu sanitaire et sociétal du surpoids est tel pour la France que je suis prêt à me mettre à la disposition du prochain président de la République, quel qu'il soit, pour que ce combat soit mené, malgré les entraves que les lobbies de l'agroalimentaire et de l'industrie pharmaceutique y mettent.
Vous êtes un peu le « Che Guevara du surpoids » ?
Non, je ne suis pas un révolutionnaire, juste un pragmatique. Que se passe-t-il aujourd'hui ? Jusqu'à nos 50 ans, l'industrie agroalimentaire s'emploie avec ses produits sur-sucrés, sur-huilés, etc., à faire de nous des gros. Le jour de notre cinquantième anniversaire, c'est l'industrie pharmaceutique qui prend le relais ; et se régale en vendant par millions des « blockbusters pharmaceutiques », contre le cholestérol, l'hypertension, et que sais-je encore, qui coûtent des fortunes à la collectivité. Moi, je dis qu'en luttant contre le surpoids, avec des régimes adaptés, avec une pédagogie de la nutrition, la Sécurité sociale réduit son déficit de 10 à 15 % d'un seul coup. Ça n'intéresse personne ?
Vous tapez sur le lobby agroalimentaire et, dans le même temps, vous allez vendre un hamburger Dukan à McDo…
Oui, et alors ? Mais comme vous le savez, McDo n'a pas retenu mon idée. Non pas qu'elle ait été trouvée absurde, mais parce que c'est trop tôt… commercialement. Mon « Mac Du », c'était juste un Big Mac sans ces buns en pain blanc qui provoquent un choc insulinique. J'avais juste suggéré de le remplacer par un pain au son d'avoine. J'ai remballé mon idée. En attendant, quand mes enfants vont au McDo, je continue de leur déconseiller fortement de manger ce pain blanc…
Votre Lettre ouverte, en vrai, elle penche à gauche ou à droite ?
Que les choses soient claires : je ne fais pas de politique. C'est vrai, François Hollande, qui était un peu « doudou » avant de faire mon régime, ne tarit pas d'éloge sur moi. L'autre jour, sur le salon du livre de Brives, on s'est croisé. On a bien ri. Il m'a dit : « Je vous fais une telle pub que je fais finir par vous réclamer des royalties. » Mais ça ne va pas plus loin. David Douillet, lui, est UMP. Il est aussi l'un des meilleurs ambassadeurs de mon régime. Tout comme Jean-Marie Le Pen d'ailleurs. Sauf que les six ou sept kilos qu'il avait perdus l'avaient tellement requinqué que j'ai eu peur qu'il se représente… à cause de moi !



1. L'indice de masse corporelle, ou IMC, est le résultat de la masse divisée par le carré de la taille. Entre 18 et 25, on considère qu'il s'agit de la corpulence idéale

mardi 24 janvier 2012

Prévention: les vaccins, ce n'est pas que pour les enfants!

La plupart d'entre nous sont totalement ignorants de notre situation vaccinale. Et c'est le plus souvent à l'occasion d'un voyage à l'étranger ou d'un accident que cette méconnaissance fait surface. Vous en avez peut-être fait l'expérience : une chute à vélo ou en roller vous a conduit aux urgences. Là, un médecin examine, la mine inquiète, votre plaie et vous pose la question fatidique : « Êtes-vous vacciné contre le tétanos ? »Votre réponse est alors aussi désespérée que… muette.
« Pour savoir si on est à jour dans ses vaccins, on peut plonger dans son carnet de santé… si on en possède un,résume le Dr Céline Pulcini, infectiologue au CHU de Nice. Dans le cas contraire, il faut exhumer ses documents médicaux, interroger ses parents, éventuellement consulter son médecin, qui pourra prescrire une prise de sang pour rechercher la présence d'anticorps. Sachant qu'on ne refait pas tous les vaccins, mais que l'on redémarre là où on s'est arrêté. »
Petit tour d'horizon des vaccins qui nous sont recommandés avec le Dr Pulcini (1).
DTP : Diphtérie- tétanos-polio
Ce vaccin doit être renouvelé tous les dix ans jusqu'à la fin de sa vie. Il protège contre trois maladies : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Si la diphtérie s'attrape rarement en France, le risque est plus élevé si on séjourne à l'étranger, notamment en Europe de l'Est. La bactérie provoque des angines graves, avec un risque de décès.
Le tétanos est une infection aiguë grave, non contagieuse, souvent mortelle. La bactérie à l'origine de la maladie se trouve dans le sol.
Le virus de la poliomyélite est encore présent dans les pays en développement, en Afrique et en Asie en particulier. Il peut être à l'origine de paralysies et de séquelles, voire engager le pronostic vital.
À savoir : plus d'une personne sur deux n'est pas à jour pour cette vaccination. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à se faire vacciner. Le seul risque de deux injections trop rapprochées est de développer de petites réactions locales.
Coqueluche
Il existe des vagues épidémiques de coqueluche. Si la maladie fait « simplement » tousser pendant plusieurs mois les adultes, elle peut tuer les bébés de moins de 3 à 4 mois. Le vaccin contre la coqueluche n'est pas obligatoire, mais fortement recommandé, pour les adultes qui n'ont pas eu de rappel depuis l'adolescence (avoir eu la maladie enfant ne protège pas à vie).
À savoir : le vaccin contre la coqueluche est toujours combiné au vaccin DTP.
Grippe
Le vaccin est recommandé aux personnes de plus de 65 ans et aux sujets à risque de développer une grippe grave (asthmatiques, insuffisants cardiaques et respiratoires…).
Méningocoque
Les infections à méningocoque C sont à l'origine de méningites, surtout chez les moins de 25 ans. On assiste actuellement à une modification de l'épidémiologie, avec des infections plus sévères qui ont nécessité d'importantes campagnes régionales de vaccination. Le vaccin cible les tout-petits et tous les adultes jusqu'à 24 ans inclus. Au-delà, on bénéficie d'une certaine immunité.
Varicelle
La maladie est potentiellement grave lorsqu'elle est contractée à l'âge adulte, à cause des risques de complications pulmonaires et neurologiques.
Il est recommandé de vacciner les adolescents de 12 à 18 ans et les femmes non immunisées (pas d'antécédent de varicelle et une sérologie négative) qui ont un projet d'enfant. Une varicelle pendant la grossesse peut, en effet, être très grave pour le bébé.
Le vaccin est contre-indiqué pour les femmes enceintes et les immunodéprimés.
À savoir : en cas de contact avec une personne atteinte de varicelle, les personnes non immunisées doivent se rendre rapidement chez leur médecin pour une vaccination préventive ; celle-ci peut être réalisée dans les trois jours suivant le contact avec la personne malade.
http://www.nicematin.com/article/prevention-les-vaccins-ce-nest-pas-que-pour-les-enfants.757862.html

lundi 23 janvier 2012

Le site qui vous dit tout sur la polyarthrite rhumatoïde

Résolument moderne et pratique, le nouveau site www.mieux-vivre-ma-pr.com s'adresse à tous ceux qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde ou d'arthrite juvénile. Sur un ton complice et pédagogique, les internautes peuvent à tout moment, trouver réponses à leurs nombreuses questions.
Pour Sonia Chirol, directrice de l'ANDAR (Association Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde), ce site répond à un besoin réel : « L'ANDAR reçoit chaque jour des appels de malades qui ont besoin de conseils pour mieux vivre avec la polyarthrite. Nous avons donc voulu mettre à leur disposition une source d'information large, pratique et mobilisable à toute heure comme seul Internet peut en proposer. »
Au total, le site propose 19 thématiques, sous forme de dossiers complétés de contacts utiles, de conseils et de témoignages de malades. A l'image d'Anne-Sophie, 40 ans, atteinte de polyarthrite rhumatoïde. « Comme je lâche les choses 20 fois par jour, nos amis savent qu'ils dineront dans des assiettes et des verres en plastique ! »
Il y a là une mine d'informations et de conseils pratiques pour améliorer le quotidien. Des astuces pour organiser la maison, redonner envie de sortir, de voyager, de faire du sport, pour connaître ses droits de malade... Sur le plan pratique par exemple, on y retrouve même des « ruses » pour mettre ses chaussures facilement, grâce à un long chausse-pied.
Des réponses à plus de 60 questions, les plus fréquemment posées par les malades, sont recensées dans une rubrique spécifique. Une sorte de « Foire aux Questions » (FAQ) : « Puis-je profiter d'un stationnement spécial près de chez moi du fait de ma polyarthrite ? » ; « Boire plusieurs verres au cours d'une soirée ou d'un dîner, est-ce que cela peut être mauvais pour moi ? » ; « En tant que femme, mes rapports sexuels sont souvent douloureux et difficiles. Que puis-je faire ? ».
Et naturellement, le site s'adresse également aux proches des patients. Ils y trouveront des conseils utiles, (...) Lire la suite sur destinationsante.com

dimanche 22 janvier 2012

Le décret qui met les hypertendus sous tension

"Une erreur médicale colossale". Le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la Santé, n'en revient toujours pas. Pourquoi les autorités sanitaires ont-elles décidé de mettre fin à la prise en charge à 100 % des patients atteints d'hypertension artérielle sévère ? Motif invoqué dans le décret du 24 juin, qui officialise cette décision : "la HTA" était la seule affection de longue durée (ALD) à n'être qu'un facteur de risque, et pas une pathologie avérée. En somme, la sécurité sociale ne remboursera plus complètement ces personnes car elles souffrent d'un mal qui peut induire de graves maladies, et non pas d'une maladie directement.

Risques réels

Jusqu'à présent, "la HTA sévère" jouissait en effet du statut d'ALD, qui permet au patient d'être exonéré du ticket modérateur pour tous les soins et médicaments se rapportant à sa maladie. Sans cette prise en charge totale, les 10 % des 10 millions d'hypertendus pour qui la pathologie est dite "sévère" doivent donc s'acquitter de frais qui restent à leur charge. Mais selon le professeur Ménard, 10 % de ce million de malades n'auront pas les moyens de continuer à se soigner, soit 100 000 patients précipités dans une "zone à risque". Car à raison de 3 à 4 pilules en moyenne par jour, et de 7 visites de contrôle chez le docteur par an, les frais engagés pour le traitement d'une HTA sévère sont importants. "L'existence de frais qui ne sont pas pris en charge incitera ceux qui n'ont pas de complémentaire de santé à prendre moins de médicaments et à consulter moins régulièrement leur médecin", déplore Joël Ménard, qui a calculé que les nouveaux coûts à la charge des patients atteints de HTA sévère pourraient atteindre 323 euros par an, rien que pour les médicaments. Les plus pauvres et les plus malades risquent donc d'arrêter de se soigner.
Pour ces 100 000 malades, le risque est pourtant bien réel. Hémorragie, micro-anévrisme, risque de démence vasculaire (apparentée à Alzheimer), de maladies coronariennes, d'atteintes rénales, de troubles de la vision et d'insuffisance cardiaque : la liste des pathologies résultant d'une absence de traitement pour les hypertendus est longue. De quoi coûter cher à la sécurité sociale. Car de l'aveu même du ministère de la Santé, "les hypertendus qui sont à un stade avancé ont des complications (coronaires, cardiaques, néphrologiques, etc.) qui sont, elles, prises en charge en ALD". Les autorités semblent préférer soigner plus tard une maladie grave déclarée, plutôt que de prendre en charge immédiatement sa prévention.

Calcul économique et politique

Excluons toute considération éthique - selon laquelle laisser des patients voir leur état de santé s'aggraver, ou même mourir, pour économiser de l'argent pourrait passer pour scandaleux. Un tel calcul serait également une aberration économique. Sur les 100 000 personnes atteintes de HTA sévère, 10 à 20 % risquent un accident vasculaire cérébral (AVC) dans les dix ans - sans compter les risques de contracter d'autres maladies invalidantes). La seule prise en charge d'un AVC lié à l'hypertension coûte déjà 30 000 euros par personne. De quoi payer entièrement le traitement préventif de plusieurs patients... Il n'empêche : l'État espère économiser 15 millions d'euros par an avec la suppression de cette ALD. Et se justifie en avançant que les coûts des traitements ayant baissé, la prise en charge à 100 % n'est plus justifiée. Les malades apprécieront.
Pour Ménard, le calcul fait ............... Lire la suite sur ce lien.... http://www.lepoint.fr/sante/le-decret-qui-met-les-hypertendus-sous-tension-12-01-2012-1418158_40.php

samedi 21 janvier 2012

Un an sans polio en Inde !

Une nouvelle bataille vient d'être gagnée grâce à la vaccination contre cette redoutable maladie, mais malheureusement la guerre n'est pas finie ...
C'est le Rotary qui l'annonce, car ses membres ont largement contribué à cette formidable avancée : demain sera une date déterminante dans la lutte contre la polio car, en Inde, qui était encore assez récemment un "épicentre" du virus sauvage de cette maladie, aucun nouveau cas n'aura été enregistré au cours des douze derniers mois. Les dirigeants de cette organisation de service humanitaire internationale se félicitent de la détermination de ses 1,2 million de membres, en particulier des 116 000 Rotariens indiens, dans leur volonté d'éradiquer la polio grâce aux vaccinations en masse des enfants, un objectif qu'ils s'étaient fixé il y a près de trente ans déjà ...
Le Rotary a lancé son programme d'éradication de la polio en 1985 et il est devenu, en 1988, le fer de lance de l'initiative mondiale pour l'éradication de cette maladie en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé, l'Unicef et le CDC d'Atlanta. Ses membres ont joué un rôle-clé en matière de sensibilisation des secteurs public et privé à l'importance d'éradiquer la polio et donné plus d'un milliard de dollars (la Fondation Bill & Melinda Gates a, elle, alloué une subvention de 3,555 milliards de dollars à la même cause). Grâce à cela, le nombre de cas a chuté de plus de 99 %, passant de 350 000 cas par an au début des actions à 604 l'an dernier. Cette étape déterminante de 12 mois en Inde - où le dernier cas de maladie ayant touché une petite fille de 2 ans au Bengale date du 13 janvier 2011 - marque la continuation des succès de 2010, année où le pays ne connut que 42 cas sur les 1 352 recensés à travers le monde.
Épidémie en Chine
Si tous les tests actuellement menés pour les cas signalés jusqu'au 13 janvier continuent à se révéler négatifs, (...) Lire la suite sur LePoint.fr

vendredi 20 janvier 2012

Trous de mémoire: manger du poisson ne sert vraiment à rien ?

On aimerait toutes avoir une mémoire d'éléphant. Malheureusement les "vrais trucs" pour booster notre mémoire se révèlent souvent être de fausses astuces. Le point avec Alain Lieury, professeur de psychologie cognitive.
FAUXL'idée que le phosphore est bon pour la mémoire date des premiers travaux sur l'ADN, qui est la mémoire de l'espèce, et sur l'ARN, une molécule voisine qui serait la mémoire des souvenirs. Ces deux molécules étant riches en phosphore, l'idée fut répandue dans les années 70, que le phosphore permettait de booster la mémoire et de penser avec vivacité.Cette théorie s'est avérée fausse depuis car ce sont les connexions entre les neurones qui sont le véritable support de la mémoire. Inutile de manger du poisson tous les jours pour booster votre mémoire… mais rien ne vous empêche d'en manger pour faire le plein d'oméga-3!>> A lire aussi : La mémoire, comment ça marche
FAUXSelon cette théorie, qui date de la fin du XIXe siècle, il existerait une mémoire associée à chacun de nos sens (visuelle, olfactive, sensorielle…) et nous serions capables de "photographier" des pages de livres par exemple, pour mieux nous en souvenir ensuite.Or les recherches scientifiques ont montré que la mémoire sensorielle visuelle ne dure qu'un quart de seconde. En fait, nos mémoires sont plus abstraites : les mots vus et lus sont ainsi enregistrés dans une mémoire lexicale. Et pour les visuels, il existe plusieurs mémoires : visuelle, imagée. Il existe même une "bibliothèque" spéciale pour les visages !>> A découvrir aussi 3 conseils contre les trous de mémoire.
VRAI et FAUXDes expériences ont montré les effets du bruit sur la mémoire : si les bruits simples comme le bruit de l'aspirateur ou la musique classique ne gênent pas la mémorisation, il n'en va pas de même avec les chansons. En effet, dès qu'il y a des paroles, il y a "concurrence" dans la mémoire (...) Lire la suite sur TopSante.com

jeudi 19 janvier 2012

Un nouvel anti-cancer testé à Lyon

Un essai concernant un nouveau médicament anti-cancer, associant un anticorps à une particule radioactive, vient d'être testé à Lyon, en partenariat avec le Japon, par le centre de référence Léon-Bérard sur des patients atteints d'une forme rare de sarcome. "C'est la première fois qu'on administre ce médicament à l'homme: c'est une nouvelle classe d'anticorps dirigés contre une protéine qui s'appelle Frizzled-10", a expliqué aujourd'hui le professeur Jean-Yves Blay, du centre Léon-Bérard à Lyon et du Centre national de référence pour les sarcomes.

"C'est une protéine qui est exprimée spécifiquement à la surface des cellules de tumeurs qui s'appellent les synovialo-sarcomes", tumeurs rares qui touchent entre 100 et 150 patients par an en France, a précisé celui qui préside également l'Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer (EORTC). Le principe du traitement, essayé depuis quelques jours sur deux premiers patients à Lyon, est celui d'une "radiothérapie localisée" : la protéine, administrée par injection, couplée à une particule radioactive pour l'activer, est censée se fixer dans la tumeur et la détruire. Le seul traitement curatif existant actuellement pour ce cancer est la chirurgie.

Des tests menés sur des animaux à l'université de Tokyo ont montré que "l'anticorps tout seul ne marche pas. Mais quand on le charge avec une particule radioactive, la tumeur disparaît", a détaillé le professeur Blay. Le traitement doit ensuite être administré à une vingtaine de patients à travers la France, au Centre Léon-Bérard mais aussi à Villejuif (institut Gustave Roussy) et à Bordeaux (institut Bergonié). Les premiers résultats sont attendus fin 2012.

L'intérêt de cet essai, a insisté le professeur Blay, est également son possible élargissement, en cas de succès, à d'autres formes de cancers, plus répandus. "On s'occupe des tumeurs rares, pas seulement par curiosité scientifique : ce sont de très bon modèles pour l'étude des tumeurs fréquentes. Les concepts qu'on a réussi à développer sur les tumeurs rares ont toujours servi efficacement sur les tumeurs fréquentes", a-t-il rappelé, soulignant que d'autres cancers, comme celui du colon, du col de l'utérus ou de l'oesophage, expriment, eux aussi, cette protéine. Le médicament a été conçu à partir des études du professeur japonais Yusuke Nakamura, de l'université de Tokyo, et mis au point par la société japonaise OncoTherapy Science, qui a ouvert à cette occasion sa filiale française à Lyon. Ils se sont orientés vers des essais en France faute d'intérêt des autorités sanitaires japonaises, selon le professeur Blay.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/19/97001-20120119FILWWW00689-un-nouvel-anti-cancer-teste-a-lyon.php

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